عن أم المؤمنين ميمونة بنت الحارث رضي الله عنها : أنها أعتقت وَليدَةً ولم تستأذن النبي صلى الله عليه وسلم فلما كان يَومُها الذي يَدورُ عليها فيه، قالت: أشَعَرْتَ يا رسول الله، أني أعتقت وليدتي؟ قال: «أو فعلت؟» قالت: نعم. قال: «أما إنك لو أعطيتها أخوالك كان أعظم لأجرك».
On rapporte au sujet de la mère des croyants, Maymûnah bint Al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée), qu’elle affranchit un jour une esclave, sans en demander la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand vint le jour où il se consacrait à elle, elle lui dit : « Ô Messager d’Allah ! As-tu remarqué que j’ai affranchi mon esclave ? - Il demanda : Vraiment ? - Oui, répondit-elle. - Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, lui dit alors le Messager (sur lui la paix et salut), ta récompense en aurait été plus grande. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
La mère des croyants, Maymûnah (qu’Allah l’agrée) affranchit une esclave, qui lui appartenait, car elle connaissait parfaitement le mérite qu'il y avait à affranchir un esclave pour l'agrément d'Allah. Cependant, elle n’informa pas le Prophète (sur lui la paix et le salut) de son acte, ou bien, elle ne lui demanda pas la permission de l’affranchir. Puis, quand vint le jour où le Prophète (sur lui la paix et le salut) se consacrait à elle, elle le prévint de ce qu’elle avait fait. Il lui demanda : « L’as-tu vraiment fait ? » Elle répondit : « Oui ! » Il ne désapprouva pas ce qu’elle avait accompli quand bien même elle ne lui avait pas demandé son avis. Toutefois, il lui fit la remarque suivante : « Si tu l’avais donnée à tes oncles maternels, alors la récompense en aurait été plus grande. » C’est-à-dire : C’est bien ce que tu as fait à une exception près : si tu avais offert ton esclave à tes oncles maternels de la tribu des Banî Hilâl, tu aurais alors obtenu une meilleure et plus grande récompense, étant donné que cela aurait été compté comme une aumône pour un proche doublée d’un acte permettant de renforcer les liens de parenté.
Référence
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه.
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
- كنوز رياض الصالحين»، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه
مرعاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح - أبو الحسن عبيد الله المباركفوري - إدارة البحوث العلمية والدعوة والإفتاء - الجامعة السلفية - بنارس الهند الطبعة: الثالثة - 1404 هـ، 1984.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن عائشة رضي الله عنها قالت: يا رسولَ اللهِ، إِنَّ لِي جَارَيْنِ، فإلى أَيِّهِمَا أُهْدِي؟ قال: «إلى أَقْرَبِهِمَا مِنْكِ بَابًا».
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai deux voisins, auquel des deux dois-je offrir en priorité ? » Il répondit : « Offre à celui dont la porte est la plus proche de toi ! »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « J’ai deux voisins et il nous a été ordonné de nous montrer généreux envers le voisin de manière générale. Or, je ne peux leur offrir en même temps quelque chose à tous les deux. Par conséquent, à qui dois-je offrir en priorité afin d’être comptée parmi les personnes généreuses envers leur voisin ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Offre à celui dont la porte est la plus proche de toi ! »
Référence
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الرابعة عشر، 1407ه - 1987م.
رياض الصالحين للنووي، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، ط1، 1428هـ.
رياض الصالحين، للنووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، ط4، 1428هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن سهل بن سعد رضي الله عنه : أن امرأةَ جاءت إلى رسولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم بِبُرْدَةٍ مَنسُوجَةٍ، فقالت: نَسَجتُها بيديَّ لأَكْسُوَكَها، فأخذها النبيُّ صلى الله عليه وسلم محتاجاً إليها، فخرجَ إلينا وإنها إزارُهُ، فقال فلانٌ: اكسُنِيها ما أحسَنَها! فقال: "نعم"، فجلسَ النبيُّ صلى الله عليه وسلم في المجلسِ، ثم رجع فطَوَاها، ثم أرسلَ بها إليه، فقال له القومُ: ما أحسَنتَ! لبسها النبيُّ صلى الله عليه وسلم محتاجاً إليها، ثم سألته وعَلِمتَ أنه لا يَرُدَ سائلاً، فقال: إني واللهِ ما سألتُهُ لألبِسَها، إنما سألتُهُ لتكُونَ كَفَنِي. قال سهلٌ: فكانت كَفَنَهُ.
Sahl ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu'elle dit : « Je l'ai tissé moi-même et je te l'offre pour t'en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s'exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s'assit dans l'assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir. Les personnes présentes dirent à l'homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a porté parce qu'il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu'il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L'homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu'afin qu'il soit mon linceul ! » Sahl (qu'Allah l'agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »
Rapporté par Al-Bukhârî de manière similaireDegréAuthentique
Explication
L'altruisme du Prophète (sur lui la paix et le salut) apparaît dans ce hadith : il a préféré offrir le manteau à cet homme bien qu'il en ait lui-même besoin. En effet, le fait qu'il l'ait immédiatement porté montre clairement qu'il en avait fort besoin. Lorsqu'une femme apporta et offrit un manteau au Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme s'avança et s'exclama : « Qu'il est beau ! » puis il le demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut). Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le retira, le plia et le lui donna. Certains explicateurs des récits de la tradition prophétique ont mentionné parmi les enseignements tirés de ce récit, le fait de chercher la bénédiction avec les traces et les restes des gens pieux. Cependant, ce n'est pas du tout correct car la recherche de bénédiction était spécifique à la personne du Prophète (sur lui la paix et le salut) et on ne peut donc faire d'analogie avec autrui dans le mérite et la piété. De plus, les Compagnons (qu'Allah les agrée) n'ont pas recherché de bénédiction autre que celle du Prophète (sur lui la paix et le salut) de son vivant et après sa mort. Et si c'était un bien, ils nous auraient devancés afin de l'accomplir et il existe d'autres raisons prouvant que ce n'est pas légiféré.
Référence
بهجة شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي.
تطريز رياض الصالحين؛ تأليف فيصل آل مبارك، تحقيق د. عبدالعزيز آل حمد، دار العاصمة-الرياض، الطبعة الأولى، 1423هـ.
تيسير العزيز الحميد في شرح كتاب التوحيد؛ للإمام سليمان بن عبدالله بن محمد بن عبدالوهاب، تحقيق أسامة عطايا، دار الصميعي-الرياض، الطبعة الأولى، 1428هـ.
الجمع بين الصحيحين؛ للإمام محمد بن فتوح الحميدي، تحقيق د. علي البواب، دار ابن حزم.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين؛ لمحمد بن علان الشافعي، دار الكتاب العربي-بيروت.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428هـ.
صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبدالله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
فتح الباري بشرح صحيح البخاري؛ للحافظ أحمد بن علي بن حجر العسقلاني، دار المعرفة-بيروت.
كنوز رياض الصالحين؛ فريق علمي برئاسة أ.د. حمد العمار، دار كنوز إشبيليا-الرياض، الطبعة الأولى، 1430هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن الصعب بن جَثَّامَةَ رضي الله عنه ، قال: أهديتُ رسولَ الله - صلى الله عليه وسلم - حماراً وحشياً، فَرَدَّهُ عَلَيَّ، فلما رأى ما في وجهي، قال: «إنا لم نَرُدَّهُ عليك إلا لأنَّا حُرُمٌ».
Aṣ-Ṣaʽb ibn Juthâmah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre, mais il le refusa. En voyant l’expression de mon visage, il a dit : " Nous ne te le refusons que parce que nous sommes en état de sacralisation. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
De par son comportement exemplaire, le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’essayait pas d’amadouer les gens en matière de religion, mais il ne manquait pas non plus d’apaiser leurs cœurs. Ainsi, Aṣ-Ṣaʽb ibn Juthâmah (qu’Allah l’agrée), qui courait vite et lançait admirablement, passa près du Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu’il était en état de sacralisation et il alla chasser pour lui un onagre (âne sauvage). Une fois cela accompli, il l’offrit au Prophète (sur lui la paix et le salut) mais ce dernier le refusa. Aṣ-Ṣaʽb fut vexé et ne comprit pas pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rendit son cadeau, alors son visage changea. En voyant cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut apaiser son cœur. Il l’informa alors qu'il n'avait refusé son cadeau que parce qu'il était en état de sacralisation et que, dans cet état, il est interdit de manger de la viande ayant été chassée pour soi.
Référence
بهجة شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي.
تطريز رياض الصالحين؛ تأليف فيصل آل مبارك، تحقيق د. عبدالعزيز آل حمد، دار العاصمة-الرياض، الطبعة الأولى، 1423هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن-الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبدالله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبدالباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
فتح الباري بشرح صحيح البخاري؛ للحافظ أحمد بن علي بن حجر العسقلاني، دار المعرفة-بيروت.
كنوز رياض الصالحين؛ فريق علمي برئاسة أ.د. حمد العمار، دار كنوز إشبيليا-الرياض، الطبعة الأولى، 1430هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال: «حَمَلْتُ على فرس في سبيل الله، فأضاعه الذي كان عنده، فأردت أن أشتريه، وظننت أنه يبيعه بِرُخْصٍ، فسألت النبي صلى الله عليه وسلم ؟ فقال: لا تَشْتَرِهِ، ولا تعد في صدقتك؛ فإن أَعْطَاكَهُ بِدِرْهَمٍ؛ فإن العَائِدَ في هِبَتِهِ كالعَائِدِ في قَيْئِهِ».
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) dit : « J’ai donné un cheval dans le sentier d’Allah et celui qui l’avait en sa possession n’en a pas pris soin. Je voulus alors le racheter, pensant qu’il le vendrait pour pas cher. Je questionnai à ce propos le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui répondit : « Ne l’achète pas et ne reviens pas sur ton aumône, même s’il te le vend pour une pièce d’argent ! Celui qui revient sur son aumône est semblable à celui qui ravale son vomi ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) aida un homme à combattre dans le sentier d’Allah et lui fît don d’un cheval dans cet objectif. Cependant, l’homme ne prit pas soin du cheval, ne dépensa guère assez pour son entretien et l’épuisa à tel point qu’il maigrit et s'affaiblit. Voyant cela, ‘Umar voulu le racheter. Vu l’état d’amaigrissement et de faiblesse du cheval, il pensait que le prix ne serait pas élevé. Cependant, il ne voulut rien faire avant de consulter le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui le lui interdit, même s'il avait pu l'acquérir au plus bas prix. En effet ce qui a été donné en aumône l'a été pour Allah, et c’est pourquoi ton âme ne doit ni s’y accrocher, ni chercher à le reprendre. [L’interdiction vient aussi] afin d’éviter que le donataire ne soit complaisant avec toi sur le prix, car cela reviendrait à récupérer une partie de ton aumône. Cette aumône a également effacé tes péchés et autres [actes méprisables], il n'est donc pas opportun qu’elle te revienne. Voilà pourquoi cet achat a été considéré comme une : « reprise d'aumône », bien qu'il fût acheté avec de l'argent. Cet acte a été comparé au fait de ravaler son propre vomi du fait que c'est un acte détestable et méprisable.
Référence
تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الإمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426هـ.
الإلمام بشرح عمدة الأحكام، لإسماعيل الأنصاري، ط1، دار الفكر، دمشق، 1381هـ.
عمدة الأحكام من كلام خير الأنام صلى الله عليه وسلم، لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق ، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408 هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن عبد الله بن عباس رضي الله عنهما مرفوعاً: "العائد في هِبَتِهِ، كالعائد في قَيْئِهِ".
وفي لفظ: "فإن الذى يعود في صدقته: كالكلب يَقِئ ُثم يعود في قيئه".
‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui revient sur un don qu'il a fait est semblable à celui qui ravale son vomi ! » Et dans une expression : « Celui qui revient sur un don qu'il a fait est comme un chien qui vomit puis réingurgite son vomi ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a employé une parabole repoussante pour dissuader l’individu de revenir sur le don qu’il a fait : quiconque revient sur un don est semblable à un chien qui vomit puis se met à manger de nouveau ses vomissures. Cela montre à quel point cette façon d’agir est abjecte et basse et à quel point son auteur est vil.
Référence
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- تيسير العلام شرح عمدة الأحكام-عبد الله البسام-تحقيق محمد صبحي حسن حلاق- مكتبة الصحابة- الشارقة- الطبعة العاشرة- 1426ه.
- منحة العلام في شرح بلوغ المرام:تأليف عبد الله الفوزان-طبعة دار ابن الجوزي-الطبعة الأولى 1428.
- فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام للشيخ ابن عثيمين- المكتبة الإسلامية القاهرة- تحقيق صبحي رمضان وأم إسراء بيومي- الطبعة الأولى 1427.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما قال: «قضى رسول الله صلى الله عليه وسلم بالعُمْرَى لمن وهبت له».
وفي لفظ: «من أُعمِر عمرى له ولعقبه؛ فإنها للذي أعطيها، لا ترجع إلى الذي أعطاها؛ لأنه أعطى عطاء وقعت فيه المواريث».
وقال جابر: «إنما العمرى التي أجازها رسول الله صلى الله عليه وسلم ، أن يقول: "هي لك ولعقبك"، فأما إذا قال: "هي لك ما عشت"؛ فإنها ترجع إلى صاحبها».
وفي لفظ لمسلم: «أمسكوا عليكم أموالكم ولا تفسدوها، فإنه من أُعمِر عمرى فهي للذي أُعمِرها حيًّا وميتًا ولعقبه».
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a décrété que le don viager revenait à celui qui l'avait reçu. » Dans une version : « Si quelqu'un reçoit un don viager qui lui est adressé ainsi qu'à sa descendance, ce don lui appartient et ne revient pas à celui qui l'a donné, car il a donné une chose qui est maintenant sujette à l'héritage. » Jâbir a dit : « Le don viager que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a autorisé consiste à dire : " Ceci est pour toi et pour ta descendance. " Quant à s'il a été dit : " Ceci est pour toi tant que tu es en vie. ", il revient [tout de même] à celui à qui il a été donné. » Dans une version rapportée par Muslim : « Gardez vos biens et ne les gâchez pas ! Celui qui reçoit un don viager, ce dernier lui appartient, de son vivant et après son décès, ainsi qu'à sa descendance. »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
« Al-'umrâ » et « Ar-ruqbâ » sont deux sortes de dons que les gens pratiquaient dans l'ère préislamique. Un homme donnait une maison ou autre à quelqu'un en lui disant : « Je te le donne tant que tu es en vie », ou « tant que je suis en vie ». Ils attendaient ensuite la mort de celui qui recevait ce don afin de récupérer leur bien. La religion a donc cautionné le don, mais a invalidé la condition qui l'accompagnait habituellement, qui était de pouvoir reprendre le bien donné. En effet, celui qui reprend ce qu'il a donné est semblable à un chien qui vomit puis mange de ses vomissures. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a de ce fait décrété que ce qui est donné appartient à celui qui le reçoit et à sa descendance après lui. Il a également conseillé à ses Compagnons de préserver leurs biens, car ils pensaient que la condition de pouvoir reprendre ce qui était donné était valable et qu'ils pouvaient récupérer leurs biens. Il leur dit : « Gardez vos biens et ne les gâchez pas ! Celui qui reçoit un don viager, ce dernier lui appartient, de son vivant et après son décès, ainsi qu'à sa descendance. »
Référence
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- الإلمام بشرح عمدة الأحكام للشيخ إسماعيل الأنصاري-مطبعة السعادة-الطبعة الثانية 1392ه.
- تيسير العلام شرح عمدة الأحكام-عبد الله البسام-تحقيق محمد صبحي حسن حلاق- مكتبة الصحابة- الشارقة- الطبعة العاشرة- 1426ه.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن عائشة رضي الله عنها أنها اشترتْ بَريرَة مِنْ أُناسٍ من الأنصار واشْتَرَطوا الوَلاء، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «الوَلاءُ لِمَنْ وَلِيَ النِّعْمَة»، وخَيَّرَهَا رسول الله صلى الله عليه وسلم وكان زوْجُها عبْدا، وأهدَتْ لعائشة لحْما، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لو صَنَعْتُم لنا من هذا اللحم»، قالت عائشة: تُصُدِّقَ به على بَرِيرَة، فقال: «هو لها صدَقة ولنا هديَّة».
‘ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'elle acheta Barîrah auprès de personnes qui faisaient partie des Anṣâr mais qui avaient conditionné que le droit de tutelle soit pour eux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit alors : « Le droit de tutelle revient à quiconque affranchit ! » De plus, il lui donna le choix de rester ou non avec son mari qui était encore esclave. [Un jour] Barîrah offrit à '‘ishah (qu'Allah l'agrée) de la viande. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) dit : « Que pensez-vous si vous nous faisiez à manger avec ce morceau de viande ? » '‘ishah (qu'Allah l'agrée) répondit : « C'est une aumône faite à Barîrah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) répondit alors : « C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Ce hadith enseigne que la mère des croyants, '‘ishah (qu'Allah l'agrée) acheta Barîrah puis l'affranchit. Ses maîtres voulurent préserver le droit de tutelle alors elle en informa le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) qui l’informa que cette condition n'était pas valide et que quiconque affranchissait un esclave possédait le droit de tutelle. [Par ailleurs] Barîrah était l’épouse d’un esclave nommé Mughîth. Lorsqu'elle fut affranchie, elle devint libre de sa personne et le Prophète (sur lui la paix et salut) lui donna le choix de garder son époux auprès d'elle ou de s'en séparer car elle avait atteint un niveau social plus élevé que lui du fait de sa liberté. Ensuite, on offrit un morceau de viande à Barîrah qu'elle envoya à '‘ishah (qu'Allah l'agrée). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) voulut en manger mais '‘ishah (qu'Allah l'agrée) l'informa que ce morceau de viande fut offert en aumône à Barîrah et que lui (sur lui la paix et salut) ne mangeait pas les aumônes. Alors le Prophète (sur lui la paix et salut) l'informa que Barîrah l'avait obtenu par la voie d'une aumône mais qu'elle devint pour lui (sur lui la paix et salut) un cadeau en changeant de main. De ce fait, son statut changea et devint un cadeau, un don. Ainsi, il ne fut pas illicite pour lui, ni pour les gens de sa famille [d’en consommer].
Référence
- صحيح البخاري –الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب، الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- توضيح الأحكام شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله البسام، مكتبة الأسدي، مكة المكرمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م.
- الإعلام بفوائد عمدة الأحكام، لابن الملقن، المحقق: عبد العزيز بن أحمد بن محمد المشيقح, دار العاصمة للنشر والتوزيع، المملكة العربية السعودية، الطبعة: الأولى، 1417 هـ - 1997 م.
- إحكام الإحكام شرح عمدة الأحكام، لابن دقيق العيد، الناشر: مطبعة السنة المحمدية بدون طبعة وبدون تاريخ.
- فتح الباري شرح صحيح البخاري، لأحمد بن علي بن حجر العسقلاني الشافعي- دار المعرفة - بيروت، رقم كتبه وأبوابه وأحاديثه: محمد فؤاد عبد الباقي، قام بإخراجه وصححه وأشرف على طبعه: محب الدين الخطيب- عليه تعليقات العلامة: عبد العزيز بن عبد الله بن باز.
Ce hadith sur HadeethEnc.comChaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com