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Hadiths expliqués

Le mérite des compagnons (qu'Allah les agrée)

27 hadiths

Ô commandeur des Croyants ! Allah, le Très-Haut, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)}

عن عبد الله بن عباس رضي الله عنهما قال: قَدِم عُيَينَة بن حِصنٍ، فَنزَل على ابنِ أَخِيه الحُرِّ بن قَيسٍ، وكان من النَّفَر الذين يُدنِيهِم عمر رضي الله عنه ، وكان القُرَّاء أصحاب مَجلِس عُمر رضي الله عنه ومُشاوَرَتِه كُهُولا كانوا أو شُبَّانًا، فقال عيينة لابن أَخِيه: يَا ابن أخي، لك وَجْه عند هذا الأمير فَاسْتَأذِن لِي عليه، فَاسْتَأذَن فَأَذِن لَه عُمر، فَلَمَّا دَخَل قال: هي يا ابن الخطَّاب، فَوالله مَا تُعطِينَا الجَزْلَ ولا تَحكُمُ فِينَا بِالعَدلِ، فغضب عمر رضي الله عنه حَتَّى هَمَّ أَنْ يُوقِعَ بِه، فقال له الحُرُّ: يا أمير المؤمنين، إنَّ الله تعالى قال لِنَبِيِّه صلى الله عليه وسلم : {خذ العفو وأمر بالعرف وأعرض عن الجاهلين}، وإِنَّ هذا مِن الجَاهِلِين، والله مَا جَاوَزَها عُمر حِين تَلاَهَا، وكان وَقَّافًا عند كِتَاب الله تعالى .
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « 'Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) vint à Médine et fut hébergé chez le fils de son frère Al-Ḥurr ibn Qays (qu’Allah l’agrée) qui siégeait aux réunions de ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Des lecteurs du Coran participaient à ces réunions et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) prenait conseil aussi bien auprès des personnes âgées qu’auprès des jeunes. ‘Uyaynah (qu’Allah l’agrée) dit à son neveu : « Neveu ! Tu jouis de quelque considération auprès de cet émir. Demande-lui donc de m’accorder une entrevue. » 'Uyaynah demanda donc à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) de recevoir son oncle et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) accepta. Une fois chez lui, ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Gare à toi, ô fils d’Al-Khaṭṭâb ! Je jure par Allah que tu ne nous donnes pas assez [du Trésor Public] et que tu ne juges pas entre nous avec équité ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) se mit en colère et voulut le châtier. Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Ô commandeur des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)} [Coran : 7/199]. Et cet homme est de toute évidence un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements ; en effet, il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Le noble Compagnon Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) nous relate un incident qui se déroula lorsque ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée), une personne noble auprès de son peuple, vint à Médine. Il fut reçu par ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et lui parla avec des propos durs, désobligeants, offensants, critiques et malveillants. Puis, il le blâma en lui disant : « Certes, tu ne nous donnes pas assez du Trésor Public et tu ne juges pas équitablement entre nous ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) fut pris d’une telle colère qu’il était sur le point de le frapper. Mais certains lecteurs du Coran s’interposèrent ; parmi eux, Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) qui a alors dit : « Ô émir des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. )} [Coran : 7/199]. Certes, cet homme est un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je jure par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements car il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. » ‘Umar ne corrigea pas l’homme car il se conforma au verset qui fut récité à ses oreilles. En effet, c’était l’attitude des Compagnons (qu'Allah les agrée) face au Livre d’Allah : ils ne dépassaient pas ses commandements, et si on leur disait : « telle est la Parole d’Allah ! », alors ils la respectaient scrupuleusement et ne l’enfreignaient pas.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ. تاج العروس من جواهر القاموس، لمحمّد بن محمّد بن عبد الرزّاق الحسيني، الملقّب بمرتضى، الزَّبيدي، تحقيق مجموعة من المحققين، دار الهداية. الدلائل في غريب الحديث، لقاسم بن ثابت بن حزم العوفي السرقسطي، تحقيق: د. محمد بن عبد الله القناص، الناشر: مكتبة العبيكان، الرياض، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2001م.

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Je me déclare certes innocent devant Allah d'avoir parmi vous un ami intime ! Allah, Exalté soit-Il, m’a en effet pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham (sur lui la paix) pour ami intime

عن جندب رضي الله عنه قال: سَمِعْتُ النَّبِيَّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ بِخَمْسٍ وَهُوَ يَقُولُ «إِنِّي أَبْرَأُ إِلَى اللهِ أَنْ يَكُونَ لِي مِنْكُمْ خَلِيلٌ فَإِنَّ اللهَ تَعَالَى قَدِ اتَّخَذَنِي خَلِيلًا كَمَا اتَّخَذَ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلًا، وَلَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ أُمَّتِي خَلِيلًا لَاتَّخَذْتُ أَبَا بَكْرٍ خَلِيلًا! أَلَا وَإِنَّ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَانُوا يَتَّخِذُونَ قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ وَصَالِحِيهِمْ مَسَاجِدَ، أَلَا فَلَا تَتَّخِذُوا الْقُبُورَ مَسَاجِدَ! إِنِّي أَنْهَاكُمْ عَنْ ذَلِكَ».
Joundoub (qu'Allah l'agrée) relate : J’ai entendu le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), cinq jours avant sa mort, alors qu'il disait : "Je me déclare certes innocent devant Allah d'avoir parmi vous un ami intime ! Allah, Exalté soit-Il, m’a en effet pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham (sur lui la paix) pour ami intime. Et si je devais prendre quelqu’un au sein de ma communauté pour ami intime, je prendrais certes Aboû Bakr (qu’Allah l’agrée) pour ami intime. N'est-ce pas que ceux qui vous ont précédés ont pris les tombes de leurs Prophètes et de leurs hommes vertueux comme lieux de culte ? Faites donc bien attention à ne pas prendre les tombes comme lieux de culte ! Je vous interdis certes cela !"
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a informé de sa position auprès d'Allah, Exalté soit-Il, et qu'elle a atteint le plus haut des degrés de l'amour à l'instar de celle qu'a obtenue Abraham (sur lui la paix). C'est pourquoi il a infirmé avoir un ami intime autre qu'Allah ; cela parce que son cœur fut empli de l'amour d'Allah, Exalté soit-Il, de Sa haute considération et de Sa connaissance, à tel point qu'il n'y restait pas de place pour autre qu'Allah. Et s'il avait eu un ami intime parmi les créatures, cela aurait alors été Aboû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée). Ensuite, il a averti contre le dépassement de la limite permise dans l'amour comme l'ont fait les juifs et les chrétiens concernant les tombes de leurs Prophètes et de leurs hommes vertueux au point d'en faire des divinités associées et adorées en dehors d'Allah. Ils ont ensuite bâti des lieux de culte et d'adoration sur leurs tombes. Et le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a interdit aux gens de sa communauté qu'ils fassent comme ils ont fait.

Enseignements
  1. Le mérite d'Aboû Bakr (qu'Allah l'agrée) et le fait qu'il soit le meilleur des Compagnons ainsi que la personne la plus en droit à succéder au Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) après sa mort.
  2. La construction de lieux de cultes sur les tombes fait partie des choses répréhensibles des communautés précédentes.
  3. L'interdiction de prendre les tombes comme lieux de prière, d'en faire des lieux vers lesquels on se tourne pour prier, d'y construire des mosquées ou des dômes a été prescrite en guise de mise en garde contre le fait de tomber dans le polythéisme à cause de cela.
  4. La mise en garde contre l'exagération vis-à-vis des hommes vertueux qui mène au polythéisme.
  5. Le danger au sujet duquel le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a mis en garde, à tel point qu'il a insisté dessus cinq jours avant sa mort.
Référence

صحيح مسلم (1/ 377) (532). شرح النووي على مسلم (5/ 13). الجديد في شرح كتاب التوحيد، لمحمد القرعاوي (ص188). الملخص في شرح كتاب التوحيد، لصالح الفوزان (ص172).

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Le Prophète ﷺ a dit au sujet des « Ansârs » : « Seul un croyant les aime, et seul un hypocrite les déteste. Quiconque les aime, Allah l’aimera, et quiconque les déteste, Allah le détestera.

عَنِ الْبَرَاءِ رضي الله عنه: عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ قَالَ فِي الْأَنْصَارِ: «لَا يُحِبُّهُمْ إِلَّا مُؤْمِنٌ، وَلَا يُبْغِضُهُمْ إِلَّا مُنَافِقٌ، مَنْ أَحَبَّهُمْ أَحَبَّهُ اللهُ وَمَنْ أَبْغَضَهُمْ أَبْغَضَهُ اللهُ».
D'après Al Barâ' (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ a dit au sujet des « Ansârs » : « Seul un croyant les aime, et seul un hypocrite les déteste. Quiconque les aime, Allah l’aimera, et quiconque les déteste, Allah le détestera. »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète ﷺ informe que l'amour des Ansârs qui sont les habitants de Médine est un signe de perfection de la foi ; ceci en raison de leur devancement dans le secours de l'Islam et du Prophète ﷺ, leur effort de donner asile aux musulmans et leur don de leurs biens et leurs personnes dans le sentier d'Allah. À l'inverse, détester les Ansârs est un signe d'hypocrisie. Ensuite, il ﷺ a expliqué que quiconque aime les Ansârs, alors Allah l'aime et quiconque les déteste, alors Allah le déteste.

Enseignements
  1. Dans ce hadith, il y a l'immense statut des Ansârs et que le fait de les aimer est un signe de la foi et un désaveu de l'hypocrisie.
  2. L'amour des alliés d'Allah et leur secours est une cause de l'amour d'Allah pour le serviteur.
  3. Le mérite des premiers devanciers dans l'Islam.
Référence

صحيح البخاري (5/ 32) (3783). صحيح مسلم (1/ 85) (75). بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي (1/ 447). تطريز رياض الصالحين، لفيصل آل مبارك (ص257). كنوز رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (6/ 258). شرح النووي على مسلم (2/ 63). نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين (1/ 350).

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Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut.

عن أنس رضي الله عنه أن أم الرُّبيع بنت البراء وهي أم حارثة بن سُراقة، أتَت النبي صلى الله عليه وسلم فقالت: يا رسول الله، ألا تُحَدِّثُنِي عن حارثة -وكان قُتِل يوم بَدْرٍ- فإن كان في الجنَّة صَبَرْت، وإن كان غير ذلك اجْتَهَدْتُ عليه في البُكَاء، فقال: «يا أم حارثة، إنها جِنَان في الجنة، وإن ابْنَك أصَاب الفِردَوْس الأعلى».
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que Umm Ar-Rubayyi’ bint Al-Barâ`, qui était la mère de Ḥârithah ibn Surâqah (qu’Allah l’agrée), vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Parle-moi donc de Ḥârithah - qui avait été tué le jour de Badr - : s’il est au Paradis, je patienterai ; et s’il en est autrement, je le pleurerai alors de toutes mes forces. » Il lui répondit : « Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Signification du hadith : Hârithah ibn Surâqah (qu’Allah l’agrée), a été tué en martyr à Badr par une flèche perdue dont on ne connaissait pas la source. Sa mère vint alors au Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de l’interroger sur le devenir de son fils. En effet, elle craignait qu’il ne soit pas parmi les martyrs, parce qu’il était mort d’un tir involontaire alors qu’il ne participait pas à la bataille. Ceci est stipulé dans le hadith suivant : « Il avait été tué à Badr, touché par une flèche perdue », c’est-à-dire : dont le tireur est inconnu ou dont on ne sait pas de quelle direction elle provient. Dans une version d’Aḥmad et d’An-Nasâ’î, Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Hârithah était sorti pour guetter [c’est-à-dire qu'il était de ceux montés sur un endroit élevé afin d'observer l’ennemi et d'informer à son sujet] lorsqu’une flèche le toucha et le tua. » C’est pourquoi, elle a dit : « S’il est au Paradis, je patienterai », c’est-à-dire : j’accepterai sa perte et j’espérerai la récompense d’Allah, en me réjouissant du fait qu’il est mort dans la voie d’Allah et a gagné le martyr. « Sinon, je le pleurerai de toutes mes forces », car je l’ai perdu et il a bêtement perdu la vie. Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Ô mère de Hârithah ! Il y a plusieurs degrés dans le Paradis », c’est-à-dire : il y a de nombreux Paradis, comme dans la version d’Al-Bukhârî : « Serait-ce un seul Paradis ? C’est plutôt de nombreux Paradis ! Et il est dans : « Al-Firdaws », le plus haut degré du Paradis ! » Ceci désigne un endroit particulier au Paradis qui est le meilleur endroit et le plus élevé. Voilà pourquoi, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous invoquez Allah, demandez-Lui : « Al-Firdaws », car c’est le milieu du Paradis et le plus haut degré du Paradis. C’est comme si je le voyais, au-dessus se trouve le Trône du Miséricordieux, et c’est de là que jaillissent les rivières du Paradis ! »

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى 1415هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، محمد علي بن البكري بن علان، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، الطبعة: الرابعة 1425هـ. رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ، 2007م. رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، الطبعة: الرابعة 1428هـ. شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ. صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، كنوز إشبيليا، الرياض، الطبعة: الأولى 1430هـ، 2009م. منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري، حمزة محمد قاسم، راجعه: عبد القادر الأرناؤوط، عني بتصحيحه ونشره: بشير محمد عيون، الناشر: مكتبة دار البيان، دمشق، مكتبة المؤيد، الطائف، الطبعة: 1410هـ، 1990م. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ، 1987م.

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Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée).

عن أنس رضي الله عنه قال: جاء ناس إلى النبي صلى الله عليه وسلم أن ابعث معنا رجالاً يعلمونا القرآن والسنة، فبعث إليهم سبعين رجلا ًمن الأنصار يقال لهم: القراء، فيهم خالي حَرامٌ، يقرؤون القرآن، ويتدارسون بالليل يتعلمون، وكانوا بالنهار يَجِيئُون بالماء، فيضعونه في المسجد، ويحتطبون فيبيعونه، ويشترون به الطعام لأهل الصُّفَّةِ، وللفقراء، فبعثهم النبي صلى الله عليه وسلم فَعَرَضُوا لهم فقتلوهم قبل أن يبلغوا المكان، فقالوا: اللهم بلَغِّ ْعَنَّا نبينا أنا قد لَقِينَاك فرضينا عنك ورَضِيتَ عَنَّا، وأتى رجلٌ حَرَاماً خال أنس من خلفه، فطعنه برُمْحٍ حتى أَنْفَذَهُ، فقال حَرَامٌ: فُزْتُ ورَبِّ الكعبة، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «إن إخوانكم قد قُتِلُوا وإنهم قالوا: اللهم بلغ عنا نبينا أنا قد لقيناك فرضينا عنك ورضيت عنا».
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée). La nuit, ils lisaient et étudiaient le Coran ensemble ; le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya donc chez eux mais ces derniers leur barrèrent la route et les tuèrent avant même qu’ils n’arrivent à destination. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré et que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Un homme attaqua Ḥarâm, l’oncle d’Anas (qu’Allah les agrée), par derrière et le transperça de sa lance. Ḥarâm (qu’Allah l’agrée) s’exclama alors : « J’ai triomphé par le Seigneur de la Ka’bah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui [à Médine] : « Vos frères ont été tués et ils ont dit [avant de mourir] : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Une délégation des tribus arabes vint trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ils prétendirent avoir embrassé l’Islam. Ils lui demandèrent donc de leur envoyer des hommes afin de leur enseigner le Coran. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur envoya soixante-dix hommes appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ ») car ils avaient beaucoup appris du Coran et se consacraient entièrement à sa lecture sans que cela ne les empêchassent de subvenir à leurs besoins. Voilà pourquoi Anas (qu’Allah l’agrée) a précisé : « le jour, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » C’est-à-dire : pendant la journée, ils apportaient de l’eau qu’ils déposaient dans la mosquée pour ceux qui voulaient l’utiliser pour boire, faire leurs ablutions ou autre chose. « et ramassaient du bois qu’ils vendaient afin d’acheter de la nourriture pour les Gens d’Aṣ-Ṣuffah et les pauvres. » C’est-à-dire : ils collectaient du bois qu’ils vendaient puis achetaient avec le gain effectué de la nourriture qu’ils donnaient en aumône aux pauvres. Parmi eux se trouvaient les gens d’Aṣ-Ṣuffah qui étaient des nécessiteux et des étrangers qui se réfugiaient dans la mosquée du Prophète (sur lui la paix et le salut), plus précisément, dans un endroit isolé et couvert au fond de la mosquée afin d’y dormir. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les lecteurs du Coran chez ces derniers mais lorsqu’ils atteignirent Bi`r Ma’ûnah (c'est à dire : le puits de Ma’ûnah) et avant même qu’ils n’arrivassent à destination - qui était la maison de Abû Barâ` ibn Mulâ’ib Al-Asinnah - ‘Âmir ibn Aṭ-Ṭufayl accompagné d’un groupe d’hommes les attaquèrent. Avant de mourir, ils prononcèrent l’invocation suivante : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Et dans une autre version : « Informez les nôtres que nous avons rencontré notre Seigneur ! Il est satisfait de nous et Il nous a comblés de faveurs. » L’Ange Gabriel (sur lui la paix) informa le Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ils ont rencontré leur Seigneur qui est satisfait d’eux et Il les a comblés de satisfaction. » comme cela est rapporté dans la version de Al-Bukhârî. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) annonça aux Compagnons qui étaient avec lui : « Certes, vos frères ont été tués et ils ont dit avant de mourir : « Ô Allah ! Fais savoir à notre Prophète que nous T’avons rencontré, que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es Satisfait de nous ! » Le sens de cela est qu’Allah, Exalté soit-Il, fut satisfait d’eux pour leur obéissance et eux-mêmes furent satisfaits de Lui car Il les a généreusement comblés de bienfaits et Il leur a attribué des biens. En effet, la Satisfaction d’Allah, Exalté soit-Il, consiste à déverser du bien, de la générosité et de la miséricorde.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425 هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. صحيح البخاري، ط1، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. الكاشف عن حقائق السنن (شرح المشكاة) للطيبي، تحقيق: عبد الحميد هنداوي، مكتبة الباز، مكة، 1417هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج للنووي ، ط2، دار إحياء التراث العربي - بيروت، 1392هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

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Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué.

عن أنس رضي الله عنه قال: انطلق رسول الله صلى الله عليه وسلم وأصحابه حتى سبقوا المشركين إلى بدر، وجاء المشركون، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لا يقدمن أحد منكم إلى شيء حتى أكون أنا دونه»، فدنا المشركون، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «قوموا إلى جنة عرضها السماوات والأرض» قال: يقول عمير بن الحمام الأنصاري رضي الله عنه : يا رسول الله، جنة عرضها السماوات والأرض؟ قال: «نعم» قال: بخ بخ ؟ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «ما يحملك على قولك بخ بخ؟» قال: لا والله يا رسول الله إلا رجاء أن أكون من أهلها، قال: «فإنك من أهلها» فأخرج تمرات من قرنه، فجعل يأكل منهن، ثم قال: لئن أنا حييت حتى آكل تمراتي هذه إنها لحياة طويلة، فرمى بما كان معه من التمر، ثم قاتلهم حتى قتل.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons et ils arrivèrent à Badr avant les polythéistes. Quand ceux-ci arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voit devant lui ! » Les polythéistes s’approchèrent et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée). Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? - Il répondit : Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l’espoir d’être l’un de ses habitants. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Tu es l’un d’eux ! » Aussitôt, il sortit de son carquois quelques dattes et se mit à en manger avant d’ajouter : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Anas (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons en vue de s’accaparer de la caravane d’Abû Sufyân, qui venait du Shâm et se rendait à La Mecque, sans intention de les combattre. Cependant, bien qu’ils n’aient pas espéré leur rencontre, Allah les réunit avec leurs ennemis. De ce fait, un nombre important de Compagnons ne participèrent pas à cette bataille et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne blâma aucun d'entre eux à ce sujet. Ils arrivèrent donc à Badr avant les polythéistes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit place, puis les polythéistes arrivèrent aussi et il dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voie devant lui ! » C’est-à-dire que le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a interdit d’entreprendre quoi que ce soit tant qu’il ne serait pas à leurs côtés afin qu’ils ne négligent aucun avantage qu’ils ne connaîtraient pas. C'est identique à ce qui s’est déroulé à Uḥud, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ordonné aux archers de ne surtout pas descendre de la montagne. Malgré cela, ils transgressèrent son ordre et perdirent la bataille. Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lança : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » C’est-à-dire : accourez et ne vous attardez pas à offrir vos âmes dans la voie d’Allah car la récompense à cela est un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre. Cet appel avait pour objectif de les motiver et de les encourager à combattre les mécréants. Alors, ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) demanda : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée), afin de valoriser cette nouvelle et reconnaître son statut grandiose. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? » C’est-à-dire : quelle est la raison qui t’a poussé à prononcer cette parole. Est-ce la peur ? Il répondit : « Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l'espoir d’être l’un de ses habitants. » C’est-à-dire : c’est le désir d’entrer au Paradis qui m’a fait prononcer cette parole. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Tu es certainement l’un d’eux ! » Ceci est l’annonce de la bonne nouvelle du Paradis de la part du Prophète (sur lui la paix et le salut) pour ses Compagnons afin qu’ils se motivent et s’efforcent d’œuvrer dans ce but. Lorsque ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm (qu’Allah l’agrée) entendit la bonne annonce du véridique et digne de confiance, celui qui ne parle pas de son propre chef, il sortit quelques dattes de l’étui où le combattant dans la voie d’Allah range habituellement sa nourriture, et il se mit à en manger avant d’ajouter en trouvant la vie longue : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. » Qu’Allah l’agrée !

Référence

- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428هـ. - بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418هـ. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشرة، 1407هـ. - صحيح مسلم، للإمام مسلم بن الحجاج، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي. - كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430هـ. - شرح رياض الصالحين، للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.

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Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux !

عن فضالة بن عبيد رضي الله عنه : أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان إذا صلى بالناس يَخِرُّ رجال من قامتهم في الصلاة من الخَصَاصَة -وهم أصحاب الصُّفة- حتى يقول الأعراب: هؤلاء مجانين. فإذا صلى رسول الله صلى الله عليه وسلم انصرف إليهم، فقال: «لو تعلمون ما لكم عند الله تعالى ، لأحببتم أن تزدادوا فاقة وحاجة».
Faḍâlah ibn ‘Ubayd (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière en commun, certaines personnes, qui n’étaient autres que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, tombaient à terre tellement elles avaient faim. En voyant cela, les bédouins disaient : « Ces gens sont fous ! » Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) clôturait la prière, il venait alors à eux et leur disait : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »
Rapporté par At-TirmidhîDegréAuthentique
Explication

Dans ce hadith, il est mentionné que certains hommes tombaient à terre lorsqu’ils étaient debout dans la prière à cause de la faim et de leur faiblesse. Ces gens n’étaient autre que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, les ascètes parmi les Compagnons, pauvres et étrangers, et qui étaient environ soixante-dix, parfois plus, parfois moins. Ils habitaient dans une pièce de la mosquée, à l’écart, car ils ne possédaient ni demeure, ni biens, ni enfants. [Leur état était tel qu'en] les voyant, les bédouins pensaient qu’ils étaient fous. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a dit : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »

Référence

الجامع الكبير (سنن الترمذي), تأليف: محمد بن عيسى الترمذي, ، تحقيق وتعليق: أحمد محمد شاكر ومحمد فؤاد عبد الباقي وإبراهيم عطوة عوض -شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي - مصر - الطبعة: الثانية، 1395 هـ - 1975 م. السلسلة الصحيحة وشيء من فقهها وفوائدها, تأليف: أبو عبدالرحمن محمد ناصر الدين الألباني, الناشر: مكتبة المعارف, ط1 عام 1415ه. رياض الصالحين, تأليف: أبي زكريا يحيى بن شرف النووي الدمشقي, تحقيق: عصام موسى هادي, الناشر: وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية بقطر, ط4 1428ه. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين, تأليف: سليم بن عيد الهلالي, دار ابن الجوزي. فتح الباري شرح صحيح البخاري, تأليف: زين الدين عبدالرحمن بن أحمد بن رجب البغدادي الحنبلي, تحقيق: مجموعة من الباحثين, الناشر: مكتبة الغرباء الأثرية, ط1 عام 1417ه. التيسير بشرح الجامع الصغير, تأليف: زين الدين محمد بن تاج العارفين بن علي المناوي, الناشر: مكتبة الإمام الشافعي, ط3 عام 1408ه.

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Un homme récitait la sourate : « La caverne » et il y avait auprès de lui un cheval attaché par deux cordes.

عن البراء بن عازب –رضي الله عنهما- قال: كانَ رجلٌ يَقرَأُ سُورةَ الكهفِ، وعندَه فَرَسٌ مَربُوطٌ بِشَطَنَيْنِ، فَتَغَشَّتْهُ سَحَابَةٌ فَجَعَلَتْ تَدْنُو، وجَعلَ فَرَسُه يَنفِرُ منها، فلمّا أصبحَ أتَى النبيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكرَ ذلك له، فقالَ: «تِلكَ السَّكِينةُ تَنَزَّلَتْ للقُرآنِ».
Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un homme récitait la sourate : « La caverne » et il y avait auprès de lui un cheval attaché par deux cordes. Un nuage l'enveloppa, se mit à tourner et à se rapprocher de lui. Son cheval ne cessa de s'en écarter. Au matin, il alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui raconta l'incident. Celui-ci déclara : « C'est la sérénité ! Elle est descendue pour le Coran ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a raconté une histoire extraordinaire qui se déroula à l'époque du Prophète (sur lui la paix et le salut). Un homme récitait la sourate : « La caverne » [Coran : 18] auprès d'un cheval attaché par deux cordes. Une sorte de nuage l'enveloppa alors et se mit à se rapprocher de lui. Son cheval eut peur et ne cessa de s'en écarter. Au matin, l'homme alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui raconta l'incident. Celui-ci lui expliqua que cette sérénité était descendue suite à la récitation du Coran comme prodige accordé à ce Compagnon et aussi en témoignage de la part d'Allah, Exalté soit-Il, que Sa Parole est vérité. De plus, l'homme concerné dans cette histoire était Usayd ibn Ḥuḍayr (qu'Allah l'agrée).

Référence

- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428هـ. - شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ. - صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبدالله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ. - صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبدالباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ. - فتح الباري، تأليف الحافظ أحمد بن علي بن حجر العسقلاني، دار المعرفة. -كنوز رياض الصالحين؛ فريق علمي برئاسة أ.د. حمد العمار، دار كنوز إشبيليا-الرياض، الطبعة الأولى، 1430هـ. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ. - صحيح مسلم المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي - الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - بهجة الناظرين, سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي ، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م. - دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين, محمد علي بن محمد البكري الصديقي الشافعي, اعتنى بها: خليل مأمون شيحا, الناشر: دار المعرفة للطباعة والنشر والتوزيع، بيروت – لبنان، الطبعة: الرابعة، 1425 هـ - 2004 م.

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8 sur 27
27 hadiths
  1. Ô commandeur des Croyants ! Allah, le Très-Haut, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)}
  2. Je me déclare certes innocent devant Allah d'avoir parmi vous un ami intime ! Allah, Exalté soit-Il, m’a en effet pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham (sur lui la paix) pour ami intime
  3. Le Prophète ﷺ a dit au sujet des « Ansârs » : « Seul un croyant les aime, et seul un hypocrite les déteste. Quiconque les aime, Allah l’aimera, et quiconque les déteste, Allah le détestera.
  4. Ô mère de Ḥârithah ! Il y a plusieurs degrés au Paradis et ton fils a atteint : « Al-Firdaws », le plus haut.
  5. Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée).
  6. Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué.
  7. Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux !
  8. Un homme récitait la sourate : « La caverne » et il y avait auprès de lui un cheval attaché par deux cordes.
  9. Il t’a été accordé l’une des flûtes de la famille de Dâwud !
  10. Neuf sabres se sont brisés entre mes mains, à la bataille de Mu’tah, et je n’avais plus pour me battre qu’une épée yéménite !
  11. Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ?
  12. Certes, votre compagnon Ḥanẓalah est lavé par les Anges. Questionnez-donc sa compagne !
  13. Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus..."
  14. Voici celui pour qui le Trône divin a tremblé ! Les portes du ciel lui ont été ouvertes et soixante-dix mille Anges ont pris part à ses funérailles ! Malgré cela, il a été étreint une fois [dans sa tombe] avant d'être relâché, ensuite il fut soulagé.
  15. Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin !
  16. Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain.
  17. Ô Allah ! Pardonne aux Anṣârs, aux fils des Anṣârs et aux petits-fils des Anṣârs !
  18. Certes, Allah a mis la vérité sur la langue de 'Umar et dans son cœur !
  19. J'ai vu Ja'far qui volait au Paradis avec les Anges !
  20. Sa’d arriva et le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Cet homme est mon oncle maternel ! Que quelqu’un me montre donc son oncle maternel !"
  21. Je n'ai jamais entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire qu'il sacrifierait père et mère pour quelqu'un d'autre que pour Sa'd. Je l'ai entendu lui dire : "Tire ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi !"
  22. Ô Allah! Fais qu’il soit un guide, bien guidé, et guide par son intermédiaire !
  23. Ammâr n'a pas choisi entre deux affaires sans qu'il n'ait choisi la plus droite !
  24. Les deux fils d'Al-'Âṣ sont croyants : 'Amr et Hishâm.
  25. Attachez-vous à la crainte d'Allah, l'écoute et l'obéissance même si c'est un serviteur abyssinien [qui vous dirige]. Et, après moi, vous verrez de profondes divergences, attachez-vous alors à ma Tradition et à la Tradition des califes orthodoxes bien-guidés
  26. Retourne vers lui et dis-lui : " Certes, tu n'es pas parmi les gens de l'Enfer ; plutôt, tu es parmi les gens du Paradis !
  27. Je vous recommande la crainte d’Allah (taqwâ), l’écoute et l’obéissance — même si un esclave venait à vous gouverner. Vous verrez de grandes divergences

Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com