N° 3116Livre 25, n° 235
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا الْمُحَارِبِيُّ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، عَنْ وَاصِلٍ الأَحْدَبِ، عَنْ شَقِيقٍ، قَالَ بَعَثَ رَجُلٌ مَعِيَ بِدَرَاهِمَ هَدِيَّةً إِلَى الْبَيْتِ . قَالَ فَدَخَلْتُ الْبَيْتَ وَشَيْبَةُ جَالِسٌ عَلَى كُرْسِيٍّ فَنَاوَلْتُهُ إِيَّاهَا . فَقَالَ أَلَكَ هَذِهِ قُلْتُ لاَ وَلَوْ كَانَتْ لِي لَمْ آتِكَ بِهَا . قَالَ أَمَا لَئِنْ قُلْتَ ذَلِكَ لَقَدْ جَلَسَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ مَجْلِسَكَ الَّذِي جَلَسْتَ فِيهِ فَقَالَ لاَ أَخْرُجُ حَتَّى أَقْسِمَ مَالَ الْكَعْبَةِ بَيْنَ فُقَرَاءِ الْمُسْلِمِينَ . قُلْتُ مَا أَنْتَ بِفَاعِلٍ . قَالَ لأَفْعَلَنَّ . قَالَ وَلِمَ ذَاكَ قُلْتُ لأَنَّ النَّبِيَّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ قَدْ رَأَى مَكَانَهُ . وَأَبُو بَكْرٍ وَهُمَا أَحْوَجُ مِنْكَ إِلَى الْمَالِ فَلَمْ يُحَرِّكَاهُ . فَقَامَ كَمَا هُوَ فَخَرَجَ .
Rapporté par Shaqiq : Un homme m’a confié des dirhams pour la Maison. Je suis entré dans la Maison et Shaibah était assis sur une chaise. Je lui ai remis l’argent et il m’a demandé : « Est-ce à toi ? » J’ai répondu : « Non, si c’était à moi, je ne te l’aurais pas donné. » Il a dit : « Puisque tu dis cela, ‘Umar était assis à l’endroit où tu es assis maintenant et il a dit : “Je ne sortirai pas avant d’avoir distribué la richesse des pauvres musulmans.” J’ai dit : “Tu ne feras pas cela.” Il a répondu : “Je le ferai certainement.” Il a demandé : “Pourquoi ?” J’ai dit : “Parce que le Prophète (ﷺ) et Abou Bakr savaient où elle était, et ils en avaient plus besoin que toi. Pourtant, ils ne l’ont pas déplacée.” Puis, il s’est levé tel qu’il était et il est sorti. »
Degrés indiqués dans la source
- SahihAl-Albani
- SahihMuhammad Fouad Abd al-Baqi
- SahihShuaib Al Arnaut
- DaifZubair Ali Zai