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Hadiths expliqués

L'application du talion (Al Qisâs)

10 hadiths

On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres.

عن أنَسُ بنُ مالك رضي الله عنه قال: «أَنَّ جَارِيَةً وُجِدَ رَأْسُهَا مَرْضُوضاً بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ من فَعَلَ هَذَا بِك: فُلانٌ، فُلانٌ؟ حَتَّى ذُكِرَ يَهُودِيٌّ، فَأَوْمَأَتْ بِرَأْسِهَا، فَأُخِذَ الْيَهُودِيُّ فَاعْترف، فَأَمَرَ النَّبِي صلى الله عليه وسلم أَنْ يُرَضَّ رَأْسَهُ بَيْنَ حَجَرَيْنِ». وَلِمُسْلِمٍ وَالنَّسَائِيَّ «أَنَّ يَهُودِيّاً قَتَلَ جَارِيَةً عَلَى أَوْضَاحٍ، فَأَقَادَهُ رَسُولُ الله».
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres. On lui demanda : « Qui t'a fait cela ? Untel ? Untel ? » Jusqu'à ce que l'on mentionne un juif et qu'elle acquiesce d'un signe de la tête. On attrapa le juif qui reconnut son crime. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu'on lui écrase la tête entre deux pierres. » Et dans la version de Muslim et de An-Nassâ'î : « Un juif assassina une jeune fille afin de lui voler ses bijoux en argent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplit alors sur lui la sentence. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

On trouva, à l'époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres et qui était encore en vie. On lui demanda qui était son meurtrier en énumérant plusieurs noms de supposés coupables. [Cela dura] jusqu'à ce que fut mentionné un juif au nom duquel elle acquiesça d'un signe de la tête indiquant qu’il était celui qui lui avait brisé la tête. Ils le suspectèrent donc d'avoir commis ce crime puis l'attrapèrent et le questionnèrent. Il finit par reconnaître l'avoir tuée à cause des bijoux en argent qu'elle possédait [et qu'il voulait lui voler]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu'on applique sur lui la loi du talion. La tête [de l'assassin] fut donc écrasée entre deux pierres.

Référence

- صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. - صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423 هـ - عمدة الأحكام من كلام خير الأنام صلى الله عليه وسلم لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408 هـ تأسيس الأحكام للنجمي، ط2، دار علماء السلف، 1414ه - الإلمام بشرح عمدة الأحكام لإسماعيل الأنصاري، ط1، دار الفكر، دمشق، 1381ه - تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الأمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426 هـ.

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Si un homme - ou il a dit : quelqu'un - t’a épié sans ta permission, que tu lui as jeté une pierre qui lui a crevé son œil, cela ne te sera pas reproché.

عن أبي هُريرة -رضي اللهُ عنه- مرفوعًا: «لو أن رجلا -أو قال: امْرَأً- اطَّلَعَ عليك بغير إِذْنِكَ؛ فَحَذَفْتَهُ بحَصَاةٍ، فَفَقَأْتَ عينه: ما كان عليك جُنَاحٌ».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si un homme - ou il a dit : quelqu'un - t’a épié sans ta permission, que tu lui as jeté une pierre qui lui a crevé son œil, cela ne te sera pas reproché. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé du fait que si un homme épie quelqu’un sans sa permission, de derrière sa porte, d'au-dessus de son mur - ou de quelque autre manière que ce soit - puis que l’épié lui crève l'œil en lui jetant une pierre ou en lui plantant un morceau de fer dans l'œil, il n’aura ni péché, ni de sentence [à son encontre]. Ceci car celui qui épie est, de par son acte, celui qui transgresse et qui offense.

Référence

1- صحيح البخاري، محمد بن إسماعيل البخاري الجعفي، تحقيق: محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى 1422هـ. 2- صحيح مسلم، مسلم بن الحجاج القشيري النيسابوري، تحقيق محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، الطبعة: 1423هـ. 3- تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، عبد الله بن عبد الرحمن البسام، تحقيق: محمد صبحي حلاق، مكتبة الصحابة، الإمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، الطبعة: العاشرة 1426هـ. 4- تأسيس الأحكام، أحمد بن يحيى النجمي، دار علماء السلف، الطبعة: الثانية 1414هـ.

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Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman témoignant qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, sauf dans trois cas...

عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : "لا يَحِلّ دمُ امرئ مسلم، يشهد أن لا إله إلا الله، وأن محمدًا رسول الله، إلا بإحدى ثلاث: رجل زَنَى بَعْدَ إِحْصَان، فإنه يُرْجَم، ورجل خرج مُحاربًا لله ورسوله، فإنه يُقَتُل، أو يُصلَّبُ، أو يُنفى من الأرض، أو يَقتلَ نفسًا، فيُقتلُ بها".
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman témoignant qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, sauf dans trois cas : un homme qui commet l'adultère après avoir été marié, il doit être lapidé ; un homme qui sort [de l'Islam en apostasiant] combattant Allah et Son Messager, il doit être tué, crucifié ou exilé de son pays ; et un homme qui tue délibérément une âme, il doit être tué en punition de son crime. »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû DâwudDegréAuthentique
Explication

Ce hadith indique que le sang des musulmans qui témoignent qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, est sacré. Et ceci, tant qu'il n’apparaît pas d'eux une chose qui s'oppose à ces deux témoignages parmi les facteurs annulatifs de l'Islam. En effet, le Sage Législateur s'est attaché à préserver les personnes et leur sécurité et a fait de Sa législation une protection et un rempart pour eux. Ainsi Allah, Exalté soit-Il, a fait du meurtre de celui qu'Il a interdit de tuer le plus grand des péchés après le fait de lui donner un associé. Et ici, le Législateur n'a permis de tuer un musulman qu'en trois cas : Le premier cas est celui d'un homme qui commet la fornication alors qu'Allah l'a favorisé lui facilitant la chasteté et l'a épargné [de l'épreuve du célibat] par un mariage valide. Le deuxième concerne celui qui sort contre les musulmans, faisant la guerre à Allah et Son Messager. Il tend donc des embuscades [aux musulmans], les terrorise, les vole et propage le désordre et la corruption chez eux. En effet, celui-ci doit être tué, crucifié ou expulsé du pays afin que les gens se prémunissent et soient à l'abri de son mal et de sa tyrannie. Le troisième cas est l'assassin qui tue une âme sacrée par injustice et oppression. La justice et l'équité pour ce genre de personne est qu'elle connaisse la même fin que [ce qu'a provoqué] son acte afin de donner son droit à la victime et d'intimider les âmes injustes tentées par l'oppression [d'autrui]. Par conséquent, il est permis de tuer ces trois types de personnes car leur mise à mort permet de préserver la religion, les personnes et l'honneur.

Référence

- سنن أبي داود , تحقيق: محمد محي الدين, المكتبة العصرية. - سنن للنسائي, تحقيق: عبد الفتاح أبو غدة, مكتب المطبوعات الإسلامية الطبعة: الثانية، 1406 - صحيح الجامع الصغير وزيادة للألباني , المكتب الإسلامي - بلوغ المرام من أدلة الأحكام لابن حجر تحقيق: سمير بن أمين الزهيري, دار الفلق - ط: السابعة، 1424 هـ - توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام، مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - عون المعبود شرح سنن أبي داود، للعظيم آبادي دار الكتب العلمية - بيروت, الطبعة: الثانية، 1415 هـ - تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، تأليف: صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، الطبعة: الأولى، 1427 هـ 2006 م - تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الإمارات، مكتبة التابعين، القاهرة، 1426 هـ - فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية - الطبعة الأولى 1427.

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Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui !

عن قيس بن عباد، قال: انطلقت أنا والأشتر، إلى علي رضي الله عنه فقلنا: هل عَهِدَ إليك رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئًا لم يَعْهَدْهُ إلى الناس عامة؟ قال: لا، إلا ما في كتابي هذا، قال مسدد: قال: فأخرج كتابًا، وقال أحمد: كتابا من قِرَابِ سيفه، فإذا فيه «المؤمنون تَكَافَأُ دماؤهم، وهم يد على من سِوَاهم، ويسعى بذِّمَّتِهِم أدناهم، ألا لا يُقتل مؤمن بكافر، ولا ذُو عَهْد في عهده، من أحدث حَدَثَاً فعلى نفسه، ومن أحدث حدثا، أو آوى مُحْدِثاً فعليه لعنة الله والملائكة والناس أجمعين».
Qays ibn 'Abbâd relate : « Je suis parti avec Al-Ashtar voir 'Alî (qu'Allah l'agrée) et nous lui avons demandé : "Est-ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a enjoint quoi que ce soit qu'il n'aurait pas enjoint aux hommes en général ? - Il a répondu : Non, excepté ce qu'il y a dans mon livre-ci. - Musaddad dit alors : « Il a alors sorti un livre », et Aḥmad a précisé : « Un livre proche de son sabre. » Il y avait dans ce livre [la parole suivante] : « Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui ! »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Ce hadith nous apprend que certains Successeurs ont demandé à 'Alî (qu’Allah l’agrée) la même chose que lui a demandé, à un autre moment, le Compagnon Abû Juḥayfah (qu’Allah l’agrée) : « Est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vous a fait part de quelque chose de spécifique autre que le Coran ? ‘Alî (qu’Allah l’agrée) a invalidé cela et a dit qu’il ne possédait rien qui lui était spécifique, et qui serait inconnu des gens, excepté ce qu’il y avait dans le feuillet [en sa possession] et qui contenait des décrets qu’il avait écrit du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Dans ce feuillet, il était fait mention de l’égalité de sang entre les musulmans, de telle sorte qu’on ne tue un musulman que contre un musulman lorsque l’un transgresse envers l’autre ; tout comme on ne tue pas un musulman qui aurait tué un mécréant car le mécréant n’est pas égal au musulman quant à la sacralité de son sang. Toutefois, la sécurité des mécréants - petits ou grands, hommes ou femmes - et les engagements [les concernant] doivent être respectés. Par conséquent, si [un musulman] place une personne sous sa protection avant que celle-ci ne soit en sécurité, cela doit être considéré par respect de l’engagement du musulman [envers cette personne], même si la personne protégée est mécréante. De même, il n’est pas permis de tuer quelqu'un entrant dans le pays des musulmans après avoir conclu un pacte [avec eux] car son sang est alors protégé par cet engagement. Et quiconque commet un acte blâmable ou dissimule son auteur en lui donnant refuge mérite obligatoirement, par le biais de son acte, la malédiction d’Allah, des Anges et de l’Humanité toute entière, de sorte qu’il soit banni et éloigné de la miséricorde d’Allah, Exalté soit-Il.

Référence

سنن أبي داود - سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد: المكتبة العصرية، صيدا – بيروت. السنن الصغرى للنسائي - أحمد بن شعيب ، النسائي -تحقيق: عبد الفتاح أبو غدة-مكتب المطبوعات الإسلامية – حلب- الطبعة: الثانية، 1406 – 1986. مسند الإمام أحمد بن حنبل المحقق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي مؤسسة الرسالة الطبعة: الأولى، 1421 هـ - 2001 م. إرواء الغليل في تخريج أحاديث منار السبيل /محمد ناصر الدين الألباني - إشراف: زهير الشاويش-المكتب الإسلامي – بيروت-الطبعة: الثانية 1405 هـ - 1985م. ذخيرة العقبى في شرح المجتبى.المؤلف: محمد بن علي بن آدم بن موسى الإثيوبي الوَلَّوِي دار المعراج الدولية للنشر و دار آل بروم للنشر والتوزيع الطبعة: الأولى/ 1416 هـ - 1996 م. عمدة القاري شرح صحيح البخاري/بدر الدين العينى - دار إحياء التراث العربي – بيروت-بدون تاريخ. - تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، تأليف: صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، الطبعة: الأولى، 1427 هـ - 2006 م. فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية - الطبعة الأولى 1427. توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام. مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة.الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ .

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Un enfant appartenant à des gens pauvres ayant coupé l'oreille d'un enfant appartenant à des gens riches, la famille du premier est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes des gens pauvres...», et il ne lui a alors rien imposé.

عن عمران بن حصين أن غلامًا لأناس فقراء قطع أذُنَ غُلَامٍ لأناس أغنياء، فأتى أهله النبي صلى الله عليه وسلم ، فقالوا: يا رسول الله، إنا أناس فقراء. «فلم يجعل عليه شيئًا».
ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée) relate qu'un enfant appartenant à des gens pauvres ayant coupé l'oreille d'un enfant appartenant à des gens riches, la famille du premier est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes des gens pauvres...», et il ne lui a alors rien imposé.
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Ce hadith indique qu’un serviteur esclave, ou un jeune enfant, appartenant à des gens pauvres, avait coupé l’oreille d’un enfant comme lui, mais appartenant à des gens riches. Les premiers sont venus au Prophète (sur lui la paix et le salut) et l’ont informé qu’ils étaient pauvres. De là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’a rien imposé à la famille de l’enfant transgresseur. Ceci car le criminel était jeune et qu’on ne pouvait rien imputer à son acte. Certains savants ont estimé que l’application du talion n’a pas lieu d’être du fait de la jeunesse du garçon mais que le prix du sang pour le crime commis demeure à la charge de sa famille. Étant donné que les gens de la famille [en question] étaient pauvres, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les a exemptés du prix du sang. En outre, et selon l’unanimité des savants, le jugement de l’homicide volontaire chez l’enfant correspond au jugement d’un homicide involontaire. Quant au fait qu’il n’a pas imposé à sa famille - de manière obligatoire - le prix du sang, c’est parce qu’ils étaient pauvres ; et le prix du sang n’est obligatoire que sur les gens de la famille du criminel dès lors qu’ils sont riches. Et il se peut aussi que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se soit acquitté de ce prix du sang par le biais du Trésor Public.

Référence

- سنن أبي داود، سليمان بن الأشعث السِّجِسْتاني، تحقيق: محمد محيي الدين عبد الحميد: المكتبة العصرية، صيدا – بيروت. - السنن الصغرى للنسائي، أحمد بن شعيب النسائي، تحقيق: عبد الفتاح أبو غدة، مكتب المطبوعات الإسلامية، حلب، الطبعة: الثانية، 1406 – 1986. - مسند الإمام أحمد بن حنبل، المحقق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي، مؤسسة الرسالة الطبعة: الأولى، 1421 هـ - 2001 م. - منحة العلام في شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله الفوزان،طبعة دار ابن الجوزي، الطبعة الأولى 1428. - توضيح الأحكام شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله البسام، مكتبة الأسدي –مكة المكرمة –الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. - تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام: تأليف الشيخ صالح الفوزان- عناية عبد السلام السليمان - مؤسسة الرسالة الطبعة الأولى. - فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية القاهرة، تحقيق صبحي رمضان وأم إسراء بيومي- الطبعة الأولى 1427. - ذخيرة العقبى في شرح المجتبى، المؤلف: محمد بن علي بن آدم الإثيوبي الوَلَّوِي، دار المعراج الدولية للنشر ودار آل بروم للنشر والتوزيع الطبعة: الأولى/ 1416 هـ - 1996 م. - نيل الأوطار، محمد بن علي الشوكاني، تحقيق: عصام الدين الصبابطي، دار الحديث، مصر- الطبعة: الأولى، 1413هـ - 1993م. - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م.

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Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné à quiconque était blessé de ne pas demander le talion jusqu'à ce que sa blessure ne guérisse. Une fois sa blessure guérie, qu'il le demande.

عن عمرو بن شعيب، عن أبيه، عن جده، قال: قضى رسول الله صلى الله عليه وسلم في رجل طعن رجلًا بِقَرْنٍ في رِجْلِهِ، فقال: يا رسول الله، أَقِدْنِي، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم : "لا تعجل حتى يبرأ جرحك"، قال: فأبى الرجل إلا أن يَسْتَقِيدَ، فَأَقَادَهُ رسول الله صلى الله عليه وسلم منه، قال: فَعَرَجَ المُستَقيدُ، وبَرأ المُستقادُ منه، فأتى المُستَقِيدُ إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فقال له: يا رسول الله، عَرَجْتُ، وبَرَأَ صاحبي؟ فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم : "ألم آمرك ألا تستقيد، حتى يبرأ جرحك؟ فعصيتني فأبعدك الله، وبطل جرحك" ثم أمر رسول الله -صلى الله عليه وسلم، بعد الرجل الذي عرج- من كان به جرحٌ أن لا يستقيد حتى تبرأ جراحته، فإذا برئت جراحته استقاد.
‘Amr ibn Shu'ayb relate, d’après son père, d’après son grand-père : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a jugé le cas d’un homme qui, à l’aide d’une corne, avait planté un [autre] homme dans son pied. Ce dernier dit alors : "Ô Messager d’Allah ! Applique le talion en ma faveur !" Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : "Ne t’empresse pas jusqu’à ce que ta blessure guérisse !" » [Le rapporteur du hadith] dit : « L’homme refusa, il ne faisait que demander l’application du talion. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) appliqua le talion en sa faveur. Mais, celui qui avait demandé l’application du talion devint boiteux tandis que celui à qui l’on avait appliqué le talion finit par guérir. Alors, celui qui avait demandé l’application du talion se rendit auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : "Ô Messager d’Allah ! Je suis devenu boiteux tandis que mon compagnon a guéri ! - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : Ne t’avais-je pas ordonné de ne pas demander l’application du talion jusqu’à ce que ta blessure ne guérisse ? Mais tu m’as désobéi, Allah t’a éloigné et maintenant ta blessure est devenue handicapante !" Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna d’éloigner l’homme qui était devenu boiteux et [qu’à l’avenir] quiconque serait blessé ne devait pas demander l’application du talion jusqu’à ce que sa blessure guérisse. Et qu’une fois celle-ci guérie, à ce moment-là, il pouvait demander l’application du talion. »
Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Ce hadith nous apprend qu’un homme a frappé un autre homme avec une corne, qui est l’os situé sur la tête des bêtes, et qu'ensuite ce dernier a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) l’application du talion à celui qui l’avait frappé. Cependant, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a ordonné d’attendre jusqu’à ce qu’il guérisse [de sa blessure] car il ne savait pas si cette blessure cicatriserait, si elle se propagerait au membre ou à l'ensemble de sa personne au point qu'il finirait par en mourir. Or, celui-ci refusa et souhaita appliquer tout de suite le talion. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) appliqua donc le talion en faveur de la personne et contre le criminel. Mais ensuite, après l’application du talion à son encontre, le criminel finit par guérir tandis que celui qui avait demandé son application devint boiteux. Il est alors venu se plaindre auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a expliqué que, s’étant empressé, il ne s’était pas satisfait d’ajourner l’application du talion et que, de ce fait, son droit au prix du sang s’en était allé avec. En outre, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a invoqué contre lui afin de le réprimander pour sa précipitation et de ne pas avoir mis en pratique son ordre qui consistait à attendre. Enfin, après cet évènement-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné d’ajourner l’application du talion à propos des blessures jusqu’à leur guérison.

Référence

مسند الإمام أحمد بن حنبل، المحقق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون إشراف: د عبد الله بن عبد المحسن التركي، مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421 هـ - 2001 م. منحة العلام في شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله الفوزان-طبعة دار ابن الجوزي-الطبعة الأولى 1428. توضيح الأحكام شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله البسام- مكتبة الأسدي –مكة المكرمة –الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام: تأليف الشيخ صالح الفوزان- عناية عبد السلام السليمان - مؤسسة الرسالة الطبعة الأولى. فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام للشيخ ابن عثيمين- المكتبة الإسلامية القاهرة- تحقيق صبحي رمضان وأم إسراء بيومي- الطبعة الأولى 1427. الفتح الرباني لترتيب مسند الإمام أحمد بن حنبل الشيباني ومعه بلوغ الأماني من أسرار الفتح الرباني، أحمد بن عبد الرحمن بن محمد البنا الساعاتي - دار إحياء التراث العربي- الطبعة: الثانية. إرواء الغليل في تخريج أحاديث منار السبيل للألباني، المكتب الإسلامي الطبعة: الثانية 1405 هـ. معجم اللغة العربية المعاصرة، المؤلف: د أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل, الناشر: عالم الكتب. الطبعة: الأولى، 1429 هـ.

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Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait !

عن أنس أن الرُّبَيِّعَ عمته كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ جارية، فطلبوا إليها العفو فأبوا، فعرضوا الأرْشَ فأبَوْا، فأتوا رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبوا إلا القصِاَصَ فأمر رسول الله صلى الله عليه وسلم بالقصاص، فقال أنس بن النضر: يا رسول الله أَتُكْسَرُ ثَنِيَّةُ الرُّبَيِّعِ؟ لا والذي بعثك بالحق لا تُكسر ثنيتها. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «يا أنسُ، كتابُ اللهِ القصاصُ». فرضي القومُ فَعَفَوْا، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «إن من عباد الله من لو أقسم على الله لأبَرَّهُ».
Anas relate qu'Ar-Rubayyî' - sa tante paternelle - cassa l'incisive d'une servante. Ils lui demandèrent alors de la pardonner, [ainsi qu'à ses proches], mais ils refusèrent. Ils proposèrent une chose de valeur [en contrepartie du pardon], mais ils refusèrent [de nouveau]. Alors, ils se rendirent [tous] auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) mais, là encore, ils refusèrent [toute forme de conciliation] et n’acceptèrent que l'application du talion. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna donc l'application du talion. Anas ibn Naḍir s'est alors exclamé : « Ô Messager d'Allah ! L'incisive d'Ar-Rubayyî' va-t-elle être cassée !? Non ! Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, son incisive ne sera pas cassée ! » Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Anas ! Le Livre d'Allah, le talion ! » Finalement, les gens agréèrent et ils décidèrent de pardonner. A ce moment là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon la narration d'Al-BukhârîDegréAuthentique
Explication

Ce hadith indique qu'Ar-Rubayyî' (qu'Allah l'agrée) a cassé certaines des dents de devant d'une servante issue des Anṣârs. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut donc lui appliquer le talion, qui consistait à lui casser son incisive. Mais, Anas ibn Naḍir - qui était son frère - s'est levé, s'est exclamé et a interrogé. Cependant, ceci n'est pas [à considérer comme] une désapprobation du jugement d'Allah. Il a alors juré qu'on ne casserait pas sa dent (qu'Allah l'agrée) et cela par la bonne opinion qu'il avait d'Allah, Exalté soit-Il. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rappela alors que le jugement d'Allah était décrété à travers l'application du talion. Et lorsque les gens virent cela, ils furent satisfaits du prix du sang et décidèrent de ne pas appliquer le talion en pardonnant. A ce moment-là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) informa du fait que, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient [s'engageant] par un serment, Allah leur donnerait raison du fait de leur intégrité et de leur confiance en Lui, Exalté soit-Il.

Référence

صحيح البخاري -الجامع الصحيح-؛ للإمام أبي عبد الله محمد بن إسماعيل البخاري، عناية محمد زهير الناصر، دار طوق النجاة، الطبعة الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم؛ للإمام مسلم بن الحجاج، حققه ورقمه محمد فؤاد عبد الباقي، دار عالم الكتب-الرياض، الطبعة الأولى، 1417هـ. منحة العلام في شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله الفوزان-طبعة دار ابن الجوزي-الطبعة الأولى 1428. توضيح الأحكام شرح بلوغ المرام: تأليف عبد الله البسام- مكتبة الأسدي - مكة المكرمة - الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام:تأليف الشيخ صالح الفوزان- عناية عبد السلام السليمان - مؤسسة الرسالة الطبعة الأولى فتح ذي الجلال والإكرام بشرح بلوغ المرام للشيخ ابن عثيمين- المكتبة الإسلامية القاهرة- تحقيق صبحي رمضان وأم إسراء بيومي- الطبعة الأولى 1427- فتح الباري شرح صحيح البخاري- أحمد بن علي بن حجر العسقلاني الشافعي- دار المعرفة - بيروت،رقم كتبه وأبوابه وأحاديثه: محمد فؤاد عبد الباقي- قام بإخراجه وصححه وأشرف على طبعه: محب الدين الخطيب- عليه تعليقات العلامة: عبد العزيز بن عبد الله بن باز. البدرُ التمام شرح بلوغ المرام/ الحسين بن محمد بن سعيد ، المعروف بالمَغرِبي - المحقق: علي بن عبد الله الزبن: دار هجر الطبعة: الأولى- 1414 هـ - 1994 م. - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م.

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La parole de 'Umar (qu’Allah l’agrée) : « Si [tous] les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! »

عن ابن عمر رضي الله عنهما أنَّ غلامًا قُتل غِيلَةً، فقال عمر رضي الله عنه : «لو اشْتَرَكَ فيها أهْلُ صَنْعاء لَقَتَلْتُهم».
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un jeune garçon fut assassiné, 'Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Si [tous] les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! »
Rapporté par Al-BûkhârîDegréAuthentique
Explication

Un groupe de personnes - cinq ou sept - s'est associé, à l'époque de 'Umar (qu'Allah l'agrée) afin d’assassiner un jeune garçon. 'Umar (qu'Allah l'agrée) ordonna alors de tous les tuer. En effet, puisqu'ils s'étaient réunis et entraidés afin de commettre un meurtre, il a insisté à propos de l'obligation de tuer [tout] le groupe, et cela même si une seule personne avait été tuée. Il a alors dit : « Si tous les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! » Et les Compagnons (qu’Allah les agrée) ainsi que l'ensemble des jurisconsultes se sont accordés unanimement sur ce décret et jugement afin que le fait de s'entraider dans le versement ne soit pas une cause de non application du talion. Et si Ṣan'â` a spécifiquement été évoquée dans ce propos, c’est que les meurtriers en question étaient originaires de cette ville ou qu'il s'agit d'un exemple utilisé par les arabes pour indiquer le grand nombre des habitants.

Référence

- صحيح البخاري، تأليف: محمد بن إسماعيل البخاري، تحقيق: محمد زهير الناصر، الناشر: دار طوق النجاة الطبعة: الأولى، 1422هـ. - توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، تأليف: عبد الله بن عبد الرحمن بن صالح البسام، الناشر: مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. - مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، لعلي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت – لبنان، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م. - البدرُ التمام شرح بلوغ المرام, الحسين بن محمد بن سعيد اللاعيّ، المعروف بالمَغرِبي, المحقق: علي بن عبد الله الزبن, الناشر: دار هجر, الطبعة: الأولى -1424 هـ - 2003 م. - فتح ذي الجلال والإكرام شرح بلوغ المرام لمحمد بن صالح بن محمد العثيمين، تحقيق: صبحي بن محمد رمضان، وأُم إسراء بنت عرفة، ط1، المكتبة الإسلامية، مصر، 1427هـ. - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية. الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م.

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8 sur 10
10 hadiths
  1. On trouva une servante dont la tête avait été écrasée entre deux pierres.
  2. Si un homme - ou il a dit : quelqu'un - t’a épié sans ta permission, que tu lui as jeté une pierre qui lui a crevé son œil, cela ne te sera pas reproché.
  3. Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman témoignant qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah, sauf dans trois cas...
  4. Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui !
  5. Un enfant appartenant à des gens pauvres ayant coupé l'oreille d'un enfant appartenant à des gens riches, la famille du premier est venue au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Nous sommes des gens pauvres...», et il ne lui a alors rien imposé.
  6. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné à quiconque était blessé de ne pas demander le talion jusqu'à ce que sa blessure ne guérisse. Une fois sa blessure guérie, qu'il le demande.
  7. Certes, parmi les serviteurs d'Allah, il est des gens qui, s'ils juraient par Allah, Il les affranchirait de leur serment et les exaucerait !
  8. La parole de 'Umar (qu’Allah l’agrée) : « Si [tous] les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! »
  9. Quiconque tue délibérément un croyant sera remis à la famille de sa victime. Si elle veut, elle choisira son exécution ; et si elle veut, elle choisira le prix du sang. Celui-ci est de trente chameaux dans leur quatrième année, trente chameaux dans leur cinquième année, quarante chamelles pleines (de leurs petits en leur ventre) et aussi ce qu'ils auront négocié ensemble.
  10. Quiconque accuse son esclave de fornication alors qu'il en est innocent sera flagellé le Jour de la Résurrection, sauf s'il en est tel qu'il l'a dit.

Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com