عن أبي قَتَادَةَ الأَنْصَارِيِّ رضي الله عنه قال: «أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يُصَلِّي وهو حامل أُمَامَةَ بنت زينب بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم ».
ولأبي العاص بن الربيع بن عبد شَمْسٍ رضي الله عنه : «فإذا سجد وضعها، وإذا قام حملها».
Abu Qatâdah Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait tout en portant Umâmah, fille de Zaynab, fille du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ». Et Abu Al-'Aṣ ibn Ar-Rabi' ibn 'Abd Ash-shams (qu'Allah l'agrée) relate : « Il la déposait quand il se prosternait et la portait quand il se tenait debout. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) priait tout en portant sa petite fille Umâmah bint Zaynab ; il la plaçait sur ses épaules lorsqu'il se levait et la déposait sur le sol, par amour et tendresse, lorsqu'il s'inclinait où se prosternait.
Référence
تيسير العلام للبسام الناشر: مكتبة الصحابة، الأمارات - مكتبة التابعين، القاهرة الطبعة- العاشرة، 1426 هـ - 2006 م .
تنبيه الأفهام للعثيمين -طبعة مكتبة الصحابة الامارات - مكتبة التابعين- القاهرة- الطبعة الأولى 1426.
صحيح البخاري -أبو عبد الله محمد بن إسماعيل بن إبراهيم بن المغيرة الجعفي البخاري، تحقيق محمد زهير بن ناصر الناصر - الناشر : دار طوق النجاة -الطبعة : الأولى 1422هـ.
صحيح مسلم المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي - الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
تأسيس الأحكام -أحمد بن يحيى النجمي- دار المنهاج- القاهرة- مصر -الطبعة الأولى.
عن أسامة بن زيد بن حارثة رضي الله عنهما قال: أرسلت بنت النبي صلى الله عليه وسلم إنَّ ابني قد احتُضِر فاشْهَدنَا، فأرسَل يُقرِىءُ السَّلام، ويقول: «إنَّ لِلَّه ما أَخَذ ولَهُ ما أَعطَى، وكلُّ شَيءٍ عِنده بِأجَل مُسمَّى فَلتَصبِر ولتَحتَسِب». فأرسلت إليه تُقسِم عَليه لَيَأتِيَنَّها، فقام ومعه سعد بن عبادة، ومعاذ بن جبل، وأبي بن كعب، وزيد بن ثابت، ورجال رضي الله عنهم فَرفع إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم الصَّبِي، فأَقعَدَه في حِجرِه ونَفسه تَقَعقَع، فَفَاضَت عينَاه فقال سعد: يا رسول الله، ما هذا؟ فقال: «هذه رَحمَة جَعلَها الله تعالى في قُلُوب عِباده» وفي رواية: «في قلوب من شاء من عباده، وإنَّما يَرحَم الله من عِبَاده الرُّحَماء».
Usâmah ibn Zayd ibn Al-Ḥârithah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La fille du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à celui-ci : mon fils est sur le point de mourir, viens nous voir ! Le Prophète envoya quelqu'un pour lui transmettre son salut et lui dire : Certes à Allah appartient ce qu’Il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’Il a donné, et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah. Elle envoya alors quelqu'un pour dire qu'elle jurait qu'il viendrait. Il se leva alors, accompagné de Sa'd ibn 'Ubâdah, Mu'âdh ibn Jabal, Ubayy ibn Ka'b, Zayd ibn Thâbit ainsi que d'autres hommes. On lui tendit le bébé, qu'il assit sur son giron ; il suffoquait. Le Prophète se mit à pleurer et Sa'd lui dit : « Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les cœurs de ses serviteurs. » Dans une version : « …dans les cœurs de ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs et Allah ne fait miséricorde qu'à ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que l'une des filles du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à ce dernier : « Mon fils est sur le point de mourir ! » Elle lui demandait de la rejoindre. Le messager transmit le message au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ordonne-lui de se résigner et d'espérer la récompense divine, car c'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna donc au Messager de sa fille d'enjoindre cette dernière, la mère de l'enfant, à dire ces paroles. « Qu'elle se résigne » : face à ce malheur, « Qu'elle espère » : la récompense qu'Allah lui accordera pour s’être résignée. Il arrive, en effet, que des gens se résignent mais n'espèrent pas la récompense d'Allah. Or, ce qui est demandé c'est de se résigner en espérant gagner par cela la récompense d'Allah. « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne » : cette phrase est admirable ; en effet, si tout appartient à Allah, lorsqu'Il te prend quelque chose, cette chose, quoi qu'il en soit, Lui appartient et quand Il te donne quelque chose, cette chose Lui appartient [aussi]. Comment, donc, pourrais-tu t'irriter parce qu'Il reprend ce qui Lui appartient ? C'est pour cette raison qu'il est recommandé à celui qui est touché par un malheur de dire : « Nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournerons. » Cela signifie : « Nous appartenons à Allah, qui fait ce qu'Il veut de nous ; de même, ce que nous aimons et qu'Il nous reprend Lui appartient ; c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il prend et ce qu'Il donne. Même ce qu'Il te donne ne t'appartient pas mais appartient à Allah. C'est pourquoi tu ne peux utiliser ce qu'Allah te donne que de la façon qu'Il t'autorise [à le faire]. Ceci prouve que la façon dont nous possédons ce qu'Allah nous donne est une possession limitée, nous ne pouvons l'utiliser de façon absolument libre. C'est pour cela qu'il dit : « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend et c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne. » Si ce qu'Allah reprend lui appartient, comment pouvons-nous nous plaindre ? Comment pouvons-nous refuser que le propriétaire reprenne ce qui lui appartient ? Ceci s'oppose à la fois à la logique et à la Révélation. - « Et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé. » : Toute chose a une mesure précise et un délai précis auprès de Lui. Lorsque tu es sûr de ceci : « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé », tu te résignes. Cette dernière phrase signifie que l'être humain ne peut changer ce qui est écrit, il ne peut ni en avancer le délai, ni le retarder. Allah dit : {(chaque peuple a un délai ; quand leur délai advient, ils ne peuvent le retarder d'un seul instant, ni l'avancer)} [Coran : 10/49]. Si toute chose est déterminée, si on ne peut ni la retarder, ni l'avancer, il n'existe aucun intérêt au fait de s'irriter et de se plaindre, car, de toutes les façons, on ne peut rien changer à ce qui est destiné. Ensuite, le messager transmit le message du Prophète (sur lui la paix et le salut) à sa fille, mais elle lui renvoya le messager pour lui demander de venir. Il se leva alors avec plusieurs de ses Compagnons et se rendit chez elle. On lui tendit l'enfant, dont la respiration s'intensifiait et c'est là qu'il se mit à pleurer. Sa'd pensa qu'il pleurait par mécontentement, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « C'est une miséricorde », c'est-à-dire : « Je pleure par miséricorde envers l'enfant, et non parce que je suis mécontent du destin. »
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن ثوبان رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: "إن الله زَوَى لي الأرض، فرأيت مشارقها ومغاربها، وإن أمتي سيبلغ ملكُها ما زُوِيَ لي منها. وأعطيت الكنْزين الأحمر والأبيض. وإني سألت ربي لأمتي أن لا يهلكها بسَنَةٍ بعامةٍ، وأن لا يُسَلِّطَ عليهم عدوا من سوى أنفسهم فيَسْتَبِيحَ بَيْضَتَهُمْ؛ وإن ربي قال: يا محمد، إذا قضيتُ قضاءً فإنه لا يُرَدُّ، وإني أعطيتك لأمتك أن لا أهلكهم بسنة عامة، وأن لا أُسَلِّطَ عليهم عدوا من سوى أنفسهم فيَسْتَبِيحَ بَيْضَتَهُمْ ولو اجتمع عليهم مَنْ بأقطارها، حتى يكون بعضُهم يُهْلِكُ بعضًا ويَسْبِي بعضُهم بعضًا".
ورواه البرقاني في صحيحه، وزاد: "وإنما أخاف على أمتي الأئمةَ المضلين، وإذا وقع عليهم السيف لم يرفع إلى يوم القيامة. ولا تقوم الساعة حتى يلحق حي من أمتي بالمشركين، وحتى تعبد فِئامٌ من أمتي الأوثان. وإنه سيكون في أمتي كذابون ثلاثون؛ كلهم يزعم أنه نبي، وأنا خاتم النبيين لا نبي بعدي. ولا تزال طائفة من أمتي على الحق منصورة لا يضرهم من خذلهم حتى يأتي أمر الله تبارك وتعالى".
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah a certes ployé la terre pour moi et j’ai ainsi vu l’orient et l’occident. Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qu’on a ployé pour moi et on m’a octroyé les deux trésors : le rouge et le blanc. J’ai demandé à mon Seigneur de ne pas faire périr ma communauté par une famine générale et de ne pas envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera. Mon Seigneur a répondu : « Ô Muḥammad ! Certes, lorsque Je décrète une chose, elle ne peut être repoussée et Je t’accorde de ne pas décimer ta communauté par une famine générale ni d’envoyer contre elle un ennemi extérieur qui l’exterminera, même si tous les gens des continents - ou tous les gens d’entre les continents - se liguaient contre elle, jusqu’à ce que certains d’entre eux en fassent périr d’autres et que certains en capturent d’autres. » Al-Barqânî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a rapporté dans son recueil authentique la version suivante : « Je crains pour ma communauté les imams qui égarent, et lorsque l’épée sera levée sur ma communauté, elle ne sera posée qu'au Jour de la Résurrection. Quant à l’Heure, celle-ci n’aura pas lieu avant que des tribus de ma communauté ne rejoignent les polythéistes, et que des tribus de ma communauté adorent les idoles. De plus, il y aura parmi ma communauté trente menteurs, ils prétendront tous être des prophètes, mais je suis le sceau des Prophètes, nul Prophète après moi. En outre, un groupe de ma communauté ne cessera d’être sur la vérité et secouru, leurs détracteurs ne les feront pas dévier [de la vérité] jusqu’à ce qu’arrive le décret d’Allah, Béni et Exalté soit-Il. »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Ce sublime hadith renferme de nombreuses choses importantes et des informations véridiques. Le véridique et digne de confiance (sur lui la paix et le salut) y informe du fait qu’Allah a ployé la Terre pour lui et qu'il a vu ce que sa communauté posséderait du plus profond de l’Orient et de l’Occident. Et cette information s’est réalisée ! En effet, le royaume de sa communauté a atteint le fin fond de l’Orient et de l’Occident. Il a aussi informé du fait qu’on lui avait octroyé les deux trésors, et cela s’est aussi réalisé comme il l’avait prédit. Sa communauté s’est emparée du trésor de Chosroes et de celui de César comprenant tous deux des quantités d’or, d’argent et de pierres précieuses. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a aussi informé du fait qu’il avait demandé à son Seigneur de ne pas faire périr sa communauté par une famine générale et de ne pas envoyer contre elle un ennemi extérieur parmi les mécréants qui envahirait leurs pays et les exterminerait. Et son Seigneur lui a accordé sa première demande et aussi la deuxième à condition que sa communauté s’écarte des divergences, de la désunion et des querelles intestines. C’est-à-dire que si elle ne s’écarte pas de cela, alors Allah fera en sorte que ses ennemis parmi les mécréants se liguent contre elle. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a craint également pour sa communauté le danger des dirigeants et des savants égarés et qui égarent car, certes, les gens suivent ces personnes dans leur égarement. Il a encore averti que si la confusion et le combat touchaient sa communauté, alors cela continuerait jusqu’au jour de la résurrection. En effet, comme il l’avait prédit, depuis le début de la confusion avec la mort de ‘Uthmân (qu’Allah l’agrée), celle-ci ne cesse de durer jusqu’à nos jours. Il nous a encore prévenus que certains membres de sa communauté se joindront aux polythéistes dans leur pays et embrasseront leur religion jusqu’à ce que certains groupes de la communauté s’engagent dans la voie du polythéisme. Et comme il l’avait prédit, les tombes, les arbres et les pierres furent adorés. Enfin, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a prévenus de l’apparition de faux prophètes et que tous ceux qui prétendront à la prophétie seront des menteurs car celle-ci a été scellée avec l’envoi de Muhammad (sur lui la paix et le salut). Pour conclure, Il a annoncé la bonne nouvelle qu’il y aura toujours un groupe de sa communauté qui sera apparent sur la vérité [i.e. : dans l’Islam] malgré ces catastrophes et ces évènements effrayants. Et bien que ce groupe soit peu nombreux, les ruses de leurs ennemis et de leurs opposants ne pourront jamais leur porter préjudice.
Référence
الملخص في شرح كتاب التوحيد، دار العاصمة الرياض، الطبعة: الأولى 1422هـ- 2001م.
الجديد في شرح كتاب التوحيد، مكتبة السوادي، جدة، المملكة العربية السعودية، الطبعة: الخامسة، 1424هـ/2003م.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
عن عَبْد اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ رضي الله عنهما قال: «أّعْتَمَ النَبِيُّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِالعِشَاء، فَخَرَج عُمَر فقال: الصَّلاةَ يا رسول الله، رَقَد النِسَاءُ والصِّبيَان. فَخَرَجَ ورَأسُهُ يَقطُر يقول: لَولاَ أن أَشُقَّ عَلَى أُمَّتِي -أو على النَّاس- لَأَمَرتُهُم بهذه الصَّلاة هذه السَّاعَة».
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait repoussé la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») jusque tard dans la nuit, ‘Umar sortit le voir et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète sortit alors, sa tête ruisselait d’eau puis il dit : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, ou des gens, je lui aurai ordonné de prier à cette heure-ci. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) retarda, très tard dans la nuit, la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ »). Ceux qui ne tenaient plus et n’avaient plus la force d’attendre, comme les femmes et les enfants, s’endormirent tous. ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) alla alors voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Et la prière ? Les femmes et les enfants se sont endormis. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit donc de chez lui pour se rendre à la mosquée ; comme il venait de se laver, sa tête suintait d’eau. Ensuite, il expliqua qu’il était préférable de retarder « ṣalâtu-l-‘ishâ’ » et cela même si l’attente pour le fidèle était pénible. Il dit en effet : « Si je ne redoutais pas d’alourdir la charge de ma communauté, je lui aurai ordonné de prier à cette heure tardive. »
Référence
الإلمام بشرح عمدة الأحكام لإسماعيل الأنصاري، ط1، دار الفكر، دمشق، 1381هـ
تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الإمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426 هـ
تنبيه الأفهام شرح عمدة لأحكام لابن عثيمين، ط1، مكتبة الصحابة، الإمارات، 1426هـ
عمدة الأحكام من كلام خير الأنام صلى الله عليه وسلم لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق ، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408 هـ
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423 هـ.
عن أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها قالت: إِنْ كَانَ رسولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم لَيَدَعُ العَمَلَ، وهو يُحِبُّ أَنْ يَعْمَلَ بِهِ؛ خَشْيَةَ أَنْ يَعْمَلَ بِهِ النَّاسُ فَيُفْرَضَ عَلَيْهِمْ.
La mère des croyants, ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée), relate qu’il arrivait que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) délaisse une œuvre, alors qu’il aimait la pratiquer, de crainte que les gens ne la pratiquent à leur tour et qu’elle devienne obligatoire pour eux.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’abstenait parfois d’accomplir une œuvre qu’il aimait de crainte que les gens ne la pratiquent. En effet, le fait qu’ils la pratiquent pouvait mener à ce qu’Allah la rende obligatoire et qu’ils rencontrent de ce fait une grande difficulté. Or, il détestait (sur lui la paix et le salut) voir sa communauté être confrontée à une gêne ou une difficulté.
Référence
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الرابعة عشر، 1407هـ - 1987م.
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426هـ.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي -الطبعة الأولى 1418هـ.
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي، بيروت.
عن أبي قتادة وأنس بن مالك رضي الله عنهما مرفوعاً: «إني لأقوم إلى الصلاة، وأريد أن أُطَوِّلَ فيها، فأسمع بكاء الصبي فأَتَجَوَّزُ في صلاتي كراهيةَ أن أَشُقَّ على أمه».
Abû Qatâdah et Anas ibn Mâlik (qu’Allah les agrées) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : «Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entame la prière en groupe désirant la prolonger, mais il entend les pleurs d’un enfant, alors il l’allège de crainte d’embarrasser sa mère en la prolongeant car le cœur de celle-ci serait préoccupé par son enfant.
Référence
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الرابعة عشر، 1407ه - 1987م.
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426ه.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي.
عن عائشة رضي الله عنها قالت: قَدِمَ نَاسٌ مِنَ الأَعْرَابِ عَلَى رَسُولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم فقالوا: أَتُقَبِّلُونَ صِبْيَانَكُمْ؟ فقال: «نعم» قالوا: لَكِنَّا واللهِ ما نُقَبِّلُ! فقال رسولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم : «أَوَ أَمْلِكُ إن كانَ اللهُ نَزَعَ مِنْ قُلُوبِكُم الرَّحْمَةَ!».
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent : " Embrassez-vous vos enfants ? - Il répondit : Oui ! - Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Un groupe de bédouins vint chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demandèrent : « Embrassez-vous vos enfants ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit : « Oui ! » Les bédouins, qui sont connus pour avoir une certaine rudesse et de la dureté, dirent : « Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit ce qui signifie : « Si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs, je ne suis pas en mesure de l’y mettre ! »
Référence
1- فتح الباري لابن حجر (430/10).
2- شرح صحيح مسلم(14915).
3-كنوز رياض الصالحين(610/4).
4-شرح رياض الصالحين لابن عثيمين(553/2).
عن جابر بن عبد الله وأبو هريرة رضي الله عنهم مرفوعاً: «مثلي ومثلُكم كمثل رجلٍ أَوْقَدَ نارًا فجعل الجنادِبُ والفَرَاشُ يَقَعْنَ فيها، وهو يَذُبُّهُنَّ عنها، وأنا آخذٌ بحُجَزِكُم عن النار، وأنتم تَفَلَّتُون من يَدَيَّ».
Jâbir ibn 'Abdillah et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon exemple et le vôtre sont à l’image d’un homme ayant allumé un feu ou les sauterelles et les papillons se mettent à tomber alors que lui essaye de les en écarter. Moi, je vous saisis par la ceinture afin de vous préserver du feu. Et vous, vous m’échappez des mains ! »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) compare sa situation, vis-à-vis de sa communauté, à celle d'un homme dans le désert qui allume un feu dans lequel les sauterelles et les papillons se jettent. Ceci, car c'est l'habitude de ce genre de petites bêtes, lorsque l'homme allume un feu, d'être attirés par la lumière. Il dit : « Je cherche à vous empêcher d'y tomber, mais vous m'échappez ! », en contredisant ce avec quoi il est venu et en délaissant sa tradition.
Référence
رياض الصالحين، للنووي، نشر: دار ابن كثير للطباعة والنشر والتوزيع، دمشق – بيروت، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، الطبعة: الأولى، 1428هـ - 2007م.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الرابعة عشر، 1407ه 1987م.
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426ه.
كنوز رياض الصالحين، نشر: دار كنوز إشبيليا، الطبعة: الأولى، 1430ه 2009م.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي.
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
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