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Ṣaḥīḥ Muslim

N° 4664

N° 4664Livre 32, n° 146Numérotation arabe 1801
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْمِسْوَرِ، الزُّهْرِيُّ كِلاَهُمَا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، - وَاللَّفْظُ لِلزُّهْرِيِّ - حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعْتُ جَابِرًا، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ لِكَعْبِ بْنِ الأَشْرَفِ فَإِنَّهُ قَدْ آذَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ ‏"‏ ‏.‏ فَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُحِبُّ أَنْ أَقْتُلَهُ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ ائْذَنْ لِي فَلأَقُلْ قَالَ ‏"‏ قُلْ ‏"‏ ‏.‏ فَأَتَاهُ فَقَالَ لَهُ وَذَكَرَ مَا بَيْنَهُمَا وَقَالَ إِنَّ هَذَا الرَّجُلَ قَدْ أَرَادَ صَدَقَةً وَقَدْ عَنَّانَا ‏.‏ فَلَمَّا سَمِعَهُ قَالَ وَأَيْضًا وَاللَّهِ لَتَمَلُّنَّهُ ‏.‏ قَالَ إِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاهُ الآنَ وَنَكْرَهُ أَنْ نَدَعَهُ حَتَّى نَنْظُرَ إِلَى أَىِّ شَىْءٍ يَصِيرُ أَمْرُهُ - قَالَ - وَقَدْ أَرَدْتُ أَنْ تُسْلِفَنِي سَلَفًا قَالَ فَمَا تَرْهَنُنِي قَالَ مَا تُرِيدُ ‏.‏ قَالَ تَرْهَنُنِي نِسَاءَكُمْ قَالَ أَنْتَ أَجْمَلُ الْعَرَبِ أَنَرْهَنُكَ نِسَاءَنَا قَالَ لَهُ تَرْهَنُونِي أَوْلاَدَكُمْ ‏.‏ قَالَ يُسَبُّ ابْنُ أَحَدِنَا فَيُقَالُ رُهِنَ فِي وَسْقَيْنِ مِنْ تَمْرٍ ‏.‏ وَلَكِنْ نَرْهَنُكَ اللأْمَةَ - يَعْنِي السِّلاَحَ - قَالَ فَنَعَمْ ‏.‏ وَوَاعَدَهُ أَنْ يَأْتِيَهُ بِالْحَارِثِ وَأَبِي عَبْسِ بْنِ جَبْرٍ وَعَبَّادِ بْنِ بِشْرٍ قَالَ فَجَاءُوا فَدَعَوْهُ لَيْلاً فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ قَالَ سُفْيَانُ قَالَ غَيْرُ عَمْرٍو قَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ إِنِّي لأَسْمَعُ صَوْتًا كَأَنَّهُ صَوْتُ دَمٍ قَالَ إِنَّمَا هَذَا مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ وَرَضِيعُهُ وَأَبُو نَائِلَةَ إِنَّ الْكَرِيمَ لَوْ دُعِيَ إِلَى طَعْنَةٍ لَيْلاً لأَجَابَ ‏.‏ قَالَ مُحَمَّدٌ إِنِّي إِذَا جَاءَ فَسَوْفَ أَمُدُّ يَدِي إِلَى رَأْسِهِ فَإِذَا اسْتَمْكَنْتُ مِنْهُ فَدُونَكُمْ قَالَ فَلَمَّا نَزَلَ نَزَلَ وَهُوَ مُتَوَشِّحٌ فَقَالُوا نَجِدُ مِنْكَ رِيحَ الطِّيبِ قَالَ نَعَمْ تَحْتِي فُلاَنَةُ هِيَ أَعْطَرُ نِسَاءِ الْعَرَبِ ‏.‏ قَالَ فَتَأْذَنُ لِي أَنْ أَشُمَّ مِنْهُ قَالَ نَعَمْ فَشُمَّ ‏.‏ فَتَنَاوَلَ فَشَمَّ ثُمَّ قَالَ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ أَعُودَ قَالَ فَاسْتَمْكَنَ مِنْ رَأْسِهِ ثُمَّ قَالَ دُونَكُمْ ‏.‏ قَالَ فَقَتَلُوهُ ‏.‏
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qui tuera Ka'b b. Ashraf ? Il a insulté Allah, le Très-Haut, et Son Messager. » Muhammad b. Maslama a dit : « Ô Messager d’Allah, veux-tu que je le tue ? » Il répondit : « Oui. » Muhammad b. Maslama demanda : « Permets-moi de lui parler comme je l’entends. » Il dit : « Parle-lui comme tu veux. » Muhammad b. Maslama alla donc voir Ka'b et discuta avec lui, évoquant leur ancienne amitié, puis il dit : « Cet homme (le Prophète ﷺ) a décidé de collecter l’aumône chez nous, et cela nous met en grande difficulté. » En entendant cela, Ka'b répondit : « Par Dieu, il vous causera encore plus de problèmes. » Muhammad b. Maslama dit : « C’est vrai, maintenant nous sommes ses partisans et nous ne voulons pas l’abandonner avant de voir comment évoluent ses affaires. Je voudrais que tu me fasses un prêt. » Ka'b demanda : « Qu’est-ce que tu vas me donner en garantie ? » Il répondit : « Que veux-tu ? » Ka'b dit : « Donne-moi tes femmes en gage. » Muhammad b. Maslama répondit : « Tu es le plus beau des Arabes ; devrions-nous te donner nos femmes en gage ? » Ka'b dit : « Alors donne-moi tes enfants en gage. » Il répondit : « Le fils de l’un d’entre nous pourrait nous insulter en disant qu’il a été mis en gage pour deux sacs de dattes, mais nous pouvons te donner nos armes en garantie. » Ka'b accepta. Muhammad b. Maslama promit alors de revenir avec Harith, Abu 'Abs b. Jabr et Abbad b. Bishr. Ils vinrent donc le voir la nuit. Ka'b descendit vers eux. Sufyan précise que tous les rapporteurs sauf 'Amr ont mentionné que la femme de Ka'b dit : « J’entends une voix qui ressemble à celle d’un meurtre. » Ka'b répondit : « Ce n’est que Muhammad b. Maslama et son frère de lait, Abu Na'ila. Quand un homme est appelé la nuit, même si c’est pour être frappé d’une lance, il doit répondre à l’appel. » Muhammad dit à ses compagnons : « Quand il descendra, je mettrai mes mains sur sa tête et, quand je le tiendrai fermement, faites ce que vous devez faire. » Quand Ka'b descendit, tenant son manteau sous le bras, ils lui dirent : « Nous sentons chez toi un parfum très agréable. » Il répondit : « Oui, j’ai avec moi une maîtresse qui est la femme la plus parfumée d’Arabie. » Muhammad demanda : « Laisse-moi sentir ce parfum sur ta tête. » Il accepta. Muhammad le sentit, puis demanda à le refaire. Il saisit alors fermement sa tête et dit à ses compagnons : « Faites ce que vous devez faire. » Et ils le tuèrent

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 32 · The Book of Jihad and Expeditions

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.