عَنْ المُغِيرَةِ رضي الله عنه قَالَ: كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي سَفَرٍ، فَأَهْوَيْتُ لِأَنْزِعَ خُفَّيْهِ، فَقَالَ: «دَعْهُمَا، فَإِنِّي أَدْخَلْتُهُمَا طَاهِرَتَيْنِ» فَمَسَحَ عَلَيْهِمَا.
D'après Al Mughîrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " J'étais en voyage avec le Prophète ﷺ ; je me suis alors baissé pour lui enlever ses sandales. Il a alors dit : " Laisse-les, car je les ai chaussées alors qu'ils étaient purs " Alors, il les essuya [en passant ses mains dessus].
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Lors d'un de ses voyages, le Prophète ﷺ effectua ses ablutions. Lorsqu'Al Mughîrah ibn Chu'bah (qu'Allah l'agrée) arriva au lavage des pieds, il étendit ses mains pour enlever les chaussons en cuir que le Prophète ﷺ portait afin de laver ses pieds. Mais le Prophète ﷺ a dit : " Laisse-les et ne les enlève pas car j'ai mis mes pieds dans mes chaussons en cuir en étant en état de pureté. " Alors, le Prophète ﷺ essuya ses chaussons en cuir au lieu de se laver les pieds.
Enseignements
- La prescription d'essuyer les chaussons en cuir est au moment des ablutions en cas d'impureté mineure. En effet, en cas de lavage suite à une impureté majeure, alors la personne doit se laver les pieds.
- L'essuyage se fait en une seule fois en passant les mains humides sur les chaussons en cuir [les chaussettes, etc.] sans passer en dessous.
- La condition de l'essuyage des chaussons en cuir est que la personne les ait mis après avoir accompli parfaitement les ablutions mineures et s'être lavé les pieds avec de l'eau. De même, les chaussons en cuir doivent être purs et bien recouvrir toute l'anatomie obligatoire du pied. L'essuyage des chaussons doit uniquement concerner l'impureté mineure et non pas tout ce qui concerne une situation d'impureté majeure comme l'état de " Janâbah " ou tout ce qui rend obligatoire le lavage en entier du corps. De même, l'essuyage doit avoir lieu dans le temps qui a été délimité par la Législation, à savoir : un jour et une nuit pour la personne résidente ; et trois jours et trois nuits pour la personne en voyage.
- Tout ce qui recouvre les pieds, notamment les chaussettes ou autres, entre dans le même cas que les chaussons en cuir, c'est-à-dire : il est aussi permis de les essuyer.
- Le bon comportement du Prophète ﷺ et son bon enseignement de sorte qu'il ﷺ a interdit à Al Mughîrah d'enlever ces chaussons en cuir et il ﷺ lui a expliqué la cause, à savoir : il les a enfilés en étant en état de pureté. Cela, pour tranquilliser Al Mughîrah et lui faire connaître le décret de cet acte.
Référence
صحيح البخاري (1/ 52) (206).
صحيح مسلم (1/ 230) (274).
تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، لعبد الله البسام (ص50).
الإلمام بشرح عمدة الأحكام، لإسماعيل الأنصاري (1/ 36).
خلاصة الكلام شرح عمدة الأحكام، لفيصل آل مبارك (ص27).
Ce hadith sur HadeethEnc.comعَنْ حُذَيْفَةَ رضي الله عنه قَالَ: كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَانْتَهَى إِلَى سُبَاطَةِ قَوْمٍ، فَبَالَ قَائِمًا، فَتَنَحَّيْتُ فَقَالَ: «ادْنُهْ» فَدَنَوْتُ حَتَّى قُمْتُ عِنْدَ عَقِبَيْهِ فَتَوَضَّأَ فَمَسَحَ عَلَى خُفَّيْهِ.
D'après Hudhayfah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'étais avec le Prophète ﷺ lorsqu'il s'isola dans une arrière-cour des gens et alors il urina debout . Il s'est alors mis sur le côté et a dit : " Rapproche-toi. " Alors, je me suis rapproché jusqu'à me tenir debout derrière lui et là il a fait ses ablutions et passé sur ses chaussons.
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Hudhayfah ibn Al Yamân (qu'Allah l'agrée) informe qu'il était avec le Prophète ﷺ lorsque ce dernier ﷺ voulut uriner. Alors, il entra dans une arrière-cour appartenant à des gens. Cet endroit est le lieu où les gens jettent la saleté et la terre qui sont balayées des maisons. Ainsi, il a uriné en étant debout alors qu'en général son habitude était qu'il urine en étant assis.
Hudhayfah s'est alors éloigné de lui. Ensuite, le Prophète ﷺ lui a dit de se rapprocher, alors il s'est rapproché de lui jusqu'à se tenir debout derrière lui, un peu en retrait au niveau de ses pieds pour qu'il fasse office de barrière de sorte que les gens ne le voient pas dans cette situation.
Puis, il ﷺ a accompli ses ablutions et au moment de laver ses pieds, il s'est contenté d'essuyer ses chaussons - qui est ce que l'on met sur les pieds en cuir fin, ou ce qui y ressemble, et qui couvre les chevilles. Il ne les a pas enlevés.
Enseignements
- La prescription de l'essuyage sur les chaussons.
- La permission d'uriner debout à condition que rien n'atteigne la personne.
- Le choix du Prophète ﷺ d'aller dans l'arrière-cour qui est le lieu où on jette les ordures et les balayures et où l'urine ne risque pas d'éclabousser celui qui urine.
Référence
صحيح البخاري (1/ 54) (224).
صحيح مسلم (1/ 228) (273).
تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، للبسام (ص51).
تنبيه الأفهام شرح عمدة الأحكام، لابن عثيمين (1/ 61).
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن عبد خير، عن علي رضي الله عنه ، قال: لو كان الدين بالرأي لكان أسفل الخُفِّ أولى بالمسح من أعلاه، وقد «رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم يمسح على ظَاهر خُفَيْهِ».
Ali (qu'Allah l'agrée) a dit : « Si la religion était fondée sur la raison, le dessous des Khuff serait plus en droit d'être essuyé que le dessus, mais j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) essuyer le dessus de ses Khuff. »
Rapporté par Abû DâwudDegréAuthentique
Explication
Ali (qu'Allah l'agrée) informe du fait que si la religion était fondée sur la raison, et non sur les textes révélés, le dessous des Khuff [sorte de chaussons/chausettes en cuir] serait plus en droit d'être essuyé que le dessus. Ceci, car c'est le dessous qui est en contact avec la terre et peut être touché par les impuretés et autres saletés. Par conséquent, si l’on prend en compte [ce que nous dicte] la raison, il semblerait plus logique d'essuyer le dessous des Khuff. Or, la législation islamique en a jugé autrement. Et il faut œuvrer en conformité avec ce qu'elle a ordonné, délaissant tout avis contraire aux textes religieux. De plus, ‘Ali (qu'Allah l'agrée) a vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) essuyer le dessus de ses Khuff. Et ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli est, d'une certaine manière, en accord avec la raison. Ceci parce que l'essuyage du dessous des Khuff entraînerait le transport de la souillure et que le fait d’essuyer le dessus permet d'en retirer la poussière qui s'y est déposée. D’où la législation. Et étant donné que c'est le dessus des Khuff qui est visible, il est [finalement] plus en droit d'être essuyé que le dessous. Bien que tous les jugements islamiques ne s'opposent pas à la raison saine, ils peuvent parfois ne pas être saisis par certaines personnes douées de raison.
Référence
سنن أبي داود، تأليف: سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، الناشر: المكتبة العصرية، صيدا.
مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، تأليف: علي بن سلطان القاري، الناشر: دار الفكر، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
مشكاة المصابيح، تأليف: محمد بن عبد الله التبريزي، تحقيق : محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: المكتب الإسلامي، الطبعة: الثالثة، 1985م.
تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، تأليف: صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، الطبعة: الأولى، 1427 هـ - 2006 م.
توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، تأليف: عبد الله بن عبد الرحمن بن صالح البسام، الناشر: مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م.
سبل السلام شرح بلوغ المرام، تأليف: محمد بن إسماعيل بن صلاح الصنعاني، الناشر: دار الحديث الطبعة: بدون طبعة وبدون تاريخ.
شرح سنن أبي داود، تأليف: عبد المحسن بن حمد بن عبد المحسن العباد، نسخة الإلكترونية.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن ثوبان رضي الله عنه ، قال: «بعث رسول الله صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً، فأصابهم البَرْد فلما قَدِموا على رسول الله صلى الله عليه وسلم أمَرَهُم أن يَمْسَحوا على الْعَصَائِب والتَّسَاخِين».
Thawbân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition qui fut éprouvée par le froid. Lorsqu’ils revinrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il leur ordonna de pratiquer l’essuyage sur les turbans et sur les bottines chauffantes. »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication
Thawbân (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de ses Compagnons à la rencontre des mécréants et que, lors de leur voyage, ces derniers ont ressenti une difficulté à retirer leurs turbans et leurs bottines à cause du climat froid. Lorsqu’ils revinrent à Médine, ils en informèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui leur autorisa d’essuyer sur leurs turbans et leurs bottines, qu’elles soient faites de cuir, de coton ou de laine. Cela, afin de simplifier et faciliter la tâche aux personnes concernées. Par conséquent, cela devint une tradition prophétique authentifiée et établie, lorsqu’on est en voyage, résident ou non et avec ou sans excuse.
Référence
سنن أبي داود، تأليف: سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، الناشر: المكتبة العصرية، صيدا.
مسند الإمام أحمد، تأليف: أحمد بن محمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرناؤوط وغيره، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ.
صحيح أبي داود - الأم، للألباني، نشر: مؤسسة غراس للنشر والتوزيع، الكويت، الطبعة: الأولى، 1423هـ - 2002 م.
توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، تأليف: عبد الله بن عبد الرحمن بن صالح البسام، الناشر: مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة، الطبعة الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م.
فتح ذي الجلال والإكرام، شرح بلوغ المرام، تأليف: محمد بن صالح بن محمد العثيمين، الناشر: المكتبة الإسلامية، تحقيق: صبحي بن محمد رمضان، وأُم إسراء بنت عرفة.
منحة العلام في شرح بلوغ المرام، تأليف: عبد الله بن صالح الفوزان، الناشر: دار ابن الجوزي، الطبعة الأولى ، 1427 هـ - 1431 هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن جابر رضي الله عنه قال: خرجنا في سَفَر فأصاب رجُلا مِنَّا حَجَرٌ فَشَجَّهُ في رأسه، ثم احتلم فسأل أصحابه فقال: هل تجدون لي رُخْصَة في التَّيمم؟ فقالوا: ما نَجِد لك رُخْصَة وأنت تَقْدِرُ على الماء فاغْتَسَل فمات، فلمَّا قَدِمْنَا على النبي صلى الله عليه وسلم أخبر بذلك فقال: «قَتَلُوه قَتَلَهُم الله ألا سَألُوا إذ لم يعلموا فإنَّما شِفَاء العِيِّ السؤال، إنما كان يَكفيه أن يَتيمَّم ويَعْصِر-أو يَعْصِب- على جُرحِه خِرقَة، ثم يمسح عليها، ويَغسل سائر جسده».
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors que nous étions en voyage, l'un d'entre nous fut blessé à la tête par une pierre. Après avoir éjaculé dans son sommeil, il demanda à ses compagnons : " Pensez-vous que j'ai le droit de recourir aux ablutions sèches ? - Ils dirent : Nous ne pensons pas que tu en aies le droit, alors que tu peux utiliser l'eau. " Alors, il se lava et mourut. Quand nous revînmes au Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'il l'apprit, il dit : " Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! Pourquoi n'ont-ils pas demandé s'ils ne savaient pas ? Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps ! " »
Rapporté par Abû DâwudDegréBon car renforcé par d'autres chaînes de rapporteurs
Explication
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'ils partirent en voyage et qu'un homme fut blessé à la tête par une pierre. Par la suite, il éjacula pendant son sommeil et demanda à ses compagnons s'il lui était possible de faire « at-Tayammum », les ablutions sèches, au lieu de laver la partie en question. Ils dirent : « Nous ne pensons pas que tu en aies le droit, alors que tu peux utiliser l'eau » : le Tayammum n'est pas valable dans ce cas, car l'eau est disponible. Cette dérogation n'est valable que dans le cas où on ne trouve pas d'eau et comme l'eau est présente, tu n'as aucune dérogation. Il se lava donc à l'eau et mourut, car sa blessure s'infecta à cause de l'eau. Quand ils rentrèrent à Médine, ils en informèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui les réprimanda en disant : « Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! » Il a prié contre eux, car ils l'ont tué par le biais de leur réponse erronée. « Pourquoi n'ont-ils pas demandé, s'ils ne savaient pas ? » Ils auraient dû demander et ne pas se précipiter à répondre, car le fait de prononcer un verdict pouvait nuire à autrui, et c'est d'ailleurs ce qui s'est produit. « Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! » Pourquoi n'ont-ils pas demandé, puisqu'ils ne savaient pas, car le remède à l'ignorance est de demander. Quand un individu ignore [la réponse à] une question religieuse, le remède à son ignorance consiste à demander. Il ne doit pas prononcer un verdict qui pourrait nuire ou même causer la mort de certaines personnes. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a expliqué ce que la religion dicte dans cette situation en disant : « Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps. » Voilà ce qu'il doit faire et c'est ce qui est en accord avec les fondements de la religion. Quant au fait de lui ordonner de se laver, alors que cela nuit à son corps et peut entraîner la mort ou retarder sa guérison, ceci est en contradiction avec les fondements de la religion. Partant de là, il est permis et suffisant, pour celui qui est blessé, de laver le reste de son corps et de passer la main mouillée sur le bandage. Par contre, il n'est pas légiféré de pratiquer le Tayammum alors que le bandage est en place, car le fait de pratiquer deux purifications pour une même partie du corps est contraire aux fondements de la législation. On peut interpréter ce hadith, et Allah est plus Savant, en disant que le bandage était plus grand qu'il ne le fallait et qu'il était difficile de le retirer, le Tayammum était donc prescrit pour la partie couverte par la partie inutile du bandage. On peut aussi penser que les membres de l'ablution étaient blessés et qu'on ne pouvait y faire passer l'eau ; le Tayammum remplaçait donc l'ablution.
Référence
سنن أبي داود، تأليف: سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، الناشر: المكتبة العصرية، صيدا.
سنن ابن ماجه، تأليف: محمد بن يزيد بن ماجه القزويني، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: الناشر: دار إحياء الكتب العربية.
مشكاة المصابيح، تأليف: محمد بن عبد الله، التبريزي، تحقيق: محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: المكتب الإسلامي، الطبعة: الثالثة، 1985م.
معالم السنن، تأليف: حمد بن محمد بن إبراهيم الخطابي، الناشر: المطبعة العلمية، الطبعة: الأولى 1351 هـ.
النهاية في غريب الحديث والأثر، تأليف: مجد الدين أبو السعادات المعروف بابن الأثير، الناشر: المكتبة العلمية - بيروت، 1399هـ - 1979م، تحقيق: طاهر أحمد الزاوى - محمود محمد الطناحي.
معجم اللغة العربية المعاصرة، تأليف: د/ أحمد مختار عبد الحميد عمر، بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008م.
تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، تأليف: صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، الطبعة: الأولى، 1427 هـ - 2006 م.
توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، تأليف: عبد الله البسام، الناشر: مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م.
فتح ذي الجلال والإكرام، شرح بلوغ المرام، تأليف: محمد بن صالح بن محمد العثيمين، الناشر: المكتبة الإسلامية، تحقيق: صبحي بن محمد رمضان، وأُم إسراء بنت عرفة.
سبل السلام شرح بلوغ المرام، تأليف: محمد بن إسماعيل بن صلاح الصنعاني، الناشر: دار الحديث، الطبعة: بدون طبعة وبدون تاريخ.
شرح سنن أبي داود، تأليف: عبد المحسن بن حمد بن عبد المحسن العباد، نسخة الإلكترونية.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن شريح بن هانئ، قال: أتيتُ عائشة أسألها عن المسح على الخُفَّين، فقالت: عَلَيْكَ بِابْنِ أبِي طالب، فَسَلْهُ فإِنَّه كان يُسَافِرُ مع رسول الله صلى الله عليه وسلم فسألناه فقال: «جَعَلَ رسول الله صلى الله عليه وسلم ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ وَلَيَالِيَهُنَّ للمسافر، ويوما وليلة للمُقيم».
Shurayḥ ibn Hânî relate : « J'allais voir ʽÂ’ishah afin de l'interroger sur le fait de passer les mains sur les chaussons. Elle me dit : "Vas voir Ibn abî Ṭâlib et demande-lui, car il voyageait avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Quand nous lui demandâmes, il dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné trois jours et trois nuits au voyageur et un jour et une nuit au résident. " »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Shurayḥ ibn Hânî, qui faisait partie des compagnons de 'Alî (qu'Allah l'agrée), alla demander à ce dernier la durée autorisée pour le passage des mains sur les chaussons. Il fît ceci après que notre mère ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) le lui ait conseillé car il connaissait bien les règles de cette pratique. Il dit : « nous lui demandâmes », au sujet du passage des mains sur les chaussons, pendant quelle durée était-il valable ? Cette pratique s'appelle : « Al-Masḥ » et consiste à passer les mains mouillées sur la partie concernée [sans découvrir le membre qu'elle recouvre], qu'il s'agisse des chaussons (« Al-Khuffayn ») faits de cuir et recouvrant les chevilles, ou des bandages (« Al-Jawrab »), qui forment une chaussette que l'on porte au pied jusqu'à la cheville afin de se protéger du froid, qu'elle soit en laine ou en poils d'animaux, épaisse ou fine. 'Ali ibn abî Ṭâlib leur répondit donc : « Trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident. » C'est là une preuve qui étaye l'avis de la majorité des savants, qui limitent le masḥ à trois jours et trois nuits pour le voyageur et à un jour et une nuit pour le résident. Le voyageur profite d'une durée plus longue car il a plus besoin de cette dérogation que le résident, vue la difficulté du voyage.
Référence
صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423 هـ.
توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، عبد الله بن عبد الرحمن البسام، مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة 1423هـ، 2003م.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن أبي بكرة نُفيع بن الحارث الثقفي رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه رَخَّصَ للمسَافر ثلاثةَ أيَّام ولَيَالِيهنَّ، وللمُقِيم يوما وليلة، إذا تطَهَّر فَلَبِسَ خُفَّيه: أَن يَمسَحَ عليهما.
Abû Bakrah Nufay' ibn Al Ḥârith ath-Thaqafî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a permis au voyageur, pendant trois jours et trois nuits, et au résident, pendant un jour et une nuit, le fait que lorsqu'il se purifie et chausse ses chaussons en cuir, il puisse pratiquer l’essuyage sur eux.
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Ad-DâraquṭnîDegréBon
Explication
Il a été rapporté d’après Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (sur lui la paix et le salut) « a permis au voyageur », c’est-à-dire : à propos [de la pratique] de l’essuyage des chaussons en cuir (« Al-Khuffayn ») pour une durée de « trois jours et trois nuits pour le voyageur, et d’un jour et une nuit pour le résident ». Il y a donc une preuve que la durée permise pour [la pratique de] l’essuyage est de trois jours [et trois nuits] pour le voyageur et d’un jour et une nuit pour le résident. Cette durée a aussi été évoquée par un peu plus d’une dizaine de Compagnons dans divers autres hadiths. La durée de l’essuyage pour le voyageur est plus longue que celle du résident car il est plus en droit d'avoir cette permission et que c'est aussi une nécessité vu la pénibilité et la difficulté rencontrées lors du voyage. Par ailleurs, la durée de l’essuyage débute à partir du premier essuyage qui suit la perte des ablutions. Sa parole : « … lorsqu’il se purifie et chausse ses chaussons en cuir… » C’est-à-dire : chacun, parmi le voyageur et le résident, doit se purifier au préalable de leur état d’impureté mineure [pour pouvoir pratiquer l’essuyage]. Le terme : « Al Khuff » désigne et englobe tout ce qui couvre les pieds jusqu’aux chevilles - comprises - comme : des chaussures, des chaussons en cuir, des chaussettes faites en laine, en coton, en acrylique, en cuir épais ou fin, etc. afin de se protéger du froid. Et cette phrase du hadith indique qu'il s'agit seulement de l’individu qui s’est chaussé après avoir été en état de pureté complète. En effet, le fait d’être en état de pureté est une condition préalable pour pouvoir accomplir l’essuyage sur les « Khuff », même s’il y a un temps de coupure entre la fin des ablutions et le fait d’enfiler les « Khuff ». Par conséquent, quiconque a chaussé ses « Khuff » après avoir été véritablement en état de pureté a le droit : « d’essuyer par-dessus ». Quant à l’essuyage, il se fait en passant la main mouillée par-dessus le pied chaussé et non à l’intérieur des « Khuff » ou bien par-dessous comme cela a été rapporté.
Référence
صحيح ابن خزيمة، محمد بن إسحاق بن خزيمة النيسابوري، المكتب الإسلامي، بيروت، الطبعة: 1390هـ.
صحيح ابن حبان بترتيب ابن بلبان، محمد بن حبان بن أحمد بن حبان، تحقيق: شعيب الأرنؤوط، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الثانية 1414هـ، 1993م.
سنن الدارقطني،أبو الحسن علي بن عمر الدارقطني، تحقيق: شعيب الارنؤوط وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، بيروت، لبنان، الطبعة: الأولى، 1424هـ، 2004م.
تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، اعتنى بإخراجه عبدالسلام بن عبد الله السليمان، الرسالة، بيروت، الطبعة: الأولى 1427هـ، 2006م.
توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، عبد الله بن عبد الرحمن البسام، مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة 1423هـ، 2003م.
منحة العلام في شرح بلوغ المرام، عبد الله صالح الفوزان، دار ابن الجوزي، الطبعة: الأولى 1428هـ، 1432هـ.
مشكاة المصابيح، محمد ناصر الدين الألباني، نشر: المكتب الإسلامي، بيروت، الطبعة: الثالثة 1985م.
Ce hadith sur HadeethEnc.comChaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com