N° 4104Livre 37, n° 5
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ أَبِي الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ اشْتَكَى سَلْمَانُ فَعَادَهُ سَعْدٌ فَرَآهُ يَبْكِي فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ مَا يُبْكِيكَ يَا أَخِي أَلَيْسَ قَدْ صَحِبْتَ رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ أَلَيْسَ أَلَيْسَ قَالَ سَلْمَانُ مَا أَبْكِي وَاحِدَةً مِنَ اثْنَتَيْنِ مَا أَبْكِي صَبًّا لِلدُّنْيَا وَلاَ كَرَاهِيَةً لِلآخِرَةِ وَلَكِنْ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ عَهِدَ إِلَىَّ عَهْدًا فَمَا أُرَانِي إِلاَّ قَدْ تَعَدَّيْتُ . قَالَ وَمَا عَهِدَ إِلَيْكَ قَالَ عَهِدَ إِلَىَّ أَنَّهُ يَكْفِي أَحَدَكُمْ مِثْلُ زَادِ الرَّاكِبِ وَلاَ أُرَانِي إِلاَّ قَدْ تَعَدَّيْتُ وَأَمَّا أَنْتَ يَا سَعْدُ فَاتَّقِ اللَّهَ عِنْدَ حُكْمِكَ إِذَا حَكَمْتَ وَعِنْدَ قَسْمِكَ إِذَا قَسَمْتَ وَعِنْدَ هَمِّكَ إِذَا هَمَمْتَ . قَالَ ثَابِتٌ فَبَلَغَنِي أَنَّهُ مَا تَرَكَ إِلاَّ بِضْعَةً وَعِشْرِينَ دِرْهَمًا مِنْ نَفَقَةٍ كَانَتْ عِنْدَهُ .
Rapporté par Thabit d’après Anas : Salman est tombé malade et Sa’d est venu lui rendre visite. En le voyant, il s’est mis à pleurer. Sa’d lui a dit : « Pourquoi pleures-tu, mon frère ? N’es-tu pas un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) ? N’est-ce pas le cas ? » Salman a répondu : « Je ne pleure que pour une seule raison : ce n’est pas par regret pour ce monde ni par peur de l’Au-delà. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a donné un conseil et je pense l’avoir dépassé. » Il lui a demandé : « Quel était ce conseil ? » Il a répondu : « Il m’a conseillé que la provision d’un cavalier suffit à chacun de vous, et je pense avoir dépassé cela. Quant à toi, ô Sa’d, crains Allah lorsque tu rends un jugement, lorsque tu distribues (les butins), et lorsque tu prends une décision. »
Degrés indiqués dans la source
- SahihAl-Albani
- SahihMuhammad Fouad Abd al-Baqi
- HasanShuaib Al Arnaut
- Isnaad HasanZubair Ali Zai