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Hadiths expliqués

Des mérites des compagnons (qu'Allah les agrée)

31 hadiths

Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel ! » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: قَال أَبُو بَكر لِعُمَر رضي الله عنهما بَعْدَ وَفَاةِ رَسُول الله صلى الله عليه وسلم : انْطَلِق بِنَا إِلَى أُمِّ أَيمَنَ -رَضِي الله عنها- نَزُورُهَا كَمَا كَانَ رَسول الله صلى الله عليه وسلم يَزُورُها، فَلَمَّا انتَهَيَا إِلَيهَا، بَكَت، فَقَالاَ لَهَا: مَا يُبكِيك؟ أَمَا تَعْلَمِين أَنَّ ما عِنْد الله خَيرٌ لِرَسول الله صلى الله عليه وسلم ؟ فَقَالَت: مَا أَبْكِي أَنْ لاَ أَكُون أَعلَم أَنَّ مَا عِندَ الله تعالى خَيرٌ لِرَسُول الله صلى الله عليه وسلم ، وَلَكِن أَبكِي أَنَّ الوَحي قَدْ انْقَطَع مِنَ السَّمَاء؛ فَهَيَجَتْهُمَا عَلَى البُكَاء؛ فَجَعَلاَ يَبْكِيَان مَعَهَا.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Après la mort du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) Abû Bakr dit à 'Umar (qu'Allah les agrée) : « Viens avec nous rendre visite à Umm Ayman (qu'Allah l'agrée), comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Lorsque nous arrivâmes chez elle, elle se mit à pleurer. « Pourquoi pleures-tu ? lui dirent-ils. Ne sais-tu pas que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel. » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle. »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Les Compagnons (qu'Allah les agrée) étaient les plus assidus à suivre le Messager (sur lui la paix et le salut), jusque dans les moindres détails. Ils allaient jusqu'à chercher à le suivre en marchant dans les endroits où il avait marché, en s'asseyant là où il s'était assis de son vivant ainsi que dans chacun de ses agissements dont ils avaient eu connaissance. Ce récit vient confirmer cette réalité et relate qu'Abû Bakr et 'Umar (qu'Allah les agrée) visitèrent une femme parce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de la visiter. Quand ils s'assirent auprès d'elle et qu'elle se mit à pleurer, ils lui en demandèrent la raison tout en disant : « Ne sais-tu pas que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour son Messager ? » Elle expliqua alors qu'elle ne pleurait pas pour cette raison, mais parce que la Révélation s'était interrompue. En effet, la Révélation a pris fin avec la mort du Prophète (sur lui la paix et le salut) et plus aucune Révélation n'aura lieu après lui (sur lui la paix et le salut). En disant cela, elle leur rappela une chose qu’ils avaient oublié, et cela les fit pleurer.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الدمام، الطبعة: الأولى 1415هـ. رياض الصالحين من كلام سيد المرسلين، أبو زكريا محيي الدين النووي، تحقيق ماهر الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، الطبعة: الأولى 1428هـ. شرح رياض الصالحين، محمد بن صالح العثيمين، دار الوطن، الرياض، الطبعة: 1426هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة: الرابعة عشر 1407هـ، 1987م. صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423 هـ.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait !

عن أنس بن سيرين قال: «اسْتَقبَلنَا أَنَسًا حِين قَدِم مِن الشَّام، فَلَقِينَاه بِعَينِ التَّمرِ، فَرَأَيتُهُ يُصَلِّي على حِمَار، وَوَجهُهُ مِن ذَا الجَانِب -يعني عن يَسَارِ القِبلَة- فقلت: رَأَيتُك تُصَلِّي لِغَيرِ القِبلَة؟ فقال: لَولاَ أنِّي رَأيتُ رسول الله صلى الله عليه وسلم يَفْعَلُه ما فَعَلتُه».
Anas ibn Sîrîn dit : « Nous allâmes accueillir Anas qui arrivait au Shâm (Syrie) et le rencontrâmes à ‘Ayn At-Tamr. Je le vis prier sur un âne, en face de telle direction - c’est-à-dire à la gauche de la direction (de la Mecque). Je lui demandai donc : « T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Lorsqu'Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) vint au Shâm, en vertu de son rang et de sa science, les gens sortirent afin de l'accueillir. C'est en ces termes qu'est relatée la version de Muslim « vint au Shâm » mais son sens est : « Nous l'avons reçu au moment de son retour lorsque qu'il vint au Shâm », l'évocation du retour a été supprimée car c'est un fait notoire ; car ils sortirent de Al-Baṣrah à sa rencontre lorsqu'il vint au Shâm. Le rapporteur, qui faisait partie du comité d'accueil, relate alors l'avoir vu prier sur un âne et laissant la Qiblah (la direction de la Mecque) sur sa gauche. Il le questionna donc à ce sujet et Anas (qu’Allah l’agrée) leur apprit qu’il avait vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) faire ainsi, et que s’il ne l’avait pas vu, jamais il ne l’aurait fait.

Référence

تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الإمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426هـ. تنبيه الأفهام شرح عمدة لأحكام لابن عثيمين، ط1، مكتبة الصحابة، الإمارات، 1426هـ. الإلمام بشرح عمدة الأحكام، لإسماعيل الأنصاري، ط1، دار الفكر، دمشق، 1381هـ. عمدة الأحكام من كلام خير الأنام صلى الله عليه وسلم لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق ، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408 هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai !

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: خَرَجتُ معَ جَرِير بنِ عَبدِ الله البَجَلِي رضي الله عنه في سَفَرٍ، فَكَانَ يَخْدُمُنِي، فقُلتُ لَهُ: لا تفْعَل، فقَال: إِنِّي قَدْ رَأَيتُ الأَنْصَارَ تَصْنَعُ بِرَسُولِ الله صلى الله عليه وسلم شَيئًا آلَيتُ عَلَى نَفْسِي أَنْ لاَ أَصْحَبَ أَحدًا مِنْهُم إِلاَّ خَدَمْتُه.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Je partis en voyage avec Jarîr ibn ‘Abdillah Al-Bajalî. Comme il me servait, je lui ai dit : « N’agis pas de la sorte ! » Mais, il me répondit : « J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Ce hadith de Jarîr ibn ‘Abdillah Al-Bajalî (qu’Allah l’agrée) montre que ce dernier était en voyage et qu'il servait ses Compagnons, qui étaient des Anṣâr, et que parmi eux se trouvait Anas ibn Mâlik, qui était plus jeune que lui. On lui fit cette remarque : « Comment peux-tu les servir, alors que tu es un Compagnon du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) !? » Il répondit : « J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une telle façon que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai ! » En agissant ainsi, il honorait ceux qui avaient honoré le Prophète (sur lui la paix et le salut), sachant que le fait d’honorer les Compagnons d’un homme équivaut à honorer ce dernier, et que le fait de les respecter revient à le respecter. C’est pourquoi, il considérait que le fait d’honorer ces gens revenait à honorer le Prophète (sur lui la paix et le salut).

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة، بيروت، 1425هـ. رياض الصالحين، للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، ط1، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، دار طوق النجاة، (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. »

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه أَنَّهُ تَوَضَّأ في بيتِهِ، ثُمَّ خَرَج، فقَال: لَأَلْزَمَنَّ رسُول الله صلى الله عليه وسلم ولَأَكُونَنَّ مَعَهُ يَومِي هَذَا، فَجَاءَ الْمَسْجِدَ، فَسَألَ عَنِ النبيِّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَقَالُوا وَجَّهَ هَاهُنَا، قال: فَخَرَجْتُ عَلَى أَثَرِهِ أَسأَلُ عنْهُ، حتَّى دخَلَ بِئْرَ أَرِيسٍ، فَجَلَستُ عِندَ البَابِ حتَّى قَضَى رسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- حَاجَتَهُ وَتَوَضَّأ، فَقُمتُ إِلَيهِ، فَإِذَا هُوَ قَدْ جَلَسَ عَلَى بِئْرِ أَرِيسٍ وَتَوَسَّطَ قُفَّهَا، وكَشَفَ عَنْ سَاقَيهِ وَدلَّاهُمَا فِي البِئرِ، فَسَلَّمتُ علَيه ثُمَّ انْصَرَفْتُ، فَجَلَسْتُ عِند البَابِ، فقُلتُ: لأَكُونَنَّ بَوَّابَ رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- اليَومَ، فجَاءَ أَبُو بَكر -رضِيَ الله عنْهُ- فَدَفَعَ البَابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فَقَالَ: أَبُو بَكْرٍ، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، ثُمَّ ذَهَبتُ، فَقُلْتُ: يَا رسُولَ الله، هَذَا أبُو بكرٍ يَسْتَأذِنُ، فقَالَ: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالجَنَّةِ» فَأَقْبَلْتُ حتَّى قُلتُ لَأَبِي بَكْرٍ: ادْخُلْ وَرَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- يُبَشِّرُكَ بِالْجَنَّةِ، فَدَخَلَ أَبُو بَكرٍ حَتَّى جَلَسَ عَن يَمِينِ النبيِّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- مَعَهُ فِي القُفِّ، ودَلَّى رِجْلَيهِ فِي البِئْرِ كَمَا صَنَعَ رَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- وَكَشَفَ عَنْ سَاقَيهِ، ثُمَّ رَجَعْتُ وَجَلَسْتُ، وَقَدْ تَرَكْتُ أَخِي يَتَوَضَّأ وَيَلْحَقُنِي، فَقُلْتُ: إِنْ يُرِدِ اللهُ بِفُلاَنٍ - يُريِدُ أَخَاهُ - خَيرًا يَأتِ بِهِ، فَإِذَا إِنسَانٌ يُحَرِّكُ البَّابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فقَالَ: عُمَرُ بن الخَطَّابِ، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، ثُمَّ جِئْتُ إِلَى رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَسَلَّمْتُ عَلَيهِ وقُلْتُ: هَذَا عُمَرُ يَسْتَأْذِنُ؟ فَقَال: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالجَنَّةِ» فَجِئْتُ عُمَرَ، فَقُلتُ: أَذِنَ وَيُبَشِّرُكَ رَسُولُ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِالجَنَّةِ، فَدَخَلَ فَجَلَسَ مَعَ رسُولِ الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- فِي القُفِّ عَنْ يَسَارِهِ وَدَلَّى رِجْلَيهِ فِي البِئْرِ، ثُمَّ رَجَعْتُ فَجَلَسْتُ، فَقُلتُ: إِن يُرِدِ اللهُ بِفُلاَنٍ خَيرًا -يعنِي أَخَاهُ- يَأتِ بِهِ، فَجَاءَ إِنسَانٌ فَحَرَّكَ البَابَ، فقُلتُ: مَنْ هَذَا؟ فقَالَ: عُثمَانُ بنُ عَفَّان، فقُلتُ: عَلَى رِسْلِكَ، وَجِئتُ النبِيَّ -صلَّى الله عليه وسلَّم- فَأَخبَرتُهُ، فقَالَ: «ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرهُ بِالجَنَّةِ مَعَ بَلوَى تُصِيبُهُ» فَجِئتُ، فقُلتُ: ادْخُل وَيُبَشِّرُكَ رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِالجَنَّةِ مَعَ بَلوَى تُصِيبُكَ، فَدَخَلَ فَوَجَدَ القُفَّ قَدْ مُلِئَ، فَجَلَسَ وِجَاهَهُم مِنَ الشِقِّ الآخَرِ. قال سعيد بنُ الْمُسَيِّبِ: فَأَوَّلْتُهَا قُبُورَهُم. وزاد في رواية: وَأَمَرَنِي رسُول الله -صلَّى الله عليه وسلَّم- بِحفظِ البابِ، وفيها: أنَّ عُثمَانَ حِينَ بَشَّرَهُ حَمِدَ الله -تَعَالَى-، ثُمَّ قَالَ: اللهُ الْمُسْتَعَانُ.
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate, dans ce récit de la tradition prophétique, qu'un jour il fit les ablutions chez lui et sortit à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) en se disant : « Aujourd'hui, je resterai avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) », c'est-à-dire : je le suivrai où qu'il aille. Il sortit donc à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) et se rendit à la mosquée, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) était soit à la mosquée, soit chez lui au service de sa famille, soit en train d'être utile à ses Compagnons. Il ne le trouva pas à la mosquée et demanda après lui. On lui dit qu'il s'était dirigé dans la direction d'Arîs, un puits situé près de Qubâ. Abû Mûsâ sortit donc sur ses traces, jusqu'à arriver au puits où il trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il resta alors auprès de la porte du jardin dans lequel se trouvait le puits. Le Prophète (sur lui la paix et le salut), après avoir terminé d'accomplir ses besoins et de faire l'ablution, s'assit au bord du puits, au milieu, en laissant pendre ses jambes qu'il avait découvertes. Abû Mûsâ, lui, restait à la porte du puits, tel un gardien. Abû Bakr vint et demanda la permission d'entrer, mais Abû Mûsâ ne le laissa entrer qu'après avoir dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Le Prophète dit alors : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui permit donc d'entrer en lui disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis », ce qui représente une excellente nouvelle pour le moins importante. En effet, il lui annonça le Paradis et lui autorisa d'entrer pour qu'il puisse être en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il entra donc et vit le Prophète (sur lui la paix et le salut) assis au milieu du bord [du puits]. Il s'assit à sa droite, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait commencer par la droite dans toute chose. Il fit comme le Prophète (sur lui la paix et le salut) : il laissa pendre ses pieds dans le puits et découvrit ses jambes, car il lui déplaisait d'agir autrement que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans sa façon de s'asseoir. Abû Mûsâ, qui avait laissé son frère en train de faire les ablutions et qui attendait ce dernier, se dit que si Allah lui voulait du bien, il l'amènerait jusqu'à cet endroit, pour qu'il demande l'autorisation d'entrer et qu'on lui annonce le Paradis. Un deuxième homme demanda la permission d'entrer. Abû Mûsâ alla dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici 'Umar ! » Il répondit : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui donna donc l'autorisation d'entrer en disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » 'Umar entra et trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr sur le bord du puits. Il s'assit donc à gauche du Prophète (sur lui la paix et le salut). Le puits étant étroit, les trois étaient assis d'un même côté du puits. Ensuite, 'Uthmân entra et Abû Mûsâ agit de la même façon que précédemment. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Il lui donna la permission d'entrer et lui dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il fut donc informé à la fois d'un bienfait et d'une épreuve, c'est pourquoi il dit : « La louange revient à Allah » pour cette annonce et : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide ! » pour cette épreuve. Il entra et vit que le bord du puits était occupé, puisqu'il n'était pas grand. Il s'assit donc de l'autre côté, en face d'eux, en laissant pendre ses pieds et en découvrant ses jambes. Sa'îd ibn Al-Musayyib, un des grands élèves des Compagnons, a interprété cela comme l'emplacement de leurs tombes. En effet, les tombes des trois premiers se trouvent au même endroit, dans une même pièce et de la même façon qu’ils allaient et venaient ensemble dans ce bas monde. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait toujours : « Je suis allé avec Abû Bakr et 'Umar... », « Je suis venu avec Abû Bakr et 'Umar... » Ils étaient ses Compagnons et ses bras droits et, au Jour de la Résurrection, ils sortiront ensemble de leurs tombes. Ils étaient donc ensemble dans ce bas monde et le seront dans l'autre. 'Uthmân s'est assis en face d'eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a annoncé le Paradis et l'a informé d'une épreuve. Cette épreuve n'est autre que la façon dont les gens ont divergé à son sujet, se sont révoltés contre lui et l'ont assassiné. Ils entrèrent chez lui, à Médine, et le tuèrent alors qu'il récitait le Coran en le tenant devant lui.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه. تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger.

عن أنس رضي الله عنه أنه قال: «إني لا آلُو أن أُصَلِّيَ بكم كما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي بنا، قال ثابت فكان أَنَس يصنع شيئا لا أراكم تصنعونه: كان إذا رفع رأسه من الركوع انْتَصَبَ قائما، حتى يقول القائل: قد نَسِيَ، وإذا رفع رأسه من السَّجْدَةِ مكث، حتى يقول القائل: قد نَسِيَ».
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger. » Thâbit (qu'Allah l'agrée) a dit : « Anas (qu'Allah l'agrée) faisait quelque chose que je ne vous vois pas faire : lorsqu’il relevait la tête de l'inclinaison, il restait debout au point qu’on se disait : « Il a oublié ! », et lorsqu’il relevait la tête de la prosternation, il demeurait (assis) au point qu'on disait : « Il a oublié ! ».
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Anas (qu'Allah l'agrée) disait qu'il ne manquait pas de diriger les fidèles dans la prière comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les dirigeait, afin qu’ils fassent et prient comme lui. Thâbit (qu'Allah l'agrée) dit alors : « Anas (qu'Allah l'agrée) faisait quelque chose pour parfaire et enjoliver la prière que je ne vois pas chez vous. Lorsqu’il relevait la tête de l'inclinaison, il se tenait debout longuement, de même que lorsqu'il relevait la tête de la prosternation. Lorsqu’il relevait la tête de l'inclinaison, il se tenait debout à tel point qu'on se disait : « Il a oublié qu'il était dans la position de redressement de l'inclinaison, juste avant celle de la prosternation ! » Et quand il relevait la tête de la prosternation, il demeurait assis longuement, à tel point qu'on se disait : « Il a encore oublié ! »

Référence

تيسير العلام، للبسام، الناشر: مكتبة الصحابة، الإمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، الطبعة العاشرة، 1426هـ - 2006م. تنبيه الأفهام، للعثيمين، طبعة مكتبة الصحابة، الإمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، الطبعة الأولى، 1426ه. الإلمام بشرح عمدة الأحكام، لإسماعيل الأنصاري، طبعة دار الفكر، دمشق، الأولى، 1381ه. صحيح البخاري، لأبو عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق محمد زهير بن ناصر الناصر، الناشر: دار طوق النجاة، الطبعة: الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم، المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي - الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. تأسيس الأحكام، أحمد بن يحيى النجمي، دار المنهاج، القاهرة، مصر، الطبعة الأولى.

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Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: «إنكم لتعملون أعمالا هي أَدَقُّ في أعينكم من الشَّعْرِ، كنا نَعُدُّهَا على عهد رسول الله - صلى الله عليه وسلم - من المُوبِقَاتِ».
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

L’illustre Compagnon Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a exhorté un groupe de personnes peu soucieuses de leurs actes, en disant : « Vous sous-estimez certains péchés en les considérant comme des faits sans importance, parce que vous ne prêtez pas attention à la grandeur de Celui à qui vous désobéissez. Alors que les Compagnons (qu'Allah les agrée), eux - parce qu’ils étaient pieux et attentifs, se remettaient sévèrement en question et considéraient la grandeur de Celui à qui ils auraient désobéit - les considéraient comme des péchés dévastateurs.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه. تطريز رياض الصالحين للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423 هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين لمحمد علي بن محمد بن علان، ط4، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة،بيروت، 1425 ه. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

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Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin.

عن أسيد بن حضير وأنس بن مالك رضي الله عنهما أنَّ رجُلاً من الأنصار، قال: يا رسول الله، ألاَ تَستَعمِلُنِي كما استَعمَلت فُلانًا، فقال: «إِنَّكُم سَتَلقَون بَعدِي أَثَرَة فَاصبِرُوا حَتَّى تَلقَونِي على الحَوض».
Usayd ibn Ḥuḍayr et Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée) relatent : « Un homme des Anṣârs dit : « Ô, Messager d'Allah ! Ne m'emploieras-tu pas, comme tu l'as fait avec untel ? » [Le Prophète lui] dit alors : « Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin ».
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour lui demander de lui accorder un poste à responsabilité comme il l'avait fait pour d'autres personnes. Là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que lui et ses Compagnons allaient subir de l'injustice dans le futur et qu'ils devaient patienter face à la tyrannie de certains gouverneurs qui s'accapareraient les richesses en privant le peuple. Il leur donna donc l'ordre de patienter jusqu'à ce qu'ils le rejoignent auprès du bassin.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. الشرح الممتع على زاد المستقنع، لمحمد بن صالح بن محمد العثيمين، ط1، دار ابن الجوزي، 1422 - 1428هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح البخاري، ط1، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، دار طوق النجاة، (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407ه.

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Deux hommes parmi les Compagnons sortirent, lors d’une nuit obscure, de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Deux lumières, semblables à deux lanternes, éclairaient la route devant eux. Lorsqu’ils se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à chez lui.

عن أنس رضي الله عنه : أن رجلين من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم خرجا من عند النبي صلى الله عليه وسلم في ليلة مظلمة ومعهما مثلُ المصباحين بين أيديهما، فلما افترقا، صار مع كل واحد منهما واحد حتى أتى أهله.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Deux hommes parmi les Compagnons sortirent, lors d’une nuit obscure, de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Deux lumières, semblables à deux lanternes, éclairaient la route devant eux. Lorsqu’ils se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à chez lui. »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Ce noble hadith relate le miracle évident de deux hommes parmi les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut). Dans certaines versions du hadith, leurs noms ont été évoqués : il s’agit de ‘Abbâd ibn Bishr et Usayd ibn Ḥuḍayr (qu'Allah les agrée). Ces deux honorables Compagnons étaient chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) par une nuit très obscure où, en temps normal, un individu a du mal à se repérer. Alors, Allah, exalté soit-Il, leur accorda un miracle étonnant ; une lumière semblable à celle d'une lampe électrique leur éclaira la route. Lorsque ces deux nobles Compagnons se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à ce qu’ils atteignent leurs demeures avec aisance et sérénité.

Référence

- صحيح البخاري، للإمام محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق محمد الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ. - بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، تأليف سليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي، الطبعة الأولى، 1418ه. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة الرابعة عشرة، 1407هـ. - دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان، اعتنى بها: خليل مأمون شيحا، دار المعرفة للطباعة والنشر والتوزيع، بيروت – لبنان، الطبعة: الرابعة، 1425هـ - 2004م. - شرح رياض الصالحين، للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.

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30 hadiths
  1. Ce n’est pas parce que j'ignore que ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour Son Messager (sur lui la paix et le salut) que je pleure. Je pleure parce que la Révélation a cessé de descendre du ciel ! » Les deux hommes en furent tout émus et ils se mirent à pleurer avec elle.
  2. T’ai-je bien vu prier vers une autre direction [que celle de la Mecque] ? Il dit alors : Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) le faire, jamais je ne l’aurais fait !
  3. J’ai vu les Anṣâr agir avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’une façon telle que je me suis juré qu’à chaque fois que j’accompagnerai l’un d’entre eux, je le servirai !
  4. Aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. »
  5. Je ne manque pas de vous diriger dans la prière comme j'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous diriger.
  6. Vous commettez des actes que vous considérez aussi insignifiants qu’un cheveu, alors que nous les considérions, à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), comme des péchés destructeurs.
  7. Vous subirez après moi le népotisme, alors, patientez jusqu'à ce que vous me retrouviez au bassin.
  8. Deux hommes parmi les Compagnons sortirent, lors d’une nuit obscure, de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Deux lumières, semblables à deux lanternes, éclairaient la route devant eux. Lorsqu’ils se séparèrent, une lumière accompagna chacun d’eux jusqu’à chez lui.
  9. Je n'ai jamais entendu 'Umar (qu'Allah l'agrée) dire de quelque chose : " Je pense ceci de telle chose ", sans que ce ne fût comme il l'avait dit.
  10. Ne raconte à personne le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! me dit-elle alors. - Par Allah ! reprit Anas (qu’Allah l’agrée), si je devais le raconter à quelqu’un, ce serait à toi ô Thâbit !
  11. Il a bien peu œuvré et fut grandement récompensé !
  12. Des gens vinrent trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Envoie-nous des hommes afin qu’ils nous enseignent le Coran et la Tradition ! » Il leur envoya alors soixante-dix hommes parmi les Anṣâr appelés : « Les lecteurs du Coran » (« Al-Qurrâ’ »). Parmi eux se trouvait mon oncle maternel Ḥarâm (qu’Allah l’agrée).
  13. Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente).
  14. Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Par le Seigneur de la Ka’bah ! Je jure que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud !
  15. Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.
  16. Ô Anṣâr ! Ne vous ai-je pas trouvés égarés et Allah vous a guidés par mon intermédiaire ? Alors que vous étiez divisés et Allah vous a réunis par mon intermédiaire ? Et que vous étiez pauvres et Allah vous a enrichis par mon intermédiaire ?
  17. Un homme questionna le Prophète (sur lui la paix et le salut) au sujet du fait de jeûner en voyage. Il répondit : « Jeûne si tu le souhaites et romps si tu le souhaites. »
  18. Jibrîl (sur lui la paix) vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Comment considérez-vous les gens de Badr parmi vous ? - Nous considérons qu’ils font partie des meilleurs musulmans. "
  19. Les habitants de Kûfah se plaignirent de Sa'd - c'est à dire : Ibn Abî Waqqâs - (qu'Allah l'agrée) auprès de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui le révoqua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de 'Ammâr
  20. Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) décréta un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés à Médine.
  21. L'histoire du décès de Zubayr ibn Al-'Awwâm (qu'Allah l'agrée) et le remboursement de ses dettes.
  22. Lorsque les gens du Yémen arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : « Voici venus à vous les gens du Yémen
  23. Les Anges n’ont cessé de le couvrir de leurs ailes.
  24. Ne devrais-je pas éprouver de la pudeur à l'égard d'un homme devant qui les Anges ressentent de la pudeur ?
  25. Certes, Allah a mis la vérité sur la langue de 'Umar et dans son cœur !
  26. Dans chaque communauté se trouve un homme honnête, et le nôtre, celui de cette communauté, est Abû 'Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ.
  27. Le jour de Uḥud, le Prophète (sur lui la paix et le salut) portait deux cottes de mailles. Lorsqu’il se dressa vers le rocher, il ne put le surmonter. Il fit donc asseoir Ṭalḥah en-dessous de lui et monta jusqu’à se tenir sur le rocher. J’ai alors entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Ṭalḥah a gagné !" »
  28. Certes, chaque Prophète a un apôtre et le mien est Az-Zubayr !
  29. Az-Zubayr est le fils de ma tante paternelle et mon apôtre de ma communauté.
  30. Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait !

Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com