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Hadiths expliqués

Les différentes prises en charge (An Nafaqât)

8 hadiths

Garde une partie de tes biens, c'est mieux pour toi !

عن كَعْب بن مالك رضي الله عنه قال: قلتُ: يا رسولَ الله، إن مِن تَوبتي أن أَنْخَلِعَ مِنْ مالي؛ صدقةً إلى الله وإلى رسولِه، فقال رسولُ الله صلى الله عليه وسلم : "أمسِكْ عليك بعضَ مالِكَ؛ فهو خيرٌ لكَ".
Ka'b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Je dis : Ô Messager d'Allah ! Fait partie de mon repentir que je me dépouille de mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Garde une partie de tes biens, c'est mieux pour toi ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Ka'b ibn Mâlik Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) faisait partie des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabûk, sans hypocrisie ni excuse. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de cette expédition militaire, il les évita et ordonna à ses Compagnons de les éviter. Ils ne cessèrent de l'être jusqu'à ce que leur repentir fût révélé et qu'Allah fût satisfait d'eux, puis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et les Compagnons le furent aussi. Tellement joyeux de la satisfaction d'Allah envers lui et de l'acceptation de son repentir, Ka'b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) voulut donner tous ses biens en aumône pour Allah, Exalté soit-Il. Cependant, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui indiqua d'en garder une partie. En effet, Allah, Exalté soit-Il, a su son intention sincère et son parfait repentir, Il lui a pardonné son péché et a passé outre sans qu'il n'accomplisse un tel geste [c'est-à-dire : sans qu'il ne donne tout ses biens en aumône]. Allah ne charge pas une âme plus qu'elle ne peut supporter. Par conséquent, Ka'b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) dépensa une partie de ses biens par joie de la satisfaction d'Allah, Exalté soit-Il, à son égard et afin qu'il trouve sa rétribution intacte auprès de Lui, tout en gardant l'autre partie. Ainsi, il resta en mesure de subvenir à ses besoins et d'assumer les dépenses obligatoires envers sa personne et celles sous sa responsabilité. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs.

Référence

-صحيح البخاري، تحقيق: محمد زهير بن ناصر الناصر، ط1، دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم: محمد فؤاد عبد الباقي)، 1422ه. -صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، دار إحياء التراث العربي، بيروت، 1423هـ. -عمدة الأحكام من كلام خير الأنام صلى الله عليه وسلم لعبد الغني المقدسي، دراسة وتحقيق: محمود الأرناؤوط، مراجعة وتقديم: عبد القادر الأرناؤوط، ط2، دار الثقافة العربية، دمشق ، بيروت، مؤسسة قرطبة، 1408هـ. -تأسيس الأحكام للنجمي، ط2، دار علماء السلف، 1414ه. -تيسير العلام شرح عمدة الأحكام للبسام، حققه وعلق عليه وخرج أحاديثه وصنع فهارسه: محمد صبحي بن حسن حلاق، ط10، مكتبة الصحابة، الأمارات - مكتبة التابعين، القاهرة، 1426هـ. -الإلمام بشرح عمدة الأحكام, إسماعيل الأنصاري, الطبعة الثانية 1392هـ. -الشرح الممتع على زاد المستقنع، محمد بن صالح بن محمد العثيمين، دار ابن الجوزي، الطبعة: الأولى، 1422- 1428هـ.

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Ô Messager d’Allah ! Aurais-je une récompense par rapport aux enfants d’Abû Salamah du fait que je dépense pour eux et que je ne les abandonne pas à leur propre sort, bien qu'ils soient mes enfants ? Il répondit : « Oui, tu auras la récompense de ce que tu auras dépensé pour eux !

عن أم سلمة رضي الله عنها ، قالت: قلت: يا رسول الله، هل لي أجرٌ في بني أبي سلمة أن أُنْفِقَ عليهم، ولستُ بتاركتهم هكذا وهكذا إنما هم بَنِيَّ؟ فقال: «نعم، لك أجرُ ما أنفقتِ عليهم».
Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J'ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Aurais-je une récompense par rapport aux enfants d’Abû Salamah du fait que je dépense pour eux et que je ne les abandonne pas à leur propre sort, bien qu'ils soient mes enfants ? " Il répondit : " Oui, tu auras la récompense de ce que tu auras dépensé pour eux ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Umm Salamah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Aurais-je une récompense dans l’au-delà si je dépense pour mes enfants », que j’ai eus d’Abû Salamah, « et que je m’occupe d’eux sans les abandonner à leur propre sort » car je fais cela par compassion envers eux « bien qu'ils soient mes enfants ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’informa alors qu’elle aurait une récompense pour tout ce qu’elle dépenserait pour eux.

Référence

دليل الفالحين لطرق رياض الصالحين، لابن علان، نشر دار الكتاب العربي. نزهة المتقين شرح رياض الصالحين، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الرابعة عشر، 1407ه 1987م. بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، للهلالي، نشر: دار ابن الجوزي. صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي، بيروت.

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Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi."

عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: «قَالَ اللهُ: أَنْفِقْ يَا ابْنَ آدَمَ أُنْفِقْ عَلَيْكَ».
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : « Allah a dit : "Dépense, ô Fils d'Adam ! Je dépenserai pour toi." »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) informe qu'Allah, Béni et Exalté soit-Il, a dit : "Dépense ô fils d'Adam !" Dépense - parmi les dépenses obligatoires et recommandées - Je te ferai largesse et te donnerai en compensation de cela, et Je te le bénirai.

Enseignements
  1. L'encouragement à donner l'aumône et à dépenser dans le sentier d'Allah.
  2. Le fait de dépenser dans les voies du bien fait partie des plus grandes causes de bénédiction dans la subsistance, sa multiplication et pour qu'Allah accorde mieux et plus au serviteur que ce qu'il a dépensé.
  3. Ce hadith fait partie de ce que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) rapporte de son Seigneur. On appelle ce hadith un hadith sacré (Qoudsî) ou divin (Ilâhî), c'est un hadith dont l'expression et la signification viennent d'Allah. Toutefois, il n'a pas les spécificités propre au Coran qui se distingue de tout ce qui est autre que lui, qu'il s'agisse de le lire dans la prière, du fait de se purifier avant sa lecture, du défi qu'il a lancé aux hommes, de son caractère miraculeux et d'autres choses encore.
Référence

صحيح البخاري (7/ 62) (5352). صحيح مسلم (2/ 690) (993). شرح النووي على مسلم (7/ 79). بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، لسليم الهلالي (1/ 603).

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Lorsque l'homme dépense pour sa famille et en escompte la récompense, c'est pour lui une aumône.

عن أبي مسعود رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: «إِذَا أَنْفَقَ الرَّجُلُ عَلَى أَهْلِهِ يَحْتَسِبُهَا فَهُوَ لَهُ صَدَقَةٌ».
Aboû Mas'oûd (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a dit : " Lorsque l'homme dépense pour sa famille et en escompte la récompense, c'est pour lui une aumône. "
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) informe que lorsque l'homme dépense pour ceux de sa famille sur qui il lui incombe de dépenser - comme son épouse, ses parents, ses enfants, et autres - et qu'à travers cela il cherche à se rapprocher d'Allah, Exalté soit-Il, et en escompte la récompense auprès de Lui, il en obtiendra la récompense d'une aumône.

Enseignements
  1. L'obtention de la récompense et de la rétribution en dépensant pour sa famille.
  2. Le croyant désire, par le biais de ses œuvres, le Visage d'Allah et ce qu'il y a auprès de Lui comme récompense et rétribution.
  3. Quelle que soit l'œuvre entreprise, il faut s'efforcer d'avoir une bonne intention ; et c'est aussi le cas lorsque l'on dépense pour la famille.
Référence

صحيح البخاري (1/ 20) (55). صحيح مسلم (2/ 695) (1002). كنوز رياض الصالحين، لمجموعة من الباحثين (5/ 334). شرح رياض الصالحين، لابن عثيمين (3/ 157). نزهة المتقين بشرح رياض الصالحين، لمصطفى الخن وغيره (1/ 293). بهجة الناظرين شرح رياض الصالحين، سليم الهلالي (1/ 375).

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Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône !

عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: «لا يَقْتَسِمُ وَرَثَتي دينارًا ولا درهمًا، ما تَرَكْتُ بَعْدَ نَفَقَة نسائي، ومئونَة عامِلي فهو صَدَقة».
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que mes héritiers ne se partagent ni dinar, ni dirham ! Ce que j'aurai laissé après les dépenses pour mes femmes et pour celui qui me succédera est une aumône ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Ce hadith indique que les héritiers du Prophète (sur lui la paix et le salut) ne se partagent - après sa mort - ne serait-ce qu'un dinar ou un dirham de son argent. Ceci, car il était du nombre des Prophètes (sur lui la paix et le salut) et que les Prophètes n'ont laissé ni dinar, ni dirham, ces derniers ne rassemblaient rien de ce bas monde. En effet, leur message était une bonne direction pour [l'ensemble de] la création. Par conséquent, si on trouve de l'argent lui appartenant après sa mort, alors ce sera en guise de dépense pour ses épouses et pour le califat après lui ou pour quiconque se chargera d’œuvres [générales] en faveur des musulmans après lui. Et ce qui est en plus de cela, alors c'est une aumône.

Référence

- صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422ه. - صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - شرح صحيح البخاري لابن بطال، تحقيق: أبي تميم ياسر بن إبراهيم، نشر: مكتبة الرشد، الرياض-السعودية، الطبعة: الثانية 1423ه، 2003م. - إرشاد الساري لشرح صحيح البخاري، لأحمد بن محمد بن أبى بكر بن عبد الملك القسطلاني القتيبي المصري، الناشر: المطبعة الكبرى الأميرية، مصر، الطبعة: السابعة، 1323 هـ. - عمدة القاري شرح صحيح البخاري، لمحمود بن أحمد بن موسى الحنفى بدر الدين العينى، الناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. - مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، لعلي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت – لبنان، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م.

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La main de celui qui donne est la plus élevée. Commence par ceux qui sont à ta charge : ta mère, ton père, ta sœur, ton frère et ensuite, de proche en proche !

عن طارق المُحَارِبِيِّ، قال: قَدِمْنَا المدينة فإذا رسول الله صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ على المِنْبَرِ يَخْطُبُ النَّاسَ وهو يقول: "يَدُ الْمُعْطِي الْعُلْيَا، وَابْدَأْ بِمَنْ تَعُولُ: أُمَّكَ وأَبَاكَ، وأُخْتَكَ وأَخَاكَ، ثُمَّ أَدْنَاكَ أَدْنَاكَ".
Ṭâriq Al-Muḥâribî (qu'Allah l'agrée) a dit : « À notre arrivée à Médine, nous avons vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) debout sur la chaire, prononçant un sermon dans lequel il disait : "La main de celui qui donne est la plus élevée. Commence par ceux qui sont à ta charge : ta mère, ton père, ta sœur, ton frère et ensuite, de proche en proche !"
Rapporté par An-Nassâ'îDegréAuthentique
Explication

Ce hadith montre qu'il faut que l'homme ait la main élevée, c'est à dire qu'il dépense et fasse l'aumône en fonction de sa situation et sa capacité. En effet, il ne doit pas tendre la main ou mendier car le fait de donner et de dépenser donne à la main son statut de main élevée. De plus, il se doit de dépenser pour ses descendants, ascendants et proches parents, ainsi que de leur faire du bien et de les aider selon ses moyens. Il doit aussi commencer par les choses les plus importantes et ainsi de suite. Par conséquent, il doit commencer par la mère car elle est prioritaire par rapport au père, puis la sœur avant le frère et ensuite les proches en fonction de leur proximité parentale, s'ils n'ont pas de moyens de subsistance suffisants.

Référence

- منحة العلام في شرح بلوغ المرام، لعبد الله الفوزان، دار ابن الجوزي، ط1، 1428ه - فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية - الطبعة الأولى 1427 - 2006م - توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام، مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة، الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية، الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م - سنن النسائي. مكتب المطبوعات الإسلامية - حلب - الطبعة الثانية ، 1406 - صحيح الجامع الصغير وزيادته للألباني، ط3، المكتب الإسلامي، بيروت، 1408هـ - تنوير الحوالك شرح موطأ مالك، للسيوطي. الناشر: المكتبة التجارية الكبرى - مصر - عام النشر: 1389 - 1969 هـ.

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Suffit à l'individu comme péché le fait qu'il retienne la subsistance de ceux dont il a la charge !

عن خَيْثَمَةَ، قال: كنا جلوسًا مع عبد الله بن عمرو، إذ جاءه قَهْرَمَانٌ له فَدَخَلَ، فقال: أَعْطَيْتَ الرَّقِيقَ قُوتَهُمْ؟ قال: لا، قال: فَانْطَلِقْ فَأَعْطِهِمْ، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : «كَفَى بِالْمَرْءِ إِثْمًا أَنْ يَحْبِسَ عَمَّنْ يَمْلِكُ قُوتَهُ».
Khaythamah relate : « Nous étions assis avec 'Abdallah ibn 'Amr, lorsqu'est venu à lui son intendant. Il est entré et a demandé : "As-tu donné aux servants leur subsistance ? - Il a répondu : Non ! - Il a dit : Pars et va leur donner ! - Puis, il a dit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : 'Suffit à l'individu comme péché le fait qu'il retienne la subsistance de ceux dont il a la charge !'" »
Rapporté par MuslimDegréAuthentique
Explication

Dans ce hadith, 'Abdallah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) explique l'immense responsabilité de l'homme vis-à-vis de ceux dont il a la charge et en faveur de qui il doit dépenser. Notamment, au moment où il a appris que l'intendant n'avait pas effectué les dépenses auxquelles avaient droit les esclaves. Il a alors rappelé le hadith du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui stipule que le fait que l'homme prive et néglige quelqu'un sous sa responsabilité, ne dépensant pas en sa faveur à cause de son avarice et de sa retenue, fait partie des plus grandes causes de péché.

Référence

- فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية - الطبعة الأولى 1427 - 2006م - توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام، مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة. الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية، الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م - صحيح مسلم, ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي, دار إحياء التراث العربي, بيروت - مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، للتبريزي، الناشر: دار الكتب العلمية، سنة النشر: 1422 - 2001 - منحة العلام في شرح بلوغ المرام، لعبد الله الفوزان، دار ابن الجوزي. ط1 1428ه - المفاتيح في شرح المصابيح، للمُظْهِري. الناشر: دار النوادر، وهو من إصدارات إدارة الثقافة الإسلامية بوزارة الأوقاف الكويتية، الطبعة: الأولى، 1433 هـ - 2012 م - المنهاج شرح صحيح مسلم بن الحجاج، للنووي. الناشر: دار إحياء التراث العربي - بيروت، الطبعة: الثانية، 1392 - الصحاح تاج اللغة وصحاح العربية, أبو نصر إسماعيل بن حماد الجوهري الفارابي, تحقيق: أحمد عبد الغفور عطار, دار العلم للملايين – بيروت, الطبعة: الرابعة 1407 هـ‍ - 1987 م.

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Umar (qu'Allah l'agrée) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là.

عن ابن عمر، أن عمر بن الخطاب -رضي الله عنه وعن ابنه-، كتب إلى أُمراء الأجْنادِ في رِجالٍ غابُوا عن نسائهم فأمرَهم أن يأخذوهم بأنْ يُنفقوا أو يُطلقوا، فإنْ طَلقوا بَعثوا بنفقة ما حَبَسُوا.
Ibn 'Umar relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée, lui et son fils) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là.
Rapporté par Al-Bayhaqî - Rapporté par Ash-ShâfiʽîDegréAuthentique
Explication

Ce récit indique qu'il n'est pas permis que le mari s'absente de son épouse, la délaisse et néglige de dépenser en sa faveur. S'il s'absente, ne laisse aucune dépense à sa femme et qu'il n'a pas d'argent, il est clair qu'il se doit soit d'envoyer à sa femme de quoi subvenir à ses besoins, soit de la divorcer. Et s'il la divorce, il doit alors lui faire parvenir les dépenses passées qu'il n'a pas effectuées. En effet, le fait que le mari dépense pour son épouse est un droit bien établi qui ne tombe pas avec le temps qui s'écoule, excepté si celle-ci agréé le fait que ces dépenses passées ne lui soient pas remboursées. Dans ce cas, elle en a le droit.

Référence

- المسند للشافعي , الناشر: دار الكتب العلمية، بيروت - السنن الكبرى للبيهقي , ت: محمد عبد القادر عطا, دار الكتب العلمية، الطبعة: الثالثة، 1424 هـ - إرواء الغليل في تخريج أحاديث منار السبيل للألباني , المكتب الإسلامي الطبعة: الثانية 1405 هـ - بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م - توضِيحُ الأحكَامِ مِن بُلوُغ المَرَام، للبسام. مكتَبة الأسدي، مكّة المكرّمة.الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - سبل السلام للصنعاني، نشر: دار الحديث. - تسهيل الإلمام بفقه الأحاديث من بلوغ المرام، تأليف: صالح بن فوزان بن عبد الله الفوزان، الطبعة: الأولى، 1427 ه _ 2006 م - منحة العلام في شرح بلوغ المرام، لعبد الله الفوزان. دار ابن الجوزي. ط1 1428هـ - فتح ذي الجلال والاكرام بشرح بلوغ المرام، للشيخ ابن عثيمين، المكتبة الإسلامية - الطبعة الأولى 1427.

Ce hadith sur HadeethEnc.com

Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com