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Hadiths expliqués

Histoires des nations antérieures

7 hadiths

En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite.

عن أبي هريرة رضي الله عنه مرفوعًا: «غَزَا نَبِيٌّ مِن الأَنبِيَاء -صلوات الله وسلامه عليهم- فقال لقومه: لاَ يَتبَعَنِّي رجُل مَلَك بُضْعَ امرَأَةٍ وَهُوَ يُرِيدُ أنْ يَبنِي بِهَا وَلَمَّا يَبْنِ بِهَا، وَلاَ أحَدٌ بَنَى بُيُوتًا لم يَرفَع سُقُوفَهَا، ولاَ أَحَدٌ اشتَرَى غَنَمًا أو خَلِفَات وهو يَنتظِرُ أَولاَدَها، فَغَزَا فَدَنَا مِنَ القَريَةِ صَلاةَ العَصر أو قَرِيباً مِن ذلك، فَقَال للشَّمسِ: إِنَّك مَأمُورَة وأَنَا مَأمُور، اللَّهُمَّ احْبِسْهَا عَلَينَا، فَحُبِسَتْ حَتَّى فَتَحَ الله عليه، فَجَمَع الغَنَائِم فَجَاءَت -يعني النار- لِتَأكُلَهَا فَلَم تَطعَمها، فقال: إِنَّ فِيكُم غُلُولاً، فَليُبَايعنِي مِنْ كُلِّ قَبِيلَة رجل، فَلَزِقَت يد رجل بِيَدِهِ فقال: فِيكُم الغُلُول فلتبايعني قبيلتك، فلزقت يد رجلين أو ثلاثة بيده، فقال: فيكم الغلول، فَجَاؤوا بِرَأس مثل رأس بَقَرَةٍ من الذَّهَب، فَوَضَعَهَا فجاءت النَّارُ فَأَكَلَتهَا، فَلَم تَحِلَّ الغَنَائِم لأحَدٍ قَبلَنَا، ثُمَّ أَحَلَّ الله لَنَا الغَنَائِم لَمَّا رَأَى ضَعفَنَا وَعَجزَنَا فَأَحَلَّهَا لَنَا».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un Prophète parmi les Prophètes (sur lui la paix et le salut) parti au combat et dit à son peuple : « Que ne me suive pas [au combat] tout homme venant de se marier, désirant consommer son mariage mais qui ne l’a pas encore fait ; tout homme qui construit ses appartements mais qui ne les a pas encore couverts d’un toit ; et tout homme qui a acheté des moutons ou des chameaux et qui attend qu’ils mettent bas. » Cela dit, il partit au combat. Une fois proche de la ville, [alors que l’heure de la prière du milieu de l'après-midi] (« Al-‘Aṣr ») était arrivée, ou presque, il dit au soleil : « Tu as une mission à remplir et moi aussi ! Ô Allah ! Immobilise-le pour nous ! » Le soleil s’immobilisa alors. Après qu’Allah lui eut accordé la victoire, le Prophète rassembla le butin afin qu’il soit brûlé par le Feu. Mais, rien ne se produisit. Le Prophète s’exclama alors : « Quelqu’un parmi vous a pris du butin ! Qu’un homme de chaque tribu vienne me prêter serment ! » La main d’un individu resta alors collée à la sienne. Le Prophète dit : « Le voleur est parmi vous ! Que ta tribu me prête serment ! » C’est ainsi que la main de deux ou trois personnes se colla à la sienne. Le Prophète dit : « C’est vous qui avez pris du butin ! ». Ils rapportèrent alors l’équivalent d’une tête de taureau en or. Le Prophète le replaça [avec le reste du butin], le feu surgit et le consuma. En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa qu'un Prophète parmi les Prophètes (sur eux la paix et le salut) attaqua un peuple qu'il lui avait été ordonné de combattre. Cependant, il interdit de combattre à tout homme qui venait de se marier sans avoir consommé son mariage ; à tout homme qui bâtissait sa maison mais n’en avait pas encore construit le toit ainsi qu'à tout homme ayant acheté du bétail et qui attendait que ses animaux mettent bas. En effet, toutes ces personnes sont [pré]occupées par des choses importantes : le [jeune] marié qui n’a pas encore consommé son mariage désirera ardemment être avec sa femme ; [de même] l’homme qui n’a pas terminé de construire sa maison, sera préoccupé par l'idée de la finir afin d’y installer sa famille ; quant à l’éleveur de bétail, lui, il attendra de ses bêtes qu’elles mettent bas, ainsi il sera soucieux [à ce sujet]. Or, le combat [dans la voie d’Allah] (« Al-Jihâd ») nécessite un dévouement total, libre de toute préoccupation. Lorsque ce Prophète partit au combat et qu’il fît face à l’ennemi après la prière du milieu de l'après-midi (« Al-‘Aṣr »), la nuit était sur le point de tomber. Seulement, à ce moment-là, l’obscurité [n’aidant pas], la victoire semblait compromise. Il se mit alors à parler au Soleil et lui dit : « Tu es investi d’une mission, mais moi aussi [je suis investi d’une mission] ! » En effet, le soleil doit obéir à un ordre universel : celui de [respecter] le cycle qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui a assigné et imposé. A ce sujet, Allah, Gloire et Pureté à Lui, dit : {( Et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné : telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient )} [Coran : 36/38]. Depuis qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé le soleil, ce dernier suit une course bien déterminée, sans aucun changement possible. Quant au Prophète, il doit obéir à une injonction religieuse : le combat. Le Prophète invoqua en disant : « Ô Allah ! Immobilise le soleil ! » Allah fixa alors le soleil, l’empêchant de se coucher à son heure habituelle. Le Prophète put ainsi combattre et s’emparer d’un important butin. Néanmoins, [profiter de] ce butin était interdit pour les anciens peuples, contrairement à la communauté [musulmane], par la grâce d’Allah. En effet, les anciennes communautés devaient rassembler le butin, et [attendre qu’] un feu venant du ciel vienne le brûler, signe qu’Allah était satisfait d’eux. Or, après avoir bien réuni tout le butin, aucun feu ne descendit du ciel. Ce Prophète s’exclama alors : « Il y a un voleur de butin parmi vous ! » Il ordonna ensuite qu’un homme de chaque tribu vienne prêter serment comme quoi il n’a rien volé du butin. Ils s’exécutèrent, et [tandis qu’il prêtait serment] un homme eût sa main collée à celle du Prophète (sur lui la paix et le salut), qui lui dit alors : « Le voleur se trouve dans votre tribu ! » Il exigea donc de chaque homme de la tribu qu’il vienne prêter serment. C’est ainsi que les mains de deux ou trois individus se collèrent [à la sienne]. Il leur dit : « Vous êtes les voleurs ! » Ils rapportèrent alors le butin volé, qui était équivalent [en quantité] à une tête de taureau en or. Lorsqu’enfin on le replaça avec le reste du butin, le feu vint tout consumer.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. رياض الصالحين، للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

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Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «ما نهيتكم عنه فاجتنبوه، وما أمرتكم به فأْتُوا منه ما استطعتم، فإنما أَهلَكَ الذين من قبلكم كثرةُ مسائلهم واختلافهم على أنبيائهم».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque je vous interdis une chose, éloignez-vous en ! Et ce que je vous ordonne, accomplissez-le dans la mesure du possible. Ceux qui vous ont précédé ont été détruits parce qu’ils posaient trop de questions et divergeaient avec leurs Prophètes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) indique clairement que lorsqu’il nous interdit une chose, on doit impérativement s’en éloigner, sans exception. Et s’il nous ordonne une chose, on doit s'efforcer de l’accomplir, selon notre capacité. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) met en garde contre le fait d’être semblables à certaines communautés qui nous ont précédés, qui posaient trop de questions à leurs Prophètes (sur eux la paix) et ne cessaient de diverger avec eux. Allah les saisit et ils subirent différentes sortes de châtiments. Ainsi, il faut que nous ne soyons pas comme eux afin de ne pas périr comme ils ont péri.

Référence

-التحفة الربانية في شرح الأربعين حديثًا النووية، مطبعة دار نشر الثقافة، الإسكندرية، الطبعة: الأولى، 1380 هـ. -شرح الأربعين النووية، للشيخ ابن عثيمين، دار الثريا للنشر. -فتح القوي المتين في شرح الأربعين وتتمة الخمسين، دار ابن القيم، الدمام المملكة العربية السعودية، الطبعة: الأولى، 1424هـ/2003م. -الفوائد المستنبطة من الأربعين النووية، للشيخ عبد الرحمن البراك، دار التوحيد للنشر، الرياض. -شرح الأربعين النووية، للشيخ صالح آل الشيخ، دار الحجاز، الطبعة: الثانية، 1433هـ. -الأربعون النووية وتتمتها رواية ودراية، للشيخ خالد الدبيخي، ط. مدار الوطن. -الجامع في شروح الأربعين النووية، للشيخ محمد يسري، ط. دار اليسر. -صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ. -صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.

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Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut alors les éprouver et leur envoya un Ange.

عن أبي هريرة رضي الله عنه أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم ، يقول: "إنّ ثلاثة من بني إسرائيل: أبرص وأقرع وأعمى، فأراد الله أن يَبْتَلِيَهم، فبعث إليهم ملَكًا، فأتى الأبرص؛ فقال: أيُّ شيء أحب إليك؟ قال: لون حسن، وجلد حسن، ويذهب عني الذي قد قَذِرَني النَّاس به. قال: فمسحه فذهب عنه قَذَرُه، فأُعْطِيَ لوناً حسناً وجلداً حسناً. قال: فأي المال أحب إليك؟ قال: الإبل أو البقر -شك إسحاق-. فأُعْطي ناقة عُشَرَاءَ، وقال: بارك الله لك فيها. قال: فأتى الأقرع؛ فقال: أي شيء أحب إليك؟ قال شعر حسن، ويذهب عني الذي قد قَذِرَني الناس به. فمسحه فذهب عنه، وأُعْطِيَ شعراً حسناً. فقال: أي المال أحب إليك؟ قال: البقر أو الإبل. فأُعْطِيَ بقرة حاملاً، قال: بارك الله لك فيها. فأتى الأعمى؛ فقال: أي شيء أحب إليك؟ قال: أن يَرُدَّ الله إليَّ بصري فأبصر به الناس. فمسحه فردَّ الله إليه بصره. قال: فأي المال أحب إليك؟ قال: الغنَم، فأُعْطِي شاة والدًا. فأُنْتِجَ هذان، ووَلَّد هذا، فكان لهذا وادٍ مِن الإبل، ولهذا وادٍ مِن البقر، ولهذا وادٍ من الغنم. قال: ثم إنه أتى الأبرص في صورته وهيئته، فقال: رجل مسكين قد انقطعت بي الحِبال في سفري، فلا بلوغ لي اليوم إلا بالله ثم بك، أسألك بالذي أعطاك اللون الحسن والجلد الحسن والمال بعيرا أَتَبَلَّغُ به في سفري. فقال: الحقوق كثيرة. فقال: كأني أعرفك، ألم تكن أبرص يَقْذَرُك الناس، فقيرًا فأعطاك الله المال؟ فقال: إنما ورثت هذا المال كابرًا عن كابرٍ. فقال: إن كنت كاذباً فصيَّرك الله إلى ما كنت. وأتى الأقرعَ في صورته فقال له مثل ما قال لهذا، وردَّ عليه مثل ما ردَّ عليه هذا. فقال: إن كنت كاذباً فصيّرك الله إلى ما كنت. قال: وأتى الأعمى في صورته، فقال: رجل مسكين وابن سبيل قد انقطعت بي الحِبال في سفري، فلا بلاغ لي اليوم إلا بالله ثم بك، أسألك بالذي ردَّ عليك بصرك شاة أَتَبَلَّغُ بها في سفري. فقال: قد كنت أعمى فردَّ الله إليَّ بصري، فخُذْ ما شِئْت ودَعْ ما شِئْت، فوالله لا أَجْهَدُك اليوم بشيء أخذته لله. فقال: أَمْسِكْ مالك؛ فإنما ابتُلِيتُم؛ فقد رضِيَ الله عنك، وسَخِط على صاحبيك".
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe au sujet de trois hommes parmi les fils d'Israël qui avaient été touchés par une maladie sur leurs corps et par la pauvreté dans leurs biens : c'était un lépreux qui avait une maladie causant une couleur de peau autre que celle initiale ; un chauve qui avait perdu sa chevelure de manière totale ou partielle ; et un aveugle. Allah voulut alors les éprouver et leur envoya un Ange sous l'apparence d'un être humain. Il se présenta au lépreux en premier car sa maladie était hideuse, répugnante et terrible, puis il lui demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " En effet, il ne se contenta pas uniquement de demander un beau teint car la peau du lépreux se contracte, se crispe et devient rêche, rendant ainsi la personne plus repoussante et plus humiliée. L'Ange lui demanda ensuite : " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? - Il répliqua : Les chameaux ! ou : Les vaches ! " Le rapporteur douta quant au fait d'avoir entendu le mot : " chameaux " ou : " vaches " ; mais le plus vraisemblable est le mot : " chameaux " car il l'a évoqué seul par la suite, lorsqu'il dit : " Et il reçut une chamelle pleine qui avait dix mois de grossesse et qui fait partie des biens les plus précieux. " L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Et son invocation fut exaucée comme cela a été cité dans le hadith. Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! ", répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! ", répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux après que celui-ci fut guéri et devint riche, sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux, habillé de vêtements délabrés et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi car tu sembles être une personne bonne et riche. Ces paroles exposées de la part de l'Ange sont un moyen de faire comprendre une chose à une personne sans la citer réellement. " Je fais appel à tes sentiments en jurant par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse après que tu fusses éprouvé par la pauvreté et la maladie, je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. " L'homme répondit : " Les droits sont nombreux ! Je n'ai pas de surplus à mes besoins pour pouvoir te donner quelque chose. - L'Ange lui a alors dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'il soit Exalté, a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. " En résumé, il a nié sa mauvaise situation passée et a prétendu n'avoir vécu que dans de bonnes conditions. L'Ange rétorqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Il lui rappela sa situation précédente, sa guérison et sa richesse, mais celui-ci nia tout, feignit de ne pas le connaître et se gonfla d'orgueil envers lui en prétendant qu'il avait hérité cette richesse de père en fils. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à la situation où tu étais : chauve et pauvre ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. " L'homme lui répondit en se rappelant les bienfaits d'Allah, Exalté soit-Il, sur sa personne et l'amélioration de sa situation alors qu'elle était auparavant désespérée : " J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! En effet, vous avez été mis à l'épreuve. Allah, le Connaisseur, vous a éprouvés comme vous l'avez été auparavant par les nombreuses épreuves que vous avez endurées, et cela dans le but que votre œuvre laisse une trace. En effet, la récompense est liée à ce qui se déroule dans le monde apparent et non par rapport à la connaissance antérieure d'Allah. Allah est donc satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons : le lépreux et le chauve. "

Référence

صحيح البخاري، المحقق : محمد زهير بن ناصر الناصر، الناشر: دار طوق النجاة، الطبعة: الأولى 1422هـ. صحيح مسلم بن الحجاج، المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: دار إحياء التراث العربي، بيروت. القول المفيد على كتاب التوحيد، للشيخ محمد بن صالح العثيمين دار ابن الجوزي، المملكة العربية السعودية، الطبعة: الثانية، محرم 1424هـ. الملخص في شرح كتاب التوحيد، للشيخ صالح الفوزان دار العاصمة الرياض، الطبعة: الأولى 1422هـ- 2001م. الجديد في شرح كتاب التوحيد، للشيخ محمد بن عبد العزيز القرعاوي، مكتبة السوادي، جدة، المملكة العربية. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425 هـ.

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Nul n'a parlé au berceau, excepté trois

عن أبي هريرة رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: «لم يتكلَّم في المهد إلا ثلاثة: عيسى ابن مريم، وصاحب جرَيج، وكان جُريج رجلًا عابِدا، فاتخذ صَوْمَعَة فكان فيها، فأتته أمه وهو يصلي، فقالت: يا جريج، فقال: يا رَبِّ أُمِّي وصلاتي فأقبل على صلاته فانْصَرفت. فلمَّا كان من الغَدِ أتَتْهُ وهو يصلي، فقالت: يا جُريج، فقال: أي رَبِّ أمِّي وصلاتي، فأقبل على صلاته، فلمَّا كان من الغَدِ أتَتْهُ وهو يصلي، فقالت: يا جُريج، فقال: أي رَبِّ أمِّي وصلاتي، فأقبل على صلاته، فقالت: اللَّهُمَّ لاَ تُمِتْهُ حتى يَنظر إلى وجوه المُومِسَاتِ. فتذاكر بَنُو إسرائيل جُريجا وعبادته، وكانت امرأة بَغِيٌّ يُتَمَثَّلُ بحُسنها، فقالت: إن شِئتم لأَفْتِنَنَّهُ، فتَعرَّضت له، فلم يَلتَفت إليها، فأتت راعِيا كان يَأوِي إلى صَوْمَعَتِهِ، فَأَمْكَنَتْه من نَفسِها فوقع عليها، فحملت، فلمَّا ولدت، قالت: هو من جُريج، فَأتَوْهُ فَاسْتَنْزَلُوهُ وهدَمُوا صَومَعتَه، وجَعَلوا يَضربونه، فقال: ما شَأنُكم؟ قالوا: زَنَيْتَ بهذه البَغِيِّ فولَدَت منك. قال: أين الصَّبي؟ فجاؤَوا به فقال: دَعوني حتى أُصلَّي، فصلَّى فلمَّا انْصرف أتى الصَّبي فَطَعن في بَطنه، وقال: يا غُلام مَنْ أبوك؟ قال: فلانٌ الراعي، فأقبلوا على جُريج يقبلونه ويَتمسَّحون به، وقالوا: نَبْنِي لك صَوْمَعَتَكَ من ذهب. قال: لا، أعِيدُوها من طين كما كانت، ففعلوا. وبينا صبي يَرضع من أُمِّهِ فمرَّ رجل راكب على دابة فَارِهة وَشَارَةٍ حسَنَة، فقالت أمه: اللهم اجعل ابْني مثل هذا، فَترك الثَّدْي وأقْبَلَ إليه فنَظَر إليه، فقال: اللَّهم لا تجعلني مثْلَه، ثم أقْبَلَ على ثَدْيه فجعل يَرتضع»، فكأني أنظر إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو يَحكي ارتْضَاعه بِأصْبَعِهِ السَّبَّابَة في فِيه، فجعل يَمُصُّهَا، قال: «ومَرُّوا بجارية وهم يَضْرِبُونها، ويقولون: زَنَيْتِ سَرقت، وهي تقول: حَسبي الله ونعم الوكيل. فقالت أمه: اللَّهم لا تجعل ابني مِثلها، فترك الرَّضاع ونظر إليها، فقال: اللَّهم اجعلني مِثْلَها، فَهُنَالك تَرَاجَعَا الحديث، فقالت: مرَّ رجلٌ حَسَنُ الهَيْئَةِ ، فقلت: اللَّهم اجعل ابْنِي مِثْلَه، فقلت: اللَّهم لا تَجْعَلْنِي مِثْله، ومَرُّوا بهذه الأَمَة وهم يَضربونها ويقولون: زَنَيْتِ سَرقت، فقلت: اللَّهم لا تجعل ابني مِثلها، فقلت: اللَّهم اجعلني مِثلها؟! قال: إن ذلك الرَّجُل كان جبَّارا، فقلت: اللَّهم لا تجعلني مِثْله، وإن هذه يقولون: زَنَيْتِ، ولم تَزْنِ وسَرقْتِ، ولم تَسْرِقْ، فقلت: اللَّهم اجْعَلْنِي مِثْلَهَا».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Nul n'a parlé au berceau, excepté trois : Jésus fils de Marie et le compagnon de Jurayj. Jurayj était un dévot qui s’était retiré dans une tour. Alors qu’il était dans sa tour, sa mère arriva juste au moment où il était en prière. Elle l’appela : " Ô Jurayj ! " Il se demanda : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou continuer ma prière ? " Mais il poursuivit sa prière et sa mère s’en alla. Le lendemain, elle revint le voir alors qu’il priait. Elle l’appela de nouveau : " Ô Jurayj ! " Il s’interrogea encore : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer à prier ? " Mais, une fois de plus, il préféra poursuivre sa prière et sa mère rebroussa chemin. Le troisième jour, la même scène se produisit : elle l’appela encore. Occupé par ses prières, il s’est demandé une nouvelle fois : " Ô Seigneur ! Dois-je répondre à ma mère ou dois-je continuer ma prière ? " Mais, une fois encore, il continua sa prière. Toutefois, cette fois-ci, sa mère s’est exclamée : " Ô Seigneur ! Ne le fais pas mourir avant de lui faire voir le visage des prostituées ! " Un jour, alors que les fils d’Israël parlèrent de Jurayj et de sa dévotion, il y avait parmi eux une prostituée d’une grande beauté. Elle leur proposa : " Voulez-vous que je le séduise ? " Elle vint à sa rencontre et l’aborda mais il ne lui prêta aucune attention. Elle alla trouver un berger qui habitait et vivait non loin de la tour de Jurayj et s’offrit à lui. Elle tomba enceinte, puis, lorsque l’enfant naquit, elle déclara : " C’est le fils de Jurayj ! " Les gens vinrent, firent descendre Jurayj de sa tour, qu’ils démolirent, puis commencèrent à le rouer de coups. " Que vous arrive-t-il ? s’exclama-t-il. - Tu as commis la fornication avec cette prostituée et de votre relation est né un enfant ! répondirent-ils. - Où est le bébé ? " demanda-t-il. Ils lui apportèrent l’enfant. Jurayj leur demanda alors : " Laissez-moi d’abord accomplir ma prière ! " Quand il eut terminé, il alla vers le bébé, le frappa au ventre, puis il lui demanda : " Qui est ton père ? - Le bébé répondit : C’est Untel, le berger ! " Alors, tous les gens se dirigèrent vers Jurayj qu’ils embrassèrent et touchèrent [à la recherche de sa bénédiction] puis, ils lui proposèrent : " Nous te reconstruirons ta tour en or ! " Mais, il leur répondit : " Non, reconstruisez-la simplement en argile, comme avant ", ce qu’ils firent. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Un élégant cavalier, sur une monture de grande valeur, passa devant un bébé qui tétait le sein de sa mère. Elle dit alors : " Ô Allah ! Fais que mon fils lui ressemble ! " Le bébé lâcha le sein, se tourna vers l’homme, le regarda puis dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " et il reprit le sein. » Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « C’est comme si je voyais le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sucer son index, imitant ainsi la tétée de l’enfant. » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) poursuivit : « Ils passèrent devant une jeune femme que des gens rouaient de coups en lui criant : " Tu as forniqué et volé ! " Mais, elle leur répondait : " Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! " La mère s’exclama alors : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Le bébé lâcha le sein, regarda en direction de la femme puis dit : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " Une conversation s’engagea alors entre la mère et son enfant. Elle dit : " Un homme de belle allure est passé et j’ai alors dit : Ô Allah ! Fais que mon enfant lui ressemble ! Mais, toi, tu as dit : " Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! " Puis, nous sommes passés à côté d’une femme que l’on battait en lui reprochant : " Tu as forniqué et volé ! " Et j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon enfant ne lui ressemble pas ! " Mais, toi, tu as rétorqué : " Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " L’enfant répondit : " L’homme à la belle allure était un tyran, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je ne lui ressemble pas ! Quant à la femme, elle fut accusée de commettre la fornication et de voler alors qu’elle était innocente de tout cela, j’ai donc dit : Ô Allah ! Fais que je lui ressemble ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu'il a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Nul n’a parlé au berceau excepté trois. » Et ce qui est voulu ici, c'est indiquer qu'ils étaient encore des nourrissons. Premièrement : Jésus fils de Marie (sur lui la paix) qui était un signe parmi les signes d’Allah car il a parlé alors qu’il était au berceau. Deuxièmement : Le nouveau né dans l'histoire de Jurayj le dévot. Allah a innocenté Jurayj de l’accusation de fornication que les gens ont voulu lui attribuer en lui donnant ce signe comme un miracle pour lui. En effet, l’enfant qui résulta de la fornication de la prostituée se mit à parler, malgré son très jeune âge et innocenta ainsi Jurayj. Troisièmement : L’enfant qui tétait sa mère alors qu’un homme de belle allure et bien habillé passa sur une splendide monture. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua l’allaitement du sein de sa mère en suçant son index pour imager de façon réaliste la scène. Cet enfant dit : « Ô Allah ! Fais que je ne sois pas comme cet homme ! » Ensuite, un groupe d’hommes se réunirent autour d’une jeune fille qu’ils rouaient de coups en l’accusant d’avoir forniqué et volé, mais elle se contentait de leur dire : « Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! » La mère de l’enfant dit alors : « Ô Allah ! Fais que mon fils ne soit pas comme elle ! » L’enfant s’arrêta de téter, regarda la jeune fille et dit : « Ô Allah ! Fais que je sois comme elle ! » C’est alors qu’une discussion s’engagea entre sa mère et lui. Celle-ci dit : « Un homme à la belle apparence est passé, alors j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon fils soit comme lui ! " Mais tu as rétorqué : " Ô Allah ! Fais que je ne sois pas comme lui ! " Puis, des gens passèrent avec cette jeune fille qu’ils frappaient en lui disant : " Tu as forniqué et tu as volé ! " Mais, elle ne faisait que répéter : " Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! " Alors, j’ai dit : " Ô Allah ! Fais que mon fils ne soit pas comme elle ! " Mais, toi, tu as répondu : " Ô Allah ! Fais que je sois comme elle ! " » C’est-à-dire : pur et écarté de la fornication et du vol en confiant mon affaire à Allah, comme l’a dit cette jeune fille à travers ses paroles : « Allah me suffit et Il est le meilleur Garant ! »

Référence

كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ. بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي ، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م. نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ، الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ. شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ. رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428 هـ. دليل الفالحين، تأليف: محمد بن علان، الناشر: دار الكتاب العربي، نسخة الإلكترونية ، لا يوجد بها بيانات نشر. صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم، تأليف: مسلم بن الحجاج النيسابوري، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. دروس وعبر من صحيح القصص النبوي، تأليف: شحاتة محمد صقر، الناشر: مكتبة دار العلوم، البحيرة، مصر.

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Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau.

عن ابن عباس رضي الله عنهما قال: جاء إبراهيم صلى الله عليه وسلم بأم إسماعيل وبابنها إسماعيل وهي ترضعه، حتى وضعها عند البيت، عند دَوْحَة فوق زمزم في أعلى المسجد، وليس بمكة يومئذ أحد، وليس بها ماء، فوضعهما هناك، ووضع عندهما جِرَابًا فيه تمر، وسِقاء فيه ماء، ثم قَفَّى إبراهيم منطلقا، فتبعته أم إسماعيل فقالت: يا إبراهيم، أين تذهب وتتركنا بهذا الوادي الذي ليس فيه أنيس ولا شيء؟ فقالت له ذلك مِرارا، وجعل لا يلتفت إليها، قالت له: آلله أمرك بهذا؟ قال: نعم، قالت: إذا لا يُضَيِّعُنَا؛ ثم رجعت، فانطلق إبراهيم صلى الله عليه وسلم حتى إذا كان عند الثَّنِيَّة حيث لا يرونه، استقبل بوجهه البيت، ثم دعا بهؤلاء الدَّعَوَات، فرفع يديه فقال: {رب إني أسكنت من ذريتي بواد غير ذِي زَرْعٍ} حتى بلغ {يشكرون} [إبراهيم: 37]. وجعلت أم إسماعيل ترضع إسماعيل وتشرب من ذلك الماء، حتى إذا نفد ما في السِّقَاء عطشت، وعطش ابنها، وجعلت تنظر إليه يتلوى -أو قال يَتَلَبَّطُ- فانطلقت كراهية أن تنظر إليه، فوجدت الصفا أقرب جبل في الأرض يليها، فقامت عليه، ثم استقبلت الوادي تنظر هل ترى أحدا؟ فلم تر أحدا. فَهَبَطَتْ من الصفا حتى إذا بلغت الوادي، رفعت طَرَفَ دِرْعِهَا، ثم سعَت سعي الإنسان المجهود حتى جاوزت الوادي، ثم أتت المروة فقامت عليها، فنظرت هل ترى أحدا؟ فلم تر أحدا، ففعلت ذلك سبع مرات. قال ابن عباس رضي الله عنهما: قال النبي صلى الله عليه وسلم: «فلذلك سعى الناس بينهما»، فلما أشرفت على المروة سمعت صوتا، فقالت: صَهْ -تريد نفسها- ثم تَسَمَّعَتْ، فسمعت أيضا، فقالت: قد أسمعت إن كان عندك غَوَاث، فإذا هي بالملك عند موضع زمزم، فبحث بعقبه -أو قال بجناحه- حتى ظهر الماء، فجعلت تُحَوِّضُهُ وتقول بيدها هكذا، وجعلت تَغْرِفُ من الماء في سِقائها وهو يفور بعد ما تَغْرِفُ. وفي رواية: بقدر ما تَغْرِفُ. قال ابن عباس رضي الله عنهما : قال النبي صلى الله عليه وسلم : «رحم الله أم إسماعيل لو تركت زمزم - أو قال لو لم تَغْرِفُ من الماء - لكانت زمزم عَيْنًا مَعِينًا» قال: فشربت وأرضعت ولدها، فقال لها الملك: لا تخافوا الضَّيْعَةَ فإن هاهنا بيتا لله يبنيه هذا الغلام وأبوه، وإن الله لا يضيع أهله، وكان البيت مرتفعا من الأرض كَالرَّابِيَةِ، تأتيه السيول، فتأخذ عن يمينه وعن شماله، فكانت كذلك حتى مرت بهم رُفْقَةٌ مِنْ جُرْهُم، أو أهل بيت من جُرْهُم مقبلين من طريق كَدَاءَ، فنزلوا في أسفل مكة؛ فرأوا طائرا عائِفًا، فقالوا: إنّ هذا الطائر ليدور على ماء، لعهدنا بهذا الوادي وما فيه ماء. فأرسلوا جَرِيًّا أَوْ جَرِيَّيْن، فإذا هم بالماء. فرجعوا فأخبروهم؛ فأقبلوا وأم إسماعيل عند الماء، فقالوا: أتأذنين لنا أن ننزل عندك؟ قالت: نعم، ولكن لا حق لكم في الماء، قالوا: نعم. قال ابن عباس: قال النبي صلى الله عليه وسلم : «فَألْفَى ذلك أم إسماعيل، وهي تحب الأنس» فنزلوا، فأرسلوا إلى أهلهم فنزلوا معهم، حتى إذا كانوا بها أهل أبيات، وشَبَّ الغلام وتعلم العربية منهم، وأنفسهم وأعجبهم حين شَبَّ، فلما أدرك زوجوه امرأة منهم: وماتت أم إسماعيل، فجاء إبراهيم بعدما تزوج إسماعيل يطالع تركته، فلم يجد إسماعيل؛ فسأل امرأته عنه فقالت: خرج يبتغي لنا - وفي رواية: يصيد لنا - ثم سألها عن عيشهم وهيئتهم، فقالت: نحن بشر، نحن في ضيق وشدة؛ وشكت إليه، قال: فإذا جاء زوجك اقرئي عليه السلام، وقولي له يغير عَتَبَةَ بابه. فلما جاء إسماعيل كأنه آنس شيئا، فقال: هل جاءكم من أحد؟ قالت: نعم، جاءنا شيخ كذا وكذا، فسألنا عنك فأخبرته، فسألني: كيف عيشنا، فأخبرته أنا في جَهْد وشدة. قال: فهل أوصاك بشيء؟ قالت: نعم، أمرني أن أقرأ عليك السلام، ويقول: غير عَتَبَةَ بابك، قال: ذاك أبي وقد أمرني أن أفارقك! الْحَقِي بأهلك. فطلقها وتزوج منهم أخرى، فلبث عنهم إبراهيم ما شاء الله، ثم أتاهم بعد فلم يجده، فدخل على امرأته فسأل عنه. قالت: خرج يبتغي لنا قال: كيف أنتم؟ وسألها عن عيشهم وهيئتهم، فقالت: نحن بخير وسَعَة، وأثنت على الله. فقال: ما طعامكم؟ قالت: اللحم، قال: فما شرابكم؟ قالت: الماء، قال: اللهم بارك لهم في اللحم والماء. قال النبي - صلى الله عليه وسلم: ولم يكن لهم يومئذ حَبّ، ولو كان لهم دعا لهم فيه، قال: فهما لا يخلو عليهما أحد بغير مكة إلا لم يوافقاه. وفي رواية: فجاء فقال: أين إسماعيل؟ فقالت امرأته: ذهب يصيد؛ فقالت امرأته: ألا تنزل، فتطعم وتشرب؟ قال: وما طعامكم وما شرابكم؟ قالت: طعامنا اللحم وشرابنا الماء، قال: اللهم بارك لهم في طعامهم وشرابهم. قال: فقال أبو القاسم - صلى الله عليه وسلم: بركة دعوة إبراهيم. قال: فإذا جاء زوجك فَاقْرَئِي عليه السلام مُرِيِهِ يُثَبِّتُ عَتَبَةَ بابه. فلما جاء إسماعيل قال: هل أتاكم من أحد؟ قالت: نعم، أتانا شيخ حسن الهيئة، وأثنت عليه، فسألني عنك فأخبرته، فسألني كيف عيشنا فأخبرته أنا بخير. قال: فأوصاك بشيء؟ قالت: نعم، يقرأ عليك السلام ويأمرك أن تُثَبِّتَ عَتَبَةَ بابك. قال: ذاك أبي، وأنت العَتَبة، أمرني أن أُمْسِكَك. ثم لبث عنهم ما شاء الله، ثم جاء بعد ذلك وإسماعيل يَبْرِي نَبْلًا له تحت دَوْحَةٍ قريبا من زمزم، فلما رآه قام إليه، فصنعا كما يصنع الوالد بالولد والولد بالوالد. قال: يا إسماعيل، إن الله أمرني بأمر، قال: فاصنع ما أمرك ربك؟ قال: وَتُعِينُنِي، قال: وأعينك، قال: فإن الله أمرني أن أبني بيتا هاهنا، وأشار إلى أكَمَة مرتفعة على ما حولها، فعند ذلك رفع القواعد من البيت، فجعل إسماعيل يأتي بالحجارة وإبراهيم يبني حتى إذا ارتفع البناء، جاء بهذا الحجر فوضعه له فقام عليه، وهو يبني وإسماعيل يناوله الحجارة وهما يقولان: {ربنا تَقَبَّلْ منا إنك أنت السميع العليم} [البقرة: 127]. وفي رواية: إن إبراهيم خرج بإسماعيل وأم إسماعيل، معهم شَنَّةٌ فيها ماء، فجعلت أم إسماعيل تشرب من الشَّنَّة فَيَدِرُّ لبنها على صبيها، حتى قدم مكة، فوضعها تحت دَوْحَة، ثم رجع إبراهيم إلى أهله، فاتبعته أم إسماعيل حتى لما بلغوا كَدَاءَ نادته من ورائه: يا إبراهيم إلى من تتركنا؟ قال: إلى الله، قالت: رضيتُ بالله، فرجعتْ وجعلتْ تشرب من الشَّنَّة ويدر لبنها على صبيها، حتى لما فني الماء قالت: لو ذهبت فنظرت لعلي أحس أحدا. قال: فذهبت فصعدت الصفا، فنظرت ونظرت هل تحس أحدا، فلم تحس أحدا، فلما بلغت الوادي سعت، وأتت المروة، وفعلت ذلك أشواطا، ثم قالت: لو ذهبت فنظرت ما فعل الصبي، فذهبت فنظرت فإذا هو على حاله، كأنه يَنْشَغُ للموت، فلم تُقِرَّهَا نفسها فقالت: لو ذهبت فنظرت لعلي أحس أحدا، فذهبت فصعدت الصفا، فنظرت ونظرت فلم تحس أحدا، حتى أتمت سبعا، ثم قالت: لو ذهبت فنظرت ما فعل، فإذا هي بصوت، فقالت: أَغِثْ إنْ كان عندك خير، فإذا جبريل فقال بِعقِبِهِ هكذا، وغمز بِعقِبِهِ على الأرض، فانبثق الماء فدهشت أم إسماعيل، فجعلت تَحْفِنُ ... وذكر الحديث بطوله".
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) conduisit la mère d’Ismaël [Hâjar] et son fils Ismaël [Ismâ'îl], qu’elle allaitait encore, et les installa près de la Maison [la Ka’bah], sous un grand arbre à l’emplacement de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À ce époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc en ce lieu, leur laissant un sac de dattes et une outre contenant de l’eau. Puis, Abraham rebroussa chemin. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a rien ? " Elle réitéra sa question à maintes reprises sans qu’elle n'obtienne de réponse ni qu’il ne se retourne vers elle. Finalement, elle lui demanda : " Allah t’a-t-il ordonné d’agir de la sorte ? - Oui, répondit-il - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " conclut-elle, et elle revint sereinement à sa place. Abraham (sur lui la paix et le salut) poursuivit sa route jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, d’où il ne pouvait être vu. Alors, il fit face à la Ka’bah, leva les mains et dit : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’ba »], Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. )} [Coran : 14/37]. La mère d'Ismaël allaita son fils tandis qu'elle buvait l’eau qu’Abraham lui avait laissée. Quand celle-ci s’épuisa et qu’ils eurent soif, son enfant commença à se tordre de douleur - ou il a dit : il se jeta à terre et donna des coups de pieds - Ne pouvant supporter la vue de son fils ainsi, elle partit. Elle grimpa alors sur Aṣ-Ṣafâ, le monticule le plus proche qu’elle trouva et d’où elle pouvait scruter la plaine du regard. Allait-elle apercevoir quelqu’un ? N’apercevant personne, elle descendit d'Aṣ-Ṣafâ jusqu’à parvenir dans la vallée, alors elle souleva le pan de sa robe et se mit à courir jusqu’à l’autre bout du vallon qu’elle atteignit à bout de souffle. Elle monta alors sur le mont Al-Marwah du haut duquel elle fixa à nouveau l’horizon mais sans y découvrir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules à sept reprises. » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre Aṣ-Ṣafâ et Al-Marwah [au cours des rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah]. Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : ' Tais-toi ! ' Elle tendit alors l’oreille et entendit à nouveau une voix, puis elle dit : ' Je t’ai entendu. As-tu à boire ? ' Soudain, à l’emplacement de Zamzam, elle vit un Ange en train de tâter le sol du talon - ou il a dit : de l’aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Alors, elle amoncela de la terre autour afin d’en faire un petit bassin [et de la confiner]. Elle a ensuite rempli son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait. " Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." » Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam - ou bien il a dit : Si elle n’avait pas puisé l’eau - elle serait aujourd’hui une source jaillissant à la surface ! " [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son fils. L’Ange lui dit : ' Ne craignez plus rien maintenant, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! ' L’emplacement de [ce qui allait devenir] la Ka’bah était surélevé comme une colline de sorte que les torrents la contournaient par la droite ou la gauche sans la toucher. Venant par la route de Kadâ’, un groupe de gens de [la tribu de] Jurhum, arrivèrent. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait autour de la source, ils se dirent : " On dirait que cet oiseau vole au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent un ou deux hommes qui trouvèrent finalement l’eau et ils revinrent pour en informer le reste du groupe. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et ils lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui ! Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " Ils acceptèrent en répondant par l’affirmative." » Ibn ‘Abbâs [qu’Allah l'agrée, lui et son père] a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " Leur venue soulagea la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie des gens." » Ils s’installèrent donc et firent venir leurs familles. L’endroit fut ainsi habité par plusieurs familles. Ismaël grandit et apprit l’arabe à leur contact. Il se distingua au point de susciter leur admiration. Quand il atteignit l’âge adulte, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham revint prendre des nouvelles de sa descendance mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme à propos de lui qui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins " et, dans une autre version : " Il est allé chasser pour nous ramener à manger. " Ensuite, Abraham l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. Elle répondit : " Nous vivons mal. Nous sommes dans le besoin et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Abraham lui a alors dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " De retour, Ismaël sentit quelque chose : " Quelqu’un est-il venu à vous ? demanda-t-il à son épouse. - Un vieil homme est en effet venu, répondit-elle en le décrivant. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je lui ai répondu que nous vivions dans le besoin et l’adversité. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit-il, et il vient de m’ordonner de me séparer de toi. Retourne chez ta famille ! " Il la divorça donc et se maria avec une autre femme [de la même tribu]. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut puis il revint les voir mais sans trouver son fils. Il entra alors chez lui et s’enquit de lui auprès de sa femme qui lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins. - Il demanda : Comment vivez-vous ? Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur environnement. - Elle répondit : Nous sommes heureux et vivons dans l’aisance ! et elle loua Allah. - Que mangez-vous ? Demanda Abraham. - De la viande, répondit-elle. - Que buvez-vous ? - De l’eau, dit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau ! " implora Abraham. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « À ce moment-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient eu, il aurait aussi invoqué pour eux à ce sujet. » Il dit : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté. " Et, dans une autre version, dès son arrivée, Abraham demanda : " Où est Ismaël ? - Il est allé à la chasse, répondit sa femme en l’invitant à boire et à manger. - Que mangez-vous et que buvez-vous ?, interrogea Abraham. - Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau, répondit-elle. - Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson ! " implora Abraham. Il a dit : Abû-l-Qâsim (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ceci est la bénédiction due à l’invocation d’Abraham ! » Abraham dit : " Lorsque ton mari sera de retour, salue-le de ma part et dis-lui de garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint, il demanda à son épouse si quelqu’un leur avait rendu visite. Elle répondit qu’un vieil homme à la belle allure était en effet venu pendant son absence. Elle fit son éloge, et précisa qu’il lui avait demandé de ses nouvelles et l’avait questionnée sur leur situation ? Elle poursuivit : " Je l’ai informé que nous vivions pour le mieux. - T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a demandé de te transmettre son salut et il t’ordonne de garder le seuil de ta porte. - C’est mon père, dit Ismaël et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de garder. " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut puis revint chez eux. Ismaël était en train de confectionner des flèches sous un grand arbre près de Zamzam. En le voyant, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et comme un père agit avec son fils. Abraham lui dit : " Ô Ismaël ! Allah m’a [confié et] ordonné une mission. - Accomplis donc l’ordre de ton Seigneur ! dit Ismaël - M’aideras-tu ? demanda Abraham. - Oui, je t’aiderai, répondit le fils. - Allah m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit, dit-il, en indiquant un monticule surplombant les alentours. Il se mit alors à élever les fondations de la Maison [sacrée]. Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait l’édifice. Lorsqu’il fut trop haut, Ismaël apporta cette fameuse pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham] qu’il posa pour son père et sur laquelle Abraham monta afin d'achever la construction alors qu’Ismaël lui tendait les pierres. Et tous deux invoquaient Allah en ces termes : {( Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Tu es certes Celui qui entend tout, Celui qui sait tout. )} [Coran : 2/127]. Et dans une [autre] version : " Abraham sortit avec Ismaël et sa mère [Hajar], emportant avec eux une vieille outre remplie d’eau. La mère d’Ismaël en buvait et cela lui permettait d'allaiter son bébé. Arrivé à La Mecque, Abraham les laissa sous un grand arbre avant de regagner sa famille. La mère d’Ismaël le suivit pour finalement le rattraper à Kadâ. Elle l’interpella alors qu'il était de dos : " Ô Abraham ! À qui nous abandonnes-tu ? - À Allah ! répondit-il. - Elle s’exclama alors : J’agrée Allah ! " Ensuite, elle revint sur ses pas et se mit à boire [de l’eau] de l’outre ce qui lui permit d’allaiter son fils. Puis, lorsque l’eau s’épuisa, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être verrais-je quelqu’un ? ". Elle grimpa alors sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais en vain. Arrivée dans la vallée, elle se mit à courir jusqu’au mont Al-Marwah. Elle parcourut ainsi à plusieurs reprises la distance séparant les deux monticules avant de se dire : " Si j’allais voir ce qu’il est advenu de mon enfant. " Elle se rendit auprès de lui et le trouva dans le même état, râlant comme un mourant. Ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle se dit : " Si j’allais voir aux alentours, peut-être trouverais-je quelqu’un ? " Elle grimpa de nouveau sur [le mont] Aṣ-Ṣafâ, scrutant sans cesse l’horizon, mais sans apercevoir âme qui vive. Elle parcourut ainsi la distance entre les deux monticules jusqu’à compléter sept va-et-vient, avant de se dire à nouveau : " Si j’allais voir comment il va ! " Mais, soudain, elle entendit une voix qu’elle interpella ainsi : " Sauve-nous s’il y a quelque bien en toi ! " Il s’agissait de l'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix. Il a alors dit : " Ainsi, avec ton talon ! " et il enfonçait son talon dans le sol. Alors, l’’eau se mit à jaillir et la mère d’Ismaël fut stupéfaite. Elle se mit alors à puiser l’eau à l’aide de ses mains... " Et il cita le hadîth en entier. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Ibn ‘Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Abraham (sur lui la paix et le salut) est venu avec la mère d’Ismaël, Hâjar la copte - celle que le roi d’Égypte avait donné [en présent] à sa femme Sarah - et son fils Ismaël [Isma'îl] qu’elle allaitait encore et il les a installés près de la Ka’bah, auprès d’un grand arbre bien établi, au-dessus de la source de Zamzam, dans la partie la plus élevée de l’emplacement de la Mosquée. À cette époque-là, il n’y avait personne à La Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il les installa donc là et il laissa auprès d’eux un sac en peau contenant des dattes et une outre dans laquelle il y avait de l’eau. Ensuite, Abraham s’en retourna en repartant vers le Cham. La mère d’Ismaël le suivit et lui demanda : " Ô Abraham ! Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée déserte où il n’y a personne ni rien à manger et à boire ? " Elle lui répéta cela à maintes reprises sans qu’il ne se retourne vers elle. Plutôt, il poursuivit son chemin, alors [finalement] elle lui demanda : " Allah t’a-t-Il ordonné cela ? - Oui, répondit-il. - Alors, Il ne nous abandonnera pas ! " répliqua-t-elle. Sur ce, elle revint [sereinement] vers son fils. Abraham (sur lui la paix et le salut) partit donc jusqu’à parvenir à Ath-Thaniyyah, près d’Al-Hujûn, d’où il ne pouvait être vu. Là, il tourna son visage en direction de la Maison [Sacrée, la Ka'bah]. Ensuite, il leva ses mains et invoqua [Allah] en disant : {( Ô notre Seigneur ! J’ai établi une partie de ma descendance )}, certains d’entre eux {( dans une vallée sans agriculture )}, qui désigne La Mecque. Et le fait qu’elle soit ainsi vise à parfaire le fait de s'y consacrer pleinement à l’adoration [d’Allah] {( près de Ta Maison sacrée [« Al-Ka’bah »] )}, celle où il est interdit de chasser, de couper les arbres et de combattre. {( Ô notre Seigneur ! Afin qu’ils accomplissent la prière )} à La Mecque, {( Fais donc que penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens )}, c’est-à-dire : que les cœurs des gens se dirigent vers eux par désir intense, {( Et nourris-les de fruits ! Peut-être seront-ils reconnaissants. )} vis-à-vis de ton bienfait envers eux [Coran : 14/37]. Et Allah a exaucé l’invocation d’Abraham. La mère d'Ismaël allaita son fils en buvant l’eau qu’elle avait et mangea les dattes qu’elle possédait jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus et que l’eau de l’outre s’épuise. Alors, elle eut soif et son fils aussi. Elle le regardait se tordre de douleur, ou se rouler dans la terre et la frapper lui-même. Alors, ne pouvant supporter de le voir ainsi, elle partit et le laissa en l'état. Elle trouva que Aṣ-Ṣafâ était le monticule le plus proche d’elle, alors elle le gravit puis se tourna en direction de La Mecque afin observer si elle apercevait quelqu’un. Lorsqu’elle parvint au creux de la vallée, l'abaissement du terrain l’empêcha d’aller plus loin. En effet, si elle continuait, elle perdrait son fils de vue et elle avait peur pour lui. Alors, elle se dépêcha et courut si vite que cela lui fut pénible. Elle arriva à Marwah, c’est-à-dire : après avoir terminé sa course et être revenue à la [marche] normale avant de parvenir dans la vallée. Là, elle regarda [de nouveau] si elle apercevait quelqu’un. Mais elle ne vit personne [à l’horizon]. Et elle fit cela sept fois." Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a alors dit : " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : " C’est pour cette raison que les gens vont et viennent entre eux deux [c’est-à-dire : Aṣ-Ṣafâ et Marwah] ! " Lorsqu’elle se trouva sur Al-Marwah, elle entendit une voix et se dit à elle-même : " Tais-toi ! " Elle intimait par-là le silence à sa personne. Ensuite, elle tendit l’oreille et entendit à nouveau une voix ; elle dit alors : " Je t’ai entendu, donne-moi donc à boire ! " L'Ange Gabriel [Jibrîl], sur lui la paix, qui apparut alors à l’emplacement [de la source] de Zamzam, tâtait avec son talon, c’est-à-dire : l’extrémité de son pied, - ou il a dit : de son aile - jusqu’à ce que l’eau jaillisse. De là, elle fit en sorte d’en faire un petit bassin [afin de la confiner]. Ensuite, elle remplit son outre d’eau et chaque fois qu’elle puisait de l’eau, celle-ci jaillissait avec force." Et dans une version : " l’eau jaillissait à mesure qu’elle en puisait." Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël, si elle n’avait pas confiné l’eau, alors [la source de] Zamzam serait une source jaillissante ! » C’est-à-dire : elle coulerait [à flot] à la surface de la terre. [Ibn ‘Abbâs] poursuit : " Elle but et allaita son enfant. L’Ange lui dit alors : " Ne craignez plus la perte, car ici se trouve [l’emplacement de] la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront, et Allah n’abandonnera jamais ses habitants ! " L’emplacement de la Maison était surélevé, comme une colline par rapport à la surface de la terre, et lorsque les torrents arrivaient, ils la contournaient par sa droite et par sa gauche de sorte qu'ils ne la noyaient pas. Hajar resta ainsi jusqu’à ce qu’un groupe de gens de la tribu de Jurhum passa près d’elle en étant venus par la route de Kadâ’. Ils campèrent en contrebas de La Mecque et virent un oiseau qui tournait dans le ciel, ils se dirent alors : " Cet oiseau doit tourner au-dessus d’un point d’eau, or nous connaissons bien cette vallée et il n’y a pas d’eau à cet endroit ! " Ils envoyèrent donc un émissaire ou deux afin de s’informer. Ils trouvèrent finalement de l’eau et revinrent pour en informer [le reste du groupe]. Ils se rendirent alors à la source près de laquelle se trouvait la mère d’Ismaël et lui demandèrent : " Nous permets-tu de camper ici auprès de toi ? - Elle répondit : Oui. Toutefois, vous n’avez aucun droit sur l’eau de la source ! " C’est-à-dire : le droit à cette source m’est uniquement réservé, si je le veux je vous en accorde, sinon, je vous en en prive. Ils répondirent par l’affirmative et la mère d’Ismaël fut d’accord. En effet, elle aimait la compagnie des gens et répugnait la solitude. Ils s’installèrent donc, appelèrent leurs familles et celles-ci vinrent s’installer avec eux. Ils se rassemblèrent, se multiplièrent et Ismaël grandit et apprit l’arabe auprès d’eux. Ils éprouvèrent beaucoup d'affection pour lui et il finit par susciter leur admiration. Cela perdura jusqu’à ce qu’il grandisse et atteigne l’âge adulte. Ainsi, lorsqu’il devint pubère, ils le marièrent à l’une de leurs femmes. La mère d’Ismaël mourut à cette époque. Après le mariage d’Ismaël, Abraham vint s’enquérir de sa situation depuis qu’il l’avait laissé. Mais il ne trouva pas Ismaël [qui était absent], il interrogea alors sa femme pour savoir où il était. Elle lui répondit : " Il est allé chercher de quoi subvenir à nos besoins en partant à la chasse. " Ensuite, il l’interrogea à propos de leur vie, notamment leur nourriture et leur boisson, et leur situation [de manière générale]. Elle répondit : " Nous vivons mal et nous menons une vie dans la gêne et l’adversité ! " Et elle se plaignit auprès de lui. Lorsqu’il vit un tel agacement et un tel malaise [de sa part] vis à vis de ce par quoi Allah, Exalté soit-Il, l’avait éprouvée et qui n'était en fait qu'un moyen de l'augmenter en degrés [auprès de Lui], il craignit que son état se propage à son fils. Il lui ordonna donc de se séparer d’elle. Pour ce faire, Abraham dit : " Lorsque ton mari reviendra, transmet-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de sa porte ! " C'est là une allusion au divorce de sa femme, car la femme est attachée à la demeure comme le seuil de la porte est attaché à la maison. Donc, lorsqu’Ismaël revint de la chasse, c’est comme s’il avait pressenti quelque chose. Il demanda : " Quelqu’un est-il venu à vous ? - Elle répondit : Oui, un vieil homme est en effet venu à nous et il était ainsi. Il nous a interrogés à ton sujet et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie et je l’ai informé que nous vivions dans la difficulté et l’adversité. - Il demanda : T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il m’a ordonné de te saluer et il te dit de changer le seuil de ta porte ! - C’est mon père ! a-t-il dit, et il vient de m’ordonner de changer le seuil de ma porte, à savoir : de me séparer de toi. Retourne donc chez ta famille ! " Ceci fait partie des allusions afin de signifier le divorce, toutefois Ismaël l’a proclamé de vive voix et le divorce était donc effectif. Ensuite, il se maria avec une autre femme de la même tribu. Abraham s’absenta le temps qu’Allah voulut, puis il revint les voir mais il ne trouva [toujours] pas Ismaël. Il entra alors auprès de sa femme et s’enquit à propos de lui. Celle-ci répondit : " Il est sorti afin d’aller nous chercher de quoi subvenir à nos besoins - et dans une [autre] version, sa femme dit : Pourquoi ne restez-vous donc pas afin de manger et de boire ? - Il demanda : Comment vivez-vous ? " Puis, il l’interrogea à propos de leur vie et de leur situation. Alors elle répondit : " Nous vivons bien et nous sommes dans l’aisance ! " Et elle loua Allah, Exalté soit-Il. - Quelle est votre nourriture ? demanda Abraham. - De la viande ! répondit-elle. - Quelle est votre boisson ? poursuivit-il. - De l’eau de Zamzam ou autre parmi les eaux, comme l’eau de pluie, répondit-elle. Abraham invoqua alors : Ô Allah ! Bénis-les dans leur viande et leur eau ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : " À ce moment-là, ils n’avaient aucune variété de grains. S’ils en avaient eus, il aurait imploré Allah de les leur bénir également ! " Cela afin qu’à travers son invocation la bénédiction englobe tout. Ibn ‘Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit alors : " C’est pour cela que personne, en dehors des habitants de La Mecque, ne peut se contenter de vivre de viande et d’eau sans en être affecté et se plaindre de l’estomac. " [Après avoir invoqué] Abraham dit : " Lorsque ton mari reviendra de la chasse, transmet-lui le salut [de ma part] et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte ! " Quand Ismaël revint de la chasse, c’est comme s’il avait pressenti quelque chose - comme ce qui a été rapporté dans une version dans laquelle il sentit l’odeur de son père - il s'enquit donc : " Est-ce que quelqu’un est venu à vous ? - Elle répondit : Oui, un vieil homme à la belle allure ! " Elle fit alors son éloge en évoquant certains de ses traits de perfection. " Il m’a interrogé à ton sujet, alors je l’ai informé. Il m’a aussi demandé comment était notre vie, alors je l’ai informé que nous vivions bien. " [Ismaël] demanda : " T’a-t-il enjoint quoi que ce soit ? - Oui, répondit-elle, il te transmet le salut et t’ordonne de bien garder le seuil de ta porte ! - C’est mon père, dit Ismaël, et tu es le seuil qu’il m’a ordonné de bien garder ! " Abraham les quitta le temps qu’Allah voulut, puis il revint après cela. Ismaël était en train de confectionner une flèche avant de monter sa pointe dessus. Il était sous un grand arbre près [de la source] de Zamzam. Lorsqu’il vit son père, il se leva et l’accueillit comme un fils accueille son père et ce dernier agit à son égard comme un père agit avec son fils, c’est-à-dire qu'il y eut, entre-eux, accolades et serrage de mains. Abraham lui dit alors : " Ô Ismaël ! Certes Allah, Exalté soit-Il, m’a ordonné d'accomplir quelque chose ! - Ismaël répondit : Accomplis donc ce que ton Seigneur t’a ordonné ! - Abraham demanda : M’aideras-tu ? - Ismaël répondit : Oui, je t’aiderai ! - Abraham a dit : Allah, Exalté soit-Il, m’a ordonné de construire une Maison à cet endroit. " Et sa parole : " à cet endroit " indiquait une colline. Il a [aussi] été dit qu'il s'agissait d'un endroit aux alentours, surélevé par rapport à la surface de la terre de telle sorte que les torrents ne pouvaient la recouvrir. A ce moment-là donc, Abraham se mit à élever les fondations de la Maison [sacrée] puis à construire sur elles. Ismaël apportait les pierres et Abraham descendait pour prendre les pierres des mains d’Ismaël. Ensuite, il les levait et les posait à l’endroit de la construction, et cela jusqu’à ce que l’édifice s’éleva. A ce moment là, il vint avec la pierre [appelée aujourd'hui : la station d’Abraham]. Lorsqu’il parvint à l’endroit où il y avait le pilier, il y laissa ce jour-là son empreinte et fit en sorte que la Station soit en contact avec la Maison. Ainsi, Abraham construisait l’édifice et Ismaël lui fournissait les pierres, et tous les disaient : {( Notre Seigneur ! Accepte ceci de notre part ! )} La construction de la Maison. {( Certes, Tu es Celui qui entend tout )} [y compris] notre invocation. {(Celui qui sait tout )} (y compris où nous en sommes de] la construction de la Maison. [Coran : 2/127-128]. Et dans sa parole : " Il apprit la langue arabe ", il y a une preuve solide de la prééminence et de la préséance de la langue arabe ainsi que ce qui indique qu'elle était [déjà] présente avant Abraham (sur lui la paix). Toutefois, Ismaël est le premier à s’être exprimé en langue arabe claire, comme indiqué dans le hadith : " Le premier à s'être exprimé [littéralement : à avoir décousu sa langue] en langue arabe claire est Ismaël, alors qu’il n’avait que quatorze ans ! " Rapporté par Ash-Shîrâzî dans [son livre] : « Al-Alqâb » et déclaré authentique par Sheikh Al-Albânî.

Référence

صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، الطبعة الأولى، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ. بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م. رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي ، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الطبعة: الأولى، 1428 هـ. دليل الفالحين، تأليف: محمد بن علان، الناشر: دار الكتاب العربي، بيروت. تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، الطبعة الأولى، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423 هـ. صحيح الجامع الصغير وزياداته، محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: المكتب الإسلامي.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! "

عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: «قال رجل لأَتَصَدَّقَنَّ بصدقة، فخرج بصدقته فوضعها في يد سارق، فأصبحوا يتحدثون: تُصُدِّقَ على سارق! فقال: اللهم لك الحمد لأَتَصَدَّقَنَّ بصدقة، فخرج بصدقته فوضعها في يد زانية؛ فأصبحوا يتحدثون: تُصُدِّقَ الليلة على زانية! فقال: اللهم لك الحمد على زانية! لأَتَصَدَّقَنَّ بصدقة، فخرج بصدقته فوضعها في يد غني، فأصبحوا يتحدثون: تُصُدِّقَ على غني؟ فقال: اللهم لك الحمد على سارق وعلى زانية وعلى غني! فأتي فقيل له: أما صدقتك على سارق فلعله أن يَسْتَعِفَّ عن سرقته، وأما الزانية فلعلها تَسْتَعِفُّ عن زناها، وأما الغني فلعله أن يَعْتَبِرَ فيُنْفِقَ مما أعطاه الله».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à une fornicatrice. Au matin, les gens disaient : " Cette nuit, on a fait une aumône à une fornicatrice ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un riche. Le matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un riche ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! " On vint alors lui dire : " Pour ce qui est de l’aumône que tu as donnée au voleur, peut-être qu’elle le fera arrêter de voler. Quant à la fornicatrice, peut-être s’abstiendra-t-elle de forniquer. Et en ce qui concerne le riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et dépensera de ce qu’Allah lui a donné ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe au sujet des peuples passés afin que nous en tirions une leçon. Il relate qu’un homme sortit de chez lui pour faire l’aumône, qui est censée être destinée aux pauvres et aux nécessiteux. Pourtant, il donna son aumône à un voleur. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait que, la nuit passée, une aumône avait été donnée à un voleur, alors que le voleur devrait être puni et qu’on ne devrait rien lui donner, pour ne pas l’enrichir. L’auteur de l’aumône a alors dit : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! » En effet, Allah est Loué en toute situation. Le lendemain, il sortit de nouveau dans l’intention de donner l’aumône et, cette fois-ci, il fit un don à une prostituée. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait qu’une aumône avait été faite à une prostituée, chose qui est illogique et contre-nature. L’homme s’est alors exclamé : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! » Le surlendemain, il sortit encore une fois pour donner l’aumône, car il pensait que sa première et sa deuxième aumône n’avaient pas été acceptées. Et là, il donna son aumône à un riche. En effet, même si on peut offrir quelque chose en cadeau à un homme riche, ces gens ne sont pas de ceux qui méritent l’aumône. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait qu’une aumône avait été faite à un riche. L’homme a alors dit : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! » Il aurait souhaité que son aumône tombe dans les mains d’un pauvre digne et scrupuleux, mais ce qu’Allah destine est inévitable. Ensuite, par l’intermédiaire du Prophète de son peuple, on lui a dit : « Tes trois aumônes ont été acceptées. » En effet, il était sincère et souhaitait faire le bien, même si cela ne lui a pas été possible. Pour ce qui est du voleur, peut-être s’abstiendra-t-il de voler en se disant que cet argent lui suffit. Quant à la prostituée qui s’adonnait à cette pratique pour gagner sa vie, peut-être s’abstiendra-t-elle de se prostituer, puisqu’elle aura reçu suffisamment d’argent. Enfin, en ce qui concerne l’homme riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et se mettra-t-il à dépenser de ce qu’Allah lui a donné.

Référence

صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق محمد زهير بن ناصر الناصر، الناشر: دار طوق النجاة، الطبعة : الأولى 1422هـ. صحيح مسلم، المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: دار إحياء التراث العربي، بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، تأليف د/ مصطفى الخن، د/ مصطفى البغا، محيي الدين مستو، علي الشربجي، محمد أمين لطفي، مؤسسة الرسالة، ط:الرابعة عشر1407هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، تأليف سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي. شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين، نشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426هـ. تطريز رياض الصالحين، لفيصل الحريملي، نشر: دار العاصمة، الرياض، الطبعة: الأولى، 1423هـ - 2002م.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte.

عن ابن عمر رضي الله عنهما ، عن النبي صلى الله عليه وسلم ، قال: «خرج ثلاثةُ نَفَرٍ يمشون فأصابهم المَطَر، فدَخَلوا في غارٍ في جبَل، فانْحَطَّت عليهم صَخْرةٌ، قال: فقال بعضُهم لبعض: ادعوا اللهَ بأفضلِ عَمَلٍ عَمِلتموه، فقال أحدُهم: اللهمَّ إني كان لي أبَوَانِ شَيْخانِ كبيران، فكنتُ أخرج فَأَرْعى، ثم أَجيء فأحْلِب فأجيء بالحِلاب، فآتي به أبويَّ فيَشْربان، ثم أسِقِيَ الصِّبْيَة وأهلي وامرأتي، فاحتَبَستُ ليلة، فجئتُ فإذا هما نائمان، قال: فكرهتُ أن أُوقِظَهما، والصِّبية يَتَضَاغَوْن عند رِجْلي، فلم يزل ذلك دَأْبي ودَأْبَهما، حتى طلَع الفجر، اللهم إن كنتَ تَعْلَمُ أنِّي فعلتُ ذلك ابْتغاء وجهِك، فافرُجْ عنا فُرْجة نرى منها السماء، قال: فَفُرِج عنهم، وقال الآخر: اللهم إن كنتَ تعلم أني كنتُ أُحبُّ امرأةً مِن بنات عمي كأشَدِّ ما يُحبُّ الرجلُ النساء، فقالت: لا تَنال ذلك منها حتى تعطيها مائة دينار، فسَعيْتُ فيها حتى جَمَعتُها، فلما قَعَدتُ بيْن رِجليْها قالت: اتقِ الله ولا تَفُضَّ الخاتَمَ إلا بحقِّه، فقمتُ وتركتُها، فإن كنتَ تعْلَم أنِّي فعلتُ ذلك ابتغاء وجهِك، فافرُجْ عنا فُرْجَة، قال: ففُرِج عنهم الثُّلُثيْنِ، وقال الآخر: اللهم إن كنتَ تعْلَم أني اسْتَأجَرْتُ أجيرًا بفَرَق من ذُرَة فأعْطيتُه، وأَبَى ذاك أنْ يأخُذَ، فعَمَدتُ إلى ذلك الفَرَق فزرعتُه، حتى اشتريتُ منه بقرًا وراعِيها، ثم جاء فقال: يا عبد الله أعْطِني حَقِّي، فقلتُ: انطلقْ إلى تلك البقر وراعِيها فإنها لك، فقال: أتستهْزِئ بي؟ قال: فقلت: ما أستهزئ بك ولكنها لك، اللهم إن كنتَ تعلم أنِّي فعلتُ ذلك ابتغاء وجهك، فافْرُجْ عنا فكُشِف عنهم».
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : « Invoquons Allah par la meilleure des œuvres que nous avons accomplis ! » Ainsi, il se peut qu'Allah nous délivre et écarte ce rocher. « À ces mots, l'un des trois dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d’en donner à] mes enfants, à mon épouse et au reste de ma famille, tel que mon frère et ma sœur. Un jour, je suis rentré tard à cause d'un imprévu. En arrivant la nuit, je trouvai mon père et ma mère endormis. Je récoltai le lait tant que possible et me tint debout au niveau de leurs têtes tout en détestant les réveiller ; je détestai aussi donner à boire à mes enfants et ma famille avant eux. En outre, mes enfants pleurèrent de faim à mes pieds jusqu'au lever de l'aube. Finalement, [au matin] je donnai à boire à mes parents, puis à mes enfants. Ô Allah ! Si Tu juges que j’ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte un peu ce rocher et fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! » Allah les libéra [en partie] et fit une ouverture d'où ils purent voir le ciel. Le deuxième s'exclama : « Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne commets pas d'acte illicite et ne romps pas le cachet [c'est-à-dire : l'hymen] excepté dans le cadre légitime [du mariage] ! " Je me levai d'entre ses jambes et la laissai. Ô Allah ! Si j'ai fait cela dans l'espoir de Ton agrément, alors écarte ce rocher et libère-nous ! " Aussitôt, Allah les libéra aux deux tiers de l'entrée bloquée par le rocher. Quant au troisième, il a dit : " Ô Allah ! J’avais engagé un ouvrier en contrepartie d'un salaire de vingt-six ‘ raṭl ’ [unité de poids équivalant à : 2,564 kg] de blé. Ayant terminé son travail, je lui ai donné son dû mais il refusa de le prendre. Depuis lors, je n’ai cessé de lui faire fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches ainsi que leur berger. Après un certain temps, l'ouvrier revint et me dit : ‘Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui ai répondu : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont tous à toi ! - Il s’est exclamé : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi !’ [Le troisième homme dit alors] : Ô Allah ! Si Tu juges que j'ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Allah les délivra, plus rien ne faisait obstacle à la sortie de la grotte et ils finirent alors par pouvoir en sortir. »

Référence

- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه. - صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - النهاية في غريب الحديث والأثر، لابن الأثير، نشر: المكتبة العلمية - بيروت، 1399هـ - 1979م، تحقيق: طاهر أحمد الزاوى - محمود محمد الطناحي. - شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ. - الشرح الممتع على زاد المستقنع, محمد بن صالح بن محمد العثيمين, دار ابن الجوزي, الطبعة: الأولى، 1422 - 1428 هـ. - دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين, محمد علي بن محمد البكري, اعتنى بها: خليل مأمون شيحا, الناشر: دار المعرفة, بيروت – لبنان, الطبعة: الرابعة، 1425 هـ - 2004 م.

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