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Hadiths expliqués

Son décès (paix et salut sur lui)

17 hadiths

Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).

عن عائشة رضي الله عنها قالت: كُنَّ أزواجُ النبي صلى الله عليه وسلم عنده، فأقبلت فاطمة رضي الله عنها تمشي، ما تُخْطِئُ مِشْيَتُها من مِشْيَةِ رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئًا، فلما رآها رَحَّبَ بها، وقال: «مَرْحَبًا بابنتي»، ثم أجلسها عن يمينه أو عن شماله، ثم سَارَّهَا فبكت بُكاءً شديدًا، فلما رأى جَزَعَهَا، سَارَّهَا الثانية فضحكت، فقلتُ لها: خَصَّكِ رسول الله صلى الله عليه وسلم من بين نسائه بالسِّرَارِ، ثم أنت تَبْكِينَ! فلما قام رسول الله صلى الله عليه وسلم سألتها: ما قال لك رسول الله صلى الله عليه وسلم ؟ قالت: ما كنت لأُفْشِيَ على رسول الله صلى الله عليه وسلم سِرَّهُ، فلما توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم قلتُ: عَزَمْتُ عليك بما لي عليك من الحق، لما حَدَّثْتِنِي ما قال لك رسول الله صلى الله عليه وسلم ؟ فقالت: أما الآن فنعم، أما حين سَارَّنِي في المرة الأولى فأخبرني أن جبريل كان يُعارضه القرآن في كل سنة مرة أو مرتين، وأنه عارضه الآن مرتين، وإني لا أرى الأَجَلَ إلا قد اقترب، فاتقي الله واصبري، فإنه نِعْمَ السَّلَفُ أنا لك، فبكيت بكائي الذي رأيتِ، فلما رأى جَزَعِي سَارَّنِي الثانية، فقال: «يا فاطمة، أما تَرْضَينَ أن تكوني سيدة نساء المؤمنين، أو سيدة نساء هذه الأمة؟» فضحكتُ ضحكي الذي رأيتِ.
Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il la vit, il lui souhaita la bienvenue en disant : « Bienvenue à ma fille ! » Puis, il la fit s'asseoir à sa droite ou à sa gauche et lui confia un secret. Elle pleura à chaudes larmes. Voyant sa tristesse, il lui confia un second secret et là, elle rit. Je lui ai alors dit : « D'entre toutes les femmes de son entourage, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'accorde le privilège de ses confidences et ensuite tu pleures !? » Quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'en alla, je lui ai demandé : « Que t'a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Elle répondit : « Je ne suis point telle à divulguer le secret du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mourut, j’ai de nouveau demandé : « Je te demande par le droit que j'ai sur toi ! Me diras-tu ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a confié ? » Elle répondit : « Maintenant, oui ! Dans sa première confidence, il m'informa que Jibrîl lui faisait réciter le Coran une ou deux fois par an. Or, cette fois-ci, il le lui avait fait réciter à deux reprises [et qu'il n'y voyait pas] d'autre signe que la proximité de sa mort ; il me dit : « Crains donc Allah et patiente ! Car quel bon prédécesseur je suis pour toi ! » J’ai donc pleuré les larmes que tu vis. Devant ma tristesse, il me fit cette deuxième confidence : « Ô Fâṭimah ! N'es-tu pas satisfaite d'être la reine des femmes croyantes ou la reine des femmes de cette communauté ? » J'ai alors ri du rire que tu as vu ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Â’ishah (qu'Allah l'agrée) évoqua que les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui et qu'ensuite Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) est venu le visiter. C’était lors de sa maladie et des souffrances qui devancèrent son décès. Elle mentionna que Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) vint en marchant d'un pas identique à celui du Prophète (sur lui la paix et le salut). Et lorsque sa fille Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) venait lui rendre visite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de se lever vers elle, de l’embrasser et de l'asseoir près de son assise. Il lui souhaita donc la bienvenue et la fit s'asseoir à ses côtés. Puis, 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) informa qu'il confia un secret à l’oreille de Fâṭimah (qu'Allah l'agrée). Elle se mit alors à pleurer à chaudes larmes. Voyant sa tristesse, il lui confia un autre secret à l’oreille et elle se mit alors à rire. 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) lui demanda quelle était donc la confidence par laquelle le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'avait privilégiée sur ses épouses et pourquoi elle s’était mise à pleurer. Elle répondit : « Je ne suis point telle à dévoiler le secret du Messager d'Allah ! » Et lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mourut, 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) jura et demanda à Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) de lui raconter ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui avait dit. Elle répondit alors : « Maintenant que tu me le demandes, je vais te le raconter. Mes pleurs lors de sa première confidence résultaient du fait qu'il m'informa que, d'habitude, Jibrîl (sur lui la paix) lui faisait réciter le Coran une ou deux fois par an. Or [cette année], il le lui avait fait réciter à deux reprises. Et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'y avait rien vu d’autre qu'un signe avant-coureur de la fin de sa vie. Il m'a alors ordonnée de craindre Allah et de patienter, et [a ajouté] qu'il était un bon prédécesseur pour moi face à la tristesse provoquée par la [future] séparation. J’ai donc pleuré les larmes que tu as vues. En voyant ma tristesse, il m’a [alors] confié que j'étais la reine des femmes croyantes ou la reine des femmes de cette communauté. Alors, j’ai ri du rire que tu as aperçu. » Ce ḥadith montre clairement que son rire survint lorsqu'on lui annonça qu'elle était la reine des femmes du Paradis, qu’Allah l’agrée. Cependant, les versions diffèrent sur la raison qui l'a fait rire lors de la deuxième confidence et divers avis ont été émis : en premier, il a été dit que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l’informa qu'elle serait la première de sa famille à le rejoindre. En second, il a été dit qu'il l'avait informée qu'elle serait la reine des femmes du Paradis, puis qu'elle serait la première de sa famille à le rejoindre, et c'est l’avis le plus vraisemblable. En troisième, il a été dit qu’il avait dit à Fâṭimah : « Jibrîl m'a informé qu'il n'y avait pas une femme parmi les femmes musulmanes aussi noble de par sa descendance que toi, alors ne sois pas, parmi ces femmes, la femme la moins patiente. » Toutefois, [dans ce hadith] nous retenons avant toute chose le désir ardent de 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) de connaître rapidement la nature des confidences du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) faites à sa fille Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) en la questionnant et qui résulte avant tout de son empressement [à acquérir le savoir]. Mais la fille du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne pouvait que lui répondre : « Je ne suis point telle à divulguer le secret du Messager d'Allah ! », sur lui la paix et le salut. Ceci est donc la phrase qui illustre ce hadith. Et quand l’interdiction disparut avec le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut), Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) l'informa alors de la nature des confidences. Dans ce hadith, on trouve aussi l'annonce par le Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui allait prochainement arriver ; et cela arriva comme il l'avait prédit. En effet, les savants ont unanimement reconnu que Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) fut la première [personne] de la famille du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui décéda après lui et cela avant même ses épouses (qu'Allah les agrée).

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه. تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423 هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ. فتح الباري شرح صحيح البخاري، لابن حجر العسقلاني، الناشر: دار المعرفة - بيروت، 1379 شرح العقيدة الواسطية، لابن عثيمين، دار ابن الجوزي، الطبعة السابعة، 1422ه.

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Ton père ne souffrira plus après ce jour !

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: لمَّا ثَقُل النبي صلى الله عليه وسلم جَعَل يَتَغَشَّاه الكَرب، فقالت فاطمة رضي الله عنها : واكَربَ أَبَتَاه، فقال: «لَيسَ عَلَى أَبِيك كَرب بعد اليوم». فلما مات، قالت: يا أَبَتَاه، أجاب ربًّا دَعَاه! يا أبَتَاه، جَنَّة الفِردَوس مَأوَاه! يا أبتاه، إلى جبريل نَنعَاه! فلمَّا دُفِن قالت فاطمة رضي الله عنها : أَطَابَت أَنفُسُكُم أَن تَحثُوا عَلَى رسُولِ الله صلى الله عليه وسلم التُّراب؟!
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’état de santé du Prophète (sur lui la paix et le salut) se dégrada, la souffrance commença à lui faire perdre connaissance. Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) dit : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Il lui répondit : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » Et lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô père ! Le Paradis (« Al-Firdaws ») est ton refuge ! Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Puis, lorsqu’on l’enterra, elle s’exclama : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah ?! »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Ce hadith illustre la façon dont notre Prophète (sur lui la paix et le salut) a enduré les affres de la mort. Lorsqu’il fut alité par la maladie dont il mourut, sa souffrance fut tellement intense qu’il s’évanouissait. En effet, sa douleur et sa maladie étaient extrêmement fortes, et ce, pour une sage raison : afin de lui permettre de gagner de plus hauts degrés auprès d’Allah en récompense pour son endurance. Lorsqu’il s’évanouissait de douleur, Fâṭimah disait : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Elle souffrait de le voir ainsi, car, en tant que femme, elle ne pouvait endurer une telle situation. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » car, en quittant ce monde, il se rendit vers la plus Haute Compagnie. D’ailleurs, durant son agonie, il disait : « Ô Allah ! Vers la Compagnie la plus élevée ! », tout en regardant le plafond de sa maison. Puis, lorsqu’il mourut, Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) se mit à se lamenter, mais d’une façon raisonnable, qui n’exprime aucun mécontentement vis-à-vis du décret divin. « Il a répondu à l’appel de son Seigneur » : En effet, c’est Allah qui détient la souveraineté et contrôle tout. C’est Lui qui décide du délai de chacun. Il a donc répondu à l’appel d’Allah, car, en mourant, comme pour tout autre croyant, son âme s’est élevée jusqu’à s’arrêter devant Allah, au-dessus du Septième Ciel. « Ô père ! « Al-Firdaws » est ton refuge ! » En effet, il aura la plus haute position au Paradis. Il a dit dans un autre hadith : « Demandez à Allah qu’Il m'accorde « Al-Wasîlah » : c’est une place au Paradis qui ne sera accordée qu’à un seul serviteur d’Allah et j’espère être celui-ci. » Sans aucun doute, le refuge du Prophète (sur lui la paix et le salut) n’est autre que le Paradis « Al-Firdaws » et le Paradis du « Firdaws » est le plus haut degré du Paradis, dont le toit est le Trône d’Allah. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) sera au degré le plus haut de cet endroit. « Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Car c'est Jibrîl qui venait le voir et lui enseignait la Révélation. Or, la Révélation n'a de lien avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) que de son vivant. Lorsqu’ils portèrent et enterrèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut), elle les interpella : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah !? » Elle a dit cela par tristesse, elle qui souffrait tant de quitter son père. Mais, elle savait que les Compagnons aimaient le Prophète (sur lui la paix et le salut) de tout leurs cœurs, c’est pourquoi elle leur posa cette question. Toutefois, c’est à Allah que revient la décision et c’est vers Lui que se fait le retour. Il dit, Exalté soit-Il, dans Son Livre : {( Certes, tu es voué à mourir et ils sont [aussi] voués à mourir.)} [Coran : 39/31].

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

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Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahmân tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard.

عن عائشة رضي الله عنها قالت: ((دخل عبد الرحمن بن أبي بكر الصديق رضي الله عنهما على النبي صلى الله عليه وسلم وأنا مُسْنِدَتُه إلى صدري، ومع عبد الرحمن سِواك رَطْب يَسْتَنُّ به، فأَبَدَّه رسول الله صلى الله عليه وسلم بَصَره، فَأَخَذْتُ السِّوَاك فَقَضَمتُه، فَطَيَّبتُه، ثُمَّ دَفَعتُهُ إلى النبي صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ به فما رأيتُ رسول الله صلى الله عليه وسلم استَنَّ اسْتِنَانًا أَحسَنَ منه، فَما عَدَا أن فَرَغَ رسول الله صلى الله عليه وسلم : رَفَع يَدَه -أو إصبعه-، ثم قال: في الرفيق الأعلى -ثلاثا- ثمَّ قَضَى، وكَانت تقول: مَاتَ بَينَ حَاقِنَتِي وَذَاقِنَتِي)).
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « 'Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahman tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard. Je pris le bâton et le rongeai pour l'accommoder, puis le donnai au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se nettoya la bouche avec. D'ailleurs, je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se nettoyer la bouche mieux que cette fois-ci. A peine eut il terminé, qu'il leva la main -ou le doigt - au ciel et dit : avec la plus haute compagnie, avant de rendre l'âme ». Elle disait : « Il est mort entre ma poitrine et mon menton ».
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate un évènement qui montre à quel point le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait le siwak et y était attaché. 'Abdurrahmân, le frère de ʽÂ'ishah (qu'Allah les agrée), qui tenait un bâton de siwak frais avec lequel il se frottait les dents, entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était sur le point de mourir. Quand ce dernier vit le siwak de 'Abdurrahmân, et malgré la maladie et la souffrance qui l'accablaient, l'amour qu'il lui portait le poussa à le fixer du regard, comme s'il le désirait. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) le remarqua et prit donc le siwak de son frère. Elle en coupa le bout avec ses dents, puis le nettoya et l'arrangea afin de le donner au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l'utilisa pour se nettoyer la bouche. Elle ne l'avait jamais vu se nettoyer la bouche d'une telle façon. Quand il termina de se purifier et de se nettoyer la bouche, il leva le doigt pour exprimer l'unicité d'Allah, Exalté soit-Il, il choisit de partir vers son Seigneur le Très-Haut et s'éteignit (sur lui la paix et le salut). ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) était fière, et il y a de quoi, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) soit mort alors qu'il avait la tête sur sa poitrine.

Référence

الإلمام بشرح عمدة الأحكام، إسماعيل بن محمد الأنصاري، دار الفكر، دمشق، الطبعة: الأولى 1381هـ. تأسيس الأحكام، أحمد بن يحيى النجمي، دار علماء السلف، الطبعة: الثانية 1414هـ. تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، عبد الله بن عبد الرحمن البسام، تحقيق: محمد صبحي حلاق، مكتبة الصحابة، الأمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، الطبعة: العاشرة 1426هـ. تنبيه الأفهام شرح عمدة الأحكام، محمد بن صالح العثيمين ، مكتبة الصحابة، الإمارات، الطبعة: الأولى 1426هـ. عمدة الأحكام من كلام خير الأنام -صلى الله عليه وسلم- لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، دار الثقافة العربية، دمشق، بيروت، مؤسسة قرطبة، الطبعة: الثانية 1408 هـ. صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ.

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Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال: لما اشتد برسول الله صلى الله عليه وسلم وجعه، قيل له في الصلاة، فقال: «مروا أبا بكر فليُصَلِّ بالناس» فقالت عائشة رضي الله عنها : إن أبا بكر رجل رقيق، إذا قرأ القرآن غلبه البكاء، فقال: «مُرُوه فليُصَلِّ». وفي رواية عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: قلت: إن أبا بكر إذا قام مقامك لم يُسْمعِ الناس من البكاء.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava et qu’il ne put présider la prière, il ordonna aux gens présents de prévenir Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) afin qu’il dirige les fidèles lors de celle-ci. Mais, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) était un homme qui pleurait beaucoup lorsqu’il récitait le Coran, d’où l’intervention de ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) pour décharger son père de cette responsabilité. En réalité, le hadith évoqué indique que les pleurs d’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lors de la récitation du Coran n’étaient pas la véritable excuse que ’Â`ishah (qu’Allah l’agrée) voulait présenter en premier. En effet, elle craignait que les gens voient un mauvais présage en la personne de son père lorsqu’ils le verraient prendre la place du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Elle a donc fait apparaître le contraire de ce qu’elle dissimulait. Et dans la version de Muslim, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Par Allah ! Ma seule crainte était que les gens voient un mauvais présage dans la première personne qui occuperait la place du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). J’essayai donc de l’en dissuader à deux ou trois reprises, mais il insista et dit : « Qu’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dirige la prière des gens ! Vous êtes vraiment comme ces femmes avec Yûsuf (sur lui la paix) ! » La parole : « Vous êtes vraiment comme ces femmes avec Yûsuf (sur lui la paix) ! » signifie : elles sont comparables aux femmes présentes avec Yûsuf (sur lui la paix) qui montraient le contraire de ce qu’elles pensaient, comme le savant Ibn Ḥajar (qu’Allah lui fasse miséricorde) l’a expliqué. En effet, même si cette parole est adressée à plusieurs femmes, en réalité elle ne vise que ’Â`ishah (qu’Allah l’agrée) comme pour Zulaykhah qui convia les femmes et fit preuve de générosité et d’hospitalité à leur égard. Cependant, son but allait au-delà : elle voulait que les autres femmes voient la beauté de Yûsuf (sur lui la paix) et qu’elles lui trouvent des excuses pour son attirance envers lui. En fait, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) a laissé apparaître qu'elle voulait que l’imâmat soit confié à une autre personne que son père car les gens n’entendraient pas sa récitation à cause de ses pleurs. Mais, en réalité, son but allait au-delà : elle ne voulait pas que les gens y voient un mauvais présage comme cela a été rapporté dans d’autres versions du hadith. Elle a dit : « J’ai essayé d’en dissuader le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et si j’ai autant insisté, c’est que je pensais que jamais les gens n’aimeraient, après lui, l’homme qui aurait occupé sa place. »

Référence

رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه. - بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ. - صحيح البخاري عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ. - صحيح مسلم؛ حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ. نيل الأوطار- محمد بن علي الشوكاني -تحقيق: عصام الدين الصبابطي- دار الحديث، مصر- الطبعة: الأولى، 1413هـ - 1993م.

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Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée.

عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: سمعت النبي صلى الله عليه وسلم وَهُوَ مُسْتَنِدٌ إلَيَّ، يَقُولُ: «اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وارْحَمْنِي، وأَلْحِقْنِي بالرَّفِيقِ الأَعْلَى».
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agréée) relate : « J'ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire alors qu’il était appuyé contre moi : " Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Au moment de son agonie finale, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est appuyé sur la mère des croyants ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) puis il invoqua son Seigneur de lui attribuer la compagnie des Prophètes, des véridiques, des martyrs et des gens pieux.

Référence

صحيح البخاري, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار طوق النجاة, الطبعة الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار إحياء التراث العربي, بيروت. شرح رياض الصالحين لابن عثيمين, دار الوطن للنشر، الرياض, الطبعة: 1426هـ. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي, دار ابن الجوزي. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين, مؤسسة الرسالة, الطبعة الرابعة عشر, 1407ه. الاستذكار لابن عبد البر, ت: سالم محمد عطا، محمد علي معوض, دار الكتب العلمية, الطبعة الأولى، 1421ه.

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Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut saisi alors que sa tête était entre ma poitrine et [le haut de] mon torse, lorsque son âme sortit, je n'avais jamais senti une odeur aussi bonne que celle-ci auparavant.

عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: «قُبِض رسولُ الله صلى الله عليه وسلم ورأسُه بين سَحْري ونَحْري»، قالت: «فلمَّا خَرَجَتْ نفْسُه، لم أَجِدْ ريحا قَطُّ أطْيَبَ منها».
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut saisi alors que sa tête était entre ma poitrine et [le haut de] mon torse. » Elle a dit : « Lorsque son âme sortit, je n'avais jamais senti une odeur aussi bonne que celle-ci auparavant. »
Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) est mort alors qu'il était appuyé contre sa poitrine et que, lorsque son âme sortit, elle sentit une bonne odeur telle qu'elle n'en avait jamais senti d'aussi bonne auparavant.

Référence

- مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ - 2001م. - النهاية في غريب الحديث والأثر، لابن الأثير، نشر: المكتبة العلمية - بيروت، 1399هـ - 1979م، تحقيق: طاهر أحمد الزاوى - محمود محمد الطناحي. - تاج العروس من جواهر القاموس، للزبيدي، نشر: دار الهداية. - معجم اللغة العربية المعاصرة، للدكتور أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008 م.

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Lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »

عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه ، قال: لما غَسَّل النبيَّ صلى الله عليه وسلم ذَهَبَ يَلْتَمِسُ منه ما يُلتمس مِن الميِّت، فلم يَجِدْه، فقال: «بأبي الطيِّب، طِبتَ حيًّا، وطِبتَ ميتًا».
ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) relate que lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »
Rapporté par Ibn MâjahDegréAuthentique
Explication

Lorsqu'Alî (qu'Allah l'agrée) effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut), il regarda s'il trouvait chez lui ce que l'on trouve [généralement] chez le reste des morts, comme des pertes d'urine, des gaz, ou des choses semblables. En effet, cela arrive au mort du fait du relâchement des articulations. Mais il ne trouva rien de cela. 'Alî dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Je sacrifierai mon père pour toi... Tu sens bon ! Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »

Référence

- سنن ابن ماجه، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء الكتب العربية - فيصل عيسى البابي الحلبي. - حاشية السندي على سنن ابن ماجه، لمحمد بن عبد الهادي التتوي نور الدين السندي، الناشر: دار الجيل – بيروت. - معجم اللغة العربية المعاصرة، للدكتور أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008 م. - صحيح وضعيف سنن ابن ماجه, محمد ناصر الدين الألباني , برنامج منظومة التحقيقات الحديثية - من إنتاج مركز نور الإسلام لأبحاث القرآن والسنة بالإسكندرية.

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Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée).

عن أنس رضي الله عنه قال: «آخِرُ نَظْرة نَظَرْتُها إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم كَشَف السِّتارة والناسُ صُفوف خَلْف أبي بكر رضي الله عنه ، فأراد أبو بكر أنْ يَرْتَدَّ، فأشار إليهم أَنِ امكثُوا وأَلْقى السِّجْفَ، وتُوفِّي مِن آخِرِ ذلك اليوم، وذلك يومَ الإثنين».
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée). Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) voulut alors reculer mais il leur indiqua de rester [à leurs places], puis il rabaissa le rideau. Il décéda à la fin de cette journée, c'était un lundi. »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

La dernière fois qu'Anas (qu'Allah l'agrée) regarda le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu'il tira le rideau qui était entre son appartement et la mosquée. Il vit les gens, en rangs, prier derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée). Ce dernier prêta alors attention à cela et crut que le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait sortir afin d'effectuer la prière. Abû Bakr voulut donc reculer et prier dans le rang [avec les fidèles] afin que le Prophète (sur lui la paix et le salut) vienne et dirige les gens en prière. Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur indiqua [d'un geste] qu'il leur ordonnait de rester à leurs places et de compléter leur prière. Ensuite, il referma le rideau une autre fois. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) décéda à la fin de cette journée et ce jour était un lundi.

Référence

- صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - السنن الصغرى للنسائي "المجتبى"، تحقيق: عبد الفتاح أبو غدة، نشر: مكتب المطبوعات الإسلامية – حلب، الطبعة: الثانية، 1406ه – 1986م. - حاشية السندي على سنن ابن ماجه، لمحمد بن عبد الهادي التتوي نور الدين السندي، الناشر: دار الجيل – بيروت. - شرح سنن النسائي المسمى «ذخيرة العقبى في شرح المجتبى»، المؤلف: محمد بن علي بن آدم الإثيوبي الوَلَّوِي، الناشر: دار المعراج الدولية للنشر - دار آل بروم للنشر والتوزيع, الطبعة الأولى, 1416- 1424.

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  1. Les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient réunies chez lui. Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) arriva alors en marchant d'un pas ne différant pas d'un iota de celui du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
  2. Ton père ne souffrira plus après ce jour !
  3. Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahmân tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard.
  4. Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !
  5. Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée.
  6. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut saisi alors que sa tête était entre ma poitrine et [le haut de] mon torse, lorsque son âme sortit, je n'avais jamais senti une odeur aussi bonne que celle-ci auparavant.
  7. Lorsqu'il effectua le lavage mortuaire du Prophète (sur lui la paix et le salut) il chercha sur lui ce que l'on cherche [généralement] sur le mort, mais il n'en trouva rien. Il dit alors : « [Je te rachèterai] par mon père ! Tu sens bon. Tu sentais bon en étant vivant, et tu sens bon en étant mort ! »
  8. Le dernier regard que j'ai porté vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut lorsqu’il tira le rideau tandis que les gens étaient en rangs derrière Abû Bakr (qu'Allah l'agrée).
  9. Je n'envie à personne d'avoir eu une mort douce après ce que j'ai vu de la dureté de la mort du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
  10. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) est mort, les Compagnons demandèrent : "Où l'enterre-t-on ?" Alors, Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) a répondu : "Dans le lieu où il est mort !"
  11. Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) est entré auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) après son décès et alors il a posé sa bouche entre ses deux yeux, il a mis ses mains sur ses tempes et il a dit : Ôh ! Meilleur des Prophètes... Ôh ! Meilleur des amis intimes... Ôh ! Meilleur des élus !
  12. Le jour où le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra à Médine, il en illumina chaque chose ; et le jour où il est mort, tout en fut assombri.
  13. Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône !
  14. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a laissé ni dinar, ni dirham, ni brebis, ni chameau, et il n'a rien enjoint.
  15. Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !"
  16. Ne m'évoquerais-tu pas la maladie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Mais si ! dit-elle : Alors qu'il était devenu très faible, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Les gens ont-ils prié ? - Nous dîmes : Non, ils t'attendent !"
  17. Il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait.

Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com