Deux coépouses de la tribu de Hudhayl se battirent à l’époque du Prophète (sur lui la paix et le salut). L’une d'elles frappa l'autre avec une petite pierre, qui n'est généralement pas mortelle, mais cela la tua ainsi que le fœtus qu'elle portait. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) statua que le prix du sang pour le fœtus était d'un esclave, homme ou femme, en plus du prix du sang versé pour la mort de la femme. Il ne prononça pas d'exécution car il s'agissait d'un homicide involontaire. Ce prix du sang était à la charge de la « famille » (Al-'Aqilah) de la coupable, car il repose sur le secours et l'entraide. De plus, le prix du sang de la femme tuée est considéré comme héritage pour ses enfants et ses proches héritiers, et Al-'Aqilah n'y a aucun droit. Ensuite, Ḥamal ibn Nabighah Al-Hudhaly, le père de la meurtrière, dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Comment pouvons-nous acquitter le prix du sang pour celui qui n'a ni bu, ni mangé et ni parlé de sorte que l'on sache s'il était vivant ? » Il mentionna ses propos avec un style poétique, composé de rimes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) blâma ses paroles rimées et manquant de naturel car elles visaient à rejeter un jugement juridique religieux. [Il les blâma aussi du fait] qu’elles ressemblaient à la rime que les devins avaient l’habitude d’utiliser pour s'emparer illégitimement des biens d’autrui.
عمدة الأحكام من كلام خير الأنام -صلى الله عليه وسلم- لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق ، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408 هـ. صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423هـ. تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الإمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426هـ.