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Ṣaḥīḥ Muslim

N° 3779

N° 3779Livre 20, n° 10Numérotation arabe 1504.04
وَحَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ الْهَمْدَانِيُّ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ، بْنُ عُرْوَةَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ دَخَلَتْ عَلَىَّ بَرِيرَةُ فَقَالَتْ إِنَّ أَهْلِي كَاتَبُونِي عَلَى تِسْعِ أَوَاقٍ فِي تِسْعِ سِنِينَ فِي كُلِّ سَنَةٍ أُوقِيَّةٌ ‏.‏ فَأَعِينِينِي ‏.‏ فَقُلْتُ لَهَا إِنْ شَاءَ أَهْلُكِ أَنْ أَعُدَّهَا لَهُمْ عَدَّةً وَاحِدَةً وَأُعْتِقَكِ وَيَكُونَ الْوَلاَءُ لِي فَعَلْتُ ‏.‏ فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لأَهْلِهَا فَأَبَوْا إِلاَّ أَنْ يَكُونَ الْوَلاَءُ لَهُمْ فَأَتَتْنِي فَذَكَرَتْ ذَلِكَ قَالَتْ فَانْتَهَرْتُهَا فَقَالَتْ لاَهَا اللَّهِ إِذَا قَالَتْ ‏.‏ فَسَمِعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَنِي فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ ‏"‏ اشْتَرِيهَا وَأَعْتِقِيهَا وَاشْتَرِطِي لَهُمُ الْوَلاَءَ فَإِنَّ الْوَلاَءَ لِمَنْ أَعْتَقَ ‏"‏ ‏.‏ فَفَعَلْتُ - قَالَتْ - ثُمَّ خَطَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشِيَّةً فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ فَمَا بَالُ أَقْوَامٍ يَشْتَرِطُونَ شُرُوطًا لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَا كَانَ مِنْ شَرْطٍ لَيْسَ فِي كِتَابِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فَهُوَ بَاطِلٌ وَإِنْ كَانَ مِائَةَ شَرْطٍ كِتَابُ اللَّهِ أَحَقُّ وَشَرْطُ اللَّهِ أَوْثَقُ مَا بَالُ رِجَالٍ مِنْكُمْ يَقُولُ أَحَدُهُمْ أَعْتِقْ فُلاَنًا وَالْوَلاَءُ لِي إِنَّمَا الْوَلاَءُ لِمَنْ أَعْتَقَ ‏"‏ ‏.‏
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Barira vint me voir et me dit : « Ma famille (mes propriétaires) a conclu un contrat avec moi pour ma liberté contre neuf ‘uqiyas (d’argent), à payer en neuf ans, une ‘uqiya chaque année. Aide-moi à payer. » Je lui dis : « Si ta famille est d’accord, je suis prête à leur payer la totalité en une seule fois pour t’affranchir, mais le droit d’héritage me reviendra si je le fais. » Barira en parla à sa famille, mais ils refusèrent sauf à condition que le droit d’héritage reste avec eux. Elle revint me le dire. Aïcha dit : « Je l’ai réprimandée. » Barira répondit : « Par Allah, ce n’est pas possible (ils n’accepteront jamais). » Pendant qu’elle disait cela, le Messager d’Allah ﷺ entendit et me demanda, je l’informai, et il dit : « Achète-la et affranchis-la, et laisse-leur le droit d’héritage, car ils ne peuvent pas le réclamer à juste titre, puisque ce droit revient à celui qui affranchit (l’esclave ; donc, ces gens n’ont aucun droit de faire de telles revendications). » Et je l’ai fait. Aïcha dit : Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ fit un sermon le soir. Il glorifia Allah et Le loua comme Il le mérite, puis dit : « Qu’arrive-t-il aux gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah est invalide, même si elle est répétée cent fois. Le Livre d’Allah est plus vrai que tout autre acte, et la condition posée par Allah est plus contraignante que toute autre condition. Qu’arrive-t-il à certains parmi vous qui disent : “Affranchis untel, mais le droit d’héritage me revient” ? En vérité, le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 20 · The Book of Emancipating Slaves

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.