عن أسامة بن زيد بن حارثة رضي الله عنهما قال: أرسلت بنت النبي صلى الله عليه وسلم إنَّ ابني قد احتُضِر فاشْهَدنَا، فأرسَل يُقرِىءُ السَّلام، ويقول: «إنَّ لِلَّه ما أَخَذ ولَهُ ما أَعطَى، وكلُّ شَيءٍ عِنده بِأجَل مُسمَّى فَلتَصبِر ولتَحتَسِب». فأرسلت إليه تُقسِم عَليه لَيَأتِيَنَّها، فقام ومعه سعد بن عبادة، ومعاذ بن جبل، وأبي بن كعب، وزيد بن ثابت، ورجال رضي الله عنهم فَرفع إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم الصَّبِي، فأَقعَدَه في حِجرِه ونَفسه تَقَعقَع، فَفَاضَت عينَاه فقال سعد: يا رسول الله، ما هذا؟ فقال: «هذه رَحمَة جَعلَها الله تعالى في قُلُوب عِباده» وفي رواية: «في قلوب من شاء من عباده، وإنَّما يَرحَم الله من عِبَاده الرُّحَماء».
Usâmah ibn Zayd ibn Al-Ḥârithah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « La fille du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à celui-ci : mon fils est sur le point de mourir, viens nous voir ! Le Prophète envoya quelqu'un pour lui transmettre son salut et lui dire : Certes à Allah appartient ce qu’Il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’Il a donné, et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Qu'elle se résigne donc et espère la récompense d'Allah. Elle envoya alors quelqu'un pour dire qu'elle jurait qu'il viendrait. Il se leva alors, accompagné de Sa'd ibn 'Ubâdah, Mu'âdh ibn Jabal, Ubayy ibn Ka'b, Zayd ibn Thâbit ainsi que d'autres hommes. On lui tendit le bébé, qu'il assit sur son giron ; il suffoquait. Le Prophète se mit à pleurer et Sa'd lui dit : « Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : C'est une miséricorde qu'Allah a mise dans les cœurs de ses serviteurs. » Dans une version : « …dans les cœurs de ceux qu'Il veut parmi Ses serviteurs et Allah ne fait miséricorde qu'à ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que l'une des filles du Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu'un dire à ce dernier : « Mon fils est sur le point de mourir ! » Elle lui demandait de la rejoindre. Le messager transmit le message au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ordonne-lui de se résigner et d'espérer la récompense divine, car c'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna donc au Messager de sa fille d'enjoindre cette dernière, la mère de l'enfant, à dire ces paroles. « Qu'elle se résigne » : face à ce malheur, « Qu'elle espère » : la récompense qu'Allah lui accordera pour s’être résignée. Il arrive, en effet, que des gens se résignent mais n'espèrent pas la récompense d'Allah. Or, ce qui est demandé c'est de se résigner en espérant gagner par cela la récompense d'Allah. « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne » : cette phrase est admirable ; en effet, si tout appartient à Allah, lorsqu'Il te prend quelque chose, cette chose, quoi qu'il en soit, Lui appartient et quand Il te donne quelque chose, cette chose Lui appartient [aussi]. Comment, donc, pourrais-tu t'irriter parce qu'Il reprend ce qui Lui appartient ? C'est pour cette raison qu'il est recommandé à celui qui est touché par un malheur de dire : « Nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournerons. » Cela signifie : « Nous appartenons à Allah, qui fait ce qu'Il veut de nous ; de même, ce que nous aimons et qu'Il nous reprend Lui appartient ; c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il prend et ce qu'Il donne. Même ce qu'Il te donne ne t'appartient pas mais appartient à Allah. C'est pourquoi tu ne peux utiliser ce qu'Allah te donne que de la façon qu'Il t'autorise [à le faire]. Ceci prouve que la façon dont nous possédons ce qu'Allah nous donne est une possession limitée, nous ne pouvons l'utiliser de façon absolument libre. C'est pour cela qu'il dit : « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend et c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne. » Si ce qu'Allah reprend lui appartient, comment pouvons-nous nous plaindre ? Comment pouvons-nous refuser que le propriétaire reprenne ce qui lui appartient ? Ceci s'oppose à la fois à la logique et à la Révélation. - « Et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé. » : Toute chose a une mesure précise et un délai précis auprès de Lui. Lorsque tu es sûr de ceci : « C'est à Allah qu'appartient ce qu'Il prend, c'est à Lui qu'appartient ce qu'Il donne et toute chose a, auprès de Lui, un délai déterminé », tu te résignes. Cette dernière phrase signifie que l'être humain ne peut changer ce qui est écrit, il ne peut ni en avancer le délai, ni le retarder. Allah dit : {(chaque peuple a un délai ; quand leur délai advient, ils ne peuvent le retarder d'un seul instant, ni l'avancer)} [Coran : 10/49]. Si toute chose est déterminée, si on ne peut ni la retarder, ni l'avancer, il n'existe aucun intérêt au fait de s'irriter et de se plaindre, car, de toutes les façons, on ne peut rien changer à ce qui est destiné. Ensuite, le messager transmit le message du Prophète (sur lui la paix et le salut) à sa fille, mais elle lui renvoya le messager pour lui demander de venir. Il se leva alors avec plusieurs de ses Compagnons et se rendit chez elle. On lui tendit l'enfant, dont la respiration s'intensifiait et c'est là qu'il se mit à pleurer. Sa'd pensa qu'il pleurait par mécontentement, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « C'est une miséricorde », c'est-à-dire : « Je pleure par miséricorde envers l'enfant, et non parce que je suis mécontent du destin. »
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: مرَّ النَّبي - صلى الله عليه وسلم - بامرَأَة تَبكِي عِند قَبرٍ، فقال: «اتَّقِي الله واصْبِري» فقالت: إليك عَنِّي؛ فَإِنَّك لم تُصَب بِمُصِيبَتِي ولم تَعرِفه، فقِيل لها: إِنَّه النَّبِي - صلى الله عليه وسلم - فأتت باب النبي - صلى الله عليه وسلم - فلم تجد عنده بوَّابِين، فقالت: لم أَعرِفكَ، فقال: «إِنَّما الصَّبرُ عِند الصَّدمَةِ الأُولَى».
وفي رواية: «تَبكِي على صبِّي لها».
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une femme en pleurs au pied d’une tombe. Il lui dit : « Crains Allah et fais preuve de patience ! - Laisse-moi ! lui répondit-elle sans le reconnaître, tu n’as pas été atteint par mon malheur ! Tu ne sais pas ce que c’est ! » Il fût dit à cette femme qu'il s'agissait du Prophète (sur lui la paix et le salut). Elle se rendit donc chez lui (sur lui la paix et le salut) et ne trouva aucun portier devant la porte. Elle dit alors : « Je ne t’avais pas reconnu ! ». Il répondit : « La patience se manifeste lors du premier choc. » Dans une version, il est ajouté : « Elle pleurait l'un de ses enfants. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) passa près d’une femme qui était au pied de la tombe de son enfant mort. Cette femme aimait énormément cet enfant et n’a pu se retenir de sortir visiter sa tombe afin de le pleurer. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) la vit dans cet état, il lui ordonna de craindre Allah et de faire preuve de patience. Elle lui dit alors : « Éloigne-toi de moi ! Tu n’as pas été touché par mon malheur ! ». Puis, lorsqu’on l’informa qu’il s’agissait de l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), elle regretta ses paroles et se rendit chez lui (sur lui la paix et le salut). Une fois devant sa porte, elle constata qu’il n’y avait aucun garde pour empêcher les gens d’entrer chez lui. Elle lui raconta alors [la raison de sa venue] puis lui dit : « Je ne t’avais pas reconnu. » Mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa du fait que la véritable patience, celle pour laquelle l’homme est récompensé, c'est celle dont il fait preuve au moment où le malheur le touche.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
تطريز رياض الصالحين، لفيصل الحريملي، نشر: دار العاصمة، الرياض، الطبعة: الأولى، 1423هـ - 2002م.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال النبي صلى الله عليه وسلم: «لَا تَسُبُّوا الْأَمْوَاتَ، فَإِنَّهُمْ قَدْ أَفْضَوْا إِلَى مَا قَدَّمُوا».
'Â`ichah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « N’insultez pas les morts, car ils sont parvenus à ce qu'ils ont avancé comme œuvres. »
Rapporté par Al BukhârîDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) explique l'interdiction d'insulter les morts, de s'en prendre à leur honneur, et que ceci fait partie des vils caractères. En effet, ils sont parvenus à ce qu'ils ont avancé comme œuvres, qu'elles soient vertueuses ou viles. De plus, loin de leur parvenir, ces insultes n'atteignent et ne blessent que les vivants.
Enseignements
Ce hadith est une preuve de l'interdiction d'insulter les morts.
Délaisser le fait d'insulter les morts veille notamment à l'intérêt des vivants ; de même, cela préserve la société de la querelle et de la haine mutuelle.
La sagesse de l'interdiction d'insulter les morts est qu'ils sont parvenus à ce qu'ils ont avancé comme œuvres. Non seulement les insulter n'est d'aucune utilité ; mais, en plus, cela blesse les proches vivants du mort.
Il ne convient pas qu'un individu dise ce qui n'a pas d'intérêt.
Référence
صحيح البخاري (2/ 104) (1393).
فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، لابن عثيمين (2/ 631).
منحة العلام في شرح بلوغ المرام، لعبد الله الفوزان (4/ 385).
توضيح الأحكام من بلوغ المرام، للبسام (3/ 277).
عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «مَنْ أحَبَّ لِقَاءَ اللهِ أَحَبَّ اللهُ لِقَاءهُ، وَمَنْ كَرِهَ لِقَاءَ اللهِ كَرِهَ اللهُ لِقَاءهُ» فقلتُ: يا رسولَ اللهِ، أكَراهِيَةُ المَوتِ، فَكُلُّنَا نَكْرَهُ المَوتَ؟ قال: «لَيْسَ كَذَلِكَ، ولكِنَّ المُؤْمِنَ إذَا بُشِّرَ بِرَحْمَةِ اللهِ وَرِضْوَانِهِ وَجَنَّتِهِ أَحَبَّ لِقَاءَ اللهِ فَأَحَبَّ اللهُ لِقَاءهُ، وإنَّ الكَافِرَ إذَا بُشِّرَ بِعَذابِ اللهِ وَسَخَطهِ كَرِهَ لِقَاءَ اللهِ وكَرِهَ اللهُ لِقَاءهُ».
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; et quiconque déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer ! » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! S’agit-il de l’aversion pour la mort ? Nous détestons tous la mort ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ce n’est pas cela. Mais, lorsqu’on annonce au croyant la miséricorde d’Allah, Son agrément et Son Paradis, il aime rencontrer Allah et Allah aime le rencontrer. Quant au mécréant, lorsqu’on lui annonce le châtiment d’Allah et Sa grande colère, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste le rencontrer ! »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; et quiconque déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer ! » ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) demanda : « Ô Messager d’Allah ! S’agit-il de l’aversion pour la mort ? Nous détestons tous la mort ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ce n'est pas cela. » Il l’informa alors que lorsque l’individu aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer, car le croyant croit en ce qu’Allah a promis à Ses serviteurs croyants au Paradis. Une énorme récompense, des dons vastes et à profusion lui permettant de déprécier ce bas monde et de ne pas s’y intéresser. En effet, celui-ci a la certitude qu’il va rejoindre un monde meilleur et c’est pour cela qu’il aime la rencontre d’Allah. Amour accru au moment de la mort, lorsqu’on lui annoncera l’agrément et la miséricorde d’Allah envers sa personne. Il aime donc rencontrer Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, avec un désir intense et Allah aime aussi sa rencontre. Quant au mécréant, et c'est auprès d’Allah qu'on cherche la protection, lorsqu’on lui annonce le châtiment d’Allah et Sa colère , il déteste rencontrer Allah et Allah déteste aussi sa rencontre. En effet, il a été mentionné dans le hadith de la personne mourante que lorsqu’on annonce à l’âme du mécréant la colère et le courroux d’Allah à son sujet, celle-ci se disperse dans son corps et refuse de sortir. Voilà pourquoi, l’âme du mécréant est retirée de son corps comme l’on arrache une broche de la laine trempée, qu’Allah nous en préserve ! Ainsi, celui-ci déteste que son âme sorte de son corps, étant donné qu’elle a été promise à un mal. A ce sujet, Allah, Exalté soit-Il, dit : {( Et si tu pouvais voir les injustes lorsqu’ils seront dans les affres de la mort, et que les Anges leur tendront les mains [en disant] : " Laissez sortir vos âmes ! Aujourd’hui, vous allez être récompensés par le châtiment de l’humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d’autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement de Ses signes." )} [Coran : 6/93]. Ces gens sont avares de leurs âmes, qu’Allah nous en préserve ! Ils ne veulent pas qu'elles sortent, mais les Anges leur ordonnent de les faire sortir et au moment de leur annonce, ils arrachent leurs âmes comme l’on arrache une broche de la laine trempée. Et ce, jusqu’à ce qu’elles sortent, qu’Allah nous en préserve !
Référence
صحيح مسلم المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي - الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، تأليف سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي.
رياض الصالحين، تأليف محيي الدين النووي، تحقيق عصام موسى هادي، ط: وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية بدولة قطر.
شرح رياض الصالحين، المؤلف : محمد بن صالح بن محمد العثيمين.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، تأليف د/ مصطفى الخن، د/ مصطفى البغا، محيي الدين مستو، علي الشربجي، محمد أمين لطفي، مؤسسة الرسالة، ط: الرابعة عشر1407.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، تأليف محمد علي بن محمد علان، دار المعرفة للطباعة والنشر والتوزيع، بيروت - لبنان، الطبعة: الرابعة، 1425 هـ - 2004 م.
عن أبي الأسود، قال: قَدِمْتُ المدينة، فَجَلَسْتُ إلى عمر بن الخطاب رضي الله عنه فَمَرَّتْ بهم جَنازة، فَأُثْنِيَ على صاحِبِها خيراً، فقال عمر: وجَبَتْ، ثم مَرَّ بأُخْرَى فَأُثْنِيَ على صاحِبِها خيراً، فقال عمر: وجَبَتْ، ثم مَرَّ بالثالثة، فَأُثْنِيَ على صاحِبِها شَرَّا، فقال عمر: وجَبَتْ، قال أبو الأسود: فقلت: وما وجَبَتْ يا أمير المؤمنين؟ قال: قلت كما قال النبي صلى الله عليه وسلم : «أيُّما مُسلم شَهِد له أربعة بخير، أدخله الله الجنة» فقلنا: وثلاثة؟ قال: «وثلاثة» فقلنا: واثنان؟ قال: «واثنان» ثم لم نَسْأَلْهُ عن الواحد.
Abû al-Aswad relate : « Je me rendis à Médine et m'assis avec 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée). Alors qu'un convoi funèbre passait, les gens firent les éloges du défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Puis un autre passa ; les gens firent les éloges du défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Enfin, un troisième passa ; les gens blâmèrent le défunt et `Umar dit : « Il lui est garanti ! » Abû al-Aswad dit alors : « Je dis : " Que signifie : ' Il lui est garanti ! ', ô, commandeur des croyants ? - Il dit : J'ai répété ce qu'a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut) : " Lorsque quatre personnes témoignent en faveur d'un musulman, Allah le fait entrer au Paradis ! - Nous dîmes : Et trois ? - Il dit : Et trois ! - Nous dîmes : Et deux ? - Il dit : Et deux ! " Puis, nous ne lui avons pas demandé si cela était valable pour une seule personne ».
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Un convoi funèbre passa devant `Umar (qu'Allah l'agrée), qui était entouré de quelques personnes. Quand les gens témoignèrent en faveur du défunt et mentionnèrent sa piété, `Umar (qu'Allah l'agrée) dit : « Il lui est garanti ! » Puis un autre convoi passa, les gens témoignèrent en faveur du défunt et mentionnèrent sa piété et `Umar (qu'Allah l'agrée) dit : « Il lui est garanti ! » Enfin, un troisième convoi passa et les gens témoignèrent à l'encontre du défunt. `Umar (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Il lui est garanti ! » Abu al-Aswad, n'ayant pas compris les propos de `Umar (qu'Allah l'agrée), voulut en saisir le sens. `Umar (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Je vous ai dit la même chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui a dit : " Lorsque quatre personnes de bien et de vertu témoignent pour un musulman qu'il fait partie des gens de bien et de vertu, le Paradis lui est garanti ! " » Les Compagnons qui entendirent le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire cela demandèrent : « Et si trois personnes témoignent en sa faveur ? - Il dit : Il en est de même si trois personnes témoignent en sa faveur ! - Ils dirent : Et celui pour qui deux personnes témoignent, sera-t-il parmi les gens du Paradis ? - Il dit : Et celui pour qui deux personnes témoignent, le Paradis lui est garanti ! » Ensuite, nous ne lui avons pas demandé si celui pour qui une seule personne témoigne entrera au Paradis.
Référence
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ الطبعة الرابعة عشر 1407هـ.
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الطبعة: الأولى، 1428هـ.
صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ.
دليل الفالحين، تأليف: محمد بن علان، الناشر: دار الكتاب العربي، نسخة الكترونية، لا يوجد بها بيانات نشر.
إرشاد الساري لشرح صحيح البخاري، تأليف: أحمد بن محمد بن أبى بكر القسطلاني، الناشر: المطبعة الكبرى الأميرية، مصر، الطبعة السابعة، 1323هـ.
عن أنس رضي الله عنه قال: مَرُّوا بجَنَازَةٍ، فأَثْنَوْا عليها خيراً، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : «وَجَبَتْ» ثم مَرُّوا بأخرى، فأَثْنَوْا عليها شراً، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : «وَجَبَتْ»، فقال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : ما وَجَبَتْ؟ فقال: «هذا أَثْنَيْتُمْ عليه خيراً، فوَجَبَتْ له الجنة، وهذا أَثْنَيْتُم عليه شراً، فوَجَبَتْ له النار، أنتم شُهَدَاءُ الله في الأرض».
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Des gens passèrent devant un convoi funèbre et firent les éloges du défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " Ils passèrent ensuite devant un autre convoi et blâmèrent le défunt. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) dit alors : " Que signifie : ' Il lui est garanti ! ' ? " Il dit : " Celui-ci, vous avez fait ses éloges, le Paradis lui est donc garanti ; et celui-là, vous l'avez blâmé, l'Enfer lui est donc garanti. Vous êtes les témoins d'Allah sur terre ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Quelques Compagnons passèrent devant un convoi funèbre, témoignèrent de la piété du défunt et de son attachement à la religion d'Allah. En entendant leurs éloges, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : " Il lui est garanti ! " Ils passèrent ensuite devant un autre convoi et témoignèrent à son encontre. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Il lui est garanti ! " 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) demanda : " Que signifie : Il lui est garanti ! " dans chacun des deux cas ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Celui dont vous avez fait les éloges, [et dont vous avez] témoigné de sa piété et de sa droiture, le Paradis lui est garanti ! Et celui à l'encontre duquel vous avez témoigné, l'Enfer lui est garanti ! " Aussi, il est probable que le deuxième était connu pour être un hypocrite ou pour quelque chose de ce genre. Enfin, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur apprit que lorsque les pieux, les gens de mérite et les véridiques témoignent qu'une personne mérite le Paradis ou l'Enfer, il en sera ainsi.
Référence
نزهة المتقين، تأليف: مصطفى الخن وآخرون، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397هـ الطبعة الرابعة عشر 1407هـ
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي ، سنة النشر: 1418هـ- 1997م.
صحيح مسلم، تأليف: مسلم بن الحجاج النيسابوري، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428هـ.
صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ.
التنوير شرح الجامع الصغير، تأليف: محمد بن إسماعيل الصنعاني، تحقيق: د/ محمد إسحاق محمد إبراهيم ، الناشر: مكتبة دار السلام، الطبعة: الأولى، 1432هـ.
المنهاج شرح صحيح مسلم، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، الناشر: دار إحياء التراث العربي، الطبعة: الثانية 1392هـ.
شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426هـ.
شرح الطيبي على مشكاة المصابيح، تأليف: شرف الدين الحسين بن عبد الله الطيبي، تحقيق: د. عبد الحميد هنداوي، الناشر: مكتبة نزار مصطفى الباز -مكة المكرمة- الرياض، الطبعة: الأولى، 1417 هـ - 1997 م.
عن عبد الله بن جعفر رضي الله عنهما : أن النبي صلى الله عليه وسلم أمهل آل جعفر ثلاثا، ثم أتاهم، فقال: «لا تبكوا على أخي بعد اليوم» ثم قال: «ادعوا لي بني أخي» فجيء بنا كأننا أفْرُخٌ فقال: «ادعوا لي الحلاق» فأمره، فحلق رؤوسنا».
‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) accorda un répit de trois jours à la famille de Ja'far. Ensuite, il vint les voir et leur dit : " Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour ! " Puis, il ajouta : " Faites venir les fils de mon frère ! " On nous fit venir devant lui et nous étions comme des oisillons. Il a alors dit : " Faites venir le coiffeur ! " et il lui ordonna de nous raser la tête. »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication
Signification du hadith : Après la mort en martyr de Ja'far ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) lors de la bataille de Mu'tah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) accorda à la famille de Ja'far un répit de trois jours afin de permettre à leurs âmes de se consoler et de laisser se dissiper leur tristesse et leur chagrin. Après ce délai, il vint leur rendre visite et leur dit : « Ne pleurez plus sur mon frère après ce jour ! » C’est-à-dire : Il leur a interdit de pleurer au-delà de trois jours car la durée du choc initial du deuil ainsi que la période de tristesse ne doit pas se prolonger ni perdurer après ce laps de temps. Ici, l'interdiction est une interdiction par élévation d’âme étant donné la permission de pouvoir pleurer au-delà de trois jours, à condition qu'un acte illicite n'accompagne pas les pleurs. Ensuite, il a dit : « Faites venir les fils de mon frère ! » Il s'agissait de : Muḥammad, ‘Abdullah et 'Awf. Ils étaient tous les enfants de J’afar. ‘Abdullah a alors dit : « On nous fit venir devant lui et nous étions comme des oisillons ». L’oisillon est le petit de l’oiseau. En effet, ils étaient comparables à des oisillons en raison de l'état de tristesse qui les avait envahis à la suite de la perte de leur père. « Il a alors dit : " Faites venir le coiffeur ! " et il lui ordonna de nous raser la tête. » C’est-à-dire : le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna qu'on leur rase leurs cheveux après avoir constaté que leur mère Asmâ’ bint ‘Umays (qu’Allah l’agrée) n’avait pu trouver le temps de les coiffer, accablée qu’elle était par la mort de son époux dans la voie d’Allah. En voyant la saleté et les poux dans leurs cheveux, il s’apitoya sur leur sort. Et le fait de les avoir rasés constitua un bénéfice, un intérêt et un apaisement pour leur mère qui était préoccupée par son malheur au point de ne plus pouvoir s’occuper des cheveux de ses enfants. Remarque : Il est bien connu qu’il n’est pas permis de se raser les cheveux en cas de malheur. En effet, dans un hadith, il est rapporté que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a maudit « Aṣ-Ṣâliqah, Al-Ḥâliqah et Ash-Shâqqah. » « Al-Ḥâliqah » est la femme qui rase ses cheveux lorsqu'elle est touchée par un malheur. « Ash-Shâqqah » est celle qui déchire son vêtement lorsqu'elle est touchée par un malheur. « Aṣ-Ṣâliqah » est celle qui élève sa voix lorsqu'elle est touchée par un malheur. Ainsi, le rasage des cheveux des enfants de Ja’far (qu’Allah l’agrée) n’est pas un signe de protestation face à sa mort. En effet, l’objectif de ce rasage des cheveux des enfants de Ja’far après sa mort (qu’Allah, Exalté soit-Il, l’agrée) est que leur mère était préoccupée et ne pouvait prendre soin de l'entretien de la chevelure de ses enfants. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) craignit donc que les poux n’envahissent leurs cheveux et il ordonna alors de raser leurs têtes. Ce rasage n’avait donc pas pour cause le malheur qui les avait touchés.
Référence
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي ، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م
سنن أبي داود، تأليف: سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، الناشر: المكتبة العصرية، صيدا.
السنن الكبرى، تأليف: أحمد بن شعيب النسائي، تحقيق: حسن عبد المنعم شلبي، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421 هـ
رياض الصالحين، تأليف : محيي الدين يحيى بن شرف النووي ، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428 هـ
شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ
عون المعبود شرح سنن أبي داود، تأليف: محمد شمس الحق العظيم آبادي، الناشر: دار الكتب العلمية، الطبعة: الثانية، 1415 هـ
مسند الإمام أحمد بن حنبل-المحقق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون-إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي
الناشر: مؤسسة الرسالة-الطبعة: الأولى، 1421 هـ - 2001 م
مشكاة المصابيح، تأليف: محمد بن عبد الله، التبريزي، تحقيق : محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: المكتب الإسلامي، الطبعة: الثالثة، 1985م
شرح سنن أبي داود، تأليف: عبد المحسن بن حمد بن عبد المحسن العباد، نسخة الإلكترونية.
عن أبي موسى رضي الله عنه مرفوعاً: «ما من ميِّت يموت فيقوم باكِيهم فيقول: واجَبَلَاه، واسَيِّدَاه، أو نحو ذلك إلا وُكِّلَ به مَلَكَان يَلْهَزَانِه: أهكذا كُنت؟».
Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas un mort pleuré par un gémissant qui dise à son sujet : « Ô toi qui étais notre montagne ! Ô toi qui étais notre refuge ! » - ou quelque chose de semblable - sans que deux Anges, chargés de le frapper à la poitrine, ne lui disent en le moquant : « Étais-tu vraiment comme ça ? » »
Rapporté par At-TirmidhîDegréBon
Explication
Lorsque le musulman décède, si quelqu’un se lève pour le pleurer en gémissant et se lamentant [prétendant] que ce défunt était pour lui « Tel une montagne sur laquelle on se reposait dans les moments difficiles », ou encore qu’il était « Le refuge et le soutien vers lequel on se dirigeait », alors deux Anges viendront à lui pour le frapper en le moquant : « Étais-tu comme ce fût dit ? »
Référence
نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ
عمدة القاري، شرح صحيح البخاري، تأليف: محمود بن أحمد بن موسى العيني، الناشر: دار إحياء التراث العربي.
رياض الصالحين، تأليف : محيي الدين يحيى بن شرف النووي ، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428 هـ
سنن الترمذي، تأليف: محمد بن عيسى الترمذي، تحقيق أحمد شاكر وغيره ، الناشر: شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي، الطبعة: الثانية، 1395 هـ
مشكاة المصابيح، تأليف: محمد بن عبد الله، التبريزي، تحقيق : محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: المكتب الإسلامي، الطبعة: الثالثة، 1985م.
Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com