N° 2362Livre 42, n° 10
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ يَسْقِي بِهَا النَّخْلَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ـ فَأَمَرَهُ بِالْمَعْرُوفِ ـ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ". فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ. فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَرْجِعَ الْمَاءُ إِلَى الْجَدْرِ ". وَاسْتَوْعَى لَهُ حَقَّهُ. فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنَّ هَذِهِ الآيَةَ أُنْزِلَتْ فِي ذَلِكَ {َلاَ وَرَبِّكِ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ}. قَالَ لِي ابْنُ شِهَابٍ فَقَدَّرَتِ الأَنْصَارُ وَالنَّاسُ قَوْلَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ". وَكَانَ ذَلِكَ إِلَى الْكَعْبَيْنِ.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair à propos d’un canal dans la Harra qui servait à irriguer les palmiers-dattiers. Le Messager d’Allah (ﷺ), en demandant à Zubair d’être juste, a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) d’abord, puis laisse l’eau à ton voisin. » L’Ansari a dit : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) et retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Zubair son droit complet. Zubair a dit : « Par Allah, le verset suivant a été révélé à ce sujet : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends.’ (4.65) » (Le sous-narrateur), Ibn Shihab a dit à Juraij (un autre sous-narrateur) : « Les Ansar et les autres ont compris que la parole du Prophète, ‘Irrigue (ton terrain) et retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres’, voulait dire jusqu’aux chevilles. »
La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.