عن جابر رضي الله عنه قَالَ: قال لِي النبي -صلَّى الله عليه وسلَّم-: «لَوْ قدْ جَاءَ مَال البَحرين أَعْطَيتُكَ هَكَذَا وهكذا وهكذا»، فَلَمْ يَجِئْ مَالُ البَحرَينِ حَتَّى قُبِضَ النَّبي -صلَّى الله عليه وسلَّم- فلمَّا جَاء مَالُ البحرينِ أمر أبو بكر رضي الله عنه فَنَادَى: مَنْ كَانَ لَهُ عِندَ رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- عِدَةٌ أَو دَينٌ فَلْيَأتِنَا، فَأَتَيتُهُ وقُلتُ لَهُ: إِنَّ النبيَّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- قال لِي كَذَا وكذا، فَحَثَى لِي حَثِيَّةً فَعَدَدتُهَا، فَإِذَا هِيَ خَمسُمِئَةٍ، فَقَال لي: خُذْ مِثلَيهَا.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Si l’argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Or, l’argent du Bahreïn n’arriva qu’après le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Mais lorsque l’argent du Bahreïn arriva, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Je vins alors à lui et je lui ai dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis ceci et cela ! » Il puisa alors pour moi, à l’aide de ses mains, de l’argent que je comptai. Il y avait là cinq cents [dinars]. Puis il me dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Dans ce hadith, Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous informe que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait promis que si l’argent du Bahreïn était arrivé, il lui en aurait donné une part abondante. Mais l’argent du Bahreïn n’est arrivé qu'après le décès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), lors du califat d’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée), qui dit alors : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Une promesse signifie soit ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a effectivement promis ou une dette. Il se peut en effet que le Messager (sur lui la paix et le salut) ait acheté quelque chose à quelqu’un et ait donc, de ce fait, contracté une dette ou encore qu'il ait promis quelque chose à autrui. Ainsi, Jâbir (qu’Allah l’agrée) est venu à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et a dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis : « Si l’argent [le tribut] du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Prends ! » Il prit alors, à l’aide de ses mains, de l’argent et il le compta, il y avait cinq cents [dinars]. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! » Parce que le Messager (sur lui la paix et le salut) avait dit : « … tant, tant et tant ! », trois fois. Ainsi, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lui a donné ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui avait promis.
Référence
صحيح البخاري، للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- صحيح مسلم، للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب، الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ.
- كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى 1430ه
- شرح رياض الصالحين، للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم الهلالي دار ابن الجوزي، الطبعة الأولى 1418ه.
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين, محمد علي بن محمد البكري, اعتنى بها: خليل مأمون شيحا, الناشر: دار المعرفة, بيروت، لبنان، الطبعة: الرابعة، 1425هـ - 2004م.
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين, مصطفى سعيد الخن، مصطفى البغا، محي الدين مستو، علي الشربجي، محمد أمين لطفي, مؤسسة الرسالة، ط14, سنة النشر: 1407ه – 1987م.
عن عبد الله بن عباس رضي الله عنهما قال: قَدِم عُيَينَة بن حِصنٍ، فَنزَل على ابنِ أَخِيه الحُرِّ بن قَيسٍ، وكان من النَّفَر الذين يُدنِيهِم عمر رضي الله عنه ، وكان القُرَّاء أصحاب مَجلِس عُمر رضي الله عنه ومُشاوَرَتِه كُهُولا كانوا أو شُبَّانًا، فقال عيينة لابن أَخِيه: يَا ابن أخي، لك وَجْه عند هذا الأمير فَاسْتَأذِن لِي عليه، فَاسْتَأذَن فَأَذِن لَه عُمر، فَلَمَّا دَخَل قال: هي يا ابن الخطَّاب، فَوالله مَا تُعطِينَا الجَزْلَ ولا تَحكُمُ فِينَا بِالعَدلِ، فغضب عمر رضي الله عنه حَتَّى هَمَّ أَنْ يُوقِعَ بِه، فقال له الحُرُّ: يا أمير المؤمنين، إنَّ الله تعالى قال لِنَبِيِّه صلى الله عليه وسلم : {خذ العفو وأمر بالعرف وأعرض عن الجاهلين}، وإِنَّ هذا مِن الجَاهِلِين، والله مَا جَاوَزَها عُمر حِين تَلاَهَا، وكان وَقَّافًا عند كِتَاب الله تعالى .
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « 'Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) vint à Médine et fut hébergé chez le fils de son frère Al-Ḥurr ibn Qays (qu’Allah l’agrée) qui siégeait aux réunions de ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Des lecteurs du Coran participaient à ces réunions et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) prenait conseil aussi bien auprès des personnes âgées qu’auprès des jeunes. ‘Uyaynah (qu’Allah l’agrée) dit à son neveu : « Neveu ! Tu jouis de quelque considération auprès de cet émir. Demande-lui donc de m’accorder une entrevue. » 'Uyaynah demanda donc à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) de recevoir son oncle et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) accepta. Une fois chez lui, ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Gare à toi, ô fils d’Al-Khaṭṭâb ! Je jure par Allah que tu ne nous donnes pas assez [du Trésor Public] et que tu ne juges pas entre nous avec équité ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) se mit en colère et voulut le châtier. Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Ô commandeur des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)} [Coran : 7/199]. Et cet homme est de toute évidence un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements ; en effet, il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Le noble Compagnon Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) nous relate un incident qui se déroula lorsque ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée), une personne noble auprès de son peuple, vint à Médine. Il fut reçu par ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et lui parla avec des propos durs, désobligeants, offensants, critiques et malveillants. Puis, il le blâma en lui disant : « Certes, tu ne nous donnes pas assez du Trésor Public et tu ne juges pas équitablement entre nous ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) fut pris d’une telle colère qu’il était sur le point de le frapper. Mais certains lecteurs du Coran s’interposèrent ; parmi eux, Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) qui a alors dit : « Ô émir des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. )} [Coran : 7/199]. Certes, cet homme est un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je jure par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements car il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. » ‘Umar ne corrigea pas l’homme car il se conforma au verset qui fut récité à ses oreilles. En effet, c’était l’attitude des Compagnons (qu'Allah les agrée) face au Livre d’Allah : ils ne dépassaient pas ses commandements, et si on leur disait : « telle est la Parole d’Allah ! », alors ils la respectaient scrupuleusement et ne l’enfreignaient pas.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
تاج العروس من جواهر القاموس، لمحمّد بن محمّد بن عبد الرزّاق الحسيني، الملقّب بمرتضى، الزَّبيدي، تحقيق مجموعة من المحققين، دار الهداية.
الدلائل في غريب الحديث، لقاسم بن ثابت بن حزم العوفي السرقسطي، تحقيق: د. محمد بن عبد الله القناص، الناشر: مكتبة العبيكان، الرياض، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2001م.
عن عقبة بن الحارث رضي الله عنه قال: صليت وراء النبي صلى الله عليه وسلم بالمدينة العصر، فسَلَّمَ ثم قام مُسرعًا، فتَخَطَّى رِقَابَ الناس إلى بعض حُجَرِ نِسائه، فَفَزِعَ الناسُ من سُرْعَتِهِ، فخرج عليهم، فرأى أنهم قد عجبوا من سُرْعَتِهِ، قال: «ذكرت شيئاً من تِبْرٍ عندنا فكرهت أن يَحْبِسَنِي، فأمرتُ بِقِسْمَتِهِ».
وفي رواية: «كنت خَلَّفْتُ في البيت تِبْرًا من الصدقة، فكرهت أن أُبَيِّتَهُ».
Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J'ai prié la prière de l'après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d'entrer dans les appartements de l'une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l'égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu'une certaine quantité d'un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu'elle ne me retienne, j'ai ordonné qu'on la distribue. » Et dans une autre version : « J'avais laissé une certaine quantité d'un métal précieux issu de l'aumône et il me déplut qu'il passât la nuit chez moi. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Uqbah ibn al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée) relate qu'un jour il accomplit la prière de l'après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut). Après avoir terminé la prière, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva et traversa les rangs rapidement se dirigeant vers la maison de l'une de ses épouses. Les gens eurent peur en voyant sa façon d'agir. Ensuite, il sortit et vit les gens choqués. Il leur expliqua alors la raison de son acte : il s'était rappelé que de l'or brut, destiné à être distribué, se trouvait chez lui et craignit que cela n'occupât son esprit et l'empêchât de se tourner pleinement vers Allah.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى 1415هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، كنوز إشبيليا، الرياض، الطبعة: الأولى1430هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426هـ.
صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ.
عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال: دخلتُ عَلى النَبيِّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- أنَا ورجلاَن مِنْ بَنِي عَمِّي، فَقَال أحدهما: يا رسول الله، أمرنا على بعض ما ولاك الله عز وجل وقال الآخر مثل ذلك، فقال: «إِنَّا وَالله لاَ نُوَلِّي هَذَا العَمَلَ أَحَدًا سَأَلَهُ، أَو أَحَدًا حَرِصَ عَلَيهِ».
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu'Allah l'agrée) relate : « J'entrai chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec deux de mes cousins. L'un d'eux dit : « Ô, Messager d'Allah ! Place-moi à la tête d'une partie de ce dont Allah t'a donné le commandement ! l'autre dit la même chose - Par Allah ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut), jamais nous ne confions cette tâche à quelqu'un qui la demande ou qui y aspire. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Ce hadith traite de l'interdiction d'investir au pouvoir quelqu'un qui y aspire. Ainsi, quand les deux hommes ont demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) de les placer à la tête d'une des contrées qu'Allah avait mises sous sa responsabilité, il répondit : « Par Allah ! Jamais nous ne confions cette tâche à celui qui la demande ou qui y aspire ! » C'est-à-dire : jamais nous ne confions l'autorité à celui qui la demande et qui la désire. En effet, celui qui demande ou désire ce genre de fonction peut être animé non pas par la volonté d'être utile aux gens, mais par l'amour du pouvoir. Étant donné qu'il peut être soupçonné d'une telle intention, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit qu'on accorde l'autorité à celui qui la demande, en disant : « Par Allah ! Jamais nous ne confions cette tâche à celui qui la demande ou qui y aspire ! » Ce que ce hadith nous enseigne est appuyé par le hadith de 'Abdurrahmân ibn Samurah (qu'Allah l'agrée), selon qui le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne demande pas l'autorité, car si on te la donne sans que tu la demandes, tu seras aidé, alors que si on te la donne après que tu l'aies demandée, tu y seras livré à toi-même. » Le gouverneur ne doit donc pas placer à la tête d'une ville, d'une région dans laquelle se trouvent des nomades, ou autre, quelqu'un qui le lui demande, même s'il est apte. Il en est de même pour celui qui demande à occuper la fonction de juge, en disant au gouverneur chargé de la justice, comme le ministre de la justice : « Désigne-moi comme juge pour telle ville ! » : celui-ci ne doit pas être désigné. Par contre, si quelqu'un demande simplement, par exemple, à être muté d'une région à une autre, il n'est pas concerné par ce hadith puisqu'il a été désigné auparavant et demande juste à changer de lieu. Et si l'on sait que son intention est de pouvoir être à la tête des habitants de telle région, il faut l'en empêcher, car les actes sont en fonction des intentions. Si quelqu'un émettait l'objection suivante : que dîtes-vous du cas de Joseph (sur lui la paix et le salut) qui a dit au roi : {( confie-moi les réserves des terres, car je suis honnête et savant )} [Coran : 12/55], on pourrait lui répondre de deux façons : - Quand une loi religieuse précédente contredit la nôtre, on se réfère à la nôtre, conformément à la règle établie par les savants des fondements du droit : « La loi religieuse de ceux qui nous précédés est valable pour nous tant que la nôtre ne la contredit pas. » Or, ici, on trouve dans notre loi ce qui contredit ce point, puisque nous de donnons pas l'autorité à celui qui la demande. - Joseph (sur lui la paix et le salut) avait constaté que les biens étaient négligés et qu'ils étaient gérés à la légère et voulut donc sauver le pays de cette négligence. Le but de ce genre de démarche est de lutter contre la mauvaise gestion et l'incompétence et dans ce cas, ce n'est pas interdit. Par exemple, si l'on constate que le gouverneur d'une région est incompétent et nuit aux gens, il appartient à celui qui en est digne, s'il ne trouve personne d'autre, de demander au gouverneur de le placer à la tête de cette région, en disant : « Place-moi à la tête de cette région, pour lutter contre le mal qui s'y trouve. » Ceci est autorisé et est conforme aux grands principes de la religion. Dans un hadith, on trouve que 'Uthmân ibn Abi Al-`Âṣ dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Désigne-moi comme imam pour les miens ! », c'est-à-dire pour la prière et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Tu es leur imam ! » Certains savants disent que ce hadith prouve qu'il est permis de demander à diriger les autres dans les domaines du bien. Aussi, dans les invocations de ceux qu’Allah a Lui-même décrit comme étant les « serviteurs du Miséricordieux » on trouve cette requête : {( et fais de nous des guides pour les pieux )} [Coran : 25/74]. Ceci ne relève pas de l'autorité qui est blâmable, car cette dernière est liée à la vie terrestre et il ne faut pas aider celui qui la demande, ni même la lui accorder.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى 1415هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ، 2007م.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، الطبعة: الرابعة 1428هـ.
شرح رياض الصالحين، محمد بن صالح العثيمين، دار الوطن، الرياض، الطبعة: 1426هـ.
صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ.
صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ، 1987م.
أنَّ عَائِذَ بن عَمْرو رضي الله عنه دَخَل على عُبَيد الله بن زياد، فقال: أي بُنَيَّ، إِنِّي سَمِعت رَسُول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «إِنَّ شَرَّ الرِّعَاءِ الحُطَمَةُ» فَإِيَّاك أَن تَكُون مِنهُم، فقال له: اجْلِس فَإِنَّما أَنْت مِن نُخَالَةِ أَصحَاب محمَّد صلى الله عليه وسلم فقال: وهل كَانَت لَهُم نُخَالَة؟! إِنَّمَا كَانَت النُخَالَة بَعدَهُم وَفِي غَيرِهِم.
ʽÂ'idh ibn 'Amr entra chez 'Ubayd ibn Ziyâd et lui dit : « Ô, mon fils ! J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Les pires des bergers sont les brusques, fais attention à ne pas en faire partie ! - Il lui répondit : Assieds-toi donc ! Tu n'es rien d'autre qu'un piètre résidu des Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! - Il dit : avaient-ils seulement de piètres résidus ?! Les piètres résidus n'ont existé qu'après eux, et chez d'autres gens ! »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
ʽÂ'idh ibn 'Amr entra chez 'Ubayd ibn Ziyâd, qui avait succédé à son père à la tête des Irakiens et lui dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : les pires bergers sont les brusques ! » c'est-à-dire les chameliers qui se montrent violents lorsqu'ils conduisent les chameaux, les abreuvent ou les abritent, ils les poussent les uns contre les autres et les maltraitent. Il les a ainsi comparés au mauvais gouverneur, le tyran qui est injuste envers les gens et n'a aucune pitié ni aucune douceur envers eux. « Fais attention à ne pas en faire partie ! » : c'est un conseil de ʽÂ'idh pour 'Ubayd ibn Ziyâd, qui a eu pour seule réponse : « Tu n'es rien d'autre qu'un piètre résidu des Compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! », c'est-à-dire : tu ne fais pas partie des meilleurs d'entre eux, ni de leurs savants, ni de ceux d'entre eux qui avaient un rang privilégié, tu n'es que l'un de leurs résidus, un de leurs débris. Le terme employé en arabe, (« nukhâlah )», désigne en fait la partie indésirable de l'épi que l'on retrouve dans la farine. Le noble Compagnon lui a répliqué : « Avaient-ils seulement de piètres résidus ?! Les piètres résidus n'ont existé qu'après eux et chez d'autres gens. » Ce sont des paroles éloquentes, fortes et vraies, le genre de paroles devant lesquelles se plie tout musulman. En effet, tous les Compagnons sont l'élite et les seigneurs de cette communauté, ils sont supérieurs à tous ceux qui leur ont succédé. Ils sont tous des hommes intègres et exemplaires, on ne trouve parmi eux aucun débris ou résidu. Bien au contraire, c'est après eux et de la part de gens qui leur ont succédé que la déviation est apparue.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، فيصل بن عبد العزيز المبارك، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى 1423هـ، 2002م.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، محمد علي بن البكري بن علان، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، الطبعة: الرابعة 1425هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ، 2007م.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، الطبعة: الرابعة 1428هـ.
صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، كنوز إشبيليا، الرياض، الطبعة: الأولى1430هـ، 2009م.
المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج، أبو زكريا محيي الدين النووي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: الثانية 1392هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ، 1987م.
عن عبد الله بن عتبة بن مسعود، قال: سمعت عمر بن الخطاب رضي الله عنه يقول: إن ناسا كانوا يُؤْخَذُونَ بالوحي في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم وإن الوحي قد انقطع، وإنما نأخذكم الآن بما ظهر لنا من أعمالكم، فمن أظهر لنا خيرًا أَمَّنَّاهُ وقَرَّبْنَاهُ، وليس لنا من سريرته شيء، الله يحاسبه في سريرته، ومن أظهر لنا سوءًا لم نأمنه ولم نصدقه وإن قال: إن سريرته حسنة.
‘Abdallah ibn ‘Utbah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) a dit : « Du vivant du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la Révélation dévoilait les gens. Aujourd’hui, elle a cessé. Nous vous jugeons donc selon vos actes apparents. Quiconque nous manifeste du bien, nous lui faisons confiance et nous le rapprochons sans chercher à sonder ses intentions. Allah le jugera au sujet de ce que renferme réellement son cœur. Et quiconque nous manifeste du mal, nous nous méfions de lui et nous ne le croyons pas. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate, au sujet de celui qui cachait ses mauvaises pensées à l’époque de la Révélation, que rien ne pouvait être dissimulé au Prophète (sur lui la paix et le salut) car la Révélation descendait sur lui. En effet, du vivant du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), même s’il y avait des hypocrites qui montraient faussement le bien et dissimulaient le mal de leurs personnes, Allah, Exalté soit-Il, les dévoilait en descendant la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque la Révélation cessa, les gens ne pouvaient plus connaître qui était hypocrite car l’hypocrisie siège dans le cœur. Alors, ‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous vous jugeons selon vos actes apparents. Quiconque nous manifeste du bien, nous le traitons selon le bien qu’il nous a manifesté, même si ses arrière-pensées sont mauvaises ; et s’il manifeste du mal, nous le traitons selon le mal qu’il nous a manifesté. Et, il ne nous appartient pas de sonder ses intentions, car l’intention est du ressort du Seigneur des Monde, à Lui la Puissance et la Grandeur, Celui qui connaît ce que l’âme de l’individu lui suggère.
Référence
- صحيح البخاري -للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
- نزهة المتقين بشرح رياض الصالحين/ تأليف مصطفى سعيد الخن-مصطفى البغا-محي الدين مستو-علي الشربجي-محمد أمين لطفي-مؤسسة الرسالة-بيروت –لبنان-الطبعة الرابعة عشرة1407.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين – سليم بن عيد الهلالي دار ابن الجوزي –الطبعة الأولى 1418.
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين - محمد علي بن محمد بن علان الصديقي-اعتنى بها: خليل مأمون شيحا-دار المعرفة للطباعة والنشر والتوزيع، بيروت – لبنان-الطبعة: الرابعة، 1425 هـ - 2004 م.
عن عائشة رضي الله عنها قَالَتْ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ -صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم- يقُولُ في بيتي هَذَا: «اللهم من وَلِيَ من أمر أمتي شيئًا فَشَقَّ عليهم، فَاشْقُقْ عليه، ومن وَلِيَ من أمر أمتي شيئًا فَرَفَقَ بهم، فَارْفُقْ به».
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec dureté, sois dur avec lui ! Et quiconque a la charge d'une quelconque responsabilité sur ma communauté et la traite avec douceur, sois doux avec lui ! »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Ce hadith souligne clairement l'importance de la responsabilité de la gouvernance. En effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a invoqué Allah en Lui demandant de traiter celui qui a la charge d'une quelconque responsabilité sur les gens et les oppresse, de la même façon [qu'il traite les autres]. Il implora Allah de récompenser celui qui les traite avec justice, équité, miséricorde et douceur, à hauteur de ses actes. La récompense est du même ordre que l'œuvre accomplie.
Référence
صحيح مسلم, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار إحياء التراث العربي, بيروت.
شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين, دار مدار الوطن للنشر، الرياض, الطبعة، 1426هـ.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي, دار ابن الجوزي.
تطريز رياض الصالحين، لفيصل بن عبد العزيز المبارك النجدي, تحقيق: عبد العزيز آل حمد, دار العاصمة, الطبعة الأولى، 1423هـ.
كنوز رياض الصالحين، بإشراف حمد العمار, دار كنوز إشبيليا, الطبعة الأولى, 1430ه.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد بن علان الصديقي, دار الكتاب العربي.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين, مؤسسة الرسالة, الطبعة الرابعة عشر, 1407ه.
فيض القدير شرح الجامع الصغير، للمناوي، دار الكتب العلمية، بيروت - لبنان، الطبعة الاولى، 1415ه - 1994م.
عن أنس رضي الله عنه قَالَ: كُنْتُ أمشي مَعَ رسول الله صلى الله عليه وسلم وَعَلَيْهِ بُرْد نَجْرَانيٌّ غَلِيظُ الحَاشِيَةِ، فأدْرَكَهُ أعْرَابِي فَجَبذَهُ بِرِدَائِهِ جَبْذَة شَديدة، فَنَظَرْتُ إِلَى صَفْحَةِ عَاتِقِ النَّبيِّ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ أثَّرَتْ بِهَا حَاشِيَة الرِّدَاءِ مِنْ شِدَّةِ جَبْذَتِه، ثُمَّ قَالَ: يَا مُحَمَّدُ، مُر لِي مِنْ مَالِ اللهِ الَّذِي عِنْدَكَ. فَالتَفَتَ إِلَيْهِ، فَضَحِكَ ثُمَّ أَمَرَ لَهُ بِعَطَاءٍ.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je marchais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui portait une tunique de Najrân aux bords épais. Un bédouin le rencontra et le tira si violemment par sa tunique que lorsque je regardais le cou du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les bords de la tunique y avaient laissé une marque. Ensuite, il demanda : " Ô Muḥammad ! Ordonne que l’on me donne une part de la richesse d’Allah qui est à ta disposition ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se tourna vers lui et sourit. Puis, il ordonna qu’on lui fasse un don.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
(للترجمة)
Référence
صحيح البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
صحيح مسلم, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار إحياء التراث العربي, بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين, مؤسسة الرسالة, الطبعة الرابعة عشرة, 1407ه .
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد بن علان الصديقي, دار الكتاب العربي.
كنوز رياض الصالحين بإشراف حمد العمار, دار كنوز إشبيليا, الطبعة الأولى, 1430ه .
تطريز رياض الصالحين لفيصل بن عبد العزيز المبارك النجدي, تحقيق: عبد العزيز آل حمد, دار العاصمة , الطبعة: الأولى، 1423 هـ.
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي, دار ابن الجوزي.
شرح رياض الصالحين لابن عثيمين , دار مدار الوطن للنشر، الرياض, الطبعة : 1426 هـ.
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