عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما أَنَّ عمرَ رضي الله عنه حِينَ تَأَيَّمَت بِنتُهُ حَفصَة، قَالَ: لَقِيتُ عثمانَ بن عفان رضي الله عنه فَعَرَضتُ عَلَيه حَفصَة، فَقُلتُ: إِنْ شِئْتَ أَنكَحْتُكَ حَفصَةَ بِنتَ عُمَر؟ قَال: سَأَنظُر فِي أَمْرِي، فَلَبِثتُ لَيَالِيَ ثُمَّ لَقِيَنِي، فَقَال: قَدْ بَدَا لِي أَنْ لاَ أَتَزَوَّجَ يَومِي هَذَا، فَلَقِيتُ أَبَا بَكر رضي الله عنه فقُلتُ: إِنْ شِئْتَ أَنْكَحْتُكَ حَفصَةَ بِنتَ عُمَرَ، فَصَمَتَ أَبُو بَكر رضي الله عنه فَلَم يَرجِعْ إِلَيَّ شَيئًا! فَكُنْتُ عَلَيهِ أَوْجَدَ مِنِّي عَلَى عُثمَانَ، فَلَبِثَ لَيَالِيَ ثُمَّ خَطَبَهَا النَّبِي -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَأَنْكَحْتُهَا إِيَّاهُ، فَلَقِيَنِي أَبُو بَكر، فقَال: لَعَلَّكَ وَجَدتَ عَلَيَّ حِينَ عَرَضْتَ عَلَيَّ حَفصَةَ فَلَمْ أرْجِع إِلَيكَ شَيئًا؟ فَقُلتُ: نَعَم، قَالَ: فَإِنَّهُ لَمْ يَمْنَعْنِي أَنْ أرْجِع إِلَيكَ فِيمَا عَرَضتَ عَلَيَّ إِلاَّ أَنِّي كُنتُ عَلِمْتُ أَنَّ النبِيَّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- ذَكَرَهَا، فَلَم أَكُن لِأُفْشِي سِرَّ رسُولَ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- وَلَو تَرَكَهَا النبيُّ -صلَّى الله عليه وسلم- لَقَبِلتُهَا.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Dans ce hadith, ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) informe du fait que : « Lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve de Khunays ibn Ḥudhâfah As-Sahmî (qu’Allah l’agrée) - qui était le frère de ‘Abdullah ibn Ḥudhâfah - qui était l'un des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui mourut à Médine après une blessure lors de la bataille de Uḥud et qui, en outre, était parmi les premiers à avoir embrassé l’islam et à avoir aussi émigré en terre d’Abyssinie. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai rencontré ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) après la mort de son épouse Ruqayyah, la fille de notre maître le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et je lui ai proposé ma fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage. » Ceci prouve que l’individu a le droit de proposer sa fille en mariage à des personnes pieuses et convenables, et il n’y a aucun mal à cela comme l’a titré l’imam Al-Bukhârî lors de la mention de ce hadith. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si tu désires, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) » Il a utilisé cette formule conditionnelle afin de lui laisser le libre choix. En effet, ceci fait partie d’un bon style de présentation qui encourage et incite ainsi la personne à accepter. De plus, il a cité sa fille en l’affiliant à sa propre personne comme s’il voulait lui rappeler son rang et son bon entourage. ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) répondit alors : « Je vais y réfléchir. », si je me remarie ou si je retarde cela à plus tard. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » En effet, ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) désignait ainsi le moment présent afin qu’on ne pense pas qu’il voulait rester célibataire et ne plus jamais se marier, chose interdite dans l’islam. Puis, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ensuite, je rencontrai Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui proposa : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) » Le Véridique (« Aṣ-Ṣiddîq ») resta volontairement muet et ne me donna aucune réponse car il avait une raison bien précise. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) précisa alors : « Je lui en ai plus voulu qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). » C’est-à-dire : il était plus en colère contre Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) qu’il ne l’était contre ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) car celui-ci lui avait donné une réponse contrairement à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) qui le délaissa sans même lui répondre. « Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et m’a dit… » : C’est-à-dire : après que sa fille fut mariée et qu’il n'y avait plus de mal à lui dire enfin la vérité. Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) présenta ses excuses à son frère afin de le réconforter. Il lui a dit : « Tu as probablement… » Cette formule est utilisée par compassion vu qu’il connaît parfaitement le bon comportement de ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et qu’il sait qu’il ne va pas se mettre en colère même si la colère est une réaction émotionnelle naturelle. Il lui a donc dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir quand tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse. » C’est-à-dire : tu t’es mis en colère contre moi à cet instant. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) répondit : « Oui ! » et cela en toute franchise et sincérité de sa part. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée ! » C’est-à-dire : Je voulais épouser ta fille mais le fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua en ma présence qu’il projetait de demander en mariage ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée), j’ai vu que cela faisait partie du secret qui n’est pas autorisé de dévoiler. C’est pour cela qu’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) a dit : « …et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) … » qu’il m’a dévoilé et a dit à moi seul. « Et s’il ne l’avait pas épousée… » C’est-à-dire : il l’aurait refusée. Alors : « …je l’aurais acceptée ! » par la suite car il est formellement illicite pour une personne qui est au courant de demander en mariage une femme dont le Prophète (sur lui la paix et le salut) a déjà demandé la main. A travers cela, il y a l’éducation de la communauté et de ses membres à garder un secret et de le cacher, voire même de manière exagérée, afin de ne rien en exprimer qui pourrait en dévoiler une partie.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425هـ.
رياض الصالحين، للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن عائشة رضي الله عنها قالت: تُوُفِّيَ رسول الله صلى الله عليه وسلم وما في بيتي من شيء يَأكُلُهُ ذُو كَبدٍ إلا شَطْرُ شَعير في رَفٍّ لي، فأكَلتُ منه حتى طال عليَّ، فَكِلْتُهُ فَفَنِيَ.
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
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Référence
كنوز رياض الصالحين، أ.د. حمد بن ناصر بن عبد الرحمن العمار، دار كنوز إشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ.
بهجة الناظرين، الشيخ: سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي.
نزهة المتقين، د. مصطفى سعيد الخن، د. مصطفى البغا، محيي الدين مستو، علي الشرجبي، محمد أمين لطفي، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة الأولى: 1397 هـ 1977 م، الطبعة الرابعة عشرة 1407 هـ 1987م.
شرح صحيح البخاري لابن بطال، المؤلف: ابن بطال أبو الحسن علي بن خلف بن عبد الملك، تحقيق: أبو تميم ياسر بن إبراهيم، دار النشر: مكتبة الرشد - السعودية، الرياض، الطبعة: الثانية، 1423هـ - 2003م.
رياض الصالحين، د. ماهر بن ياسين الفحل، الناشر: دار ابن كثير للطباعة والنشر والتوزيع، دمشق - بيروت، الطبعة: الأولى، 1428 هـ - 2007 م.
صحيح مسلم، المؤلف: مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: دار إحياء التراث العربي - بيروت.
صحيح البخاري، المؤلف: محمد بن إسماعيل أبو عبدالله البخاري الجعفي، المحقق: محمد زهير بن ناصر الناصر، الناشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج، المؤلف: أبو زكريا محيي الدين يحيى بن شرف النووي، الناشر: دار إحياء التراث العربي - بيروت، الطبعة: الثانية، 1392.
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: جاء زيدُ بنُ حارثة يشكو، فجعل النبيُّ صلى الله عليه وسلم يقول: «اتَّقِ اللهَ، وأمسِكْ عليك زوجَك»، قال أنس: لو كان رسولُ الله صلى الله عليه وسلم كاتمًا شيئًا لكتم هذه، قال: فكانت زينبُ تَفْخرُ على أزواج النبي صلى الله عليه وسلم تقول: زوَّجَكنَّ أهاليكنَّ، وزوَّجني اللهُ تعالى من فوق سبع سموات، وعن ثابت: {وتُخفي في نفسِك ما اللهُ مُبْدِيهِ وتخشى الناسَ} [الأحزاب: 37]، «نزلت في شأن زينبَ وزيد بن حارثة».
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥârithah vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci lui dit : " Crains Allah et garde ton épouse ! " » Anas a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » Il a dit : « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! " » Et Thâbit a dit que le verset suivant : {( Et tu cachais en toi ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens.)} [Coran : 33/37] a été révélée au sujet de Zaynab et de Zayd ibn Ḥârithah.
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Zayd ibn Ḥârithah (qu’Allah l’agrée) vint un jour au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour se plaindre de sa femme, Zaynab bint Jaḥch (qu’Allah l’agrée), et pour lui demander son avis quant au fait de la répudier. Auparavant, Allah, Exalté soit-Il, avait révélé au Prophète (sur lui la paix et le salut) qu’il épouserait Zaynab, avant même que Zayd ne la répudie. Mais, lorsque ce dernier vint se plaindre d’elle et demander s’il devait la répudier, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Crains Allah et garde ton épouse ! » Voilà pourquoi, Allah l’a blâmé en disant : {( Et lorsque tu as dit à celui à qui Allah avait fait grâce et à qui tu avais fait grâce : « Garde ton épouse et crains Allah ! » Tu cachais en toi-même ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens tandis qu’Allah était plus digne que Tu le craignes. Puis, lorsque Zayd en eut fini avec elle, alors Nous te l’avons mariée.)} [Coran : 33/37]. Ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) cachait, c’est le fait qu’il lui déplaisait de l’épouser, parce qu’il craignait ce que les gens allaient dire s’il épousait l’ex-épouse de son fils adoptif. Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » : si l'on pouvait imaginer, sachant que c'est religieusement inconcevable, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait caché quelque chose qui lui avait été révélé, il aurait caché ce verset, mais ce ne fut pas le cas et, d’un point de vue strictement religieux, c’est impossible que cela ait pu se produire. Si l’on y réfléchit bien, ce verset est l’une des plus grandes preuves de la qualité du Prophète de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), puisqu’Allah y informe de la crainte que Muḥammad a ressenti en lui vis-à-vis des gens. Mais, malgré cela, il a transmis ce verset tel quel, alors que des reproches y sont formulés à son encontre. En effet, au contraire, un menteur essaie toujours de cacher ce qui peut aller à son encontre. C’est le cas également du verset suivant où Allah, Exalté soit-Il, dit : {( Il s’est renfrogné et s’est détourné ! )} [Coran : 80/1] ainsi que d’autres versets semblables dans le Coran. « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) » : Elle était fière du fait que c’est Allah qui a [directement] ordonné au Prophète (sur lui la paix et le salut) de l’épouser et c’est là un de ses plus grands mérites, par lequel elle se distingue de ses autres coépouses. Voilà pourquoi, elle disait : « Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! » Ce hadith prouve qu’Allah, Gloire et Pureté à Lui, est au-dessus de Sa création et que ceci est un fait bien établi pour les musulmans. C’est quelque chose d’évident pour l’ensemble des musulmans et même pour l’ensemble des créatures, à l’exception de ceux dont la nature a été modifiée. C’est un attribut divin attesté par la Révélation, la raison saine et la prédisposition naturelle humaine, sauf pour ceux dont la nature est altérée. « C’est Allah qui m’a mariée ! » : Allah a ordonné à Son Messager de l’épouser, en disant : {( Lorsque Zayd en eut fini avec elle, alors Nous te l’avons mariée.)} [Coran : 33/37] C’est Allah qui s’est chargé de l’acte de mariage.
Référence
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
شرح كتاب التوحيد من صحيح البخاري، لعبد الله بن محمد الغنيمان، الناشر: مكتبة الدار، المدينة المنورة، الطبعة: الأولى، 1405 هـ.
عن عائشة رضي الله عنها ، أنها سُئلتْ ما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يَعْمل في بيته؟ قالت: «كان بشرًا مِن البشر يَفْلي ثوبَه، ويَحْلِب شاتَه، ويَخْدِم نفْسَه».
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) fut interrogée au sujet de ce que faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez lui. Elle a répondu : « Il était un homme parmi les hommes : il rapiéçait son habit, trayait sa brebis et faisait les choses lui-même. »
Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication
Il a été demandé à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Que faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez lui ? » Elle a répondu qu'il était un homme parmi les hommes, qu'il enlevait les poux et les souillures de son habit, trayait sa brebis et faisait les choses lui-même. Et elle a évoqué ces œuvres à titre d'exemple.
Référence
- مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ - 2001م.
- مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، لعلي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت – لبنان، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م.
- سلسلة الأحاديث الصحيحة وشيء من فقهها وفوائدها، تأليف محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: مكتبة المعارف للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى، لمكتبة المعارف.
- طرح التثريب في شرح التقريب, أبو الفضل زين الدين عبد الرحيم بن الحسين العراقي الطبعة المصرية القديمة.
- فيض القدير شرح الجامع الصغير, زين الدين محمد المدعو بعبد الرؤوف بن تاج العارفين بن علي بن زين العابدين الحدادي ثم المناوي القاهري , الناشر: المكتبة التجارية الكبرى - مصر, الطبعة: الأولى، 1356.
عن عائشة رضي الله عنها قالت: ما غِرْتُ على نساء النبي صلى الله عليه وسلم إلا على خديجة، وإني لم أُدركها، قالت: وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا ذبح الشاة، فيقول: «أرسلوا بها إلى أصدقاء خديجة»، قالت: فأغضبتُه يوما، فقلتُ: خديجة، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «إني قد رُزِقْتُ حُبَّها».
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Je n’ai jamais jalousé l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah, que je n’ai pourtant pas connue ! » Elle précisa : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sacrifiait un mouton, il disait : "Envoyez-en aux amies de Khadîjah !" » Elle poursuivit : « Un jour, alors que je le mis en colère, j’ai dit : "Khadîjah !" Alors, il a dit : "Le fait de l’aimer m’a été octroyé." »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) informe du fait qu’elle n’a jamais été jalouse envers l’une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à l’exception de Khadîjah (qu’Allah l’agrée), qui était pourtant morte avant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’épouse ʽÂ’ishah. Lorsqu’il sacrifiait un mouton, il en envoyait une part aux amies de Khadîjah. Un jour, ʽÂ’ishah mit le Prophète (sur lui la paix et le salut) en colère, en lui reprochant de toujours parler de Khadîjah. Alors, il lui expliqua qu’Allah lui avait octroyé le fait d’aimer Khadîjah.
Référence
صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423 هـ.
إكمال المعلم بفوائد مسلم، عياض بن موسى اليحصبي السبتي، المحقق: يحيى إسماعيل، الناشر: دار الوفاء للطباعة والنشر والتوزيع، مصر، الطبعة: الأولى، 1419هـ، 1998م.
عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: «لم يتزوج النبي صلى الله عليه وسلم على خديجة حتى ماتت».
ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’épousa pas d’autres femmes que Khadîjah, jusqu'à ce qu’elle ne meurt. »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’a pas pris de deuxième épouse pendant qu’il était marié à Khadîjah bint Khuwaylid (qu’Allah l’agrée) et ce jusqu’à sa mort. Cela met en évidence le rang [particulier] qu’occupait Khadîjah pour le Prophète (sur lui la paix et le salut), et elle était la première de ses épouses.
Référence
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
فتح الباري شرح صحيح البخاري، لابن حجر العسقلاني، تحقيق: محب الدين الخطيب، نشر: دار المعرفة-بيروت، 1379ه.
عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم يومًا: «يا عائش، هذا جبريل يُقرِئك السلام» فقلت: وعليه السلام ورحمة الله وبركاته، تَرى ما لا أَرى. تريد رسول الله صلى الله عليه وسلم .
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un jour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Ô ʽÂ'ish ! Voici Jibrîl qui te transmet le salut !" Alors, j'ai dit : "Et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions ! Tu vois ce que je ne vois pas." » Elle signifiait par-là le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé ʽÂ'ishah que Jibrîl - l'Ange Gabriel - (sur lui la paix) l'avait saluée, elle a alors dit : « et sur lui la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Ses bénédictions. Certes, ô Messager, tu vois ce que je ne vois pas ! » Elle signifiait par-là que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) voyait Jibrîl (sur lui la paix) tandis qu'elle ne le voyait pas.
Référence
- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
- صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
- إرشاد الساري لشرح صحيح البخاري، لأحمد بن محمد بن أبى بكر بن عبد الملك القسطلاني القتيبي المصري، الناشر: المطبعة الكبرى الأميرية، مصر، الطبعة: السابعة، 1323 هـ.
- منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري, حمزة محمد قاسم, راجعه: الشيخ عبد القادر الأرناؤوط, مكتبة دار البيان، دمشق - الجمهورية العربية السورية، مكتبة المؤيد، الطائف - المملكة العربية السعودية, 1410 هـ - 1990 م.
عن أبي موسى رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «كَمُل من الرجال كثير، ولم يَكمُل من النساء: إلا آسية امرأة فرعون، ومريم بنت عِمران، وإنَّ فضلَ عائشة على النساء كفضل الثَّرِيد على سائر الطعام».
Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la complétude, mais parmi les femmes seules Âssiah, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de 'Imrân l’ont atteinte. Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du " tharîd " par rapport au reste des autres mets. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Certes, ceux qui ont atteint le rang de la complétude dans les mérites de la religion et du comportement sont nombreux parmi les hommes. Certains d'entre eux ont atteint le rang de la complétude ordinaire, comme : les savants, les vertueux, les alliés [d'Allah] tandis que d'autres parmi eux ont atteint les plus hauts degrés de la complétude, comme les Prophètes. Toutefois, en ce qui concerne celles qui ont atteint la complétude parmi les femmes, elles sont très peu nombreuses. Et à leur tête, il y a Âssiah la femme de Pharaon. Elle s'appelle : Âssiah bint Muzâḥim, celle qu'Allah a cité en exemple pour incarner la perfection de la foi lorsqu'Il a dit : {( Et Allah a cité en exemple à ceux qui ont cru la femme de Pharaon.)} [Coran : 66/11] Ceci parce qu'elle a cru en Moïse (sur lui la paix), au moment où il triompha des sorciers de Pharaon, et que lorsque Pharaon apprit sa foi, il la châtia d'un châtiment si dur qu'elle mourut attachée à sa foi. Quant à la seconde [femme] : c'est Marie, la fille de ʽImrân, qu'Allah a cité en exemple pour sa chasteté et la plénitude de son adoration. Ensuite, [le Prophète] (sur lui la paix et le salut) a dit : « Et le mérite de ʽÂ'ishah par rapport aux autres femmes est comme le mérite du "tharîd" par rapport au reste des autres mets. » Le « tharîd » est une préparation, à base de pain et de viande, considérée par les Arabes comme l'un des mets les plus succulents. On le prépare à partir de pain et de viande. Ainsi, le mérite de ʽÂ'ishah par rapports aux autres femmes est comme le mérite du « tharîd » par rapport aux autres mets ; et il est le meilleur d'entre-eux.
Référence
صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري، لحمزة محمد قاسم، راجعه: الشيخ عبد القادر الأرناؤوط، عني بتصحيحه ونشره: بشير محمد عيون، الناشر: مكتبة دار البيان، دمشق - الجمهورية العربية السورية، مكتبة المؤيد، الطائف - المملكة العربية السعودية، عام النشر: 1410 هـ - 1990 م.
إكمال المعلم بفوائد مسلم لعياض بن موسى بن عياض بن عمرون اليحصبي السبتي، المحقق: الدكتور يحيى إسماعيل، الناشر: دار الوفاء للطباعة والنشر والتوزيع، مصر، الطبعة: الأولى، 1419 هـ - 1998 م.
Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com