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Ṣaḥīḥ Muslim

N° 6322

N° 6322Livre 44, n° 152Numérotation arabe 2144.04
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمِ بْنِ مَيْمُونٍ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ مَاتَ ابْنٌ لأَبِي طَلْحَةَ مِنْ أُمِّ سُلَيْمٍ فَقَالَتْ لأَهْلِهَا لاَ تُحَدِّثُوا أَبَا طَلْحَةَ بِابْنِهِ حَتَّى أَكُونَ أَنَا أُحَدِّثُهُ - قَالَ - فَجَاءَ فَقَرَّبَتْ إِلَيْهِ عَشَاءً فَأَكَلَ وَشَرِبَ - فَقَالَ - ثُمَّ تَصَنَّعَتْ لَهُ أَحْسَنَ مَا كَانَ تَصَنَّعُ قَبْلَ ذَلِكَ فَوَقَعَ بِهَا فَلَمَّا رَأَتْ أَنَّهُ قَدْ شَبِعَ وَأَصَابَ مِنْهَا قَالَتْ يَا أَبَا طَلْحَةَ أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ قَوْمًا أَعَارُوا عَارِيَتَهُمْ أَهْلَ بَيْتٍ فَطَلَبُوا عَارِيَتَهُمْ أَلَهُمْ أَنْ يَمْنَعُوهُمْ قَالَ لاَ ‏.‏ قَالَتْ فَاحْتَسِبِ ابْنَكَ ‏.‏ قَالَ فَغَضِبَ وَقَالَ تَرَكْتِنِي حَتَّى تَلَطَّخْتُ ثُمَّ أَخْبَرْتِنِي بِابْنِي ‏.‏ فَانْطَلَقَ حَتَّى أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ بِمَا كَانَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَارَكَ اللَّهُ لَكُمَا فِي غَابِرِ لَيْلَتِكُمَا ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَحَمَلَتْ - قَالَ - فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ وَهِيَ مَعَهُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَتَى الْمَدِينَةَ مِنْ سَفَرٍ لاَ يَطْرُقُهَا طُرُوقًا فَدَنَوْا مِنَ الْمَدِينَةِ فَضَرَبَهَا الْمَخَاضُ فَاحْتُبِسَ عَلَيْهَا أَبُو طَلْحَةَ وَانْطَلَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - يَقُولُ أَبُو طَلْحَةَ إِنَّكَ لَتَعْلَمُ يَا رَبِّ إِنَّهُ يُعْجِبُنِي أَنْ أَخْرُجَ مَعَ رَسُولِكَ إِذَا خَرَجَ وَأَدْخُلَ مَعَهُ إِذَا دَخَلَ وَقَدِ احْتُبِسْتُ بِمَا تَرَى - قَالَ - تَقُولُ أُمُّ سُلَيْمٍ يَا أَبَا طَلْحَةَ مَا أَجِدُ الَّذِي كُنْتُ أَجِدُ انْطَلِقْ ‏.‏ فَانْطَلَقْنَا - قَالَ - وَضَرَبَهَا الْمَخَاضُ حِينَ قَدِمَا فَوَلَدَتْ غُلاَمًا فَقَالَتْ لِي أُمِّي يَا أَنَسُ لاَ يُرْضِعُهُ أَحَدٌ حَتَّى تَغْدُوَ بِهِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏.‏ فَلَمَّا أَصْبَحَ احْتَمَلْتُهُ فَانْطَلَقْتُ بِهِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - فَصَادَفْتُهُ وَمَعَهُ مِيسَمٌ فَلَمَّا رَآنِي قَالَ ‏"‏ لَعَلَّ أُمَّ سُلَيْمٍ وَلَدَتْ ‏"‏ ‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ ‏.‏ فَوَضَعَ الْمِيسَمَ - قَالَ - وَجِئْتُ بِهِ فَوَضَعْتُهُ فِي حَجْرِهِ وَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِعَجْوَةٍ مِنْ عَجْوَةِ الْمَدِينَةِ فَلاَكَهَا فِي فِيهِ حَتَّى ذَابَتْ ثُمَّ قَذَفَهَا فِي فِي الصَّبِيِّ فَجَعَلَ الصَّبِيُّ يَتَلَمَّظُهَا - قَالَ - فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ انْظُرُوا إِلَى حُبِّ الأَنْصَارِ التَّمْرَ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَمَسَحَ وَجْهَهُ وَسَمَّاهُ عَبْدَ اللَّهِ ‏.‏
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le fils d’Abu Talha, né d’Umm Sulaim, est décédé. Umm Sulaim a dit à sa famille : « Ne parlez pas à Abu Talha de la mort de son fils avant que je ne le fasse moi-même. » Abu Talha est rentré à la maison ; elle lui a servi le dîner, il a mangé et bu de l’eau. Ensuite, elle s’est embellie, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Abu Talha a eu un rapport intime avec elle et, quand elle a vu qu’il était satisfait, elle lui a dit : « Abu Talha, si des gens empruntent quelque chose à une famille et que cette famille demande à le récupérer, est-ce qu’on peut refuser de le rendre ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je t’annonce la mort de ton fils. » Il s’est fâché et a dit : « Tu ne m’as rien dit avant que nous ayons eu un rapport, puis tu m’annonces la mort de mon fils. » Il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’Allah vous bénisse pour la nuit que vous avez passée ensemble ! » Elle est tombée enceinte. Le Messager d’Allah ﷺ était en voyage et elle l’accompagnait. À leur retour à Médine, il n’entrait pas chez lui la nuit. Quand ils approchaient de Médine, elle a commencé à ressentir les douleurs de l’accouchement. Abu Talha est resté avec elle et le Messager d’Allah ﷺ a continué sa route. Abu Talha a dit : « Ô Seigneur, Tu sais que j’aime accompagner le Messager d’Allah quand il part et revenir avec lui, mais Tu vois que je suis retenu. » Umm Sulaim a dit : « Abu Talha, je ne ressens plus autant de douleur, alors allons-y. » Ils ont continué et, en arrivant à Médine, elle a accouché. Ma mère m’a dit : « Anas, que personne ne l’allaite avant que tu ne l’emmènes demain matin chez le Messager d’Allah ﷺ. » Le matin venu, je l’ai porté chez le Messager d’Allah ﷺ. Il avait à la main un instrument pour marquer les chameaux. Quand il m’a vu, il a dit : « C’est peut-être l’enfant qu’Umm Sulaim vient d’avoir. » J’ai répondu : « Oui. » Il a posé l’instrument, j’ai mis l’enfant sur ses genoux et il a demandé qu’on lui apporte des dattes d’Ajwa de Médine. Il les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant, qui a commencé à les goûter. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez comme les Ansar aiment les dattes. » Puis il a caressé le visage de l’enfant et l’a nommé Abdullah

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 44 · The Book of the Merits of the Companions

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.