عن علي بن الحسين: "أنه رأى رجلا يجيء إلى فُرْجَةٍ كانت عند قبر النبي صلى الله عليه وسلم فيدخل فيها فيدعو، فنهاه، وقال: ألا أحدثكم حديثا سمعته من أبي عن جدي عن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال:« لا تتخذوا قبري عيدا، ولا بيوتكم قبورا، وصلوا علي، فإن تسليمكم يبلغني أين كنتم».
Alî ibn Ḥussayn (qu’Allah l’agrée) vit un homme s’introduire dans une brèche, proche de la tombe du Prophète (sur lui la paix et le salut), afin d'y invoquer Allah. Il le lui interdit alors en disant : « Veux-tu que je t’informe d’un hadith que j’ai entendu de mon père, d’après mon grand-père ? Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne prenez pas ma tombe comme un lieu de visites régulières, ne faites pas de vos demeures des tombes et priez sur moi. En effet, vos salutations me parviennent où que vous soyez. »
Rapporté par Ibn Abî ShaybahDegréAuthentique par l'ensemble de ses voies de transmission ainsi que de ses ḥadiths témoins
Explication
Alî ibn Ḥussayn (qu’Allah l’agrée) nous informe qu’il vit un homme s’introduire pour invoquer Allah en étant proche de la tombe du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il lui interdit alors cela en s’appuyant sur la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui interdit de prendre sa tombe comme un lieu de visites régulières et de priver ainsi leurs demeures de l’adoration d’Allah et de Son rappel comme si elles étaient des cimetières. Il les a aussi informé que le salut (« As-Salâm ») du musulman adressé au Prophète (sur lui la paix et le salut) lui parvient où que soit celui qui le lui adresse.
Référence
كتاب التوحيد، للإمام محمد بن عبد الوهاب، ت: د. دغش العجمي، مكتبة أهل الأثر, الطبعة الخامسة, 1435ه.
الجديد في شرح كتاب التوحيد، لمحمد بن عبد العزيز السليمان القرعاوي, ت: محمد بن أحمد سيد, مكتبة السوادي، الطبعة: الخامسة، 1424ه.
الملخص في شرح كتاب التوحيد، للشيخ صالح الفوزان, دار العاصمة, الطبعة الأولى، 1422ه.
مصنف ابن أبي شيبة، تحقيق: كمال يوسف الحوت، نشر: مكتبة الرشد - الرياض، الطبعة: الأولى، 1409ه.
تحذير الساجد من اتخاذ القبور مساجد, الألباني, المكتب الإسلامي - الطبعة: الرابعة.
عن أبي ذر رضي الله عنه قال: كنت أمشي مع النبي صلى الله عليه وسلم في حَرَّةٍ بالمدينة، فاستقبلنا أُحُدٌ، فقال: «يا أبا ذر» قلت: لبيك يا رسول الله. فقال: «ما يَسُرُّنِي أن عندي مثل أُحُدٍ هذا ذهبًا تمضي علي ثلاثة أيام وعندي منه دينارٌ، إلا شيء أرصده لِدَيْنٍ، إلا أن أقولَ به في عباد الله هكذا وهكذا وهكذا» عن يمينه وعن شماله ومن خلفه، ثم سار، فقال: «إن الأكثرين هم الأَقَلُّونَ يوم القيامة إلا من قال بالمال هكذا وهكذا وهكذا» عن يمينه وعن شماله ومن خَلفه «وقليل ماهم». ثم قال لي: «مكانك لا تَبْرح حتى آتيك» ثم انطلق في سوادِ الليل حتى تَوارى، فسمعت صوتًا، قد ارتفع، فَتَخَوَّفْتُ أن يكون أحدٌ عَرض للنبي صلى الله عليه وسلم فأردت أن آتيه فذكرت قوله: «لا تَبْرَحْ حتى آتيك» فلم أبْرَحْ حتى أتاني، فقلت: لقد سمعت صوتًا تَخَوَّفْتُ منه، فذكرت له، فقال: «وهل سمعته؟» قلت: نعم، قال: «ذاك جبريل أتاني فقال: من مات من أُمتك لا يُشرك بالله شيئًا دخل الجنة»، قلت: وإن زنى وإن سرق؟ قال: «وإن زنى وإن سرق».
Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate : « Je marchais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier de Médine. Nous nous tournâmes vers Uḥud et il dit : « Ô, Abâ Dharr ! » Je dis : « Me voici ! Ô, Messager d'Allah ! » Il dit : « Je n'aimerais pas avoir l'équivalent de ce mont Uḥud en or et qu'au bout de trois jours il m'en reste une seule pièce, à part ce que je mettrai de côté pour rembourser une dette ; j'en donnerais aux serviteurs d'Allah comme ça, comme ça et comme ça ! ». En disant cela, il fit un geste en direction de la droite, de la gauche et derrière lui. Il marcha ensuite, avant de me dire : « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection, sauf celui qui donne son argent comme ça, comme ça et comme ça - à droite, à gauche et derrière lui - et ils sont bien peu nombreux ». Puis, il me dit : « Reste à ta place, ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il s'éloigna jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit et j'entendis un grand bruit, je craignis que quelqu'un ne s'en soit pris à lui et je songeai à le rejoindre, mais je me rappelai de ses mots : « Ne bouge pas, jusqu'à ce que je revienne ! ». Il ne mit que peu de temps avant de revenir ; je lui dis : « J'ai entendu un bruit qui m'a fait peur » et je lui dis ce que j'avais entendu. Il me dit : « Tu l'as donc entendu? » Je dis : « Oui ». Il dit : « C'est Jibrîl qui est venu me dire : « Celui de ta communauté qui meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis ». Je dis : « Et s'il fornique ? Et si il vole ?! » Il dit : « Même s'il fornique et même s’il vole ! ».
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate qu'il marchait avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un quartier jonché de roches noires, à Médine. Quand ils se trouvèrent face à la montagne bien connue du nom de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit qu'il lui déplairait d'avoir l'équivalent d'Uḥud en or et d'en garder quoi que ce soit plus de trois jours, à l'exception de ce qu'il économiserait pour rembourser une dette. Il préférerait dépenser tout cet or pur dans le sentier d'Allah et ne garder que ce dont il a besoin pour s'acquitter du droit d'autrui et des dettes qu'il aurait contractées. Cela montre que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était l'une des personnes les plus détachées de ce bas monde et qu'il ne voulait pas accumuler les biens, à l'exception de ce qu'il économisait pour rembourser ses dettes. D'ailleurs, à sa mort, son armure était hypothéquée chez un juif, pour de l'orge qu'il avait acheté pour sa famille. Si Allah, Exalté soit-Il, aimait ce bas monde, Il n'en aurait pas privé son Prophète (sur lui la paix et le salut). En fait « ce bas-monde est maudit et que tout ce qui s'y trouve est maudit. Excepté l'évocation d'Allah, Exalté soit-Il, et ce qui s'y rattache, ainsi qu'un savant et un étudiant. » et ce qui relève de l'obéissance à Allah, Exalté soit-Il. « Les plus privilégiés seront les plus démunis au Jour de la Résurrection » : ceux qui possèdent le plus de ce bas monde seront ceux qui auront le moins de bonnes actions au Jour de la Résurrection. En effet, généralement, celui qui est riche a tendance à se suffire de ce qu'il a, à s'enorgueillir et à se détourner de l'obéissance à Allah, parce que le bas monde le distrait. Il est donc riche ici-bas mais pauvre dans l'au-delà. « Sauf celui qui donne ses biens comme ça, comme ça et comme ça » : celui qui les dépense dans le sentier d'Allah. « Et ils sont bien peu nombreux » : ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d'Allah sont peu. « Celui de ma communauté qui meurt sans rien avoir associé à Allah entrera au Paradis, même s'il fornique et même s’il vole ! » : cela ne veut pas dire que la fornication et le vol ne sont pas graves, au contraire. C'est d'ailleurs pourquoi Abû Dharr a exprimé leur gravité en disant : « même s'il fornique et même s’il vole ? » Il dit : « Même s'il fornique, et même s’il vole ! » Cela s'explique par le fait que si quelqu'un meurt avec la foi en ayant à son compte des péchés majeurs, Allah dit à ce sujet : {( Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe quoi que ce soit, mais Il pardonne ce qui est moindre à qui Il veut )} [Coran : 4/48]. Il se peut qu'Allah lui pardonne, sans le punir, comme il se peut qu'Il le châtie, mais même s'Il le châtie, il entrera au Paradis. Car toute personne qui n'a rien associé à Allah et qui n'a rien fait qui rende mécréant entrera finalement au Paradis, quoi qu’il en soit. Quant à celui qui a commis ce qui fait de lui un mécréant, il ira en Enfer pour l'éternité et ses actions seront invalidées. En effet, les hypocrites disaient au Prophète {(…nous témoignons que tu es le Messager d'Allah )} [Coran :63/1]. Ils mentionnaient Allah, mais ne le mentionnaient que très peu, ils priaient, mais {( quand ils se levaient pour prier, ils se levaient avec paresse )} [Coran : 4/140] ; malgré ces actions, ils seront dans le degré le plus bas de l'Enfer. Ce récit de la tradition prophétique montre qu'il est bon de se détacher de ce bas monde. L'individu, s'il possède ce bas monde dans sa main, ne doit pas le laisser habiter son cœur, de sorte qu'il puisse se tourner entièrement vers Allah et c'est là le renoncement le plus complet. Aussi, cela ne signifie pas que tu ne dois rien prendre de ce bas monde. Au contraire, prends-en ce qui est licite et n'oublie pas la part qui est la tienne. Cependant, fais en sorte que ce que tu possèdes soit dans ta main, pas dans ton cœur, voilà ce qui est demandé.
Référence
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه .
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
- صحيح البخاري ؛ عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
- كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه
- المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج /أبو زكريا محيي الدين يحيى بن شرف النووي، دار إحياء التراث العربي – بيروت الطبعة: الثانية، 1392
- منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري تأليف- حمزة محمد قاسم مكتبة دار البيان، دمشق - الجمهورية العربية السورية، مكتبة المؤيد، الطائف - المملكة العربية السعودية 1410 هـ - 1990 م
- فتح الباري شرح صحيح البخاري- أحمد بن علي بن حجر العسقلاني الشافعي- دار المعرفة - بيروت، رقم كتبه وأبوابه وأحاديثه: محمد فؤاد عبد الباقي- قام بإخراجه وصححه وأشرف على طبعه: محب الدين الخطيب- عليه تعليقات العلامة: عبد العزيز بن عبد الله بن باز.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), alors que Mou'âdh était assis à l'arrière de sa monture, a dit : " Ô, Mou'âdh ibn Jabal ! " Il a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! " Il a dit : " Ô Mou'âdh ! " Il a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! " Il dit : " Ô Mou'âdh ! " Et pour la troisième fois, Mou'âdh a dit : " Me voici, Ô Messager d'Allah ! Je me réjouis d'être à ton service ! " Il a dit : " Personne n'atteste qu'il n'est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d'Allah, véridiquement de son cœur, sans qu'Allah ne l'interdise à l'Enfer ! " Il [Mou'âdh] demanda : " Ô Messager d'Allah ! N'en informerais je pas les gens afin qu'ils se réjouissent ? " Il dit : " Alors, ils s'en contenteront ! " Mou'âdh n’en informa les gens qu’au moment de mourir, pour se dégager de tout péché. »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Mou'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) était assis derrière le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) sur sa monture, il l'a alors appelé : " Ô Mou'âdh ! " et lui répéta l'appel à trois reprises, afin d'insister sur l'importance de ce qu'il allait lui dire.
A chaque fois, Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) lui répondait : " Me voilà, ô Messager d'Allah et je me réjouis d'être à ton service ! " C'est-à-dire : " Je te réponds ô Messager d'Allah, réponse après réponse, et je recherche le bonheur en te répondant. "
Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) l'a alors informé que quiconque atteste qu'il n'est de divinité qu'Allah, c'est-à-dire : que rien ni personne ne mérite d'être adoré excepté Allah, et que Mouḥammad est le Messager d'Allah, véridiquement de son cœur, sans mentir, et meurt dans cet état, Allah l'interdit à l'Enfer.
Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) demanda alors au Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) s'il pouvait en informer les gens afin qu'ils s'en réjouissent et reçoivent la bonne nouvelle d'un bien.
Mais le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a craint qu'ils ne se reposent sur cela et que, de ce fait, ils œuvrent moins.
Ainsi, Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) n'a informé personne de cela jusqu'à avant sa mort par crainte de tomber dans le péché de la dissimulation de la science.
Enseignements
La modestie du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) dans le fait de laisser Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) monter derrière lui sur sa monture.
La manière d'enseigner du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) du fait qu'il ait répété son appel à Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) afin de bien attirer son attention sur ce qu'il allait dire.
Parmi les conditions de l'attestation : " Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et Mouḥammad est le Messager d'Allah ", il faut que la personne soit véridique et convaincue, non pas menteuse ou dans le doute.
Les monothéistes ne resteront pas éternellement dans le feu de la Géhenne ; et s'ils y entrent à cause de leurs péchés, ils en sortiront après y avoir été purifiés.
Le mérite de la double attestation pour quiconque la prononce en étant véridique.
La permission de ne pas relater un hadith, dans certaines situations, si cela aboutit à une corruption [due à la mauvaise compréhension de celui-ci].
Référence
صحيح البخاري (1/ 37) (128).
صحيح مسلم (1/ 61) (32).
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين (1/ 377).
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي (1/ 487).
كنوز رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (6/ 496).
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Je n'ai pas laissé une chose, qu'elle soit petite ou grande, sans l'avoir commise ! - Il dit : N'attestes-tu pas qu’Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d’Allah ?" [Il répéta cela] Trois fois. La personne répondit : "Si ! - Il lui a dit : " Alors, ceci viendra certes sur cela !" »
Rapporté par Abû Ya'lâ, At-Tabarânî et Ad-Diyâ' Al MaqdisîDegréAuthentique
Explication
Un homme est venu au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) et a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'ai certes commis tous les péchés et toutes les désobéissances, et je n'ai rien laissé sans l'accomplir, qu'il s'agisse d'une petite ou d'une grande chose. Est-ce qu'on me pardonnera ?" Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dit alors : "N'attestes-tu pas qu’Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Mouḥammad est le Messager d’Allah ?" Il lui répéta cela trois fois. La personne répondit : "Si, je l'atteste !" Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) l'informa alors du mérite de la double attestation, qu'elle expie les mauvaises actions et que le repentir efface ce qui précède.
Enseignements
La grandeur de la double attestation et le fait qu'elle prévaut sur les péchés pour quiconque la prononce en étant sincère dans son cœur.
L'Islam efface ce qui précède.
Le repentir véridique efface ce qui précède.
Le fait de répéter [les choses] dans l'objectif d'enseigner fait partie de la bonne guidée du Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve).
Le mérite de la double attestation et le fait de savoir qu'elle est une cause de délivrance de l'éternité en Enfer.
Référence
مسند أبي يعلى الموصلي (6/ 155) (3433)، المعجم الصغير للطبراني (2/ 201) (1025)، شعب الإيمان (5/404) (7086)، الأحاديث المختارة للضياء المقدسي (5/ 151) (1773)، غريب الحديث للخطابي (1/255)، الترغيب والترهيب (4/55)، النهاية في غريب الحديث والأثر (1/341)، الزواجر لابن حجر الهيتمي (2/961)، جامع العلوم والحكم (1/305).
Mou'âdh (qu'Allah l'agrée) relate : « J'étais assis derrière le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) sur un âne appelé 'Oufayr. Il demanda alors : "Ô Mou'âdh ! Sais-tu quel est le droit d'Allah sur Ses serviteurs et quel est le droit des serviteurs sur Allah ? - J'ai dit : Allah et Son Messager savent mieux ! - Il a répondu : "Le droit d'Allah sur les serviteurs est qu'ils L'adorent et qu'ils ne Lui associent rien, et le droit des serviteurs sur Allah est qu'Il ne châtie personne qui ne Lui associe rien. - J'ai alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Ne dois-je pas annoncer cette bonne nouvelle aux gens ? - Il a répondu : Ne leur annonce pas la bonne nouvelle afin qu'ils ne se reposent pas sur cela !" »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) explique le droit d'Allah sur les serviteurs et le droit des serviteurs sur Allah. Le droit d'Allah sur les serviteurs est qu'ils L'adorent, Lui Seul, et qu'ils ne Lui associent rien, et le droit des serviteurs sur Allah est qu'Il ne châtie pas les vrais monothéistes, ceux-là même qui ne Lui associent rien. Ensuite, Mou'âdh a dit : "Ô Messager d'Allah ! Ne dois-je pas annoncer cette bonne nouvelle aux gens afin qu'ils s'en réjouissent et reçoivent la bonne nouvelle de ce mérite ?" Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) lui a alors interdit cela, par crainte que les gens ne se reposent sur cette bonne nouvelle.
Enseignements
L'explication du droit d'Allah, Exalté soit-Il, qu'Il a rendu obligatoire sur Ses serviteurs : qu'ils L'adorent sans Lui associer qui ou quoi que ce soit.
L'explication du droit des serviteurs sur Allah, Exalté soit-Il, qu'Il a rendu obligatoire sur Lui-même, en tant que faveur et bienfait de Sa part : Il les fait entrer au Paradis et Il ne les châtie pas.
On y trouve une bonne nouvelle considérable pour les vrais monothéistes, ceux qui n'associent rien à Allah, Exalté soit-il, à savoir que leur destination est l'entrée au Paradis.
Mou'âdh a relaté ce hadith juste avant sa mort, par crainte de tomber dans le péché d'avoir dissimulé une science.
La sensibilisation au fait de ne pas transmettre certains hadiths à une catégorie de personnes dont il est craint qu'elles ne saisissent pas leur signification ; toutefois, cela ne concerne pas les hadiths dont découle une œuvre, ou dans lesquels il y a une peine prescrite parmi les peines prescrites de la Charia.
Les désobéissants parmi les vrais monothéistes sont sous la volonté d'Allah : s'Il le veut, Il les châtie ; et s'Il le veut, Il leur pardonne. Ensuite, leur destination est le Paradis.
Référence
صحيح البخاري (4/ 29) (2856)، صحيح مسلم (1/ 58) (30)، المحكم لابن سيده (10/26)، المفهم لما أشكل من تلخيص كتاب مسلم (1/ 203)، فتح الباري (11/340، البحر المحيط الثجاج في شرح صحيح الإمام مسلم بن الحجاج (1/ 623)، (1/ 627)، عمدة القاري شرح صحيح البخاري (14/ 148).
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) et a demandé : "Ô Messager d'Allah ! Quelles sont les deux impératives ? - Il a alors répondu : "Quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer !" »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Un homme a interrogé le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) concernant les deux marques distinctives : celle qui rend obligatoire l'entrée au Paradis, et celle qui rend obligatoire l'entrée en Enfer. Il a alors répondu (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) que la marque distinctive qui rend obligatoire l'entrée au Paradis est celle de l'individu qui meurt en adorant Allah, Seul, et sans rien Lui associer, et que la marque distinctive qui rend obligatoire l'entrée en Enfer et celle de l'individu qui meurt en associant quelqu'un ou quelque chose à Allah et donne ainsi un égal à Allah, semblable dans Sa Divinité, Sa Seigneurie, ou Ses Noms et Attributs.
Enseignements
Le mérite du monothéisme et le fait que quiconque meurt en étant croyant, sans rien associer à Allah, entrera au Paradis.
Le danger du polythéisme et le fait que quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer.
Les désobéissants parmi les vrais monothéistes sont sous la volonté d'Allah : s'Il le veut, Il les châtie ; et s'Il le veut, Il leur pardonne. Ensuite, leur destination est le Paradis.
Référence
صحيح مسلم (1/ 94) (93)، إكمال المعلم بفوائد مسلم (1/ 363)، شرح النووي على مسلم (2/96) المفهم للقرطبي (1/290)، تطريز رياض الصالحين (ص 281)، الكوكب الوهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج (3/63).
Khouraym ibn Fâtik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a dit : « Les œuvres sont de six [types] et les gens de quatre : deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation, deux qui sont égales à elles-mêmes, une bonne action entraînant dix fois plus de récompense et une bonne action entraînant une récompense de sept cents. Concernant les deux qui impliquent l'obligation, c'est que quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et que quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer. Quant aux deux qui vont avec leur égal, c’est que quiconque a l’intention d’accomplir une bonne action, au point que son cœur la ressente et qu'Allah sache cela de lui, elle lui est alors écrite comme une bonne action ; et que quiconque commet une mauvaise action, elle lui est alors écrite comme une mauvaise action. Quiconque accomplit une bonne action, aura dix fois plus en récompense. Quiconque effectue une dépense dans le sentier d’Allah, la bonne action sera multipliée par sept cents. [Concernant les types de gens,] c’est une personne aisée ici-bas et à l’étroit dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et à l’aise dans l’au-delà ; une à l’étroit ici-bas et dans l’au-delà ; et enfin une à l’aise ici-bas et dans l’au-delà. »
Rapporté par AhmadDegréBon
Explication
Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a informé qu'il y a six types d'œuvres et que les gens se divisent en quatre catégories. Ainsi donc, les six œuvres sont :
Premièrement : Quiconque meurt sans rien associer à Allah, le Paradis lui est obligatoire.
Deuxièmement : Quiconque meurt en associant qui ou quoi que ce soit à Allah, l'Enfer lui est obligatoire et il y restera éternellement.
Ce sont les deux [types d'œuvres] qui impliquent l'obligation.
Troisièmement : L'intention de la bonne action. Ainsi, quiconque a l'intention d'accomplir une bonne action, en étant véridique dans son intention au point de la ressentir en son cœur et qu'Allah sache cela de lui, puis qu'ensuite quelque chose s'interpose l'empêchant de l'accomplir, elle lui est quand même écrite en tant que bonne action complète.
Quatrièmement : L'accomplissement de la mauvaise action. Quiconque accomplit une mauvaise action, on lui écrit alors une seule mauvaise action.
Ce sont les deux [types d'œuvres] qui sont égales à elles-mêmes, sans augmentation.
Cinquièmement : Une bonne action qui est décuplée, c'est une personne qui a l'intention d'accomplir une bonne action et l'accomplit. On écrit à cette personne dix bonnes actions.
Sixièmement : Une bonne action multipliée par sept cents. C'est quelqu'un qui effectue une dépense dans le sentier d'Allah, on lui écrit alors sept-cents bonnes actions pour cette bonne action. Ceci fait partie de la grâce et la générosité d'Allah, Béni et Exalté soit-Il, envers Ses serviteurs.
Quant aux quatre types de gens :
Le premier : C'est celui qui est à l'aise ici-bas quant à sa subsistance, il a été gratifié et possède tout ce qu'il souhaite. Toutefois, dans l'au-delà, il sera privé et sa destination est l'Enfer. C'est le mécréant riche.
Le second : C'est celui qui n'est pas à l'aise quant à sa subsistance ici-bas. Toutefois, dans l'au-delà, il sera aisé et sa destination est le Paradis. C'est le croyant pauvre.
Le troisième : C'est celui dont la situation n'est ni aisée ici-bas, ni dans l'au-delà. C'est le mécréant pauvre.
Le quatrième : C'est celui dont la situation est aisée ici-bas et dans l'au-delà. C'est le croyant riche.
Enseignements
L'immense grâce d'Allah, Exalté soit-Il, envers les serviteurs et le fait qu'Il multiplie les bonnes actions.
La justice d'Allah et Sa générosité puisque si nous accomplissons une mauvaise action, alors en toute justice, sa rétribution est celle d'une seule mauvaise action.
La gravité d'associer qui ou quoi que ce soit à Allah. En effet, sa conséquence est la privation du Paradis.
L'explication du mérite de dépenser dans le sentier d'Allah.
La multiplication de la rétribution de la dépense dans le sentier d'Allah commence à sept cents fois plus ; c'est parce qu'elle aide à élever la parole d'Allah.
L'explication des types de gens et des différences qu'il y a entre eux.
Les largesses ici-bas sont accordées au croyant ainsi qu'au non-croyant ; mais dans l'au-delà, elles ne seront accordées qu'au croyant.
Référence
مسند أحمد (31/ 196) (18900)، (31/ 384)، الفتح الرباني لترتيب مسند أحمد بن حنبل الشيباني (19/198).
'Abdoullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Allah sauvera certes un homme devant l'ensemble des créatures au Jour de la Résurrection, Il déploiera devant lui quatre-vingt-dix-neuf registres, chaque registre s’étendant à perte de vue, puis, Il lui demandera : "Nies-tu quoi que ce soit de cela ? Mes scribes gardiens ont-ils été injustes envers toi ? - Il répondra : Non, ô Seigneur ! - Allah lui demandera alors : As-tu une excuse [ou une bonne action] ? - La personne répondra : Non, ô Seigneur ! - Allah dira alors : - Plutôt si ! Certes, auprès de Nous, tu as une bonne action ! Et aujourd’hui, aucune injustice ne te sera faite !" On sortira alors une carte sur laquelle se trouvera : "J’atteste qu’il n’est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et j’atteste que Mouḥammad est Son serviteur et Son Messager." Allah dira : "Amenez-la et pesez-la ! - L’homme dira : Ô Seigneur ! Que représente cette carte face à tous ces registres ? - Allah dira alors : Certes, tu ne subiras aucune injustice !" On posera alors les registres sur l'un des plateaux [de la Balance] et la carte sur l’autre plateau. Les registres se soulèveront, mais la carte pèsera plus lourd. Car rien ne pèse plus lourd que le Nom d’Allah. »
Rapporté par At-Tirmidhî et Ibn MâjahDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) nous informe qu'au Jour de la Résurrection Allah choisira un homme de sa communauté devant l'ensemble des créatures. Il l'appellera afin de le juger. On lui présentera alors quatre-vingt-dix-neuf registres qui seront les feuillets de ses mauvaises actions commises ici-bas. La longueur de chaque registre s'étendra à perte de vue. Ensuite, Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, demandera à cet homme : "Nies-tu quoi que ce soit que tu trouves d'écrit dans ces registres ? Mes Anges, les gardiens scribes, ont-ils été injustes envers toi ?" L'homme répondra alors : "Non, Ô Seigneur !" Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, demandera alors : "As-tu une excuse que tu puisses présenter concernant ce que tu as avancé comme œuvres ici-bas ? Qu'il s'agisse d'un oubli, d'une erreur, ou d'une chose que tu ignorais ?" L'homme répondra : "Non, ô Seigneur ! Je n'ai aucune excuse." Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira : "Plutôt si ! Tu as certes une bonne action auprès de Nous. Et aujourd'hui, aucune injustice ne te sera faite !" [Celui qui rapporte le récit] a dit : « On sortira alors une carte sur laquelle il sera écrit : "J’atteste qu’il n’est de divinité [digne d’adoration] qu'Allah et j’atteste que Mouḥammad est Son serviteur et Son Messager". Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira alors à cet homme : "Présente-toi à ta Balance !" L'homme dira, étonné : "Ô Seigneur ! Que peut peser cette carte vis-à-vis de ces registres !?" Mais Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dira : "Tu ne subiras aucune injustice !" [Celui qui rapporte le récit] a dit : « On posera alors les registres sur l'un des plateaux de la Balance et la carte sur l'autre. Le plateau des registres se soulèvera ; puis, celui de la carte aussi, le plateau de la carte deviendra alors plus lourd, et Allah lui pardonnera. »
Enseignements
La grandeur de la parole de l'Unicité : l'attestation qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah, et sa lourdeur dans la Balance.
Il ne suffit pas de dire : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah" en se contentant de le formuler avec la langue, il faut plutôt en connaitre sa signification et œuvrer en fonction de ce qu'elle implique.
La sincérité et la force de l'Unicité sont des causes d'expiation des péchés.
La foi est différente en fonction de la différence de sincérité des cœurs. Certaines personnes peuvent dire cette parole mais aussi être châtiées à la hauteur de leurs péchés.
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