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Hadiths expliqués

La période mecquoise

5 hadiths

Parmi les peuples qui vous ont précédés, il arrivait que l’on prenne un homme, que l’on creuse un trou dans la terre puis qu’on le mette dedans. Ensuite, on apportait une scie que l'on posait sur sa tête et on le coupait en deux. On le peignait avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre sa chair et ses os. Et pourtant, cela ne le détournait pas de sa religion.

عن أبي عبد الله خباب بن الأرت رضي الله عنه قال: شكونا إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو مُتَوَسِّدٌ بُرْدَةً له في ظِلِّ الكعبة، فقلنا أَلاَ تَسْتَنْصِرُ لنا، ألا تدعو الله لنا؟ فقال: «قد كان من قبلكم يُؤخذ الرجل فيُحفر له في الأرض، فيُجعل فيها، ثمَّ يُؤتى بالمِنْشَارِ فيوضع على رأسه فيُجعل نصفين، ويُمشط بأمشاطِ الحديد ما دون لحمه وعظمه، ما يَصُدُّهُ ذلك عن دينه، والله لَيُتِمَّنَّ الله هذا الأمر حتى يسير الراكب من صنعاء إلى حضرموت لا يخاف إلا الله والذئب على غَنَمِه، ولكنكم تستعجلون». وفي رواية: «هو مُتَوَسِّدٌ بُرْدَةً، وقد لقينا من المشركين شدة».
Abû 'Abdillah Khabbâb ibn al-Art (qu’Allah l’agrée) relate : « Nous nous plaignîmes au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était à l'ombre de la Ka'bah, la tête posée sur son manteau, en disant : « Pourquoi n'implores-tu pas pour nous le secours d'Allah ? Pourquoi ne pries-tu pas pour nous ? - Il dit : Parmi les peuples qui vous ont précédés, il arrivait que l’on prenne un homme, que l’on creuse un trou dans la terre puis qu’on le mette dedans. Ensuite, on apportait une scie que l'on posait sur sa tête et on le coupait en deux. On le peignait avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre sa chair et ses os. Et pourtant, cela ne le détournait pas de sa religion. Je jure par Allah qu’Il donnera très certainement prédominance à l'Islam, si bien qu'une personne sur sa monture ira de Ṣanʽâ‘ à Ḥaḍramawt sans craindre quoi que ce soit, si ce n'est Allah et le loup qui menace ses moutons, mais vous êtes des gens pressés ! » Dans une version : « La tête posée sur son manteau, alors que nous souffrions du mal des polythéistes ».
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Dans ce récit prophétique, Khabbâb (qu'Allah l'agrée) relate à quel point les musulmans souffraient du mal que leur infligeaient les mécréants de Quraysh à la Mecque. Un jour, ils vinrent se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui avait la tête posée sur son manteau à l'ombre de la Ka'bah. Il leur expliqua alors, que ceux qui vivaient auparavant étaient éprouvés dans leur religion d'une façon bien pire que ce qu'ils subissaient. Un trou était creusé et on y jetait un homme que l'on coupait ensuite en deux à l'aide d'une scie et dont on arrachait la chair avec des peignes de fer, jusqu'à atteindre ses os. Nul doute que ceci représente une torture considérable. Ensuite, il jura qu'Allah allait parachever cette affaire, c'est-à-dire l'appel du Prophète (sur lui la paix et le salut) à l'Islam, au point où une personne ira sur sa monture de Ṣanʽâ‘ à Ḥaḍramawt sans avoir peur, si ce n'est d'Allah et du loup qui menace ses moutons. Enfin, il exhorta ses Compagnons à ne pas se précipiter en disant : « mais vous êtes des gens pressés ! », ce qui signifie : patientez et attendez le secours d'Allah, car Allah parachèvera ce message. Les choses, par la suite, se déroulèrent comme le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait juré.

Référence

كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، كنوز إشبيليا، الرياض، الطبعة: الأولى1430هـ، 2009م. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الطبعة: الأولى 1418 هـ، 1997م. تطريز رياض الصالحين، فيصل بن عبد العزيز المبارك، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى 1423هـ، 2002م. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ. شرح رياض الصالحين، محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، محمد علي بن البكري بن علان، نشر دار الكتاب العربي، نسخة الكترونية ، لا يوجد بها بيانات نشر. رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ، 2007م. صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ. مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، علي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت، لبنان، الطبعة: الأولى 1422هـ، 2002م.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah

عن عائشة - رضي الله عنها- أنها قالت للنبي - صلى الله عليه وسلم - : هل أتى عليك يوم كان أشد من يوم أُحُدٍ ؟ قال: «لقد لقيت من قومك، وكان أشد ما لقيت منهم يوم العقبة، إذ عرضت نفسي على ابن عبد يَالِيلَ بْنِ عَبْدِ كُلَالٍ، فلم يجبني إلى ما أردت، فانطلقت وأنا مهموم على وجهي، فلم أستفق إلا وأنا بِقَرْنِ الثَّعَالِبِ، فرفعت رأسي، وإذا أنا بسحابة قد أظلتني، فنظرت فإذا فيها جبريل - عليه السلام - فناداني، فقال: إن الله تعالى قد سمع قول قومك لك، وما ردوا عليك، وقد بعث إليك ملك الجبال لتأمره بما شئت فيهم. فناداني ملك الجبال، فسلم علي، ثم قال: يا محمد إن الله قد سمع قول قومك لك، وأنا ملك الجبال، وقد بعثني ربي إليك لتأمرني بأمرك، فما شئت، إن شئت أطبقت عليهم الْأَخْشَبَيْنِ».
Un jour, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah, lorsque je me suis présenté à ibn ‘Abd Yâlîl ibn 'abd Kulâl et qu'il a repoussé mes sollicitations. Je m’en suis retourné le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume. Je n’ai repris mes esprits qu’à Qarn Ath-Tha’âlib. En levant la tête, j’ai vu un nuage qui me couvrit de son ombre. J’ai regardé dans le nuage et j’ai vu l’Ange Gabriel qui m’appela en disant : Certes Allah, Exalté soit-Il, a entendu les propos de ton peuple et la réponse qu’il t’a donné. Il t’a envoyé l’Ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu souhaites à leur encontre. A ce moment, l’Ange des montagnes m’appela, me salua puis déclara : Ô Muhammad ! Allah a bien entendu les propos que ton peuple t’a adressés et je suis l’Ange des montagnes. Mon Seigneur m’a envoyé à toi afin que tu me donnes ton ordre. Que désires-tu ? Si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L'adorera, Seul sans rien Lui associer. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) s’il avait connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud. Il lui répondit par l’affirmative et il lui raconta alors l’histoire de son voyage à Ṭâ`if. En effet, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) a appelé les Quraychites à La Mecque, ils n’ont pas répondu à son appel. De là, il est parti pour Ṭâ`if afin de transmettre la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. Il a donc appelé les habitants de Ṭâ`if à l’Islam mais, face à son appel, ils étaient encore plus effrontés que les habitants de la Mecque. Ils lui ont même jeté des pierres au point qu’il se mit à saigner aux niveaux de ses pieds (sur lui la paix et le salut). [A cette occasion, il s'était présenté] à ibn ‘Abd Yâlîl ibn ‘Abd Kulâl qui était une grande personnalité de la tribu de Thaqîf, parmi les habitants de Ṭâ`if. Mais celui-ci repoussa ses sollicitations. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’en alla le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume et il ne reprit ses esprits qu’une fois arrivé à un endroit appelé : « Qarn Ath-Tha’âlib ». Alors, un nuage le couvrit, il leva sa tête et là il aperçut au-dessus de ce nuage l’Ange Gabriel qui l’appela en disant : « Voici l’Ange des montagnes qui te salue ! Rends-lui donc le salut. » L’Ange des montagnes m’a alors dit : « Certes, mon Seigneur m’a envoyé à toi, et si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut), dans sa profonde indulgence, sa vision profonde et après réflexion sur cette affaire lui répondit par la négative car s'il avait écrasé les deux montagnes sur eux, ils auraient péri ! Il dit donc : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L'adorera, Seul, sans rien Lui associer. » Et c'est ce qui s’est effectivement produit ! En effet, Allah, Exalté soit-Il, a fait sortir des entrailles de ces polythéistes qui avaient causé un immense mal au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une progéniture qui a adoré Allah, Seul, sans rien Lui associer.

Référence

صحيح البخاري تحقيق محمد زهير الناصر دار طوق النجاة المصورة عن السلطانية الطبعة الأولى 1422 صحيح مسلم, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار إحياء التراث العربي, بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين, مؤسسة الرسالة, الطبعة الرابعة عشر, 1407ه . دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد بن علان الصديقي, دار الكتاب العربي. كنوز رياض الصالحين بإشراف حمد العمار, دار كنوز إشبيليا, الطبعة الأولى, 1430ه . شرح رياض الصالحين لابن عثيمين , دار مدار الوطن للنشر، الرياض, الطبعة : 1426 هـ. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي, دار ابن الجوزي.

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L'histoire de 'Amr ibn 'Abassah, comment il a accepté l'Islam et comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a enseigné la prière et les ablutions.

عن عمرو بن عَبَسة رضي الله عنه قال: كنت وأنا في الجاهلية أظن أن الناس على ضَلالة، وأنهم لَيْسُوا على شيء، وهم يَعبدون الأوثان، فسمعت برجل بمكة يُخبر أخبارًا، فَقَعَدتُ على راحلتي، فقدِمتُ عليه، فإذا رسول الله صلى الله عليه وسلم مُسْتَخْفِيًا ، جُرَءآءٌ عليه قومه، فتَلطَّفتُ حتى دخلت عليه بمكة، فقلت له: ما أنت؟ قال: «أنا نَبيٌّ» قلت: وما نَبِيٌّ؟ قال: «أرسلني الله» قلت: وبِأَيِّ شيء أرسلك؟ قال: «أرسلني بصلة الأرحام، وكسر الأوثان، وأن يُوَحَّد الله لا يُشرك به شيءٌ»، قلت: فمن معك على هذا؟ قال: «حُرٌّ وعَبْدٌ»، ومعه يومئذ أبو بكر وبلال رضي الله عنهما ، قلت: إني مُتَّبِعُكَ، قال: «إنك لن تستطيع ذلك يَوْمَك هذا، ألا ترى حالي وحال الناس؟ ولكن ارجع إلى أهلك، فإذا سمعت بِي قد ظهرت فأتني». قال: فذهبت إلى أهلي، وقدم رسول الله صلى الله عليه وسلم المدينة حتى قدم نَفرٌ من أهلي المدينة، فقلت: ما فعل هذا الرجل الذي قَدِم المدينة؟ فقالوا: الناس إليه سِرَاعٌ، وقد أراد قومُه قتلَه، فلم يستطيعوا ذلك، فقدمت المدينة، فدخلت عليه، فقلت: يا رسول الله أَتَعْرِفُني؟ قال: «نعم، أنت الذي لَقَيْتَنِي بمكة» قال: فقلت: يا رسول الله، أخبرني عما عَلَّمَك الله وأَجْهَلُهُ، أخبرني عن الصلاة؟ قال: «صَلِّ صلاةَ الصبح، ثم اقْصُرْ عن الصلاة حتى ترتفع الشمس قِيْدَ رمح، فإنها تَطْلُعُ حين تَطلُعُ بين قرني شيطان، وحينئذ يَسجدُ لها الكفار، ثم صلِ فإن الصلاة مشهُودةٌ محضُورةٌ حتى يَسْتَقِلَّ الظِّلُ بالرُّمْح، ثم اقْصُرْ عن الصلاة، فإنه حينئذ تُسْجَرُ جهنم، فإذا أقبل الفيء فَصَلِّ، فإن الصلاة مشهُودةٌ محضُورةٌ حتى تُصلي العصر، ثم اقْصُرْ عن الصلاة حتى تغرب الشمس، فإنها تَغْرُبُ بين قَرْنَيْ شيطان، وحينئذ يسجدُ لها الكفار» قال: فقلت: يا نبي الله، فالوضوء حدثني عنه؟ فقال: «ما مِنكم رجلٌ يُقَرِّبُ وضوءه، فيتمضمض ويستنشق فيستنثر، إلا خرَّت خطايا وجهه من أطراف لحيته مع الماء، ثم يغسل يديه إلى المرفقين، إلا خرَّت خطايا يديه من أنامله مع الماء، ثم يمسح رأسه، إلا خرَّت خطايا رأسه من أطراف شعره مع الماء، ثم يغسل قدميه إلى الكعبين، إلا خرَّت خطايا رجليه من أنامله مع الماء، فإن هو قام فصلى، فحمد الله تعالى ، وأثنى عليه ومجَّدَه بالذي هو له أهل، وفرَّغَ قلبه لله تعالى ، إلا انصرف من خطيئته كهيئته يومَ ولدَتْه أمه». فحدث عمرو بن عبسة بهذا الحديث أبا أمامة صاحب رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال له أبو أمامة: يا عمرو بن عبسة، انظر ما تقول! في مقام واحد يُعطى هذا الرجل؟ فقال عمرو: يا أبا أُمَامة، لقد كَبِرَتْ سِنِّي، ورقَّ عظمي، واقترب أجلي، وما بِي حاجة أن أَكْذِبَ على الله تعالى ، ولا على رسول الله صلى الله عليه وسلم لو لم أسمعه من رسول الله صلى الله عليه وسلم إلا مرة أو مرتين أو ثلاثًا -حتى عدَّ سبع مرات- ما حدَّثْت أبدًا به، ولكني سمعته أكثر من ذلك.
Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Amr ibn ‘Abassahh As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) nous informe de sa situation du temps la "Jâhiliyah" (ensemble des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam) et de quelle manière Allah l'a guidé. Il avait, du temps de la Jâhiliyah, une lumière dans son cœur qui lui montrait certes que ces gens étaient dans le faux, l'association (« ash-Shirk ») et l'égarement. Il ne croyait absolument pas à leurs croyances, puis il entendit parler d'un homme à la Mecque qui, à cette période, informait de certaines choses. Il enfourcha sa monture et alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il le trouva qui se cachait, lorsqu'il transmettait son message, par crainte que son peuple - les mécréants de Quraysh - ne lui portent préjudice. ‘Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d'associé." » A cet instant, le Prophète (sur lui la paix et le salut) appela à la voie d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et présenta clairement les vertus de cette sublime religion dont les principales sont (« At-Tawḥîd »), le fait de vouer un culte exclusif à d'Allah, Exalté soit-Il, et le bon comportement. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rappela ce que les gens connaissaient grâce à leur raison, que ces idoles étaient fausses, et c’était parfaitement connu de 'Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) avant qu'il embrasse l’Islam. En effet, il savait que les polythéistes adoraient de fausses idoles et il recherchait la vérité, qu'Allah le Très Haut soit satisfait de lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté. », ceci fait partie du bon comportement car les habitants de la Mecque avaient lancé comme rumeur que le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait rompre les liens de parenté ; c'est pourquoi il a démenti leurs propos et affirmé qu'il était venu pour maintenir les liens de parenté et non de les rompre. « Et détruire les idoles », c'est à dire casser les idoles que les gens adoraient en dehors d'Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu’Il soit Exalté. « Et pour adorer Allah Seul, sans Lui donner d'associé. » Il l'interrogea : « Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave. », il avait avec lui, à ce moment-là, Abû Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. ‘Amr déclara : « Je te suivrai ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. », c'est à dire s'il suivait le Prophète (sur lui la paix et le salut) et abandonnait son peuple afin de rester avec lui à la Mecque, le Prophète (sur lui la paix et le salut) serait dans l'incapacité de repousser les attaques des mécréants envers sa personne. Dès lors, il lui conseilla de rester avec son peuple en tant que musulman jusqu'à ce que cette religion prenne le dessus, et alors, à ce moment-là, de les rejoindre. Cela montre clairement la compassion, la miséricorde et l'affection du Prophète (sur lui la paix et le salut) envers ses Compagnons. En effet, cet homme était faible, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? », c'est à dire les gens sont nombreux et ils me nuisent sans que je puisse faire quelque chose, alors comment pourrai-je te défendre ?! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! », c'est à dire continue dans ton Islam jusqu'à ce que tu apprennes que je suis en position de force, alors, à cet instant, viens me rejoindre. Il dit : « Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. », car l'Islam avait pénétré le cœur de cet homme. « Et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? " », comme s'il cachait son appartenance à l'islam par crainte des représailles de son peuple. Il dit : « Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir ! - Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! - Tu m'as rencontré à la Mecque ! » Il dit : « Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! », à présent, il questionna le Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant les jugements de l'Islam qui lui avaient été révélés. Et il lui demanda de lui enseigner ce qu’il ignorait ainsi que de l’informer au sujet de la prière. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Accomplis la prière de l'aube », c'est à dire la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») à son temps prescrit, « puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! », car il n'y a pas de prières légiférées entre celle de l’aube et le lever du soleil ; de ce fait, abstiens-toi de prier jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Concernant les prières surérogatoires une fois que le soleil s’est levé, le Prophète lui dit : « Abstiens-toi de prier jusqu'à ce que le soleil se lève au niveau d'une lance. » C'est à dire que celui qui aperçoit le soleil qui se lève, [qu’il sache que] « quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. », ce temps correspond au moment où les mécréants se prosternent pour le soleil. Or, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a interdit de ressembler aux mécréants. Et c'est pourquoi il est formellement interdit au musulman de retarder délibérément l'accomplissement de la prière obligatoire jusqu'à cet instant, tout comme il lui est aussi interdit de prier des prières surérogatoires au moment du lever du soleil jusqu’à son lever total. Pour cette raison, dans les calendriers de prières, on trouve : (« ash-shuruq »), qui est le moment correspondant au lever total du soleil. « Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière », ce sont les Anges du jour qui assistent et inscrivent les personnes présentes au moment de la prière. C'est donc « une prière où l'on participe et prend note » comme cela a été rapporté dans une autre version du hadith. « Alors, abstiens-toi de prier jusqu'à ce que le soleil se lève au niveau d'une lance. », c’est-à-dire, « abstiens-toi de prier » lorsque le soleil est à son zénith, à son point culminant dans le ciel au-dessus de la tête de l'individu et que l'ombre [de celui-ci] se trouve au-dessous de ses pieds. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit de ne pas prier à cet instant, qui est un temps bref, équivalent environ à l'accomplissement de deux rak'ats (deux unités de prière). Il est interdit de prier à ce moment car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à son sujet : « c'est le moment où la Géhenne (l'Enfer) est attisée. » et qu’il est alors formellement interdit de prier. Celui qui entre à cet instant [dans la Mosquée], doit attendre l’appel à la prière (« Al-Adhân ») qui annonce l'entrée du temps de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). « Quand l'ombre réapparait », c'est à dire qu'elle diminue, puis diminue encore de sous tes pieds, au point de se diriger de l'autre côté de ta personne, vers l'Orient, après avoir été dirigée vers l'Occident. « Quand l'ombre réapparait, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») » Prie donc la prière obligatoire ou les surérogatoires jusqu'à l'entrée du temps de la prière du milieu de l'après-midi, car c'est un temps libre pour prier. Prie alors autant de prières surérogatoires que tu le souhaites, car il n'y a pas de restriction à ce moment. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! » Après avoir prié la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), n'accomplis plus de prières surérogatoires jusqu'au coucher du soleil. En effet, le temps précédant le coucher du soleil est un temps où il est interdit de prier des prières surérogatoires, semblable en cela à celui évoqué concernant le lever. La cause de cette interdiction est que le soleil se couche entre les deux cornes d'un diable et qu’il y a, dans le fait de prier à ce moment, une ressemblance avec les adorateurs du soleil parmi les mécréants. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. » De là, il est absolument interdit au musulman de retarder la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») volontairement, juste avant le coucher du soleil. Et si le musulman prie à cet instant, il est considéré comme ayant imité les mécréants du fait d’avoir retardé la prière jusqu’à ce moment bien précis. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a appelé cette prière : « La prière des hypocrites », car l'hypocrite surveille et attend que le soleil devienne jaunâtre avant d’accomplir rapidement quatre rak'ats, en invoquant à peine Allah. Prend donc garde à ne pas ressembler aux mécréants ou aux hypocrites qui retardent la prière du milieu de l'après-midi, volontairement, jusqu'à ce que le soleil devienne jaunâtre. 'Amr Ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je continuai : " Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. " » c'est à dire que lorsque l'individu fais ses ablutions, les péchés sortent jusqu'à la dernière goutte d'eau qui tombe. Quand il lave son visage, les péchés de sa bouche, de son nez, de sa face et de ses yeux descendent tous avec les gouttes d'eau. Ensuite, 'Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abû Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : " Ô ‘Amr ibn ‘Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ?! ", comme s'il avait considéré comme exagéré ce qui était donné au serviteur pour ce seul acte. C'est à dire que, lorsqu'il fait les ablutions, tous les péchés sortent de lui, puis il rentre en prière et en ressort comme il était le jour où sa mère l’a enfanté : sans aucun péché. Il lui dit : « Ô ‘Amr ibn ‘Abassah ! … », souviens-toi bien de ce que tu dis, car tu as peut-être oublié une chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut) aurait pu prononcer. Alors, la réponse de ‘Amr (qu'Allah l'agrée) fut : " Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah le Très Haut », loin des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qu'ils mentent sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ou sur leur Seigneur, exalté soit-Il. ‘Amr ibn ‘Abassah (qu'Allah l'agrée) dit aussi : « ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept - je ne l'aurais jamais confié à personne ! » Cela signifie que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas dit seulement une mais sept fois ! Et le chiffre « sept » étant évoqué chez les arabes pour désigner l'abondance, il se peut que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'ait prononcé plus de sept fois. Pour conclure, ‘Amr ibn ‘Abassah As-Sulamy (qu'Allah l'agrée) a dit : « Or, je l'ai entendu davantage que cela. »

Référence

كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، الناشر: دار ابن الجوزي ، سنة النشر: 1418 هـ- 1997م نزهة المتقين، تأليف: جمعٌ من المشايخ، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ، الطبعة الرابع دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين؛ لمحمد بن علان الشافعي، دار الكتاب العربي-بيروت صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.

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On m'a certes fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur. On m'a certes causé du tort pour la cause d'Allah alors que personne ne subissait de tort. Certes, trente jours et nuits passèrent alors que Bilâl et moi n'avions aucune nourriture qu'un être vivant pouvait manger excepté cachée sous l'aisselle de Bilâl !

عن أنس، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لقد أُخِفتُ في الله وما يُخافُ أحد، ولقد أُوذيت في الله وما يُؤذَى أحد، ولقد أَتَتْ عليَّ ثلاثون مِن بيْن يوم وليلة وما لي ولِبِلال طعامٌ يَأْكُلُه ذُو كَبِد إلا شيءٌ يُوارِيه إبطُ بلال».
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "On m'a certes fait peur pour la cause d'Allah alors que personne d'autre n'avait peur. On m'a certes causé du tort pour la cause d'Allah alors que personne ne subissait de tort. Certes, trente jours et nuits passèrent alors que Bilâl et moi n'avions aucune nourriture qu'un être vivant pouvait manger excepté cachée sous l'aisselle de Bilâl !" »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Dans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a évoqué le fait qu'il fut seul au début pour rendre manifeste la religion. Pour cette raison, les mécréants lui firent peur et lui causèrent du tort. A ce moment-là, il n'avait personne avec lui qui consentait à supporter leur tort excepté l'assistance d'Allah, Sa protection et Son octroi de la réussite. Ensuite, ajouté à cela, il a expliqué qu'il avait très peu d'argent et de nourriture et n'avait fait aucun préparatif. Ainsi, trente jours passèrent alors qu'il n'avait en sa possession que très peu de nourriture que Bilâl portait pour lui et qu'il cachait sous son aisselle. Ils n'avaient même pas un récipient où ils y pouvaient mettre la nourriture. Et cela se passa lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit de La Mecque en fuyant.

Référence

- سنن الترمذي، نشر: شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي – مصر، الطبعة: الثانية، 1395هـ - 1975م. - مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ - 2001م. - سنن ابن ماجه، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء الكتب العربية - فيصل عيسى البابي الحلبي. - مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، لعلي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت – لبنان، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م. - صحيح الجامع الصغير وزياداته، للألباني، نشر: المكتب الإسلامي. - فتح الباري شرح صحيح البخاري, أحمد بن علي بن حجر العسقلاني الشافعي, دار المعرفة - بيروت، 1379, رقم كتبه وأبوابه وأحاديثه: محمد فؤاد عبد الباقي, قام بإخراجه وصححه وأشرف على طبعه: محب الدين الخطيب. - الفتح الرباني لترتيب مسند الإمام أحمد بن حنبل الشيباني ومعه بلوغ الأماني من أسرار الفتح الرباني, أحمد بن عبد الرحمن بن محمد البنا الساعاتي, دار إحياء التراث العربي, الطبعة: الثانية.

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J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement.

عن عُروة بن الزبير، قال: سألتُ عبد الله بن عمرو عن أشد ما صنع المشركون برسول الله صلى الله عليه وسلم ، قال: رأيتُ عُقبة بن أبي مُعَيْط جاء إلى النبي صلى الله عليه وسلم وهو يصلي، فوضع رداءه في عنقه فخنقه به خنقًا شديدًا، فجاء أبو بكر حتى دفعه عنه، فقال: {أَتَقْتُلُونَ رَجُلًا أَنْ يَقُولَ رَبِّيَ اللَّهُ وَقَدْ جَاءَكُمْ بِالْبَيِّنَاتِ مِنْ رَبِّكُمْ} [غافر: 28].
Urwah ibn Az-Zubayr a dit : « J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint aussitôt, repoussa 'Uqbah et s'exclama : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28].
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Urwah ibn Az-Zubayr ibn Al 'Awwâm (qu'Allah lui fasse miséricorde) interrogea 'Abdullah ibn 'Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l’agrée, lui et son père) sur le pire acte que les polythéistes commirent à l’encontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) comme châtiment et préjudice. Il l’informa avoir vu 'Uqbah ibn Abî Mu’ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière au niveau du Ḥijr de la Ka'bah, il mit alors son vêtement, ou celui du Prophète (sur lui la paix et le salut), autour du noble cou de ce dernier et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint alors aussitôt, repoussa avec sa main 'Uqbah du Prophète (sur lui la paix et le salut) et pleura. Puis, il dit : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28]. C’est le pire acte auquel 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) assista mais 'Urwah fut témoin de pire que ça lorsqu'il informa que 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a raconté avoir demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « As-tu vécu un jour pire que le jour de Uḥud ? » Il répondit : « J’ai rencontré de la part de ton peuple ce que j’ai rencontré et la pire chose que j’ai rencontrée se produisit le jour [du pacte] d’Al-‘Aqabah. Je me suis présenté à Ibn ‘Abd Yalîl ibn ‘Abd Kulâl et ce dernier n’a pas répondu [positivement] à mes attentes. Je suis alors parti en ayant le visage soucieux. Je n’ai repris mes esprits qu’arrivé à [un lieu nommé] "Qarn Ath-Tha’âlib". Là, j’ai levé la tête et il y avait un nuage qui m’ombrageait. J’ai regardé et j’ai vu Jibrîl (sur lui la paix et le salut) qui était à l’intérieur. Il m’a appelé en disant : "Certes, Allah a entendu la parole que ton peuple t’a adressée et Il t’a envoyé l’Ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu souhaites en ce qui les concerne !" L’Ange des montagnes m’a alors appelé et m’a salué. Puis, il a dit : "Ô Muḥammad ! Dis-moi ce que tu souhaites ! Si tu le souhaites, je les écraserai sous 'Al-Akhchabayn' [c’est le nom de deux montagnes qui entourent La Mecque] !" » Mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir de leur descendance des personnes qui adoreront Allah, Seul, sans rien Lui associer. » Hadith unanimement reconnu authentique (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

Référence

صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه. عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. إرشاد الساري لشرح صحيح البخاري، لأحمد بن محمد بن أبى بكر بن عبد الملك القسطلاني القتيبي المصري، الناشر: المطبعة الكبرى الأميرية، مصر، الطبعة: السابعة، 1323 هـ. معجم اللغة العربية المعاصرة، للدكتور أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008 م.

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