عن أنس بن مالك رضي الله عنه أنَّ رَجُلاً كَانَ عِند النَبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَمَرَّ رَجُلٌ بِهِ، فقال: يا رسول الله، أنِّي لَأُحِبُّ هَذَا، فَقَال لَهُ النَبِيُّ صلى الله عليه وسلم : «أَأَعْلَمْتَهُ؟» قال: لا. قال: «أَعْلِمْهُ»، فَلَحِقَهُ، فقال: إِنِّي أُحِبُّك فِي الله، فقال: أّحَبَّك الَّذِي أَحْبَبْتَنِي لَهُ.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’un homme était auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu’un autre homme passa. L’homme [auprès du Prophète] dit alors : « Ô Messager d’Allah, j’aime beaucoup cet homme ! »
- Est-ce que tu le lui as dit ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut).
- Non, répondit l’homme.
- Dis-le lui ! dit le Prophète.
L’homme partit voir l’autre et lui dit : « Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime ! »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication
Dans ce noble hadith prophétique, on retrouve la mise en application de l’ordre du Prophète (sur lui la paix et la salut) d’informer son frère lorsqu’on l’aime. Ceci est tiré de la discussion engagée entre le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Anas (qu’Allah l’agrée) lorsque ce dernier lui a dit : « J’aime beaucoup cet homme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors demandé: « Est-ce que tu le lui as dit ? » Cette question prouve que lorsque le musulman aime son frère, lui dire : « Je t’aime » fait partie de la tradition prophétique. En effet, grâce à cette phrase, il éprouvera aussi de l’amour pour son frère, car lorsqu’un homme sait qu’un autre l’aime, il l’aime à son tour, naturellement, et les cœurs ressentent et perçoivent de nombreuses choses, sans même prononcer le moindre mot. C’est comme l’a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Les âmes sont des armées regroupées, celles d’entre elles qui se reconnaissent vivent en harmonie, et celles d’entre elles qui s’ignorent vivent dans la discorde. » Cependant, lorsque l'homme le dit de sa propre langue, cela lui ajoute certes de l'amour dans le cœur, qu'il dise donc : « Je t’aime en Allah ! »
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
سنن أبي داود، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، المكتبة العصرية، بيروت.
السنن الكبرى للنسائي، تحقيق: حسن عبد المنعم شلبي، ط1، مؤسسة الرسالة، بيروت، 1421هـ.
شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
عون المعبود شرح سنن أبي داود، ومعه حاشية ابن القيم: تهذيب سنن أبي داود وإيضاح علله ومشكلاته للعظيم آبادي، ط3، دار الكتب العلمية، بيروت، 1415 هـ.
مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي، ط1، مؤسسة الرسالة، 1421هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قَالَ: قالَ رسول اللَّه -صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم-: «إِنَّ مِنْ إِجْلاَلِ الله -تَعَالَى-: إِكْرَامَ ذِي الشَّيْبَةِ المُسْلِمِ، وَحَامِلِ القُرْآنِ غَيرِ الغَالِي فِيه، وَالجَافِي عَنْه، وَإِكْرَام ذِي السُّلْطَان المُقْسِط».
Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Fait partie de la vénération que l'on doit avoir pour Allah, Exalté soit-Il, le fait d’honorer le musulman aux cheveux blancs, celui qui porte le Coran, sans excès ni laxisme, ainsi que de montrer de la considération et du respect envers le sultan juste. »
Rapporté par Abû DâwudDegréBon
Explication
Ce hadith met en lumière que, parmi ce qui fait partie de la considération et de la vénération envers Allah, Gloire et Pureté à Lui, il y a les éléments suivants : - « Honorer le musulman aux cheveux blancs » C’est-à-dire : vénérer la personne âgée, en lui témoignant respect et en faisant preuve de bienveillance à son égard. - « Honorer celui qui porte le Coran » : celui qui l’a mémorisé. La personne a ainsi été appelée parce qu’en mémorisant le Coran et en ayant supporté toutes les difficultés pour y parvenir, c’est comme si elle le portait en elle-même. Est également concerné [par le hadith], celui qui consacre [son temps] à le lire et à en faire le commentaire (« At-Tafsîr »). Toutefois, « celui qui a retenu le Coran » a été accompagné de deux qualificatifs : 1- « Sans excès de zèle » C’est-à-dire : lorsqu’il applique les ordres du [Coran] ou en se focalisant sur des aspects équivoques et ambigus de [certains] passages. Fait aussi partie du zèle, le fait d’exagérer dans l’effort de bien prononcer les lettres [lors de la récitation]. En effet, il est rapporté que le zèle signifie [également] : Exagérer dans la science de la récitation du Coran (« At-Tajwîd »), ou encore le réciter très vite, à tel point qu’en méditer le sens est impossible. 2- « Sans laxisme » : en le délaissant totalement. Ainsi, il ne le lit pas, il ne le récite pas correctement et il n’applique pas les ordres qui s’y trouvent. Il a [également] été dit que cela signifie : délaisser [ses injonctions] par laxisme. Enfin, dans ce hadith prophétique, il est question « d’honorer le sultan juste ». C’est-à-dire : le dépositaire de l’autorité qui a prouvé son équité. Il est donc recommandé d’avoir de la considération et du respect pour lui et pour le bien qu’il apporte à ses administrés.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423 هـ.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425 هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
سنن أبي داود، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد، المكتبة العصرية، بيروت.
عون المعبود شرح سنن أبي داود، ومعه حاشية ابن القيم: تهذيب سنن أبي داود وإيضاح علله ومشكلاته للعظيم آبادي ط3، دار الكتب العلمية، بيروت، 1415 هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
مشكاة المصابيح، للتبريزي. تحقيق الألباني. الناشر : المكتب الإسلامي - بيروت. الطبعة : الثالثة - 1405 – 1985
عن أبي هريرة رضي الله عنه مرفوعًا: «أن رجلا زَارَ أخًا له في قرية أخرى، فأَرْصَدَ الله تعالى على مَدْرَجَتِهِ مَلَكًا، فلما أتى عليه، قال: أين تريد؟ قال: أريد أخًا لي في هذه القرية، قال: هل لك عليه من نعمةٍ تَرُبُّهَا عليه؟ قال: لا، غيرَ أني أَحْبَبْتُهُ في الله تعالى ، قال: فإني رسولُ الله إليك بأنَّ الله قد أَحَبَّكَ كما أَحْبَبْتَهُ فيه».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme alla visiter l’un de ses frères dans un autre village. Allah, Exalté soit-Il, envoya alors un ange sur son chemin afin de l’observer. Lorsque ce dernier arriva à l’homme, il lui demanda : « Où vas-tu ? - Je souhaite rendre visite à un de mes frères dans ce village, répondit l’homme. - Lui as-tu fait une faveur pour laquelle tu espères une récompense ? demanda l’ange. – Non, répondit l’homme, c’est uniquement parce que je l’aime pour Allah, Exalté soit-Il. » L’ange dit : « Dans ce cas, [sache] que je suis un Messager qui t’a été envoyé par Allah, afin de t’annoncer qu’Il t’aime tout comme tu as aimé ce frère pour Lui ! »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) informe du fait qu’un homme, d’une communauté antérieure à la nôtre, parti rendre visite à l'un de ses frères en religion, dans une autre ville ; Allah mit alors un ange sur son chemin pour le protéger et l’observer. L’ange lui demanda où il allait. L’homme l’informa qu’il allait rendre visite à l'un de ses coreligionnaires dans la ville en question. L’ange lui demanda ensuite si cet homme était son esclave, son enfant ou quelqu’un d’autre dont il aurait la charge, matérielle et affective, ou simplement quelqu’un dont il aurait besoin. Il lui répondit que non, mais [qu'il voulait le visiter] seulement parce qu’il l’aimait pour Allah et qu’il cherchait, à travers sa visite, la satisfaction d’Allah. L’ange lui annonça alors qu’il était envoyé par Allah afin de lui dire qu’Allah l’aimait tout comme il aimait son frère pour Lui.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، الدمام، دار ابن الجوزي، الطبعة: الأولى، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، فيصل بن عبد العزيز المبارك، المحقق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى، 1423هـ - 2002م.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى، 1428هـ.
رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، الطبعة: الرابعة، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين، محمد بن صالح العثيمين، دار الوطن، الرياض، 1426هـ.
صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423هـ.
عن أبي إدريس الخولاني رحمه الله قال: دَخَلْتُ مَسْجِدَ دِمَشقَ، فَإِذَا فَتًى بَرَّاق الثَنَايَا وَإِذَا النَّاس مَعَه، فَإِذَا اخْتَلَفُوا فِي شَيءٍ، أَسْنَدُوهُ إِلَيهِ، وَصَدَرُوا عَنْ رَأْيِهِ، فَسَأَلْتُ عَنْهُ، فَقِيل: هَذَا مُعَاذ بْنُ جَبَلٍ رضي الله عنه فَلَمَّا كان مِنَ الغَدِ، هَجَّرتُ، فَوَجَدتُه قَدْ سَبِقَنِي بِالتَهْجِير، وَوَجَدتُهُ يُصَلِّي، فَانتَظَرتُهُ حَتَّى قَضَى صَلاَتَه، ثُمَّ جِئتُهُ مِن قِبَلِ وَجْهِهِ، فَسَلَّمْتُ عَلَيه، ثُمَّ قُلتُ: وَالله إِنِّي لَأُحِبُّكَ لِلَّه، فَقَال: آلله؟ فَقُلتُ: آلله، فقال: آللهِ؟ فقُلْتُ: آلله، فَأَخَذَنِي بَحَبْوَةِ رِدَائِي، فَجَبَذَنِي إِلَيه، فَقَال: أَبْشِر! فَإِنِّي سَمِعتُ رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «قَالَ الله -تعَالَى-: وَجَبَت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِّين فِيَّ، وَالمُتَجَالِسِينَ فِيَّ، وَالمُتَزَاوِرِينَ فِيَّ، وَالمُتَبَاذِلِينَ فِيَّ».
Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »
Rapporté par Aḥmad - Rapporté par MâlikDegréAuthentique
Explication
Dans ce hadith, il est question du mérite qu'il y a à s’aimer les uns les autres en Allah. Cet amour s'exprime par le fait que chacune des deux parties démontre son amour en Allah pour l’autre, comme le prouve la forme du verbe utilisée [ici en arabe et qui indique la réciprocité]. Ainsi, lorsque ceci est fait pour Allah, Exalté soit-Il, et non dans un but éphémère, l’amour de son Maître s’imposera [à l’égard de celui qui œuvre pour Allah], et c’est là la meilleure des récompenses possibles pour cette œuvre pieuse. Il est d’ailleurs rapporté [dans un hadith que] : « Celui qui aime, déteste, donne et retient [pour Allah], a parachevé la foi. » Lorsqu’il dit : - « Et je lui dis : - Par Allah ! Je t’aime en Allah. Il dit : - Par Allah ? Je répondis : - Oui, par Allah… » : Cela prouve que lorsqu’ils juraient, ils le faisaient pour confirmer une information, et réclamaient qu’on la répète plusieurs fois afin de la certifier. Puis, lorsqu’il dit : - « Il me saisit par l’extrémité de mon vêtement… » : C’est-à-dire par les bouts qu’il tenait pour s’envelopper dans son vêtement. Lorsqu’il dit ensuite : - « Et me tira vers lui… » : Pour le rapprocher de lui, mais aussi se montrer familier et lui signifier son approbation quant à ses propos et lui annoncer ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à ce sujet. Il dit ensuite : - « Réjouis-toi ! [de ton amour pour moi], car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Allah, Exalté soit-Il, a dit... » : Il a ajouté ce qui ne pouvait que réjouir encore plus Abû Idrîss ; en effet, il lui dit une parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) le véridique lorsqu'il parle et le digne de confiance quant aux informations qui lui sont révélées, qui lui-même l’a rapporté de son Seigneur. Ce n’est donc pas [simplement] l’avis de Mu’adh (qu’Allah l’agrée). Et Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi et restent ensemble pour Moi. » : Mon amour se renforce pour deux personnes qui s’aiment et se réunissent en Moi ; leurs assises se tiennent pour Allah, Exalté soit-Il, en s’entraidant à L’évoquer, à exécuter Ses sentences, à respecter les engagements envers Lui, à protéger Ses Lois, à suivre Ses ordres et à s’écarter de Ses interdits. Allah, qu'Il soit Béni et Exalté, dit ensuite : « Et ceux qui se rendent visite pour Moi… » : C’est-à-dire - et Allah sait mieux [ce que cela veut dire] - que leur visite mutuelle s’inscrit dans la recherche de Sa satisfaction, de Son amour et de l’entraide à Son obéissance. Enfin, Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit : « Et qui s’entraident pour Moi. » : Ils s’efforcent ainsi de s’entraider pour combattre Ses ennemis et rechercher Sa satisfaction ainsi que toute autre action qu’on leur a ordonnée de faire. [Ceci allant même] jusqu'au fait de donner de son argent, en cas de besoin.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425ه.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
صحيح الترغيب والترهيب، لمحمد ناصر الدين الألباني، ط5، مكتبة المعارف، الرياض.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط و عادل مرشد، وآخرون، تحت إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي، ط1، مؤسسة الرسالة، 1421هـ.
المنتقى شرح الموطأ، لأبي الوليد الباجي، ط1، مطبعة السعادة، مصر، 1332هـ.
الموطأ، للإمام مالك بن أنس، تحقيق: محمد مصطفى الأعظمي، ط1، مؤسسة زايد بن سلطان آل نهيان للأعمال الخيرية والإنسانية، الإمارات، 1425ه.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
عن معاذ بن جبل رضي الله عنه عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال: «قَالَ اللهُ -عَزَّ وجَلَّ-: المُتَحَابُّون فِي جَلاَلِي، لَهُم مَنَابِرُ مِن نُورٍ يَغْبِطُهُم النَبِيُّونَ والشُهَدَاء».
Mu'âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : « Ceux qui s'aiment en Ma majesté auront des chaires de lumière, que leur envieront les Prophètes et les martyrs. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) informe, d'après son Seigneur, du fait qu'un groupe de croyants sera, au Jour de la Résurrection, honoré par Allah et aura des chaires et des endroits élevés, où ceux qui en font partie s'assiéront. Ceci, car ils se sont aimés en Allah pour Le vénérer, Gloire et Pureté à Lui, et qu'ils se sont aimés mutuellement, unis par leur foi en Allah. Leur rang sera tel que les Prophètes (sur eux la paix) les envieront. Cependant, cela n'implique pas qu'ils soient meilleurs que les Prophètes (sur eux la paix), car le mérite particulier ne surpasse pas et n'annule pas le mérite général.
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ.
تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ.
جامع الترمذي، تحقيق وتعليق: أحمد محمد شاكر وآخرون، ط2، شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي، مصر، 1395هـ.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425هـ.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط و عادل مرشد، وآخرون، تحت إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي، ط1، مؤسسة الرسالة، 1421هـ.
مشكاة المصابيح للتبريزي، تحقيق: محمد ناصر الدين الألباني، ط3، المكتب الإسلامي، بيروت، 1985م.
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: لَقَد رَأَيت سبعين من أهل الصُّفَّةِ، مَا مِنهُم رَجُل عَلَيه رِدَاء، إِمَّا إِزَار، وإِمَّا كِسَاء، قد رَبَطوا في أعناقِهم، فمنها ما يبلغُ نصف الساقين، ومنها ما يبلغ الكعبين، فَيَجْمَعُهُ بيده كَرَاهِيَةَ أن تُرى عورَتُه.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai pu voir soixante-dix des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et aucun d’entre eux ne portait de cape. Chacun d’eux portait, soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. Ils attachaient ce morceau de tissu à leur cou et celui-ci leur arrivait soit à mi- mollet, soit à la cheville et ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Les « Gens d’Aṣ-Ṣuffah » sont les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui avaient émigré et étaient particulièrement pauvres. Ils avaient laissé leurs demeures et leurs biens à la Mecque, la ville la plus chère à leurs cœurs, pour émigrer à Médine. Les « Gens d’Aṣ-Ṣuffah » étaient plus de soixante-dix hommes. « Aṣ-Ṣuffah » était une pièce couverte située au fond de la mosquée du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dans laquelle dormaient les émigrés indigents. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), qui faisait lui-même partie des « Gens d’Aṣ-Ṣuffah », nous décrit ici les vêtements que ces derniers portaient, en été comme en hiver. Il dit : « Aucun d’entre eux ne portait de cape. Ils portaient soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. » En effet, la cape était l'un des plus beaux vêtements mais, pour porter une cape, il fallait porter un pagne en-dessous. A cette époque, cela s’appelait aussi une toge. De nos jours, cela correspondrait à une sorte de costume. Abû Hurayrah nous informe donc qu’un homme d’Aṣ-Ṣuffah ne disposait pas de ce genre de vêtement. Plutôt, il n’en portait qu’un seul par lequel il se couvrait, en entier, de haut en bas. Cela correspond de nos jours à une sorte de haïk. Abû Hurayrah continue : « Ils l’attachaient à leurs cous. ». C’est-à-dire : L’homme attachait son vêtement à son cou, comme le ferait un enfant, car son vêtement était tellement petit qu’il ne pouvait le couper ni le porter. En fait, l’extrémité du vêtement arrivait simplement au niveau du cou. Abû Hurayrah poursuit : « Cela leur arrivait soit à mi- mollet… ». C’est-à-dire : La longueur de ce vêtement s'étendait de l'épaule à la moitié du mollet et n'arrivait pas jusqu'aux chevilles. Il dit ensuite : « … à la cheville. Ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. ». C’est-à-dire : Pendant la prière, la personne serrait contre elle son habit afin qu’on ne voie pas ses parties intimes lorsqu’elle s'incline ou se prosterne Qu’Allah soit satisfait d’eux tous. Telle était la situation de beaucoup de Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui vivaient dans la pauvreté et l’indigence et ne tendaient nullement vers ce bas monde et ses parures. Ainsi, lorsque la vie présente s’offrit à eux, ils ne se laissèrent pas distraire par celle-ci. Plutôt, ils persévérèrent dans leur sobriété et leur renoncement jusqu’à ce qu'Allah les rappelle à Lui.
عن إبراهيم بن عبد الرحمن بن عوف، أن عبد الرحمن بن عوف رضي الله عنه أُتي بطعام وكان صائمًا، فقال: قُتِل مُصعب بن عمير رضي الله عنه وهو خيرٌ مني، فلم يوجد له ما يُكفَّن فيه إلا بُردة إن غُطِّيَ بها رأسه بَدَت رِجْلاه؛ وإن غُطِّيَ بها رجلاه بدا رأسه، ثم بُسِط لنا مِنَ الدنيا ما بُسِط، أو قال: أُعْطِينا من الدنيا ما أُعطِينا، قد خَشِينَا أن تكون حَسَنَاتُنا عُجِّلَت لنا، ثم جعل يبكي حتى ترك الطعام.
Ibrâhim ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf relate qu'on apporta à manger à son père, ‘Abd ar- Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah les agrée), alors qu’il jeûnait. Il dit : « Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) a été tué et il était meilleur que moi. On ne lui trouva pour linceul qu’un manteau ; lorsqu’on lui couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Puis, cette vie d’ici-bas nous a été accordée avec largesse comme elle l’a été - Ou, il a dit : On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. Puis, il se mit à pleurer jusqu’à renoncer à manger. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Au cours de l’une de ces journées où ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) avait l’habitude de jeûner, il reçut quelque chose à manger pour le moment de la rupture de son jeûne. D’habitude, le jeûneur attend et désire la nourriture, mais là, ‘Abd ar-Raḥmân (qu’Allah l’agrée) se souvint de la situation des premiers Compagnons (qu’Allah les agrée) parmi les « Muhâjirûn » [c'est à dire : ceux qui ont fait l’émigration de La Mecque à Médine]. A ce moment-là, et méprisant sa propre personne, il dit : « Certes Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) était meilleur que moi en modestie et en humilité mais aussi en pauvreté et en patience. » Pourtant, les savants ont clairement déclaré que les dix Compagnons promis au Paradis sont meilleurs que tous les autres Compagnons (qu’Allah les agrée). Avant l’Islam, Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) vivait chez ses parents à la Mecque, et ces derniers étaient très riches. Ils lui achetaient les meilleurs habits des jeunes de l’époque et le gâtaient énormément. Mais, il décida d’embrasser l’Islam, alors il les quitta et s’éloigna d’eux pour émigrer avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Dès lors, il fut considéré comme un « Muhâjir ». Lors de son voyage d’émigration, il portait des habits déchirés tandis qu’à La Mecque, lorsqu’il était encore auprès de ses parents, il portait les plus beaux habits. Il avait abandonné tout ce luxe pour émigrer vers Allah et son Prophète (sur lui la paix et le salut). Lors de la Bataille de Uḥud, il reçut l’étendard de l’Islam de la part du Prophète (sur lui la paix et le salut). Au cours de cette bataille, il fut tué et tomba en martyr, qu’Allah l’agrée. A ce moment-là, il portait sur lui un manteau qu’on utilisa comme linceul. Lorsqu’on lui en couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui en couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Voyant cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna de lui couvrir la tête avec et de cacher ses pieds avec des feuilles de jonc odorant (« Al-Idhkhir »), une plante bien connue. Alors, ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) se souvint de la situation de Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) et dit : « Certes, ils sont partis et ont été préservés de ce qu’Allah a dispensé comme biens matériels pour ceux qui sont venus après eux, comme Il l’a dit, Exalté soit-Il : {( Ainsi que d’abondants butins qu’ils amasseront. )} [Coran : 47/19]. Ensuite, ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) dit : « Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. » C’est-à-dire : nous avons eu peur de faire partie du groupe auquel il a été dit : {( Quiconque désire la vie immédiate, Nous Nous hâtons de la lui donner comme Nous voulons et à qui Nous voulons. Ensuite, Nous lui assignerons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé.)} [Coran : 17/18]. Ou encore, Sa parole, Exalté soit-Il : {( Vous avez dissipé vos excellents biens durant votre vie sur terre et vous en avez joui pleinement. )} [Coran : 46/20]. Ceci a aussi été rapporté au sujet de ‘Umar (qu’Allah l’agrée) du fait que la crainte accompagnait généralement ces personnes. ‘Abd ar-Raḥmân Ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) craignit que le salaire de ses bonnes actions lui fut déjà attribué en ce bas monde. Il se mit ensuite à pleurer de crainte de ne pas faire partie des gens pieux qui l’avaient précédé. Finalement, il eut l’appétit coupé et délaissa son manger, qu’Allah l’agrée ainsi que l’ensemble des Compagnons.
Référence
صحيح البخاري، المؤلف: محمد بن إسماعيل أبو عبدالله البخاري الجعفي، المحقق: محمد زهير بن ناصر الناصر، الناشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
بهجة الناظرين، الشيخ: سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي.
نزهة المتقين، د. مصطفى سعيد الخن، د. مصطفى البغا، محيي الدين مستو، علي الشرجبي، محمد أمين لطفي، مؤسسة الرسالة ، بيروت، الطبعة الأولى: 1397 هـ 1977 م، الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ 1987م.
شرح رياض الصالحين، المؤلف: محمد بن صالح بن محمد العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426 هـ.
رياض الصالحين، د. ماهر بن ياسين الفحل، الناشر: دار ابن كثير للطباعة والنشر والتوزيع، دمشق - بيروت، الطبعة: الأولى، 1428 هـ - 2007 م.
مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، المؤلف: علي بن (سلطان) محمد، أبو الحسن نور الدين الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت - لبنان
الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م.
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لقد كان فيما قبلكم من الأمم ناس محدثون، فإن يك في أمتي أحد فإنه عمر».
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : "Certes, parmi les communautés qui étaient avant vous, il y avait des gens inspirés. Et si dans ma communauté, il doit y en avoir un, alors assurément c'est 'Umar !" »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) nous relate le prodige de l’Émir des croyants ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) tel que le Prophète lui-même (sur lui la paix et le salut) en a parlé. Il a dit : « Certes, parmi les communautés qui étaient avant vous, il y avait des gens inspirés. " C’est-à-dire : des personnes inspirées par ce qui est exact et juste. Ils prononcent une parole et celle-ci est alors conforme à la vérité. Et cela fait partie des prodiges d’Allah pour le serviteur dans le sens où la personne dit une parole, ou émet une fatwa, ou prononce un jugement et ensuite il s’avère que cela est conforme à la vérité. Ainsi, ‘Umar (qu'Allah l'agrée) faisait partie des gens qui eurent le plus de réussite dans leur conformité à la vérité. Voilà pourquoi, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Et si dans ma communauté, il doit y en avoir un, alors assurément c'est 'Umar. » Et, ici, il n’a pas dit cela dans le sens d’une hésitation, car la communauté musulmane est la plus émérite et la plus complète des communautés, mais il l’a dit afin d'insister. Par conséquent, si c'est établi pour d’autres [communautés] qu’eux, il est alors possible - et à plus forte raison - que cela se trouve parmi eux. Et plus la personne est forte dans sa foi en Allah et dévouée dans Son obéissance, plus Allah, Exalté soit-Il, lui accorde la réussite par sa conformité à la vérité selon ce qu’elle porte avec elle de foi, de science et d’œuvres vertueuses. Par conséquent, il se peut que la personne accomplisse une œuvre qu’elle pense être exacte et juste sans avoir avec elle une preuve du Livre et de la Tradition, et qu'ensuite lorsqu’elle vérifie et interroge, elle trouve que son œuvre est conforme au Livre et à la Tradition. Et ceci fait partie des prodiges. Ainsi, comme l’a dit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’il devait y avoir dans la communauté [musulmane] une personne inspirée, alors c’est ‘Umar (qu'Allah l'agrée).
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425ه.
رياض الصالحين، للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
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