عن أبي هريرة رضي الله عنه مرفوعاً: «إذا اقترب الزمان لم تَكَدْ رؤيا المؤمن تكذب، ورؤيا المؤمن جزء من ستة وأربعين جزءا من النبوة».
وفي رواية: «أصدقكم رؤيا، أصدقكم حديثا».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque la fin des temps approchera, le rêve du croyant ne mentira presque plus. Ainsi, le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie. » Et dans une autre version : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Ce hadith signifie que, vers la fin des temps, le rêve du croyant sera toujours véridique. Que ce rêve informe d’une chose qui s’est produite ou d’une autre qui doit se produire, cela se réalisera. Ainsi, ce rêve sera semblable - de par sa véracité - à la Révélation reçue par les Prophètes. Le rêve du croyant est l’une des quarante-six parts de la Prophétie, c’est-à-dire : du savoir prophétique, puisqu’il [nous] informe de ce qui relève de l’inconnu. Donc, si la Prophétie a pris fin, le savoir prophétique, lui, est destiné à perdurer. Pourquoi le nombre quarante-six ? Parce que le Prophète (sur lui la paix et le salut), selon les versions les plus authentiques, a vécu soixante-trois ans, dont vingt-trois [ans] en tant que Prophète. En effet, il fut envoyé à l’âge de quarante ans. Au début de la Prophétie, et pendant une période de six mois, il faisait des rêves qui se réalisaient. Ces rêves étaient aussi clairs que l’aube qui fend la nuit et ce n’est qu’après cela qu’il vit l’Ange [Gabriel] à l’état d’éveil. Ainsi, la période de six mois où la Révélation se faisait en rêve équivaut à l’une des quarante-six parts de la Prophétie, puisque celle-ci dura vingt-trois ans. Sa parole : « Ceux d’entre vous dont les rêves sont les plus véridiques sont ceux dont le parler est le plus véridique. » : Si l’individu est véridique dans ses paroles et est proche d’Allah, alors ses rêves sont plus proches de la vérité, de manière générale. C’est pourquoi, dans la version d’Al Bukhârî, il est précisé : « Le bon rêve fait par un homme vertueux. » A l’inverse, celui qui ment et qui commet les turpitudes apparentes et cachées, ses rêves sont plutôt le résultat de la façon dont le diable se joue de lui. Ibn al-Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Celui qui aimerait que ses rêves soient vrais doit s’appliquer à être véridique et à ne manger que ce qui est licite. Il doit aussi observer les ordres, ne pas enfreindre les interdits et il doit dormir en état de pureté complète, tourné vers la Mecque, en mentionnant Allah jusqu’à s’endormir. S’il agit de la sorte, alors ses rêves ne mentiront presque jamais. »
Référence
بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه.
دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425ه.
رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ.
رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ.
شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ.
صحيح البخاري، ط1، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه.
صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.
نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.
سلسلة الأحاديث الصحيحة وشيء من فقهها وفوائدها للألباني، مكتبة المعارف، ط1، الرياض، 1422ه.
مدارج السالكين بين منازل إياك نعبد وإياك نستعين لابن قيم الجوزية ، تحقيق: محمد المعتصم بالله البغدادي، ط3، دار الكتاب العربي، بيروت، 1416 ه.
عون المعبود شرح سنن أبي داود، ومعه حاشية ابن القيم: تهذيب سنن أبي داود وإيضاح علله ومشكلاته للعظيم آبادي ط3، دار الكتب العلمية، بيروت، 1415 هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن وَاثِلَةَ بن الأَسْقَعِ ـ رضي الله عنه ـ مرفوعاً: «إن من أعظم الفِرَى أن يَدَّعِيَ الرجلُ إلى غير أبيه، أو يُرِي عَيْنَهُ ما لم تَرَ، أو يقول على رسول الله صلى الله عليه وسلم ما لم يَقْلْ».
Wâthilah ibn Al-Asqa’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « S’attribuer et s’affilier à un père autre que le sien, prétendre avoir vu en rêve ce que l’on n’a pas vu ou attribuer au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) des paroles qu’il n’a pas dites, font partie des pires mensonges. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Parmi les pires mensonges que l’on puisse proférer pour Allah, Exalté soit-Il : - Le fait de s’affilier ou consentir à s’affilier à autre que son vrai père puis, ensuite, le reconnaître comme tel. Voilà l'un des plus graves et odieux mensonges pour Allah. - Le fait de prétendre avoir vu quelque chose en rêve alors qu'on n’a absolument rien vu. C'est aussi l'un des pires mensonges au regard d’Allah, Exalté soit-Il. - Attribuer au Prophète (sur lui la paix et le salut) des paroles, des actes ou des consentements qu’il n’a jamais dits ou faits. Là encore, ceci figure parmi les plus grands et les plus odieux des mensonges auprès d’Allah, Exalté soit-Il.
Référence
- صحيح البخاري، للإمام محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق محمد الناصر، دار طوق النجاة.
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه.
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشرة، 1407هـ.
- كنوز رياض الصالحين»، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه.
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان بن إبراهيم البكري الصديقي الشافعي اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة .
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن أبي هريرة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «من رآني في المنام فَسَيَرَانِي في اليَقظة -أو كأنما رآني في الْيَقَظَةِ- لا يَتَمَثَّلُ الشيطان بي».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque me voit en rêve me verra à l’état d'éveil - ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil - car le diable ne prend pas mes traits. »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Les savants ont divergé sur l’explication de ce ḥadith et lui ont donné diverses interprétations : 1 - Ce ḥadith concerne les contemporains du Prophète (sur lui la paix et le salut). Cela signifie que celui qui le voit en rêve et n’a pas encore réussi à émigrer, Allah, Exalté soit-Il, réunira bientôt pour lui toutes les conditions lui permettant d’émigrer et de voir ainsi le Prophète (sur lui la paix et le salut) de ses propres yeux. 2 - La personne concernée verra son rêve se réaliser dans l’au-delà, puisque toute la communauté du Prophète (sur lui la paix et le salut) pourra l'y voir : ceux qui l’ont vu ici-bas comme ceux qui ne l’ont pas vu. 3 - La personne verra le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans l’au-delà mais cette vision sera particulière. C’est une vision qui implique la proximité avec lui, le fait de profiter de son intercession, etc. Sa parole : « ou : c’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil. », selon la version de Muslim, vient du fait que cette version a été rapportée avec un doute. Est-ce qu’il (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il me verra à l’état d'éveil. » ou est-ce qu’il a dit : « C’est comme s’il m’avait vu à l’état d’éveil. » ? Cela signifierait, dans ce cas, que quiconque voit le Prophète (sur lui la paix et le salut) en rêve sous les traits qui étaient les siens, c’est comme s’il l’avait vu à l’état d’éveil. Cela va dans le sens de ce qui a été rapporté de lui (sur lui la paix et le salut) dans les deux recueils authentiques ; une parole dit : « Celui qui m’a vu en rêve m’a réellement vu » et l’autre : « Celui qui m’a vu en rêve a vu la vérité. » Sa parole : « Car le diable ne prend pas mes traits. » et dans une autre expression : « Celui qui m’a vu en rêve m’a bel et bien vu, car il n’appartient pas au diable de prendre mon apparence. » signifie que le diable ne peut pas du tout prendre les traits du Prophète (sur lui la paix et le salut). Par contre, il peut se présenter en prétendant être le Prophète (sur lui la paix et le salut), mais jamais sous les véritables traits de ce dernier. Dans ce cas, il faut savoir que la personne que l’on voit n’est pas le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ainsi, lorsque quelqu’un voit une personne dont il pense qu’il est le Prophète (sur lui la paix et le salut), qu’il compare les traits de celui qu’il a vu aux traits du Prophète (sur lui la paix et le salut), pour voir s’ils sont les mêmes. Si c'est le cas, il a bel et bien vu le Prophète (sur lui la paix et le salut). Sinon, la personne qu’il a vue n’est pas le Prophète (sur lui la paix et le salut). Plutôt, ce n’est qu’une illusion causée par le diable au cours du sommeil de la personne lui faisant croire qu’il est le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors que ce n’est pas du tout le cas. Aḥmad rapporte, ainsi que Tirmidhî, dans son livre : « Ash-Shamâ’il », que Yazîd al-Fârisî a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en rêve et je l’ai dit à Ibn ‘Abbâs, qui m’a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) disait : « Le diable ne peut pas me ressembler, donc celui qui m’a vu en rêve m’a réellement vu ! » Ibn ‘Abbâs me demanda alors : « Peux-tu me décrire l’homme que tu as vu ? - Oui ! », ai-je répondu. Et quand j’eus fini de le décrire, Ibn ‘Abbâs me dit : « Si tu l’avais vu à l’état d’éveil, tu n’aurais pas pu le décrire mieux que cela. » Cela signifie : Si tu avais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) à l’état d’éveil, tu n’aurais pas pu le décrire plus précisément que tu ne viens de le faire. Ainsi donc, cela signifiait qu’il avait réellement vu le Prophète (sur lui la paix et le salut).
Référence
كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر العمار، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430هـ.
بهجة الناظرين، تأليف: سليم بن عيد الهلالي، نسخة الكترونية، لا يوجد بها بيانات نشر.
صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ.
صحيح مسلم، تأليف: مسلم بن الحجاج النيسابوري، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426هـ.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الطبعة الأولى، 1428هـ.
التنوير شرح الجامع الصغير، تأليف: محمد بن إسماعيل الصنعاني، تحقيق: د. محمد إسحاق محمد إبراهيم، الناشر: مكتبة دار السلام، الطبعة الأولى، 1432هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن سَمُرة بن جندب رضي الله عنه قال: كان رسول الله صلى الله عليه وسلم مما يُكثر أن يقول لأصحابه: «هل رأى أحدٌ منكم من رؤيا؟» فَيَقُصُّ عليه من شاء الله أن يَقُص، وإنه قال. لنَّا ذات غَدَاة: «إنه أتَاني اللَّيلة آتِيَان، وإنَّهما قالا لي: انْطَلق، وإني انْطَلَقت معهما، وإنا أتَيْنا على رجُلٍ مُضْطَجِعٍ، وإذا آخر قائِمٌ عليه بِصَخْرة، وإذا هو يَهْوي بالصَّخْرَة لرَأْسِه، فَيَثْلَغُ رأسَه، فَيَتَدَهْدَهُ الحَجَر ها هنا، فَيَتْبَعُ الحجر فَيَأخُذُهُ فلا يرْجِع إليه حتى يَصِحَّ رأسه كما كان، ثم يَعُود عليه، فَيُفْعَل به مِثْل ما فعل المرَّة الأولى!» قال: «قلت لهما: سُبحان الله! ما هذان؟ قالا لي: انْطَلق انْطَلق، فانْطَلقنا، فأتَيْنا على رجُل مُسْتَلْقٍ لِقَفَاهُ، وإذا آخر قائم عليه بِكَلُّوبٍ من حديد، وإذا هو يَأتِي أحَدَ شِقَّيْ وجْهه فَيُشَرْشِرُ شِدْقَهُ إلى قَفَاهُ، ومِنْخَرَه إلى قَفَاه، وعَيْنَه إلى قَفَاه، ثم يَتَحَوَّلُ إلى الجانب الآخر، فيفعل به مِثْل ما فعل بالجَانِب الأول، فما يَفْرَغُ من ذلك الجانب حتى يَصِحَّ ذلك الجَانب كما كان، ثم يَعُود عليه فَيَفْعل مثل ما فعل في المرَّة الأولى» قال: «قلت: سُبْحان الله! ما هذان؟ قالا لي: انْطَلق انْطَلق، فانْطَلقْنا، فَأَتَيْنَا على مِثْلِ التَّنُّورِ» فأحْسِب أنه قال: «فإذا فيه لَغَطٌ، وأصوات، فَاطَّلَعْنَا فيه فإذا فيه رِجَال ونساء عُرَاةٌ، وإذا هُمْ يَأتِيِهمْ لَهَبٌ من أسْفَلَ منهم، فإذا أتاهُمْ ذلك اللَّهَبُ ضَوْضَوْا. قلت: ما هؤلاء؟ قالا لي: انْطَلق انْطَلق، فانْطَلقنا، فأتينا على نهر» حَسِبْت أنه كان يقول: «أحْمَر مِثْل الدَّم، وإذا في النهر رجُل سَابِحٌ يَسْبَح، وإذا على شط النَّهر رجُل قد جَمَعَ عنده حِجَارة كثيرة، وإذا ذلك السَّابحُ يَسْبَحُ، ما يَسْبَح، ثم يأتي ذلك الذي قد جَمَعَ عنده الحِجَارة، فَيَفْغَرُ له فَاهُ، فَيُلْقِمُهُ حَجَرًا، فَينْطَلِقُ فَيَسْبَحُ، ثم يَرْجِع إليه، كلَّما رَجَعَ إليه، فَغَرَ له فَاهُ، فَألْقَمَهُ حجرا، قلت لهما: ما هذان؟ قالا لي: انْطَلق انْطَلق، فَانْطَلَقْنَا، فَأَتَيْنَا على رَجُل كَريهِ المرْآةِ، أو كَأكْرَهِ ما أنت رَاءٍ جُلًا مَرْأىً، فإذا هو عنده نار يَحُشُّهَا ويَسْعَى حولها. قلت لهما: ما هذا؟ قالا لي: انْطَلِق انْطَلِق، فَانْطَلَقْنَا، فَأَتَيْنَا على رَوضَة مُعْتَمَّةٍ فيها من كلِّ نَوْر الرَّبيعِ، وإذا بين ظَهْرَي الرَّوْضَةِ رجُلٌ طَويل لا أكَادُ أرى رأسه طُولا في السماء، وإذا حَول الرجُل من أكثر ولدان رَأيْتُهُمْ قَطُّ، قلت: ما هذا؟ وما هؤلاء؟ قالا لي: انْطَلق انْطَلق، فَانْطَلَقْنَا، فَأَتَيْنَا إلى دَوْحَة عظيمة لم أرَ دَوْحَة قَطُّ أعظم منها، ولا أحْسَن! قالا لي: ارْقِ فيها، فارْتَقَيْنَا فيها إلى مدينة مَبْنِيَّةٍ بِلَبنٍ ذَهب ولَبَن فِضَّةٍ، فَأَتَيْنَا باب المدينة فَاسْتَفْتَحْنَا، فَفُتِحَ لنا فَدَخَلْنَاها ، فَتَلَقَّانَا رِجال شَطْرٌ من خَلْقِهِم كأحْسَن ما أنت راءٍ! وشطْر منهم كأقْبَح ما. أنت رَاء! قالا لهم: اذْهَبُوا فَقَعُوا في ذلك النَّهر، وإذا هو نهر مُعْتَرِضٌ يَجري كأن ماءه المَحْضُ في البَيَاضِ، فَذَهَبُوا فَوَقَعُوا فيه. ثم رجَعُوا إلينا قد ذهب ذلك السُّوءُ عنهم، فصاروا في أحسن صورة» قال: «قالا لي: هذه جَنَّةُ عَدْنٍ، وهَذَاكَ مَنْزِلُكَ، فسَمَا بصري صُعُدً، فإذا قصر مِثْل الرَّبَابَةِ البَيْضَاء، قالا لي: هذاك مَنْزِلُكَ؟ قلت لهما: بارك الله فيكما، فَذَراني فأدخُلَه. قالا لي: أما الآن فلا، وأنت داخله، قلت لهما: فإني رأيت منذ الليلة عَجَبَا؟ فما هذا الذي رأيت؟ قالا لي: أما إنَّا سَنُخْبِرُكَ: أما الرُّجُل الأول الذي أتيت عليه يُثْلَغُ رأسه بالحَجَر، فإنه الرجل يأخذ القرآن فَيَرفُضُهُ، وينام عن الصلاة المَكتُوبة. وأما الرجل الذي أتيت عليه يُشَرْشَرُ شِدْقُهُ إلى قَفَاهُ، ومِنْخَرُهُ إلى قَفَاهُ، وَعَيْنُه إلى قَفَاهُ، فإنه الرَّجُل يَغْدُو من بَيْتِهِ فَيَكْذِبُ الكِذْبَةَ تَبْلُغُ الآفَاقَ. وأما الرجال والنساء العُراةُ الذين هُمْ في مثل بناء التَّنُّورِ، فَإنَّهُمُ الزُّنَاةُ والزَّوَاني، وأما الرَّجل الذي أتيت عليه يَسْبَح في النَّهر، ويُلْقِم الحِجَارة، فإنه آكل الربا، وأما الرجل الكَريهُ المرآة الذي عند النار يَحُشُّهَا وَيَسْعَى حَوْلَها، فإنه مَالك خَازِن جَهَنَّمَ، وأما الرَّجُل الطَّويل الذي في الرَّوْضَةِ، فإنه إبراهيم صلى الله عليه وسلم وأما الوِلْدَان الَّذِينَ حَوْلَهُ، فَكُلُّ مَوْلُودٍ ماتَ على الفِطْرَةِ» وفي رواية البرقاني: «وُلِدَ على الفِطْرة» فقال بعض المسلمين: يا رسول الله، وأولاد المشركين فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «وأولاد المشركين، وأما القوم الذين كانوا شَطْر منهم حَسَنٌ، وشَطْر منهم قَبِيِح، فإنهم قوم خَلَطُوا عملا صالحا وآخر سيئا، تجاوز الله عنهم».
وفي رواية له: «رأيت اللَّيلة رجلين أتَيَانِي فأخْرَجَاني إلى أرض مُقَدَسة» ثم ذكره وقال: «فَانْطَلَقْنَا إِلَى نَقْبٍ مثل التَّنُّورِ، أعْلَاه ضَيِّقٌ وَأسْفَلُه واسِع؛ يَتَوَقَّدُ تَحْتَهُ نارًا، فإذا ارْتَفَعَتِ ارْتَفَعُوا حتى كَادُوا أن يَخْرُجُوا، وإذا خَمَدَتْ! رَجعُوا فيها، وفيها رجال ونساء عُرَاة». وفيها: «حتى أتَيْنَا على نَهْرٍ من دَمٍ» ولم يَشُكَّ «فيه رجل قائم على وَسَطِ النَّهر وعلى شَطِّ النَّهر رجُل، وبَيْنَ يَدَيه حِجَارة، فأقبل الرَّجُل الذي في النَّهر، فإذا أراد أن يَخرج رَمى الرَّجُل بِحَجر في فِيهِ، فَرَدَّه حيث كان، فَجَعل كلَّما جاء لِيَخْرُجَ جَعَل يَرْمِي. في فِيهِ بِحَجَر، فَيَرْجع كما كان». وفيها: « فَصَعِدَا بي الشَّجرة، فَأدْخَلاَنِي دَارًا لم أرَ قَطُّ أحْسَنَ منها، فيها رجال شُيُوخٌ وشباب». وفيها: «الذي رَأيْتَهُ يُشَقُّ شِدْقُهُ فَكَذَّابٌ، يُحَدِّثُ بِالكِذْبَةِ فتُحْمَلُ عنه حتى تَبْلُغَ الآفَاقَ، فَيُصْنَعُ به ما رأيت إلى يوم القيامة»، وفيها: «الَّذي رَأيْتَهُ يُشْدَخُ رأسه فرَجُل عَلَّمَه الله القرآن، فَنَام عنه بالليل، ولم يَعْمَل فيه بالنَّهار، فَيُفْعَلُ به إلى يوم القيامة، والدار الأولى التي دخلت دار عَامَّةِ المؤمنين، وأما هذه الدار فدار الشَّهداء، وأنا جِبْرِيلُ، وهذا مِيْكَائيل، فارفع رأسك، فرفعت رأسي، فإذا فَوْقِي مِثْلُ السَّحابِ، قالا: ذاك مَنْزِلُك، قلت: دَعَانِي أدخل منزلي، قالا: إنه بَقِي لك عُمُرٌّ لم تَسْتَكْمِلْهُ، فلو اسْتَكْمَلْتَهُ أتيت مَنْزِلك».
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Dans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informe d’un rêve qu’il a fait durant son sommeil. Ensuite, il a raconté celui-ci à ses Compagnons après la prière de l’aube, comme dans certaines versions du hadith. Il nous informe donc sur lui-même en disant : Cette nuit, deux individus sont venus à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux. Ils sont alors arrivés près d’un homme allongé, ou étendu sur sa nuque, tandis qu’un autre homme se tenait debout sur lui avec un rocher, c’est-à-dire : une grosse pierre, qu’il lui jetait dessus jusqu’à lui fendre la tête. La pierre revenait ensuite en direction de celui qui l’avait jeté et là il la reprenait pour la jeter de nouveau sur la personne dont la tête avait, entre-temps, retrouvé sa forme initiale. Ainsi donc, lorsque sa tête était revenue à sa place avant qu’elle soit fendue, celui qui avait jeté la pierre revenait encore une fois et faisait exactement ce qu’il avait fait la première fois. Il a dit : J’ai dit, avec étonnement, à mes deux Compagnons ce que j’avais vu de ces deux hommes : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes et ils arrivèrent près d’un homme allongé sur le dos tandis qu’un autre se tenait debout sur lui avec un crochet en fer [à la main]. Il le lui posait sur un côté du visage et de là il lacérait le côté du visage [en partant de la commissure des lèvres] jusqu’à arriver à la nuque. Quand il avait terminé de lacérer l’un des deux côtés, il changeait de côté afin de lacérer l’autre côté du visage. Ainsi, il faisait sur le second côté ce qu’il avait fait sur le premier. Et lorsqu’il avait terminé de lacérer ce second côté, le premier côté lacéré avait repris sa forme initiale et était revenu comme il était avant sa lacération. Et il refaisait cela comme lors de la première fois puis il revenait au second côté qui, entre-temps, était revenu à l’initial et il recommençait de nouveau ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. Et ainsi de suite, à chaque fois qu’il finissait de lacérer un des côtés l’autre revenait à l’initial. J’ai dit : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four dont le haut était étroit et le bas large. En dessous de lui, on attisait un feu et on pouvait y entendre des bruits confus incompréhensibles. Alors, ils regardèrent ce qu’il y avait dans le four et ils aperçurent des hommes nus et des femmes nues. Des flammes les atteignaient d’en dessous d’eux et, quand elles les touchaient, ils hurlaient et ils criaient de sorte qu’on ne comprenait rien de ce qu’ils disaient. Ils cherchaient seulement à être délivrés du supplice qu’ils subissaient et dans lequel ils étaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve de sang dans lequel ils virent deux hommes : un nageant dans le fleuve tandis qu’un autre se tenait debout sur la berge et pour qui on avait réuni un grand nombre de pierres. Ensuite, le nageur parvenait à l’homme qui était debout sur la berge. Là, il lui ouvrait sa bouche et y introduisait une pierre puis l’autre repartait nager. Ensuite, il revenait à lui à nouveau et, à chaque fois qu’il revenait à lui vers la berge, il lui ouvrait sa bouche et y introduisait une pierre. Et ainsi de suite. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un homme dont la vision était hideuse. Auprès de lui, il y avait un feu qu’il alimentait et autour duquel il s’activait afin de l’attiser. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin verdoyant dans lequel il y avait tous types de fleurs et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de cet homme se trouvaient tant d’enfants que je n’en avais jamais vus autant auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? Qui sont ces enfants ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un immense arbre. Je n’avais jamais vu auparavant d’arbre si immense et si beau d'apparence. Ils me dirent : “ Grimpe sur cet arbre ! ” Nous grimpâmes donc sur cet arbre. Là, ils se trouvèrent dans une ville bâtie en or et en argent. Ils demandèrent alors aux habitants de cette ville de leur en ouvrir la porte, ce fut fait et ils y entrèrent. Là, ils rencontrèrent des hommes dont la moitié de la constitution était du plus bel aspect que les yeux puissent voir tandis que l’autre moitié était du plus abject aspect que les yeux puissent voir. Les deux Anges dire alors à ces hommes : “ Allez à ce fleuve et lavez-vous-y ! ” En effet, il y avait un fleuve qui coulait dans la ville et son eau était comme du lait pur sans aucune aspérité. Il a ainsi comparé la blancheur de ce fleuve à celle du lait dont c'est la caractéristique [première]. Ils s’y rendirent et y plongèrent. Ensuite, ils revinrent vers nous et tout ce qui était laid et hideux en eux avait disparu. Ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Puis, les deux Anges l’ont informé que cette ville n'était [autre que] les Jardins d’Éden et que c'était sa maison, celle dans laquelle il allait résider. Alors, il (sur lui la paix et le salut) leva à maintes reprises son regard vers le haut et il vit un palais semblable à un nuage blanc. Ils l'informèrent du fait que ceci était sa demeure, il les supplia et leur demanda alors de lui donner la permission d’y entrer. Mais ils ne lui autorisèrent pas d’y entrer car il lui restait encore un temps de vie à vivre. Toutefois, ils l'informèrent qu’il entrerait dans ce palais au moment où il atteindrait le terme de sa vie. Après avoir assisté à certains aspects des scènes de l’au-delà, il (sur lui la paix et le salut) leur dit : “ J’ai vu des affaires étranges [au cours de cette nuit]. ” Ensuite, il les questionna à leur sujet et dit : “Qu’est-ce que j’ai vu [au cours de cette nuit] ? ” Ils lui dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu]. Quant au premier homme que tu as vu et dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme qui a mémorisé [par cœur] le Coran puis l’a délaissé et n’a pas œuvré en conformité avec lui. Notamment, il dormait au cours des prières obligatoires et il rejetait ce que le Coran contenait après l’avoir pourtant appris [par cœur], et ceci est un immense crime. En effet, ce qu’il a vu laisse penser que le supplice induit est dû à son rejet car dès lors où il a rejeté la plus noble des choses, qui est le Coran, le plus noble de ses membres, qui est la tête, a été châtié. Quant à l’homme dont tu as vu qu’on lacérait un côté de son visage, il s’agit de celui qui proférait des mensonges qui étaient ensuite diffusés aux (confins et) extrémités de la Terre. Celui-ci a mérité ce châtiment du fait des conséquences de la diffusion de ces mensonges et des préjudices causés ajouté au fait qu’il a fait cela de plein gré et non sous la contrainte, ni de force. Quant aux hommes et aux femmes nus, que tu as vus dans ce four, ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. L’à-propos de la nudité de ces personnes est qu’ils ont mérité d’être humiliés [en public]. En effet, parmi leurs habitudes, ils se cachaient dans les endroits isolés [afin d'accomplir leur forfait] et, de ce fait, ils ont été punis par cette atteinte à leur pudeur. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu qui était en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit de celui qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). Quant à l’homme dont la vision était répugnante, qui était assis auprès du Feu [de l’Enfer] et qui l’attisait, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Si sa vision est aussi répugnante, c’est uniquement afin d'ajouter du châtiment aux habitants de l’Enfer. Quant à l’homme très grand, celui qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix - et les enfants qui étaient autour de lui, ce sont ceux qui sont morts sur la nature originelle de l’islam avant [d’avoir atteint] la puberté ou qui sont nés sur la disposition naturelle de l'Islam puis ensuite sont morts avant [d’avoir atteint] la puberté. Certains musulmans ont alors demandé [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Dans l’au-delà, le jugement des enfants des polythéistes sera comme le jugement des enfants des musulmans. Quant aux gens dont la moitié du corps était belle et l’autre laide, ce sont des personnes qui ont rassemblé à la fois des bonnes actions et des mauvaises actions de sorte que les bonnes actions se sont manifestées sous leur belle forme tandis que les mauvaises actions se sont manifestées sous leur forme laide. Qu’Allah leur pardonne et les fasse entrer au Paradis.
Référence
نزهة المتقين، تأليف: مصطفى الخن وآخرون، الناشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى: 1397 هـ الطبعة الرابعة عشر 1407 هـ.
كنوز رياض الصالحين، تأليف: حمد بن ناصر بن العمار ، الناشر: دار كنوز أشبيليا، الطبعة الأولى: 1430 هـ.
رياض الصالحين، تأليف: محيي الدين يحيى بن شرف النووي ، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل ، الطبعة: الأولى، 1428 هـ.
صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ.
شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ.
مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، تأليف: علي بن سلطان القاري، الناشر: دار الفكر، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
فتح الباري شرح صحيح البخاري، تأليف: أحمد بن علي بن حجر العسقلاني، رقمه وبوب أحاديث: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: دار المعرفة - بيروت، 1379 هـ.
مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، تأليف: علي بن سلطان القاري، الناشر: دار الفكر، الطبعة: الأولى، 1422هـ.
شرح الطيبي على مشكاة المصابيح، تأليف: شرف الدين الحسين بن عبد الله الطيبي، تحقيق: د. عبد الحميد هنداوي، الناشر: مكتبة نزار مصطفى الباز - مكة المكرمة - الرياض - الطبعة: الأولى، 1417 هـ - 1997 م.
منار القاري، تأليف: حمزة محمد قاسم ، الناشر: مكتبة دار البيان ، عام النشر: 1410 هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن ابن عمر رضي الله عنهما قال: قال النبي صلى الله عليه وسلم : «أَفْرَى الفِرَى أن يُرِيَ الرجل عينيه ما لم تَرَيَا».
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le plus mensonger de mensonges est qu'un homme prétende avoir vu ce que ses yeux n'ont pas vu. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) montre clairement que parmi les plus graves mensonges, il y a le fait qu'un homme prétende avoir vu quelque chose en rêve ou éveillé alors qu'en vérité, il ment à ce sujet et n'a rien vu. Le mensonge au sujet de la vision d'un rêve est plus grave que le mensonge au sujet d'une vision réelle, car ce que l'individu observe dans son rêve provient d'Allah, [par l'intermédiaire de l'Ange]. Par conséquent, le fait de mentir à ce sujet est similaire au fait de mentir sur Allah, Exalté soit-Il. Quant aux rêves, ils proviennent soit du diable, soit des inspirations de l'âme. De là, ce que voit celui qui dort se répartit entre ces trois catégories.
Référence
- رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين؛ للإمام أبي زكريا النووي، تحقيق د. ماهر الفحل، دار ابن كثير-دمشق، الطبعة الأولى، 1428ه .
- بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى، 1418ه
- نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ.
- صحيح البخاري، للإمام محمد بن إسماعيل البخاري، دار طوق النجاة.
- كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه
- دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان بن إبراهيم البكري الصديقي الشافعي اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة
- شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.
Ce hadith sur HadeethEnc.comعن ابن عباس رضي الله عنهما كان يحدِّث: أنَّ رجلًا أتى رسولَ الله صلى الله عليه وسلم فقال: إنِّي رأيتُ الليلةَ في المَنام ظُلَّةً تَنْطِفُ السَّمْنَ والعَسَلَ، فأَرى الناسَ يَتَكفَّفُون منها، فالمُستَكْثِرُ والمُسْتَقِلُّ، وإذا سَبَبٌ واصلٌ من الأرض إلى السماء، فأراك أخذتَ به فعَلَوْتَ، ثم أخَذَ به رجلٌ آخَرُ فَعَلا به، ثم أخَذ به رجل آخَر فَعَلا به، ثم أخَذ به رجلٌ آخَر فانقطع ثم وُصِلَ. فقال أبو بكر: يا رسول الله، بأبي أنت، والله لتَدَعَنِّي فأُعَبِّرها، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : «اعْبُرْها» قال: أما الظُّلَّة فالإسلام، وأما الذي يَنْطِف من العَسَل والسَّمْن فالقرآن، حلاوتُه تَنْطِفُ، فالمُستَكْثِرُ من القرآن والمُسْتَقِلُّ، وأما السَّبَبُ الواصِل من السماء إلى الأرض فالحقُّ الذي أنت عليه، تأخُذُ به فيُعْلِيك الله، ثم يأخُذ به رجُل مِن بعدِك فيَعْلُو به، ثم يأخذ به رجل آخر فيَعْلُو به، ثم يأخُذه رجل آخَر فيَنْقَطِع به، ثم يوصَل له فيَعْلُو به، فأخبِرْني يا رسول الله، بأبي أنت، أصبْتُ أم أخطأْتُ؟ قال النبي صلى الله عليه وسلم : «أصبتَ بعضًا وأخطأتَ بعضًا» قال: فواللهِ يا رسول الله لتُحَدِّثَنِّي بالذي أخْطَأْتُ، قال: «لا تُقْسِم».
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme vint au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Cette nuit, j’ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens se sont précipités pour les recueillir dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la Terre et je te vis saisir cette corde et t’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme vint et s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme vint encore qui s’est [aussi] saisi de la corde et s’éleva grâce à elle. Enfin, un troisième homme vint, il s’est saisi de la corde mais celle-ci s’est rompue puis elle s’est de nouveau liée [et il put finalement s’élever dans les airs.] Abû Bakr dit alors : " Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, par Allah, laisse-moi donner l’interprétation de ce songe ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Interprète-le ! - Il a dit : Le nuage c'est l’Islam ; le miel et le beurre qui en tombent, c’est le Coran et sa douce saveur qui tombent ; certains en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la Terre, c’est la Vérité sur laquelle tu es [et que tu nous as apportée] et en t’y attachant, Allah t’a élevé. Après toi, un homme viendra et se saisira de cette corde [de la Vérité] et grâce à elle, il s’élèvera [lui aussi]. Un autre homme viendra ensuite, s’en saisira et s’élèvera [lui aussi]. Enfin, un autre homme viendra, il se saisira de la corde mais celle-ci se rompra puis se liera de nouveau et alors l’homme s’élèvera. Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père, informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! - Il [Abû Bakr] dit : Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je t’en prie, dis-moi en quoi je me suis trompé. - Il [lui] répondit : Ne jure pas ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication
Un homme est venu au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’a informé avoir vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et les gens qui se précipitaient pour en prendre dans leurs paumes, certains en prirent beaucoup tandis que d’autres en prirent peu. Soudain, une corde lia le ciel à la Terre et l'homme vit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la saisir et s’élever [dans les airs]. Ensuite, un autre homme se saisit de la corde et s’éleva également. Puis, un autre homme se saisit de la corde et s’éleva à son tour. Enfin, un troisième homme se saisit de la corde mais celle-ci se rompit. Puis elle se lia de nouveau [et il put finalement s’élever dans les airs.]. Alors, Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ô Messager d’Allah ! Toi pour qui je sacrifierai mon père. Par Allah ! Laisse-moi donner l’interprétation de ce songe. » Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Interprète-le ! » Abû Bakr a dit : « Le nuage est l’Islam » car le nuage donne de l’ombre à l’homme, il le protège de tout désagrément et il gratifie l’homme de la pluie, par la volonté d’Allah. Il en est de même de l’Islam : il protège le croyant de tout méfait et toute perte et il le gratifie en ce bas monde et dans l’au-delà. Ensuite, il a dit que ce qui tombait en gouttes de miel et de beurre, c’était le Coran et sa douce saveur qui tombaient : certaines personnes en prennent beaucoup, tandis que d’autres peu. [Puis, il dit :] « Quant à la corde liant le ciel à la Terre, alors c’est la Vérité sur laquelle est le Messager d’Allah, à laquelle tu t’attaches et grâce à laquelle Allah t’élève. Ensuite, après toi, un homme s’y attachera et grâce à elle il s’élèvera [lui aussi]. » Cet homme fut Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée) car il a établi la Vérité après le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sein de sa communauté. Puis, « un autre homme » se saisira de la corde [de la Vérité], et cet homme c’est ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) et il s’élèvera [lui aussi] grâce à elle. Enfin, « un autre homme » se saisira de la corde, et cet homme c’est ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu'Allah l'agrée) mais la corde se rompra puis se liera de nouveau et alors il s’élèvera. Ceci fait allusion au meurtre d’Uthmân et que le califat passera ensuite à ‘Alî (qu’Allah les agrée) ou aux troubles que rencontrera ‘Uthmân [durant son califat] qu’il parviendra à gérer et grâce auxquels il s’élèvera. Ensuite, Abû Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah ! Informe-moi si j’ai eu raison ou si j’ai eu tort dans l’interprétation de ce rêve ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Tu as eu en partie raison et tu as eu en partie tort ! » Il a été dit que son erreur a résidé sur le fait d’interpréter uniquement le beurre et le miel par le Coran alors que ce sont deux choses. Il aurait dû interpréter ces deux choses par le Coran et la Tradition car cette dernière est l’explication du Livre qui est descendu sur lui [c'est à dire : sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)]. En effet, grâce à eux deux, les jugements se complètent comme se complète leur délice. Il a [aussi] été dit que l’erreur résidait sur la justesse de l’interprétation, à savoir que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était le nuage et que le beurre et le miel étaient le Coran et Tradition. Il a [encore] été dit que le beurre et le miel laissaient supposer la science et les œuvres ou encore la compréhension et la mémorisation. Enfin, il a été dit qu’on devait avant tout se taire concernant l’explication de l’erreur d’Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) car le Prophète lui-même (sur lui la paix et le salut) s'était tu à son sujet. Puis, Abû Bakr a conjuré le Prophète (sur lui la paix et le salut) de l’informer de son erreur et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne jure pas ! » C’est-à-dire : Ne répète pas ton juron ! Car Abû Bakr avait déjà juré. Il a été dit que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’a pas demandé à Abû Bakr de se délier de son juron car le déliement du juron est privé dès lors où il n’y a pas de préjudice ni de difficulté apparente. Et il se peut aussi que sachant que la corde se briserait avec ‘Uthmân (qu'Allah l'agrée), à savoir [par le biais de] son meurtre, ainsi que des guerres intestines et des troubles inquiétants [qui se produiraient], il répugna de les évoquer par crainte qu’ils se diffusent et se propagent.
Référence
-صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه.
-صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
-كشف المشكل من حديث الصحيحين، لجمال الدين أبي الفرج عبد الرحمن بن علي بن محمد الجوزي، المحقق: علي حسين البواب، الناشر: دار الوطن – الرياض.
-عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.
-إرشاد الساري لشرح صحيح البخاري، لأحمد بن محمد بن أبى بكر بن عبد الملك القسطلاني القتيبي المصري، الناشر: المطبعة الكبرى الأميرية، مصر، الطبعة: السابعة، 1323 هـ.
-المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج، للنووي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت، الطبعة: الثانية، 1392ه.
-شرح صحيح البخاري لابن بطال، تحقيق: أبي تميم ياسر بن إبراهيم، نشر: مكتبة الرشد، الرياض-السعودية، الطبعة: الثانية 1423ه، 2003م.
-إكمال المعلم بفوائد مسلم لعياض بن موسى بن عياض بن عمرون اليحصبي السبتي، المحقق: الدكتور يحيى إسماعيل، الناشر: دار الوفاء للطباعة والنشر والتوزيع، مصر، الطبعة: الأولى، 1419 هـ - 1998 م.
-المصباح المنير في غريب الشرح الكبير، لأحمد بن محمد بن علي الفيومي، الناشر: المكتبة العلمية – بيروت.
-حاشية السندي على سنن ابن ماجه = كفاية الحاجة في شرح سنن ابن ماجه, محمد بن عبد الهادي التتوي، أبو الحسن، نور الدين السندي, دار الجيل - بيروت، بدون طبعة.
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