عن أبي هُريرة -رضي اللهُ عنه- مرفوعًا: «لو أن رجلا -أو قال: امْرَأً- اطَّلَعَ عليك بغير إِذْنِكَ؛ فَحَذَفْتَهُ بحَصَاةٍ، فَفَقَأْتَ عينه: ما كان عليك جُنَاحٌ».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si un homme - ou il a dit : quelqu'un - t’a épié sans ta permission, que tu lui as jeté une pierre qui lui a crevé son œil, cela ne te sera pas reproché. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé du fait que si un homme épie quelqu’un sans sa permission, de derrière sa porte, d'au-dessus de son mur - ou de quelque autre manière que ce soit - puis que l’épié lui crève l'œil en lui jetant une pierre ou en lui plantant un morceau de fer dans l'œil, il n’aura ni péché, ni de sentence [à son encontre]. Ceci car celui qui épie est, de par son acte, celui qui transgresse et qui offense.
Référence
1- صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ.
2- صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423هـ.
3- تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، عبد الله بن عبد الرحمن البسام، تحقيق: محمد صبحي حلاق، مكتبة الصحابة، الإمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، الطبعة: العاشرة 1426هـ.
4- تأسيس الأحكام، أحمد بن يحيى النجمي، دار علماء السلف، الطبعة: الثانية 1414هـ.
عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه أَنَّهُ تَوَضَّأ في بيتِهِ، ثُمَّ خَرَج، فقَال: لَأَلْزَمَنَّ رسُول الله صلى الله عليه وسلم ولَأَكُونَنَّ مَعَهُ يَومِي هَذَا، فَجَاءَ الْمَسْجِدَ، فَسَألَ عَنِ النبيِّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَقَالُوا وَجَّهَ هَاهُنَا، قال: فَخَرَجْتُ عَلَى أَثَرِهِ أَسأَلُ عنْهُ، حتَّى دخَلَ بِئْرَ أَرِيسٍ، فَجَلَستُ عِندَ البَابِ حتَّى قَضَى رسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- حَاجَتَهُ وَتَوَضَّأ، فَقُمتُ إِلَيهِ، فَإِذَا هُوَ قَدْ جَلَسَ عَلَى بِئْرِ أَرِيسٍ وَتَوَسَّطَ قُفَّهَا، وكَشَفَ عَنْ سَاقَيهِ وَدلَّاهُمَا فِي البِئرِ، فَسَلَّمتُ علَيه ثُمَّ انْصَرَفْتُ، فَجَلَسْتُ عِند البَابِ، فقُلتُ: لأَكُونَنَّ بَوَّابَ رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- اليَومَ، فجَاءَ أَبُو بَكر -رضِيَ الله عنْهُ- فَدَفَعَ البَابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فَقَالَ: أَبُو بَكْرٍ، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، ثُمَّ ذَهَبتُ، فَقُلْتُ: يَا رسُولَ الله، هَذَا أبُو بكرٍ يَسْتَأذِنُ، فقَالَ: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالجَنَّةِ» فَأَقْبَلْتُ حتَّى قُلتُ لَأَبِي بَكْرٍ: ادْخُلْ وَرَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- يُبَشِّرُكَ بِالْجَنَّةِ، فَدَخَلَ أَبُو بَكرٍ حَتَّى جَلَسَ عَن يَمِينِ النبيِّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- مَعَهُ فِي القُفِّ، ودَلَّى رِجْلَيهِ فِي البِئْرِ كَمَا صَنَعَ رَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- وَكَشَفَ عَنْ سَاقَيهِ، ثُمَّ رَجَعْتُ وَجَلَسْتُ، وَقَدْ تَرَكْتُ أَخِي يَتَوَضَّأ وَيَلْحَقُنِي، فَقُلْتُ: إِنْ يُرِدِ اللهُ بِفُلاَنٍ - يُريِدُ أَخَاهُ - خَيرًا يَأتِ بِهِ، فَإِذَا إِنسَانٌ يُحَرِّكُ البَّابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فقَالَ: عُمَرُ بن الخَطَّابِ، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، ثُمَّ جِئْتُ إِلَى رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَسَلَّمْتُ عَلَيهِ وقُلْتُ: هَذَا عُمَرُ يَسْتَأْذِنُ؟ فَقَال: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالجَنَّةِ» فَجِئْتُ عُمَرَ، فَقُلتُ: أَذِنَ وَيُبَشِّرُكَ رَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِالجَنَّةِ، فَدَخَلَ فَجَلَسَ مَعَ رسُولِ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- فِي القُفِّ عَنْ يَسَارِهِ وَدَلَّى رِجْلَيهِ فِي البِئْرِ، ثُمَّ رَجَعْتُ فَجَلَسْتُ، فَقُلتُ: إِن يُرِدِ اللهُ بِفُلاَنٍ خَيرًا -يعنِي أَخَاهُ- يَأتِ بِهِ، فَجَاءَ إِنسَانٌ فَحَرَّكَ البَابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فقَالَ: عُثمَانُ بنُ عَفَّان، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، وَجِئتُ النبِيَّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَأَخبَرتُهُ، فقَالَ: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرهُ بِالجَنَّةِ مَعَ بَلوَى تُصِيبُهُ» فَجِئتُ، فقُلتُ: ادْخُل وَيُبَشِّرُكَ رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِالجَنَّةِ مَعَ بَلوَى تُصِيبُكَ، فَدَخَلَ فَوَجَدَ القُفَّ قَدْ مُلِئَ، فَجَلَسَ وِجَاهَهُم مِنَ الشِقِّ الآخَرِ.
قال سعيد بنُ الْمُسَيِّبِ: فَأَوَّلْتُهَا قُبُورَهُم.
وزاد في رواية: وَأَمَرَنِي رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِحفظِ البابِ، وفيها: أنَّ عُثمَانَ حِينَ بَشَّرَهُ حَمِدَ الله -تَعَالَى-، ثُمَّ قَالَ: اللهُ الْمُسْتَعَانُ.
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate, dans ce récit de la tradition prophétique, qu'un jour il fit les ablutions chez lui et sortit à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) en se disant : « Aujourd'hui, je resterai avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) », c'est-à-dire : je le suivrai où qu'il aille. Il sortit donc à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) et se rendit à la mosquée, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) était soit à la mosquée, soit chez lui au service de sa famille, soit en train d'être utile à ses Compagnons. Il ne le trouva pas à la mosquée et demanda après lui. On lui dit qu'il s'était dirigé dans la direction d'Arîs, un puits situé près de Qubâ. Abû Mûsâ sortit donc sur ses traces, jusqu'à arriver au puits où il trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il resta alors auprès de la porte du jardin dans lequel se trouvait le puits. Le Prophète (sur lui la paix et le salut), après avoir terminé d'accomplir ses besoins et de faire l'ablution, s'assit au bord du puits, au milieu, en laissant pendre ses jambes qu'il avait découvertes. Abû Mûsâ, lui, restait à la porte du puits, tel un gardien. Abû Bakr vint et demanda la permission d'entrer, mais Abû Mûsâ ne le laissa entrer qu'après avoir dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Le Prophète dit alors : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui permit donc d'entrer en lui disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis », ce qui représente une excellente nouvelle pour le moins importante. En effet, il lui annonça le Paradis et lui autorisa d'entrer pour qu'il puisse être en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il entra donc et vit le Prophète (sur lui la paix et le salut) assis au milieu du bord [du puits]. Il s'assit à sa droite, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait commencer par la droite dans toute chose. Il fit comme le Prophète (sur lui la paix et le salut) : il laissa pendre ses pieds dans le puits et découvrit ses jambes, car il lui déplaisait d'agir autrement que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans sa façon de s'asseoir. Abû Mûsâ, qui avait laissé son frère en train de faire les ablutions et qui attendait ce dernier, se dit que si Allah lui voulait du bien, il l'amènerait jusqu'à cet endroit, pour qu'il demande l'autorisation d'entrer et qu'on lui annonce le Paradis. Un deuxième homme demanda la permission d'entrer. Abû Mûsâ alla dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici 'Umar ! » Il répondit : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui donna donc l'autorisation d'entrer en disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » 'Umar entra et trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr sur le bord du puits. Il s'assit donc à gauche du Prophète (sur lui la paix et le salut). Le puits étant étroit, les trois étaient assis d'un même côté du puits. Ensuite, 'Uthmân entra et Abû Mûsâ agit de la même façon que précédemment. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Il lui donna la permission d'entrer et lui dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il fut donc informé à la fois d'un bienfait et d'une épreuve, c'est pourquoi il dit : « La louange revient à Allah » pour cette annonce et : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide ! » pour cette épreuve. Il entra et vit que le bord du puits était occupé, puisqu'il n'était pas grand. Il s'assit donc de l'autre côté, en face d'eux, en laissant pendre ses pieds et en découvrant ses jambes. Sa'îd ibn Al-Musayyib, un des grands élèves des Compagnons, a interprété cela comme l'emplacement de leurs tombes. En effet, les tombes des trois premiers se trouvent au même endroit, dans une même pièce et de la même façon qu’ils allaient et venaient ensemble dans ce bas monde. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait toujours : « Je suis allé avec Abû Bakr et 'Umar... », « Je suis venu avec Abû Bakr et 'Umar... » Ils étaient ses Compagnons et ses bras droits et, au Jour de la Résurrection, ils sortiront ensemble de leurs tombes. Ils étaient donc ensemble dans ce bas monde et le seront dans l'autre. 'Uthmân s'est assis en face d'eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a annoncé le Paradis et l'a informé d'une épreuve. Cette épreuve n'est autre que la façon dont les gens ont divergé à son sujet, se sont révoltés contre lui et l'ont assassiné. Ils entrèrent chez lui, à Médine, et le tuèrent alors qu'il récitait le Coran en le tenant devant lui.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن أنس بن مالك رضي الله عنه أَنَّ النَبيَّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- كَان إِذَا تَكَلَّمَ بِكَلِمَةٍ أَعَادَهَا ثَلاَثًا حَتَّى تُفْهَمَ عَنْهُ، وَإِذَا أَتَى عَلَى قَوْمٍ فَسَلَّمَ عَلَيهِم سَلَّمَ عَلَيهِم ثَلاَثًا.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait une phrase, il la répétait trois fois, jusqu’à ce qu’elle soit [bien] comprise. De même, lorsqu’il se retrouvait devant une assemblée, il saluait les gens trois fois.
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Dans le hadith d’Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) [il est dit] que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait une phrase, il la répétait trois fois, jusqu’à ce qu’elle soit [bien] comprise. Sa parole : « Jusqu’à ce qu’elle soit [bien] comprise », implique qu’une fois saisie, il ne la répétait plus. Ainsi, lorsque quelqu'un ne comprend pas, parce que le sens lui échappe, ou qu’il entend mal, ou bien à cause du bruit autour, il est alors recommandé de répéter jusqu’à ce qu'il comprenne. De même, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) saluait une assemblée, il le faisait trois fois, c’est-à-dire : il réitérait le salut, et après le troisième il ne le répétait plus. Il en est encore de même lorsqu’il demandait l’autorisation d’entrer : il demandait trois fois. C'est à dire que lorsqu'une personne demande l’autorisation d’entrer chez une autre, elle frappe à la porte jusqu'à trois fois. Si on ne lui répond pas, après cela, elle s’en va. Voici donc quelle était sa tradition et sa manière de procéder (sur lui la paix et le salut) : il répétait les choses trois fois puis s’arrêtait.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، فيصل بن عبد العزيز المبارك، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى، 1423ه - 2002م.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى، 1428هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، الطبعة: الرابعة، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين، محمد بن صالح العثيمين، دار الوطن، الرياض، الطبعة: 1426هـ.
صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر، 1407هـ.
عن أبي هريرة رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: «لما خلق الله آدم صلى الله عليه وسلم قال: اذهب فَسَلِّمْ على أولئك -نَفَرٍ من الملائكة جلوس- فاستمع ما يُحَيُّونَكَ؛ فإنها تَحِيَّتُكَ وتحية ذُرِّيتِكَ. فقال: السلام عليكم، فقالوا: السلام عليك ورحمة الله، فَزَادُوهُ: ورحمة الله».
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand Allah créa Adam (sur lui la paix et le salut), Il [lui] dit : " Va saluer ce groupe - il s'agissait d'un groupe d'Anges assis - et écoute quelle sera leur réponse ! Ce sera ta salutation et celle de ta descendance. - Adam dit : " Que le salut soit sur vous !" Ils répondirent : " Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi !" Ils ajoutèrent donc : " et la miséricorde d'Allah". »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le sens du hadith : « Quand Allah créa Adam », Il lui ordonna d'aller saluer un groupe d'Anges et d'écouter leur réponse. Cet échange de saluts entre Adam et les Anges sera donc la salutation légiférée, pour lui et sa descendance qui adhèrera à la religion des Messagers. Adam dit : « Que le salut soit sur vous ! » Ils répondirent : « Que le salut et la miséricorde d'Allah soient sur toi ! » Ils ajoutèrent donc : « et la miséricorde d'Allah. » Par conséquent, cette formule est la manière légiférée de saluer et de répondre au salut.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي.
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري، لحمزة محمد قاسم، عني بتصحيحه ونشره: بشير محمد عيون، الناشر: مكتبة دار البيان، دمشق - الجمهورية العربية السورية، مكتبة المؤيد، الطائف - المملكة العربية السعودية، عام النشر: 1410 هـ - 1990 م.
عن الطُّفَيْلَ بن أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍ: أنه كان يأتي عبد الله بن عمر، فيَغْدُو معه إلى السوق، قال: فإذا غَدَوْنَا إلى السوق، لم يَمُرَّ عبد الله على سَقَّاطٍ ولا صاحب بَيْعَةٍ ، ولا مسكين، ولا أحد إلا سَلَّمَ عليه، قال الطُفيل: فجئت عبد الله بن عمر يوما، فَاسْتَتْبَعَنِي إلى السوق، فقلت له: ما تصنع بالسوق، وأنت لا تَقِف على البيع، ولا تسأل عن السِّلَعِ، ولا تَسُومُ بها، ولا تجلس في مجالس السوق؟ وأقول: اجلس بنا هاهنا نَتَحَدَثُ، فقال: يا أبا بَطْنٍ -وكان الطفيل ذا بَطْنٍ- إنما نَغْدُو من أجل السلام، فنُسَلِّمُ على من لَقيْنَاهُ.
Aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b relate qu’il avait l’habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) le matin afin de l’accompagner au marché. Il a dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur, commerçant [de produits luxueux], nécessiteux ou qui que ce soit d’autre sans qu’il ne le salue. » Un jour, je lui rendis visite, et il me demanda de l’accompagner au marché. Je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre, tu ne t’informes pas sur la marchandise, ni sur son prix et tu ne t’y assois pas pour discuter avec les gens, même lorsque je t’y invite ? » Il répondit : « Ô le ventru ! Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! »
Rapporté par MâlikDegréAuthentique
Explication
Aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait pour habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) ensuite, il l’accompagnait au marché. Aṭ-Ṭufayl dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur,… » : Celui qui vend des marchandises ayant des défauts. Chez nous, c’est la personne qui vend des marchandises ayant déjà été utilisées. « commerçant… » : C’est-à-dire : des marchandises luxueuses, de grande valeur. « nécessiteux ou qui que ce soit d'autre, sans qu’il ne le salue. » : C’est-à-dire : il saluait chaque personne qu’il rencontrait : jeune ou personne âgée ; riche ou pauvre ; etc. Aṭ-Ṭufayl poursuit : « Un jour, je rendis visite à ‘Abdullah ibn ‘Umar… » C’est-à-dire : pour un intérêt parmi tant d’autres. « Et il me demanda de le suivre au marché. Alors, je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre… » C’est-à-dire : tu ne vends rien et tu n’achètes rien. Plutôt, « tu ne t’informes même pas sur les marchandises, ni sur leur prix, et tu ne t’y assois même pas pour discuter avec les gens. » En fait, tu ne fais rien de ce que font les gens lorsqu’ils vont au marché ! Si donc, il n’y a aucune raison justifiant que tu t’y rendes, quelle est l’utilité à ce que tu ailles au marché étant donné que tu n’as rien y faire !? ‘Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui répondit alors : « Ô le ventru ! » En effet, Aṭ-Ṭufayl avait du ventre, « Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! » C’est-à-dire : le but de notre venue au marché n’est pas de commercer ou de nous asseoir, c'est plutôt de récolter des bonnes actions en saluant toute personne qui passe. Ceci nous montre l’assiduité d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dans son application de la Tradition [prophétique] de saluer ouvertement les gens. En effet, il savait que c’était une source importante de récompenses. Certes, ce ne sont que de simples mots qui ne demandent aucun effort à la personne, mais qui contiennent un bien immense.
Référence
كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، نسخة الكترونية ، لا يوجد بها بيانات نشر.
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ، الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ
دليل الفالحين، تأليف: محمد بن علان، الناشر: دار الكتاب العربي، نسخة الكترونية، لا يوجد بها بيانات نشر.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الطبعة: الأولى، 1428 هـ
الموطأ، تأليف: مالك بن أنس الأصبحي، تحقيق: محمد مصطفى الأعظمي ، الناشر: مؤسسة زايد بن سلطان آل نهيان للأعمال الخيرية والإنسانية، الطبعة: الأولى، 1425 هـ
الأدب المفرد، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق : محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: دار الصديق للنشر والتوزيع، الطبعة: الرابعة، 1418 هـ.
عن أبي أمامة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «إن أَوْلَى الناس بالله من بَدَأَهُمْ بالسلام».
وفي رواية للترمذي: قيل: يا رسول الله، الرَّجُلان يَلْتَقِيَان أَيُّهُمَا يَبْدَأُ بالسلام؟، قال: «أَوْلاهُمَا بالله تعالى».
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme le plus digne [de l’amour et de la miséricorde] d’Allah est celui qui salue le premier. » Rapporté par Abû Dâwud. Et dans une version de Tirmidhî, Abû Umâmah relate qu’on a interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le salut : « Ô Messager d’Allah ! Lorsque deux hommes se rencontrent, lequel des deux doit saluer l’autre en premier ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Celui qui est le plus proche d’Allah. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû DâwudDegréAuthentique
Explication
La meilleure des personnes et la plus proche de l’obéissance d’Allah est celle qui s’est empressée de saluer ses frères en premier. En effet, son désir ardent d'obtenir ce qu’il y a auprès d’Allah, Exalté soit-Il, l’a conduit à s’empresser et à se précipiter vers Son obéissance. Il est alors la personne la plus proche d’Allah et la plus obéissante.
Référence
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه .
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه.
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشرة، 1407هـ.
- سنن أبي داود، لأبي داود السجستاني، تحقيق محمد محيي الدين، المكتبة العصرية.
- سنن الترمذي - محمد بن عيسى ، الترمذي، تحقيق وتعليق: أحمد محمد شاكر ومحمد فؤاد عبد الباقي وإبراهيم عطوة عوض -شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي – مصر الطبعة: الثانية، 1395 هـ - 1975 م.
- كنوز رياض الصالحين»، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه.
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان بن إبراهيم البكري الصديقي الشافعي اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة.
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
- صحيح الجامع الصغير وزياداته :الألباني دار المكتب الإسلامي- بيروت لبنان.
عن عائشة رضي الله عنها أن رجلًا استأذن على النبي صلى الله عليه وسلم فقال: «ائْذَنُوا له، بئس أخو العَشِيرَةِ؟».
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) celui-ci dit alors : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Un homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Ce dernier dit : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu » ou « Quel mauvais fils de tribu ! » Mais quand l’homme s’est assis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se montra accueillant à son égard. Lorsque l’homme est parti, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Lorsqu’il est arrivé, tu as dit ceci et cela, puis tu t’es montré accueillant à son égard !? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ô ʽÂ'ishah ! Depuis quand m’as-tu connu indécent ? Certes, au Jour de la Résurrection, l’individu ayant la pire situation auprès d’Allah sera celui dont les gens l’auront abandonné par crainte de son mal. » Cet homme faisait donc partie des gens pervers et mauvais, c’est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a évoqué en son absence par ce qu’il méritait comme caractéristiques. Il a dit : « Quel mauvais fils de tribu ! », cela afin que les gens fassent attention à sa perversité et qu’ils ne soient pas dupes de sa réelle personnalité. Donc, si tu aperçois une personne perverse et égarée qui a envoûté les gens par son éloquence, alors tu te dois obligatoirement de dévoiler clairement cet homme pervers afin que les gens ne soient dupés par sa personne. En effet, combien d’individus possèdent une élocution aisée et une éloquence oratoire. Lorsque tu le vois, son aspect t’émerveille, et lorsqu’il parle, tu bois ses paroles tandis qu’en réalité aucun bien n’émane de lui. Il est donc impératif de dévoiler sa réelle situation. Et en ce qui concerne l’accueil du Prophète (sur lui la paix et le salut) envers cet homme, c’est uniquement par douceur et bienveillance. En effet, les savants ont attesté qu’il est nécessaire d’user de douceur avisée lors des relations avec autrui. Par contre, il n’est pas permis de flatter excessivement les gens car cela pousse parfois à abandonner un acte obligatoire ou à commettre un acte répréhensible, et ceci est formellement interdit, quelle que soit la situation. Comme Allah, Exalté soit-Il, l’a dit : {( Et Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. )} [Coran : 68/9]. Quant au fait d’avoir recours à la douceur et de se comporter avec les gens en espérant concrétiser un intérêt [contenu] sans que cela ne cause un quelconque tort, c'est un acte légiféré.
Référence
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «حَقُّ الْمُسْلِمِ عَلَى الْمُسْلِمِ خَمْسٌ: رَدُّ السَّلَامِ، وَعِيَادَةُ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعُ الْجَنَائِزِ، وَإِجَابَةُ الدَّعْوَةِ، وَتَشْمِيتُ الْعَاطِسِ».
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : " J'ai entendu le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dire : " Le droit du musulman sur le musulman consiste en cinq points : répondre au salut, visiter le malade, suivre le cortège funèbre, répondre à l’invitation et implorer la miséricorde pour celui qui éternue. "
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) explique certains droits du musulman sur son frère musulman. Le premier de ces droits est de répondre au salut de quiconque te salue.
Le second droit : aller voir le malade et le visiter.
Le troisième droit : suivre les funérailles de sa maison au lieu où sera effectué la prière sur lui, puis au cimetière et jusqu'à son enterrement.
Le quatrième droit : répondre à l'invitation de quiconque t'invite concernant un repas de mariage, de noces et autre que cela.
Le cinquième droit : implorer la miséricorde d'Allah en faveur de celui qui éternue. Il s'agit de lui répondre, lorsqu'il a dit : "Al-Ḥamdou lillâh !" (La Louange revient à Allah !) après avoir éternué : "Yarhamouka Llâh !"(Qu'Allah te fasse miséricorde !) " Ensuite, celui qui a éternué dit : "Yahdîkoumou Llâhou wa youṣliḥou bâlakoum !" (Qu'Allah vous guide et qu'Il améliore votre situation !) "
Enseignements
La grandeur de l'Islam dans le fait de confirmer les droits des musulmans les uns vis-à-vis des autres, ainsi que dans celui de renforcer la fraternité et l'amour entre eux.
Référence
صحيح البخاري (2/ 71) (1240).
صحيح مسلم (4/ 1704) (2162).
كنوز رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (4/ 512).
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي (1/ 327).
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين (1/ 253).
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين (2/ 591).
بهجة قلوب الأبرار، لابن سعدي (ص81).
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