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Hadiths expliqués

Les mérites de la piété filiale

8 hadiths

Retourne auprès de tes parents et tiens leur compagnie de la plus belle des manières !

عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما قال: أقبَلَ رجل إلى نبي الله صلى الله عليه وسلم فقال: أُبَايِعُكَ على الهجرة والجهاد أَبْتَغِي الأجر من الله تعالى قال: «فَهَل لَكَ من وَالِدَيك أحد حيٌّ؟» قال: نعم، بل كلاهما، قال: «فتبتغي الأجر من الله تعالى؟» قال: نعم، قال: «فَارْجِع إلى وَالِدَيك، فَأَحْسِن صُحْبَتَهُمَا». وفي رواية لهما: جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فاستأذنه في الجهاد، فقال: «أَحَيٌّ والداك؟»، قال: نعم، قال: «فَفِيهِمَا فجاهد».
Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-’Âṣ (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Je te prête serment en m’engageant à émigrer et à combattre dans la voie d’Allah, recherchant en cela Sa récompense, Gloire et Pureté à Lui. - Te reste-il un parent en vie ? lui demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). – Oui ! répondit l’homme, les deux même. – Recherches-tu vraiment la récompense auprès d’Allah, Exalté soit-Il ? - Oui ! insista le Compagnon. - Retourne auprès de tes parents et tiens leur compagnie de la plus belle des manières ! » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim et ces termes sont de Muslim. Et dans une version commune : « Un homme se présenta au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui demanda la permission de participer au combat [dans la voie d’Allah]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : « Tes parents sont-ils vivants ? - Oui, répondit-il. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Mène ton combat à leur service ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Un homme est venu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) en l’informant de son désir ardent de combattre et d’émigrer dans le sentier d’Allah, Exalté soit-Il. Mais, cet homme avait laissé derrière lui ses parents. Dans une version rapportée par Abû Dawûd : « Ses parents pleuraient. » car ils craignaient sa perte. C’est comme si cet homme attendait d’avoir le consentement du Prophète (sur lui la paix et le salut) au sujet de son acte. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda si ses parents, ou l’un des deux, étaient encore vivants. Celui-ci répondit que tous les deux étaient vivants. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : « Recherches-tu vraiment la récompense auprès d’Allah, Exalté soit-iI ? » Oui, répondit-il. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Mène ton combat à leur service ! » Dans la version d’Abû Dawûd : « Retourne auprès d’eux et fais les rire comme tu les as fait pleurer ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a donc renvoyé à ce qui était primordial et obligatoire pour lui, c’est-à-dire : retourner auprès de ses parents et leur tenir compagnie afin d’être à leur service, de les rendre satisfaits et de leur obéir, car ceci fait partie du combat de l’âme, comme rapporté dans la version de Al-Bukhârî et Muslim : « ...Mène ton combat à leur service ! » Dans un autre hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a explicitement déclaré que la piété filiale, leur obéissance et la bienfaisance envers eux était le meilleur combat dans la voie d’Allah comme cela a été rapporté dans la version d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père). Ce dernier a dit : « Un homme est venu voir le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’a interrogé à propos de la meilleure des œuvres. Il lui a alors répondu : « La prière. » - L’homme poursuivit : « Et quoi d’autre ensuite ? » - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « Le combat. » - Mais l’homme souligna : « J’ai encore mes parents. » - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Ta piété filiale envers tes parents est bien meilleure ! » Rapporté par Ibn Ḥibbân. Ce hadith prouve donc que la piété filiale est meilleure que le combat - sauf si le combat est une prescription obligatoire incombant à chaque musulman, alors dans ce cas-là précis le combat sera prioritaire à leur obéissance. Ce hadith fait partie des nombreuses autres paroles du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui enjoignent aux enfants de bien se comporter envers leurs parents et de bien s’en occuper comme Allah, Exalté soit-Il, l’a recommandé Lui-même à Ses serviteurs dans la sourate : « Al-Aḥqâf » : {(Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère.)} [Coran : 46/15]. En outre, le contexte nous impose de rappeler deux choses : 1 - L’autorisation demandée aux parents afin de combattre concerne le combat offensif. En effet, le combat défensif afin de repousser l’ennemi qui viendrait envahir les terres musulmanes n’est pas sujet à leur autorisation. Il en est de même si le gouverneur appelle à la mobilisation générale. Là aussi, dans ce cas, il n’est pas permis de déserter [et de lui désobéir]. Une fois encore, dans ce cas précis, l’approbation des parents n’est pas une condition pour qu’il soit permis d’y participer. 2 - Toutefois, ce n’est pas parce que l’on se passe de l’approbation des parents pour partir au combat dans le cadre de la défense du territoire ou car il y a un appel à la mobilisation générale de la part du gouverneur, que la personne ne doit pas consoler et tranquilliser ses parents. Elle doit bien leur expliquer quel est le jugement prescrit dans de telles conditions et en ces temps de malheur. En fait, une telle attitude de l’enfant envers ses parents fait vraiment partie de la piété filiale la plus complète et la plus parfaite qui soit envers eux.

Référence

منار القاري شرح مختصر صحيح البخاري، المؤلف: حمزة محمد قاسم، راجعه: الشيخ عبد القادر الأرناؤوط، عني بتصحيحه ونشره: بشير محمد عيون الناشر: مكتبة دار البيان، دمشق - الجمهورية العربية السورية، مكتبة المؤيد، الطائف - المملكة العربية السعودية،عام النشر: 1410هـ - 1990م. بهجة الناظرين، لسليم بن عيد الهلالي، دار ابن الجوزي. نزهة المتقين، د. مصطفى سيعد الخن، د. مصطفى البغا، محي الدين مستو، علي الشرجبي، محمد أمين لطفي، مؤسسة الرسالة، بيروت، الطبعة الأولى،1397هـ - 1977م، الطبعة الرابعة عشر، 1407هـ - 1987م. شرح رياض الصالحين، المؤلف: محمد بن صالح بن محمد العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الرياض، الطبعة: 1426ه. دليل الفالحين، محمد بن علان، دار الكتاب العربي. رياض الصالحين، للنووي، تحقيق: د. ماهر بن ياسين الفحل، الناشر: دار ابن كثير للطباعة والنشر والتوزيع، دمشق - بيروت، الطبعة: الأولى، 1428هـ - 2007م. صحيح البخاري، محمد بن اسماعيل البخاري، دار طوق النجاة، الطبعة: الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم، المؤلف: مسلم بن الحجاج أبو الحسن القشيري النيسابوري، المحقق: محمد فؤاد عبد الباقي، الناشر: دار إحياء التراث العربي - بيروت.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? »

عن أُسَير بن عمرو، ويقال: ابن جابر قال: كَانَ عُمر بن الخطاب رضي الله عنه إِذَا أَتَى عَلَيه أَمْدَادُ أَهْلِ اليَمَن سَأَلَهُم: أَفِيكُم أُوَيس بنُ عَامِر؟ حَتَّى أَتَى عَلَى أُوَيس رضي الله عنه فقال له: أَنْت أُوَيس بنُ عَامِر؟ قال: نَعَم، قال: مِنْ مُرَادٍ ثُمَّ مِنْ قَرْنٍ؟ قَالَ: نَعَم، قَال: فَكَانَ بِكَ بَرَصٌ، فَبَرَأَتَ مِنُه إِلاَّ مَوْضِعّ دِرهَم؟ قال: نعم، قَالَ: لَكَ وَالِدة؟ قال: نعم، قال: سَمِعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «يَأتِي عَلَيكُم أُوَيس بنُ عَامِر مَعَ أَمْدَادِ أَهْلِ اليَمَن مِنْ مُرَاد، ثُمَّ مِنْ قَرْن كَانَ بِهِ بَرَصٌ، فَبَرَأَ مِنْهُ إِلاَّ مَوضِعَ دِرْهَم، لَهُ وَالِدَة هُوَ بِهَا بَرُّ، لَوْ أَقْسَمَ عَلَى الله لَأَبَرَّه، فَإِنْ اسْتَطَعْتَ أَنْ يَسْتَغْفِرَ لَكَ فَافْعَلْ» فَاسْتَغْفِرْ لِي فَاسْتَغْفَرَ لَهُ، فَقَالَ لَه عُمر: أَيْنَ تُرِيد؟ قَالَ: الكُوفَة، قال: أَلاَ أَكتُبُ لَكَ إِلَى عَامِلِهَا؟ قال: أَكُون فِي غَبْرَاءِ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيَّ، فَلَمَّا كَانَ مِنَ العَام الْمُقْبِل حَجَّ رَجُلٌ مِنْ أَشْرَافِهِم، فَوَافَقَ عُمَر، فَسَأَلَه عَنْ أُوَيس، فقال: تَرَكْتُهُ رَثَّ البَّيت قَلِيلَ الْمَتَاعِ، قال: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «يَأْتِي عَلَيكُم أُوَيس بنُ عَامِر مَعَ أَمْدَادٍ مِنْ أَهْلِ اليَمَن مِنْ مُرَاد، ثُمَّ مِنْ قَرْن، كَانَ بِهِ بَرَص فَبَرَأَ مِنْه إِلاَّ مَوْضِعَ دِرْهَم، لَهُ وَالِدَة هُوَ بِهَا بَرٌّ لَوْ أَقْسَمَ عَلى الله لَأَبَرَّهُ، فَإِنْ اسْتَطَعْتَ أَنْ يَسْتَغْفِر لَكَ، فَافْعَلْ» فَأَتَى أُوَيسًا، فقال: اسْتَغْفِر لِي، قال: أَنْتَ أَحْدَثُ عَهْدًا بِسَفَرٍ صَالِحٍ، فَاسْتَغْفِرْ لِي، قال: لَقِيتَ عمر؟ قال: نَعَم، فاستغفر له، فَفَطِنَ لَهُ النَّاس، فَانْطَلَقَ عَلَى وَجْهِهِ. وفي رواية أيضا عن أُسَير بن جابر: أنَّ أَهلَ الكُوفَةِ وَفَدُوا على عمر رضي الله عنه وفيهم رَجُلٌ مِمَّن كان يَسْخَرُ بِأُوَيْسٍ، فقال عمر: هَل هاهُنَا أَحَدٌ مِنَ القَرَنِيِّين؟ فَجَاء ذلك الرجل، فقال عمر: إِنَّ رسول الله صلى الله عليه وسلم قَدْ قال: «إِنَّ رَجُلاً يَأْتِيكُم مِنَ اليَمَنِ يُقَالُ لَهُ: أُوَيْسٌ، لاَ يَدَعُ بِاليَمَنِ غَيرَ أُمٍّ لَهُ، قَد كَان بِهِ بَيَاضٌ فَدَعَا الله تعالى ، فَأَذْهَبَهُ إِلاَّ مَوضِعَ الدِّينَارِ أَو الدِّرْهَمِ، فَمَنْ لَقِيَهُ مِنْكُمْ، فَلْيَسْتَغْفِر لَكُم». وفي رواية له: عن عمر رضي الله عنه قال: إِنِّي سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «إِنَّ خَيرَ التَّابِعِين رَجُلٌ يُقَال لَهُ: أُوَيسٌ، وَلَهُ وَالِدَةٌ وَكَانَ بِهِ بَيَاضٌ، فَمُرُوهُ، فَلْيَسْتَغْفِر لَكُم».
Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ?, continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » [‘Umar demanda :] Implore donc Allah de me pardonner ! Alors, Uways implora le pardon en sa faveur. Ensuite, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Où veux-tu aller ? Il répondit : Al-Kûfah ! - Souhaites-tu que j’écrive à son gouverneur ? lui proposa ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Mais, il lui répondit : Être parmi les personnes indigentes m’est préférable ! » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit de Uways. L’homme l’informa : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était délabrée et il ne possédait que peu de choses. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui a alors dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd, puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » L’homme réitéra : « Implore pardon pour moi ! » Mais, Uways répondit à nouveau : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways demanda : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? - Oui ! répondit l’homme. Finalement, Uways implora alors pardon pour lui. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était, mais il quitta le pays. » Et dans une [autre] version, d’après Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) : « Une délégation des gens de Al-Kûfah se rendit chez ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Il y avait parmi eux un homme qui se moquait d’Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) demanda : « Y-a-t-il ici quelqu’un parmi les gens de Qaran ? » L’homme concerné se présenta et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) déclara : « Certes, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme du Yémen, du nom de Uways, viendra à vous. Il ne laissera au Yémen rien d’autre que sa mère. Il était atteint de la lèpre, mais il invoqua Allah qui l’en débarrassa, à l’exception d’une tache de la taille d’un dinar ou d’un dirham. Que celui d’entre vous qui le rencontre lui demande d’implorer le pardon pour vous ! » Et dans une autre version : ‘Umar (qu’Allah l'agrée) a dit : « J’ai certes entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le meilleur des successeurs (« At-Tâbi’în ») est un homme du nom d’Uways. Il a sa mère et il souffrait de la lèpre. Ordonnez-lui de demander pardon pour vous ! »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ? continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » On ne doit pas comprendre de cette histoire qu’Uways est meilleur que ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ou que ce dernier n’a pas été pardonné. En effet, il y a un consensus unanime sur le fait que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) est meilleur qu’Uways ibn ‘Âmir car ce dernier est un successeur (« Tâbi’î ») et le Compagnon (« Aṣ-Ṣaḥâbî ») est meilleur. Ce récit nous informe uniquement qu’Uways est une personne dont les invocations sont exaucées et que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a indiqué à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) d’accroître son bien et de saisir l’occasion d’une invocation qui sera, certes, exaucée. C’est la même chose que ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire en sa faveur, en demandant à Allah pour lui le pouvoir d’intercéder le jour du Jugement Dernier, même si [on sait que] le Prophète (sur lui la paix et le salut) est le meilleur des fils d’Adam. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda donc d’invoquer Allah de le pardonner et Uways implora le pardon en sa faveur. Puis, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : « Dans quel lieu comptes-tu te rendre ? » Uways répondit : « Al-Kûfah. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui proposa alors : « Est-ce que tu veux que j’écrive à son gouverneur pour qu’il te donne des biens du Trésor Public des musulmans qui te suffiront à vivre ? » Mais, Uways répondit : « Être parmi les gens de la masse [populaire] et de ses pauvres m’est préférable. » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit au sujet de Uways. L’homme répondit : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était modeste et il ne possédait que peu de choses. » Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, ô ‘Umar, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et lui demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways se souvint que cet homme avait pu rencontrer ‘Umar (qu’Allah l’agrée) là-bas, il lui demanda donc : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » L’homme répondit par l’affirmative. A ce moment-là, Uways implora alors pardon en sa faveur. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était et ils vinrent tous à sa rencontre, mais il quitta Al-Kûfah et se dirigea vers une autre région où personne ne le connaitrait.

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423هـ. رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين، برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ. دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي.

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La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait.

عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأعرَاب لَقِيهَ بِطَريق مَكَّة، فَسَلَّم عَلَيه عَبد الله بنُ عمر، وَحمَلهُ على حمار كان يركَبُهُ، وَأعطَاه عِمَامَة كَانت على رأسه، قال ابن دينار: فقُلنا له: أَصْلَحَك الله، إنَّهم الأعراب وهُم يَرْضَون بِاليَسِير، فقال عبدُ الله بنَ عُمر: إِنَّ أَبَا هَذَا كَانَ وُدًّا لِعُمر بنِ الخطَّاب رضي الله عنه وإنِّي سَمِعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «إِنَّ أَبَرَّ البِرِّ صِلَةُ الرَّجُل أَهْلَ وُدِّ أَبِيه». وفي رواية عن ابن دينار، عن ابن عمر: أنَّه كان إذَا خَرَج إلى مكة كان له حمار يَتَرَوَّحُ عليه إذا ملَّ رُكُوبَ الرَّاحِلة، وَعِمَامة يَشُدُّ بها رأسه، فَبينَا هو يومًا على ذلك الحمار إِذْ مَرَّ بِهِ أَعْرَابِي، فقال: أَلَسْتَ فُلاَن بنَ فُلاَن؟ قال: بَلَى. فَأَعْطَاهُ الحِمَار، فقال: ارْكَب هَذَا، وَأَعْطَاهُ العِمَامَةَ وَقَالَ: اشْدُدْ بِهَا رَأْسَكَ، فَقَالَ لَهُ بَعض أصحَابِه: غفر الله لك أَعْطَيت هذا الأعرابي حمارا كنت تَرَوَّحُ عليه، وعِمَامَة كُنتَ تشدُّ بها رأسَك؟ فقال: إِنِّي سمِعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: «إِنَّ مِنْ أَبَرِّ البِّر أَنْ يَصِلَ الرَّجُلُ أَهْلَ وُدَّ أَبِيهِ بَعْدَ أَنْ يُوَلِّيَ» وَإِنَّ أَبَاه كان صَدِيقًا لِعُمَرَ رضي الله عنه .
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) croisa un bédouin sur la route de la Mecque. 'Abdullah le salua, le fit monter sur l'âne qu'il montait et lui offrit le turban qu'il avait sur la tête. Ibn Dînâr dit : « Nous lui dîmes : qu'Allah t'améliore ! Ce ne sont que des bédouins, ils se suffisent de peu ! - 'Abdullah ibn 'Umar dit alors : « Le père de cet homme était un ami de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), or, j'ai certes entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Dans une version d'Ibn Dînâr : « Quand Ibn 'Umar partait à la Mecque, il prenait un âne sur lequel il se reposait lorsqu’il était fatigué de monter à dos de chameau, et il portait un turban sur la tête. Un jour, alors qu'il était sur cet âne, il croisa un bédouin et lui dit : « N'es-tu pas untel, fils d'untel ? - Si, répondit-il. Il lui donna l'âne et dit : « Monte donc dessus ! » et il lui donna son turban en disant : « Mets ça sur ta tête ! ». L’un de ses compagnons lui dit alors : « Qu'Allah te pardonne ! Tu as donné à ce bédouin un âne sur lequel tu te reposais et le turban que tu portais sur la tête ! » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Parmi les meilleurs actes de la piété filiale il y a le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les gens chers à son père, après le décès de celui-ci" et le père de cet homme était l'ami de 'Umar (qu'Allah l'agrée). »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Lorsqu’il partait à la Mecque pour le Pèlerinage, Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) prenait avec lui un âne, sur lequel il montait quand il était trop fatigué de monter à dos de chameau. Un jour, il croisa un bédouin et lui demanda : Es-tu untel, fils d'untel ? – Oui, répondit l'homme. Ibn 'Umar descendit alors de l'âne et lui dit : « Prends-le et monte dessus ! » et il lui donna le turban qu'il portait sur la tête, lui disant : « Mets donc cela sur ta tête ! » On dit alors à Ibn 'Umar : « Qu'Allah t'améliore et te pardonne ! Ce ne sont que des bédouins et les bédouins se contentent de moins que cela ! » C'est-à-dire : pourquoi descends-tu de ton âne pour qu'il monte dessus et pourquoi enlèves-tu ton turban pour le lui faire porter, alors que c'est un simple bédouin et qu’il se contenterait de moins que cela ? Il dit : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Cela signifie : quand un homme perd son père, sa mère ou un proche quelconque, la meilleure façon d'être bon envers ce défunt est d'être bon envers la famille des gens que celui-ci affectionnait. C'est-à-dire d'être bon non pas envers l'ami du défunt seulement, mais même envers les proches de celui-ci. « Et le père de cet homme était l'ami de 'Umar », c'est-à-dire 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée), son père. Comme le père du bédouin était l'ami de son père, il a honoré son fils par considération envers son père, 'Umar (qu’Allah l’agrée).

Référence

بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415هـ. تطريز رياض الصالحين، للشيخ فيصل المبارك، ط1، تحقيق: عبد العزيز بن عبد الله آل حمد، دار العاصمة، الرياض، 1423 هـ. رياض الصالحين، للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428هـ. رياض الصالحين، ط4، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، 1428هـ. كنوز رياض الصالحين، مجموعة من الباحثين برئاسة حمد بن ناصر العمار، ط1، كنوز إشبيليا، الرياض، 1430هـ. شرح رياض الصالحين، للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Un enfant ne pourra jamais s'acquitter de ce qu'il doit à son père, à moins qu’il ne le trouve à l’état d'esclave, puis l’achète et l’affranchisse.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «لاَ يَجْزِي ولدٌ والدًا إلا أن يجده مملوكًا، فَيَشْتَرِيَهُ فَيُعْتِقَهُ».
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un enfant ne pourra jamais s'acquitter de ce qu'il doit à son père, à moins qu’il ne le trouve à l’état d'esclave, puis l’achète et l’affranchisse. »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Un enfant ne pourra jamais s’acquitter pleinement du droit de son père, ni le rétribuer pour la bonté dont il a fait preuve envers lui, excepté dans le cas où il le trouverait à l’état d’esclave et l’affranchirait.

Référence

- صحيح البخاري، للإمام محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ. - صحيح مسلم، للإمام مسلم بن الحجاج، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي. - بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين؛ تأليف سليم الهلالي، دار ابن الجوزي- الطبعة الأولى1418ه. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين؛ تأليف د. مصطفى الخِن وغيره، مؤسسة الرسالة-بيروت، الطبعة الرابعة عشرة، 1407هـ. - كنوز رياض الصالحين، لحمد بن ناصر العمار، دار كنوز إشبيليا- الطبعة الأولى1430ه. - دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لمحمد علي بن محمد بن علان بن إبراهيم البكري، تحقيق خليل مأمون شيحا-دار المعرفة-بيروت-الطبعة الرابعة1425ه. - شرح رياض الصالحين؛ للشيخ محمد بن صالح العثيمين، مدار الوطن، الرياض، 1426هـ.

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Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? Ta mère, puis ta mère, puis ta mère, ensuite ton père et enfin du plus proche au plus proche.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: جاء رجل إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله، مَنْ أحقُّ الناس بِحُسن صَحَابَتِي؟ قال: «أمك» قال: ثم مَنْ ؟ قال: «أمك»، قال: ثم مَنْ؟ قال: «أمك»، قال: ثم مَنْ؟ قال: «أبوك». متفق عليه. وفي رواية: يا رسول الله، مَنْ أحقُّ بحُسْنِ الصُّحْبَةِ؟ قال: «أمك، ثم أمك، ثم أمك، ثم أباك، ثم أدْنَاك أدْنَاك».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un homme vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? - Ta mère, répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? continua l’homme. - Ta mère ! répéta le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? poursuivit l'homme. Ta mère ! réitéra le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ensuite qui ? demanda-t-il - Ton père ! conclut le Prophète (sur lui la paix et le salut). Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus qu’on entretienne des bonnes relations avec elle ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ta mère, puis ta mère et encore ta mère. Ensuite, ton père. Et enfin, du plus proche au plus proche. »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Ce hadith indique que chacun des deux parents mérite qu’on lui tienne bonne compagnie et qu’on s’occupe parfaitement de ses affaires : {( Mais accompagne-les ici-bas de façon convenable.)} [Coran : 31/15]. Cependant, le droit de la mère est supérieur à celui du père de quelques degrés car le Prophète n’a évoqué le droit du père qu’après avoir insisté trois fois sur celui de la mère. En effet, la place de la mère est supérieure à celle du père bien que tous les deux soient associés dans l’éducation des enfants : l’un avec son argent et sa responsabilité, l’autre avec son travail à la maison afin de les nourrir, les habiller, les coucher, ainsi que d’autres activités. La mère a plus enduré pour ses enfants que le père. Elle a porté ses enfants pendant neuf mois, subissant pour eux peine sur peine, faiblesse sur faiblesse, etc. Ensuite, elle les a péniblement accouchés jusqu’à ce que la mort vienne, à peu de choses près, la saisir étant donné les souffrances qui l'on atteinte. Elle les a aussi allaités pendant deux années en restant éveillée lors de ses moments de repos et en s’occupant de leur bien-être malgré sa fatigue intense due aux douleurs. C’est pour cela que la Révélation s’exprime en employant les termes suivants : {( Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché, et sa gestation et son sevrage durent trente mois.)} [Coran : 46/15]. Ainsi, Allah a vivement conseillé à l'homme d’être bon et exemplaire envers ses parents en rappelant comme causes seulement celles qu’endure la mère et en désignant de ce fait son immense droit et son privilège important. Parmi la bonne compagnie envers les parents, il y a le fait de dépenser pour leur nourriture, leur boisson, leur logement, leurs vêtements et tout ce qui englobe les besoins quotidiens de la vie s’ils en ont besoin. En effet, si les parents ont un niveau de vie bas ou moyen et que toi tu vis aisément, alors élève-les à ton niveau de vie ou même plus encore. Et ceci est la réelle vertu de la bonne compagnie envers eux. Souviens-toi de ce que [le Prophète] Yûsuf, Joseph (sur lui la paix) a accompli pour ses parents au moment où il était en possession d’un royaume. Il a placé ses parents sur le trône après les avoir fait venir de la campagne. Parmi la bonne compagnie, il y a aussi tout ce qui réunit ses bons comportements, notamment la parole d’Allah : {( Et ton Seigneur a décrété : N’adorez que Lui ! Et faites preuve de bonté envers les père et mère : et si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : « Pfff ! » Et ne les brusque pas ! Mais, plutôt, adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité et dis : « Ô mon Seigneur ! Fais-leur miséricorde à tous les deux comme ils m’ont élevé tout petit. »)} [Coran : 17/24]. Ainsi donc, évite de leur tenir des propos rudes et sévères, protège-les de tout mal et adoucis tes paroles lorsque tu t’adresses à eux. En outre, abaisse-leur ton « aile », fais preuve d’humilité envers eux en leur obéissant et « humidifie » ta langue par des invocations en leur faveur qui émergent du plus profond de ton cœur et de ton âme et dis : « Ô mon Seigneur ! Fais-leur miséricorde à tous les deux comme ils m’ont élevé tout petit. » Enfin, n’oublie pas d’avoir une attention toute particulière envers ta mère conformément à la révélation coranique et en suivant à la lettre la logique du hadith du Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce sujet.

Référence

- شرح صحيح البخارى لابن بطال - تحقيق: أبو تميم ياسر بن إبراهيم مكتبة الرشد - السعودية، الرياض الطبعة: الثانية، 1423هـ - 2003م. - الأدب النبوي لمحمد الخَوْلي، ط4، دار المعرفة - بيروت، 1423 هـ. - بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين لسليم الهلالي، ط1، دار ابن الجوزي، الدمام، 1415ه. - رياض الصالحين للنووي، ط1، تحقيق: ماهر ياسين الفحل، دار ابن كثير، دمشق، بيروت، 1428 هـ. - رياض الصالحين، تحقيق: عصام هادي، وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية القطرية، دار الريان، بيروت، ط4، 1428هـ. - شرح رياض الصالحين للشيخ ابن عثيمين، دار الوطن للنشر، الرياض، 1426هـ. - شرح صحيح البخارى لابن بطال، تحقيق: أبو تميم ياسر بن إبراهيم، ط2، مكتبة الرشد - السعودية، الرياض، 1423هـ. - صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، ط1، 1422ه. - صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت. - نزهة المتقين شرح رياض الصالحين لمجموعة من الباحثين، ط14، مؤسسة الرسالة، 1407هـ.

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L’agrément d’Allah passe par l’agrément des parents, et Sa colère passe par la colère des parents.

عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: «رضا الله في رضا الوالدين، وسَخَطُ الله في سَخَطِ الوالدين».
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « L’agrément d’Allah passe par l’agrément des parents, et Sa colère passe par la colère des parents.»
Rapporté par At-TirmidhîDegréBon car renforcé par d'autres chaînes de rapporteurs
Explication

Dans ce hadith le Prophète (sur lui la paix et le salut) explique que l'agrément d'Allah, Exalté soit-Il, est conditionné par l’agrément des parents, et Sa colère par la colère des parents. Ainsi, celui qui satisfait ses parents aura satisfait Allah, Exalté soit-Il, et celui qui les met en colère aura mis Allah, Exalté soit-Il, en colère.

Référence

تسهيل الالمام، للشيخ الفوزان، طبعة الرسالة، الطبعة الأولى 1427 – 2006 م. منحة العلام في شرح بلوغ المرام، لعبد الله الفوزان، دار ابن الجوزي، ط1 1428هـ. توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام، مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، مدار الوطن للنشر، الطبعة الأولى 1430 - 2009م. بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار الفلق، الرياض، الطبعة: السابعة، 1424هـ. صحيح الترغيب والترهيب، الألباني، مكتبة المعارف، الرياض. سنن الترمذي، محمد بن عيسى أبو عيسى الترمذي السلمي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، تحقيق: أحمد محمد شاكر وآخرون.

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Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte.

عن ابن عمر رضي الله عنهما ، عن النبي صلى الله عليه وسلم ، قال: «خرج ثلاثةُ نَفَرٍ يمشون فأصابهم المَطَر، فدَخَلوا في غارٍ في جبَل، فانْحَطَّت عليهم صَخْرةٌ، قال: فقال بعضُهم لبعض: ادعوا اللهَ بأفضلِ عَمَلٍ عَمِلتموه، فقال أحدُهم: اللهمَّ إني كان لي أبَوَانِ شَيْخانِ كبيران، فكنتُ أخرج فَأَرْعى، ثم أَجيء فأحْلِب فأجيء بالحِلاب، فآتي به أبويَّ فيَشْربان، ثم أسِقِيَ الصِّبْيَة وأهلي وامرأتي، فاحتَبَستُ ليلة، فجئتُ فإذا هما نائمان، قال: فكرهتُ أن أُوقِظَهما، والصِّبية يَتَضَاغَوْن عند رِجْلي، فلم يزل ذلك دَأْبي ودَأْبَهما، حتى طلَع الفجر، اللهم إن كنتَ تَعْلَمُ أنِّي فعلتُ ذلك ابْتغاء وجهِك، فافرُجْ عنا فُرْجة نرى منها السماء، قال: فَفُرِج عنهم، وقال الآخر: اللهم إن كنتَ تعلم أني كنتُ أُحبُّ امرأةً مِن بنات عمي كأشَدِّ ما يُحبُّ الرجلُ النساء، فقالت: لا تَنال ذلك منها حتى تعطيها مائة دينار، فسَعيْتُ فيها حتى جَمَعتُها، فلما قَعَدتُ بيْن رِجليْها قالت: اتقِ الله ولا تَفُضَّ الخاتَمَ إلا بحقِّه، فقمتُ وتركتُها، فإن كنتَ تعْلَم أنِّي فعلتُ ذلك ابتغاء وجهِك، فافرُجْ عنا فُرْجَة، قال: ففُرِج عنهم الثُّلُثيْنِ، وقال الآخر: اللهم إن كنتَ تعْلَم أني اسْتَأجَرْتُ أجيرًا بفَرَق من ذُرَة فأعْطيتُه، وأَبَى ذاك أنْ يأخُذَ، فعَمَدتُ إلى ذلك الفَرَق فزرعتُه، حتى اشتريتُ منه بقرًا وراعِيها، ثم جاء فقال: يا عبد الله أعْطِني حَقِّي، فقلتُ: انطلقْ إلى تلك البقر وراعِيها فإنها لك، فقال: أتستهْزِئ بي؟ قال: فقلت: ما أستهزئ بك ولكنها لك، اللهم إن كنتَ تعلم أنِّي فعلتُ ذلك ابتغاء وجهك، فافْرُجْ عنا فكُشِف عنهم».
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : « Invoquons Allah par la meilleure des œuvres que nous avons accomplis ! » Ainsi, il se peut qu'Allah nous délivre et écarte ce rocher. « À ces mots, l'un des trois dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d’en donner à] mes enfants, à mon épouse et au reste de ma famille, tel que mon frère et ma sœur. Un jour, je suis rentré tard à cause d'un imprévu. En arrivant la nuit, je trouvai mon père et ma mère endormis. Je récoltai le lait tant que possible et me tint debout au niveau de leurs têtes tout en détestant les réveiller ; je détestai aussi donner à boire à mes enfants et ma famille avant eux. En outre, mes enfants pleurèrent de faim à mes pieds jusqu'au lever de l'aube. Finalement, [au matin] je donnai à boire à mes parents, puis à mes enfants. Ô Allah ! Si Tu juges que j’ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte un peu ce rocher et fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! » Allah les libéra [en partie] et fit une ouverture d'où ils purent voir le ciel. Le deuxième s'exclama : « Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne commets pas d'acte illicite et ne romps pas le cachet [c'est-à-dire : l'hymen] excepté dans le cadre légitime [du mariage] ! " Je me levai d'entre ses jambes et la laissai. Ô Allah ! Si j'ai fait cela dans l'espoir de Ton agrément, alors écarte ce rocher et libère-nous ! " Aussitôt, Allah les libéra aux deux tiers de l'entrée bloquée par le rocher. Quant au troisième, il a dit : " Ô Allah ! J’avais engagé un ouvrier en contrepartie d'un salaire de vingt-six ‘ raṭl ’ [unité de poids équivalant à : 2,564 kg] de blé. Ayant terminé son travail, je lui ai donné son dû mais il refusa de le prendre. Depuis lors, je n’ai cessé de lui faire fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches ainsi que leur berger. Après un certain temps, l'ouvrier revint et me dit : ‘Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui ai répondu : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont tous à toi ! - Il s’est exclamé : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi !’ [Le troisième homme dit alors] : Ô Allah ! Si Tu juges que j'ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Allah les délivra, plus rien ne faisait obstacle à la sortie de la grotte et ils finirent alors par pouvoir en sortir. »

Référence

- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه. - صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - النهاية في غريب الحديث والأثر، لابن الأثير، نشر: المكتبة العلمية - بيروت، 1399هـ - 1979م، تحقيق: طاهر أحمد الزاوى - محمود محمد الطناحي. - شرح رياض الصالحين، تأليف: محمد بن صالح العثيمين، الناشر: دار الوطن للنشر، الطبعة: 1426 هـ. - الشرح الممتع على زاد المستقنع, محمد بن صالح بن محمد العثيمين, دار ابن الجوزي, الطبعة: الأولى، 1422 - 1428 هـ. - دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين, محمد علي بن محمد البكري, اعتنى بها: خليل مأمون شيحا, الناشر: دار المعرفة, بيروت – لبنان, الطبعة: الرابعة، 1425 هـ - 2004 م.

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Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard !

عن أبي سعيد الخدري أن رجلًا هاجر إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم من اليمن فقال: «هل لك أحَدٌ باليمن؟»، قال: أَبَوَاي، قال: «أَذِنَا لك؟» قال: «لا»، قال: «ارْجِعْ إليهما فاستأذِنْهُما، فإنْ أَذِنَا لَكَ فَجَاهِدْ، وإلا فَبِرَّهُمَا».
Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme émigra du Yémen vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et [qu'une fois arrivé] il lui a demandé : « As-tu quelqu'un au Yémen ? - Il a répondu : Mes deux parents ! - Il lui a alors demandé : T'ont-ils donné l'autorisation ? - Il a répondu : Non. - Alors, il lui a dit : Retourne auprès d'eux et demande-leur l'autorisation. S'ils te l'accordent, combat ! Sinon [reste auprès d'eux et] fait preuve de piété filiale à leur égard ! »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique d'après ses ḥadiths témoins
Explication

Ce hadith nous apprend qu'un homme est venu du Yémen afin de demander l'autorisation au Prophète (sur lui la paix et le salut) de participer au combat. Il lui a demandé s'il avait des parents et si ceux-ci lui avaient donné l'autorisation, ou non, de partir au combat. Ce qui est apparent de la situation de cette personne est qu'ils ne lui ont pas donné leur autorisation. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de retourner auprès d'eux et de se montrer bienfaisant envers eux et de faire preuve de piété filiale à leur égard. Ce hadith indique donc que l'autorisation des parents à propos du combat est une affaire à prendre en considération.

Référence

- سنن أبي داود، سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد: المكتبة العصرية. - مسند الإمام أحمد بن حنبل، المحقق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي مؤسسة الرسالة الطبعة: الأولى، 1421 هـ - 2001 م. صحيح أبي داود –الأم-، محمد ناصر الدين، الألباني، مؤسسة غراس للنشر والتوزيع، الكويت الطبعة: الأولى، 1423 هـ - 2002 م. - توضيح الأحكام شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله البسام، مكتبة الأسدي، مكة المكرمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. - تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام: تأليف الشيخ صالح الفوزان- عناية عبد السلام السليمان - مؤسسة الرسالة، الطبعة الأولى. - فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية القاهرة، تحقيق صبحي رمضان وأم إسراء بيومي، الطبعة الأولى 1427. - سبل السلام، محمد بن إسماعيل الصنعاني، دار الحديث، بدون طبعة وبدون تاريخ.

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Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com