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Ṣaḥīḥ Muslim

N° 4245

N° 4245Livre 26, n° 11Numérotation arabe 1641.01
وَحَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَعَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ السَّعْدِيُّ، - وَاللَّفْظُ لِزُهَيْرٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَبِي الْمُهَلَّبِ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، قَالَ كَانَتْ ثَقِيفُ حُلَفَاءَ لِبَنِي عُقَيْلٍ فَأَسَرَتْ ثَقِيفُ رَجُلَيْنِ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَسَرَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً مِنْ بَنِي عُقَيْلٍ وَأَصَابُوا مَعَهُ الْعَضْبَاءَ فَأَتَى عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْوَثَاقِ قَالَ يَا مُحَمَّدُ ‏.‏ فَأَتَاهُ فَقَالَ ‏"‏ مَا شَأْنُكَ ‏"‏ ‏.‏ فَقَالَ بِمَ أَخَذْتَنِي وَبِمَ أَخَذْتَ سَابِقَةَ الْحَاجِّ فَقَالَ إِعْظَامًا لِذَلِكَ ‏"‏ أَخَذْتُكَ بِجَرِيرَةِ حُلَفَائِكَ ثَقِيفَ ‏"‏ ‏.‏ ثُمَّ انْصَرَفَ عَنْهُ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ يَا مُحَمَّدُ ‏.‏ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَحِيمًا رَقِيقًا فَرَجَعَ إِلَيْهِ فَقَالَ ‏"‏ مَا شَأْنُكَ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ إِنِّي مُسْلِمٌ ‏.‏ قَالَ ‏"‏ لَوْ قُلْتَهَا وَأَنْتَ تَمْلِكُ أَمْرَكَ أَفْلَحْتَ كُلَّ الْفَلاَحِ ‏"‏ ‏.‏ ثُمَّ انْصَرَفَ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ يَا مُحَمَّدُ ‏.‏ فَأَتَاهُ فَقَالَ ‏"‏ مَا شَأْنُكَ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ إِنِّي جَائِعٌ فَأَطْعِمْنِي وَظَمْآنُ فَأَسْقِنِي ‏.‏ قَالَ ‏"‏ هَذِهِ حَاجَتُكَ ‏"‏ ‏.‏ فَفُدِيَ بِالرَّجُلَيْنِ - قَالَ - وَأُسِرَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ وَأُصِيبَتِ الْعَضْبَاءُ فَكَانَتِ الْمَرْأَةُ فِي الْوَثَاقِ وَكَانَ الْقَوْمُ يُرِيحُونَ نَعَمَهُمْ بَيْنَ يَدَىْ بُيُوتِهِمْ فَانْفَلَتَتْ ذَاتَ لَيْلَةٍ مِنَ الْوَثَاقِ فَأَتَتِ الإِبِلَ فَجَعَلَتْ إِذَا دَنَتْ مِنَ الْبَعِيرِ رَغَا فَتَتْرُكُهُ حَتَّى تَنْتَهِيَ إِلَى الْعَضْبَاءِ فَلَمْ تَرْغُ قَالَ وَنَاقَةٌ مُنَوَّقَةٌ فَقَعَدَتْ فِي عَجُزِهَا ثُمَّ زَجَرَتْهَا فَانْطَلَقَتْ وَنَذِرُوا بِهَا فَطَلَبُوهَا فَأَعْجَزَتْهُمْ - قَالَ - وَنَذَرَتْ لِلَّهِ إِنْ نَجَّاهَا اللَّهُ عَلَيْهَا لَتَنْحَرَنَّهَا فَلَمَّا قَدِمَتِ الْمَدِينَةَ رَآهَا النَّاسُ ‏.‏ فَقَالُوا الْعَضْبَاءُ نَاقَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏.‏ فَقَالَتْ إِنَّهَا نَذَرَتْ إِنْ نَجَّاهَا اللَّهُ عَلَيْهَا لَتَنْحَرَنَّهَا ‏.‏ فَأَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا ذَلِكَ لَهُ ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ سُبْحَانَ اللَّهِ بِئْسَمَا جَزَتْهَا نَذَرَتْ لِلَّهِ إِنْ نَجَّاهَا اللَّهُ عَلَيْهَا لَتَنْحَرَنَّهَا لاَ وَفَاءَ لِنَذْرٍ فِي مَعْصِيَةٍ وَلاَ فِيمَا لاَ يَمْلِكُ الْعَبْدُ ‏"‏ ‏.‏ وَفِي رِوَايَةِ ابْنِ حُجْرٍ ‏"‏ لاَ نَذْرَ فِي مَعْصِيَةِ اللَّهِ ‏"‏ ‏.‏
Rapporté par Imran b. Husain رضي الله عنه : La tribu de Thaqif était alliée aux Banu ‘Uqail. Thaqif fit prisonniers deux compagnons du Messager d’Allah ﷺ. Les compagnons du Prophète ﷺ capturèrent un homme des Banu ‘Uqail, ainsi que la chamelle al-‘Adbi (la chamelle du Prophète). Le Messager d’Allah ﷺ vint voir le prisonnier, qui était attaché. Il l’appela : « Muhammad. » Le Prophète ﷺ s’approcha et lui demanda : « Que t’arrive-t-il ? » Il répondit : « Pourquoi m’as-tu fait prisonnier et pourquoi as-tu pris celle qui précède les pèlerins ? » (en parlant de la chamelle). Le Prophète ﷺ répondit : « C’est à cause de la faute de tes alliés, les Banu Thaqif. » Puis il s’éloigna. Le prisonnier l’appela de nouveau : « Muhammad, Muhammad. » Comme le Messager d’Allah ﷺ était très compatissant et doux, il revint vers lui et lui demanda : « Que veux-tu ? » Il répondit : « Je suis musulman. » Le Prophète ﷺ dit : « Si tu avais dit cela alors que tu étais libre, tu aurais tout réussi. » Puis il s’éloigna. Le prisonnier l’appela encore : « Muhammad, Muhammad. » Le Prophète ﷺ revint et demanda : « Que veux-tu ? » Il répondit : « J’ai faim, nourris-moi, et j’ai soif, donne-moi à boire. » Le Prophète ﷺ répondit : « Voilà ce que tu demandes. » Il fut ensuite échangé contre deux prisonniers détenus par Thaqif. Le narrateur ajoute : une femme des Ansar avait aussi été faite prisonnière, ainsi que la chamelle al-‘Adbi. La femme était attachée. Les gens faisaient reposer leurs animaux devant leurs maisons. Une nuit, elle réussit à s’échapper et se dirigea vers les chameaux. Les animaux s’agitaient, sauf al-‘Adbi qui resta calme. Elle monta sur son dos et partit. Quand les ennemis s’en rendirent compte, ils la cherchèrent, mais la chamelle les épuisait. La femme fit le vœu devant Allah que si Allah la sauvait grâce à cette chamelle, elle la sacrifierait. À son arrivée à Médine, les gens la virent et dirent : « Voici al-‘Adbi, la chamelle du Messager d’Allah ﷺ. » Elle expliqua qu’elle avait fait le vœu que si Allah la sauvait sur son dos, elle la sacrifierait. Les compagnons en informèrent le Messager d’Allah ﷺ, qui dit : « Gloire à Allah ! Quelle mauvaise récompense pour elle que de vouloir sacrifier celle qui l’a sauvée ! Il n’y a pas d’accomplissement d’un vœu dans la désobéissance, ni dans ce qui ne dépend pas de la personne. » Dans la version d’Ibn Hujr, il est dit : « Il n’y a pas de vœu dans la désobéissance à Allah. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 26 · The Book of Vows

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.