عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه عن النبيِّ -صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم- أَنَّهُ قَالَ: «الخَاِزنُ المسلم الأمين الَّذِي يُنْفِذُ ما أُمِرَ بِهِ فَيُعْطِيهِ كَامِلاً مُوَفَّراً طَيِّبَةً بِهِ نَفسُهُ فَيَدْفَعُه إلى الَّذِي أُمِرَ لَهُ بِهِ، أَحَدُ المُتَصَدِّقِين».
وفي رواية: «الذي يُعطِي مَا أُمِرَ به».
Abû Moussa Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le consignataire musulman intègre, qui exécute ce qui lui a été ordonné, qui verse la somme due dans son entièreté, de bon cœur et à celui à qui il lui a été ordonné de le faire, sera [compté] comme l’un des bienfaiteurs. » Dans une version : « Celui qui verse ce qui lui a été ordonné de verser. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon la narration d'Al-BukhârîDegréAuthentique
Explication
« Le consignataire » commence la phrase et « est l'un des bienfaiteurs » informe à son sujet. C'est à dire que le consignataire... (للترجمة)
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425 ه.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن أبي أمامة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «أفضل الصَّدَقَات ظِلُّ فُسْطَاطٍ في سَبِيل الله ومَنِيحَةُ خَادِم في سَبِيل الله، أو طَرُوقَةُ فَحْلٍ في سَبِيل الله».
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les meilleures des aumônes sont : l’ombre d’une tente en poils de chèvre offerte dans la voie d’Allah, le don d’un serviteur offert dans la voie d’Allah, ou bien encore une chamelle en âge d’être féconde dans la voie d’Allah. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadDegréBon
Explication
La meilleure aumône que puisse donner un individu est l’une des trois choses suivantes : l’ombre d’une tente en poils de chèvre, le don d’un serviteur ou bien d'une chamelle en âge d’être féconde. Peu importe que cette aumône soit adressée aux combattants dans la voie d’Allah, Exalté soit-Il, ou à d’autres personnes parmi les nécessiteux. Ce qui compte, c'est qu’elle soit faite dans la voie d’Allah, Exalté soit-Il. Il se peut que ces trois choses étaient considérées comme les meilleures à cette époque car les gens en avaient besoin. De ce fait, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a incité [à dépenser] ces choses précises. Aujourd'hui cependant, les gens n’en ont plus besoin ou alors uniquement dans certaines régions et de manière vraiment occasionnelle. Donc, le jugement est effectué selon le cas général et non restreint.
Référence
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه .
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي - الطبعة الأولى1418ه
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ
مرقاة المفاتيح :علي بن سلطان محمد، أبو الحسن نور الدين الملا الهروي القاري، دار الفكر، بيروت - لبنان الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م
مجموع فتاوى العلامة عبد العزيز بن باز، أشرف على جمعه وطبعه: محمد بن سعد الشويعر.
عن ابن مسعود رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «أيُّكم مالُ وارثِه أحَبُّ إليه من مالَه؟» قالوا: يا رسول الله، ما منَّا أحد إلا مَالُه أحَبُّ إليه. قال: «فإن مالَه ما قدَّم، ومالُ وارثِه ما أخَّر».
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » Les gens répondirent : « Ô Messager d’Allah ! Personne d’entre nous ne préfère les biens de son héritier ! » Il leur dit : « Ses biens sont certes ceux qu’il a dépensés, et ceux de son héritier sont ceux qu’il a mis de côté ! »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) interrogea ses Compagnons : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » C’est-à-dire : Parmi vous, lequel aimerait que les biens que son héritier va posséder, après sa mort, soient plus nombreux que les biens que lui-même possède de son vivant ? Ils répondirent : « Personne parmi nous ne préfère les biens de son héritier à ses propres biens ! ». C’est-à-dire : Personne n’éprouve ce sentiment. La personne aime les biens qui sont en sa possession et elle souhaite en disposer totalement à sa guise à la différence des biens d’autrui. En effet, les biens qu’elle possède sont un moyen de réaliser ses objectifs et de satisfaire ses désirs. Ensuite, Il a dit : « Ses biens sont ceux qu’il a dépensés. ». C’est-à-dire : Les biens que l’homme dépense dans sa vie pour subvenir à sa personne et pour accomplir de bonnes actions comme : effectuer le Pèlerinage, laisser un legs pieux, construire une école, une mosquée ou un hôpital. C’est aussi les dépenses qu’il consacre à sa propre personne et investi à l'attention de sa famille. Voilà ses véritables biens ! Ceux qu’il retrouvera au Jour de la Résurrection. Quant à ce qu’il économise durant sa vie et qu’il s'abstient de dépenser dans la voie d’Allah, ceux-là sont les biens de son héritier et il n’en a aucune part. Dans le même sens, il existe un hadith rapporté par Muslim d’après Abdullah ibn Ash-Shikhkhîr (qu’Allah l’agrée). Celui-ci relate : « Je suis parti à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut), il était en train de réciter : {( La course aux richesses vous distrait. )} [Coran : 102]. Il s’est exclamé : « Le fils d’Adam dit : Mes biens ! Mes biens ! Mais que possèdes-tu de tes biens, ô, fils d’Adam, si ce n’est ce que tu as consommé et fait disparaître ; ce dont tu t’es vêtu et que tu as usé ; et ce que tu as donné en aumône et que tu as pérennisé ? ». Ceci ne veut pas dire que l’individu doit dépenser tous ses biens dans la voie d’Allah pour ensuite se retrouver à mendier, lui et sa famille. Ce hadith veut simplement dire que tout comme l’individu doit s’efforcer d’économiser pour ses héritiers après sa mort, il doit aussi s’efforcer d’économiser pour sa vie future, en dépensant ce qui reste de ses biens après les dépenses obligatoires qu’il effectue pour sa personne et ceux qui sont à sa charge. En effet, ces dépenses représentent une obligation ; en les délaissant, il tomberait dans le péché. Comme preuve de cela, on trouve le hadith d’Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) dans lequel le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô fils d’Adam ! Le fait que tu dépenses ce qui reste est un bien pour toi et le fait que tu le gardes est un mal pour toi. »
Référence
كنوز رياض الصالحين ، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار ، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه.
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ، الطبعة الرابعة عشرة 1407 هـ
صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الطبعة: الأولى، 1428 هـ .
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين؛ لمحمد بن علان الشافعي، تحقيق خليل مأمون شيحا-دار المعرفة-بيروت-الطبعة الرابعة 1425ه.
عن ابن مسعود رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لا حَسَدَ إلا في اثنتين: رجل آتاه الله مالا، فسَلَّطَه على هَلَكَتِهِ في الحَقِّ، ورجل آتاه الله حِكْمَة، فهو يقضي بها ويُعَلِّمَها».
وعن ابن عمر رضي الله عنهما ، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: «لا حسد إلا في اثنتين: رجل آتاه الله القرآن، فهو يقوم به آناء الليل وآناء النهار، ورجل آتاه الله مالا، فهو ينفقه آناء الليل وآناء النهار».
Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme à qui Allah a accordé des biens ainsi que l'aptitude à les dépenser correctement et un homme à qui Allah a accordé une sagesse par laquelle il juge, et qui l'enseigne.» Ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme auquel Allah a accordé le Coran et qui s'y consacre nuit et jour ainsi qu'un homme à qui Allah a accordé des biens et qui les dépense nuit et jour. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) indique ici que la jalousie est de différentes sortes. Une jalousie blâmable et illicite, qui consiste à ce que l'homme souhaite la disparition d'un bienfait dont jouit son frère; une jalousie autorisée, qui consiste à ce qu'il souhaite pour lui-même un bienfait d'ordre terrestre qu'il voit chez autrui; et une jalousie louable et recommandée, qui consiste à ce qu'il souhaite pour lui-même un bienfait d'ordre religieux qu'il voit chez autrui. Et c'est cette dernière que le Prophète (sur lui la paix et le salut) visait par sa parole : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas. » Cela signifie que la jalousie est de différentes sortes et que son jugement diffère. Elle n'est recommandée que dans deux cas : Le premier est celui d'un homme riche et pieux qu'Allah a comblé de biens licites et qui les dépense pour Sa satisfaction. On doit l'envier et souhaiter être comme lui.
Le deuxième cas est celui d'un homme savant à qui Allah a accordé un savoir qu'il met en pratique, qu'il enseigne et par le biais duquel il juge entre les gens. On doit souhaiter être comme lui.
Référence
كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار ، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، نسخة الكترونية، لا يوجد بها بيانات نشر.
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ، الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ
رياض الصالحين، تأليف : محيي الدين يحيى بن شرف النووي ، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428 هـ
صحيح مسلم، تأليف: مسلم بن الحجاج النيسابوري، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه
شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ
منار القاري، تأليف: حمزة محمد قاسم، الناشر: مكتبة دار البيان ، عام النشر: 1410 هـ.
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله، أي الصدقة أعظم أجرًا؟ قال: «أن تَصَدَّقَ وأنت صحيحٌ شَحِيحٌ، تخشى الفقر وتَأَمَلُ الغِنى، ولا تُمْهِلْ حتى إذا بلغتِ الحُلْقُومَ قلت: لفلان كذا ولفلان كذا، وقد كان لفلان».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint questionner le Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Quelle aumône est la mieux rétribuée ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « C’est l’aumône que tu fais lorsque tu es en bonne santé, avare, que tu crains la pauvreté et souhaites la richesse, et sans attendre que le moment où l’âme remonte à la gorge au cours de son dernier souffle pour dire : " Donnez tant à untel, tant à tel autre, et que cela revienne à untel ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Un homme vint questionner le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda quelle était la meilleure aumône ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « C’est l’aumône que tu fais quand tu es en bonne santé et avare, que tu crains la pauvreté pour ta vie future et convoites la richesse. C’est aussi que tu ne retardes pas le fait de faire des aumônes jusqu’au moment où arrive la mort en t'exclamant, alors que tu sais que tu vas quitter ce bas monde : « Donnez tant d’argent à untel ! » ou « je lui lègue tant ! » ; ou encore « donnez tant d’argent à tel autre ! » ou « je lui lègue tant ! » alors que l’argent appartenait déjà à autrui qui allait hériter de ta personne.
Référence
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي.
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الرابعة عشر، 1407هـ - 1987م.
- شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426هـ.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي.
- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
- رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: كان أبو طلحة رضي الله عنه أكثر الأنصار بالمدينة مالا من نخل، وكان أحب أمواله إليه بَيْرَحَاء، وكانت مُسْتَقبِلَةَ المسجد وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يدخلها ويشرب من ماء فيها طيب. قال أنس: فلما نزلت هذه الآية: {لن تنالوا البر حتى تُنِفُقوا مما تُحبون} قام أبو طلحة إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله، إن الله تعالى أنزل عليك: {لن تنالوا البر حتى تنفقوا مما تحبون} وإن أحب مالي إلي بَيْرَحَاء، وإنها صدقة لله تعالى ، أرجو بِرَّهَا وذُخْرَهَا عند الله تعالى ، فَضَعْهَا يا رسول الله حيث أَرَاكَ الله، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «بَخٍ ذلك مال رَابِحٌ، ذلك مال رابح، وقد سمعتُ ما قلتَ، وإني أرى أن تجعلها في الأقربين»، فقال أبو طلحة: أفعل يا رسول الله، فقسمها أبو طلحة في أقاربه، وبني عمه.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmiers plus que tout autre Anṣâr à Médine. Son bien le plus précieux était « Bayraḥâ‘ » située en face de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’y rendait et buvait de son eau douce. Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Lorsque ce verset fut révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} [Coran : 3/92] Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) se leva et se dirigea vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ ». Je la donne en aumône pour Allah, Exalté soit-Il, et j’en espère le bien et la récompense auprès de Lui. Disposes-en comme tu le souhaites, ô Messager d’Allah ! » Il lui dit alors : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.». Alors, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je la partagerai entre eux, ô Messager d’Allah ! » Et c’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) répartit cette palmeraie entre ses proches et ses cousins paternels.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmeraies plus que tout autre Anṣâr à Médine. Il avait un jardin en face de la mosquée où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se rendait et dont il buvait son eau douce. Lorsque la parole d’Allah : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous vous aimez.)} [Coran : 3/92] fut révélée, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) devança tout le monde et s’empressa de se diriger vers le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ » [qui était le nom de sa palmeraie, dotée d’un puits]. Je la donne en aumône dans le sentier d’Allah et pour Son Messager. Impressionné, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’est exclamé : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches. » C’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) décida de la répartir entre ses proches et ses cousins paternels.
Référence
- شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426ه.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى 1418ه
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه .
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى 1430ه.
D'après Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Des personnes parmi les Compagnons du Prophète ﷺ ont dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah ! Les riches ont raflé toutes les récompenses ! Ils prient comme nous prions, ils jeûnent comme nous jeûnons et [en plus] ils font l'aumône du surplus de leurs biens ! » Il a alors répondu : « Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône ? Chaque glorification [d’Allah] est une aumône ; chaque proclamation [de la grandeur d’Allah] est une aumône ; chaque louange [d’Allah] est une aumône ; chaque attestation de foi est une aumône ; ordonner ce qui est convenable est une aumône ; interdire ce qui est blâmable est une aumône ; et le rapport charnel [de l’homme avec sa femme] est une aumône. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelqu’un peut donc assouvir son plaisir et être récompensé !? » Il répondit : « Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, ne commettrait-il pas un péché ? Par conséquent, s’il le fait dans ce qui est licite, alors il en a une récompense. »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Certains pauvres parmi les Compagnons (qu'Allah les agrée) se plaignirent au Prophète ﷺ de leur situation et leur pauvreté et le fait qu'ils ne faisaient pas aumône de leurs biens pour obtenir des récompenses abondantes, comme en obtiennent leurs frères qui possèdent de nombreux biens et ainsi faire le bien comme ils le font. " En effet, ils prient comme nous prions, ils jeûnent comme nous jeûnons mais eux ils font l'aumône du surplus de leurs biens alors que nous, nous ne faisons pas l'aumône [comme eux le font] ! " Alors, le Prophète ﷺ leur a indiqué ce qui leur était possible de faire comme aumônes. Il ﷺ a dit : « Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône pour vos personnes !? En effet, lorsque vous dites : " Gloire à Allah (SubhânaLlah) " Vous avez la récompense d'une aumône. Il en est de même de dire : " Allah est le plus Grand (Allah Akbar) " C'est une aumône ; dire : " Louange à Allah (Al HamduliLlah) " est une aumône ; dire : " Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah (Lâ Ilaha IllaLlah) " est une aumône ; ordonner le convenable est une aumône ; interdire le blâmable est une aumône ; bien plus, lorsque l'un d'entre vous a un rapport charnel avec son épouse, alors c'est une aumône. » Ils s'étonnèrent et demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! L’un d'entre nous peut donc assouvir son plaisir et obtenir pour cela une récompense ?! » Il ﷺ répondit : « Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, que ce soit de la fornication ou autre que cela, ne commettrait-il pas un péché ? Il en est de même, s’il le fait dans ce qui est licite, alors il en a une récompense. »
Enseignements
La concurrence des Compagnons (qu'Allah les agrée tous) dans l'accomplissement des voies du bien et leur assiduité dans l'obtention de l'immense récompense et la grâce de la part d'Allah (Élevé soit-Il).
La multitude des optiques des œuvres du bien et le fait qu'elles englobent chaque œuvre que le musulman accomplit avec une vertueuse intention et un bon objectif.
La facilité et la simplicité de l'Islam. En effet, chaque musulman y trouve ce qu'il peut accomplir pour obéir à Allah.
An-Nawawî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : " Dans ce hadith, il y a une preuve que les choses permises peuvent devenir des obéissances dès lors qu'elles sont accompagnées d'intentions véridiques. En effet, le rapport sexuel peut devenir une adoration lorsque le mari a l'intention de s'acquitter du droit de son épouse et de cohabiter avec elle de manière convenable qu'Allah (Élevé soit-Il) a ordonnée, ou d'avoir un enfant vertueux, ou de préserver sa chasteté ou celle de son épouse, ou d'empêcher que tous les deux regardent ce qui est interdit, ou d'y penser, ou d'y aspirer, ou autre que cela parmi les finalités vertueuses. "
Le fait de donner des exemples et de faire des analogies pour que cela soit plus clair pour l'auditeur et que cela lui parle de manière concrète.
Référence
صحيح مسلم (2/ 697) (1006).
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي (1/ 201).
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين (2/ 161).
كنوز رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (3/ 31).
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (1/ 150).
عن معن بن يزيد بن الأخنس رضي الله عنهم قال: كان أبي يزيدُ أَخْرجَ دَنَانِيرَ يتصدقُ بها، فوضعها عند رجلٍ في المسجدِ، فجِئْتُ فأخذتُها فأَتَيْتُهُ بها، فقال: واللهِ، ما إيَّاكَ أردتُ، فخَاصَمْتُهُ إلى رسولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم فقال: «لكَ ما نويتَ يا يزيدُ، ولك ما أخذتَ يا معنُ».
Ma’an ibn Yazîd ibn Al-Akhnas (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Mon père Yazîd (qu’Allah l’agrée) réserva une somme d’argent (de dinars) pour en faire l’aumône et chargea une personne à la mosquée de la distribuer. Je me suis présenté à l’homme qui me la donna, puis je portai la somme à mon père qui me dit : « Par Allah ! Ce n’était pas à toi que je voulais donner cet argent ! » J'ai présenté le différend au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit à mon père : « Tu as eu la rétribution de ton intention ô Yazîd ! Et ce que tu as pris est à toi ô Ma'an ! »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Yazîd ibn Al-Akhnas (qu’Allah l’agrée) sortit une somme d’argent et chargea une personne à la mosquée de la distribuer en aumône aux pauvres. Son fils Ma’an (qu’Allah l’agrée) se présenta à l’homme qui la lui donna, son père lui dit alors : « Ce n’était pas à toi que je voulais donner cet argent en aumône ! » Ils se rendirent tous les deux au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) afin qu’il juge entre eux. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ô Yazîd ! Tu as eu la rétribution de ton intention car tu as donné ton aumône à un pauvre parmi les pauvres des musulmans. Quant à toi Ma’an, ce que tu as pris est à toi ! Car tu l’as obtenu d’une manière correcte ! » En effet, Ma’an, le fils de Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) faisait partie des personnes méritant cette aumône étant donné sa situation.
Référence
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ - 1987م.
- شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة، 1426هـ.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي.
- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير- دمشق، الطبعة الأولى، 1428هـ.
Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com