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Hadiths expliqués

Le testament (Al Wasiyah)

3 hadiths

Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres.

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قال: جاءني رسول الله صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي عام حَجَّةِ الوداع من وَجَعٍ اشْتَدَّ بي، فقلت: يا رسول الله، قد بلغ بي من الوَجَعِ ما ترى، وأنا ذو مال، ولا يَرِثُنِي إلا ابنةٌ أَفَأَتَصَدَّقُ بثلثي مالي؟ قال: لا، قلت: فالشَّطْرُ يا رسول الله؟ قال: لا، قلت: فالثلث؟ قال: الثلث، والثلث كثير، إنك إن تَذَرَ وَرَثَتَكَ أغنياء خيرٌ من أن تَذَرَهُم عالَةً يَتَكَفَّفُونَ الناس، وإنك لن تنفق نفقة تبتغي بها وجه الله إلا أُجِرْتَ بها، حتى ما تجعل في فِيْ امرأتك. قال: قلت: يا رسول الله أُخَلَّفُ بعد أصحابي؟ قال: إنك لن تُخَلَّفُ فتعمل عملا تبتغي به وجه الله إلا ازْدَدْتَ به درجة ورِفْعَةً، ولعلك أن تُخَلَّفَ حتى ينتفع بك أقوام، ويُضَرُّ بك آخرون. اللهم أَمْضِ لأصحابي هجرتهم، ولا تَرُدَّهُم على أَعْقَابِهِم، لكنِ البَائِسُ سعد بن خَوْلَةَ (يَرْثِي له رسول الله صلى الله عليه وسلم أن مات بمكة).
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Au cours du Pèlerinage d'adieu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à mon chevet lors d'une maladie qui faillit me tuer. Je dis : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! Laisser tes héritiers riches est préférable que de les laisser pauvres, demandant la charité aux gens. Tu n'effectues aucune dépense en recherchant l'agrément d'Allah sans que tu en sois récompensé, serait-ce la bouchée que tu mets dans la bouche de ton épouse ! " Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Ferais-je défaut à mes compagnons après leur retour (à Médine)? " Il répondit : " Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres. Ô Allah ! Achève l'hégire de mes Compagnons et ne les ramène pas en arrière ! Mais le malheureux est bien Sa'd ibn Khawlah. » (Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque.)
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDegréAuthentique
Explication

Sa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) tomba gravement malade au point qu'il craint d'en mourir lors du Pèlerinage d'adieu ; le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à son chevet comme il le faisait avec ses Compagnons afin de prendre de leur nouvelle et de les consoler. Sa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) évoqua certaines causes qu'il pensait pouvoir lui permettre de donner en aumône une grande partie de sa fortune et dit : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! " En effet, descendre en dessous du quart ou du cinquième est préférable. Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) expliqua la sagesse de réduire la part à donner en aumône par deux raisons : La première est que s'il meurt, il est préférable pour lui de laisser ses héritiers riches et profitant ainsi de sa générosité et de ses biens que de les donner à autrui et de les laisser vivre grâce aux dons des gens. La deuxième est qu'il est préférable qu'il garde ses biens et qu'il les dépense dans des voies légales espérant ainsi la récompense d'Allah, et cela même pour des dépenses obligatoires comme le fait de nourrir son épouse. Puis Sa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) craint de mourir à la Mecque - qu'il avait quittée pour rechercher le Visage d'Allah, Exalté soit-Il - car il pensait que cela diminuerai la récompense de son hégire à Médine. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que s'il décédait de force dans la ville qu'il avait quittée afin d'accomplir l'hégire et qu'il y accomplissait une bonne œuvre en recherchant la récompense d'Allah, Celui-ci l'élèverait alors en degré grâce à cette œuvre. Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle qu'il guérira de sa maladie et qu'il sera le grand commandant des troupes lors de la guerre contre les perses. Allah en fit profiter ainsi l'Islam et les musulmans et Il lui permit d'accéder aux conquêtes et de porter préjudice au polythéisme et à ses adeptes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoqua Allah en faveur de tous ses Compagnons afin qu'Il les élève en degré, accepte leurs œuvres, ne les rende pas apostats et ne fasse pas retourner dans le lieu qu'ils ont quitté pour accomplir l'hégire. Allah accepta alors les invocations de son Prophète (sur lui la paix et le salut) et à Lui les louanges et la gratitude, louange à Celui qui par leur intermédiaire donna la gloire à l'Islam. Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua Sa'd ibn Khawlah, qui faisait partie des Muhajirines qui avaient quitté la Mecque pour accomplir l'hégire, mais au sujet desquels Allah avait décrété qu'ils y mourraient. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque. En effet, ils détestaient voir un Muhâjir mourir à l'endroit qu'il avait quitté pour l'hégire.

Référence

الإلمام بشرح عمدة الأحكام، للشيخ إسماعيل الأنصاري -مطبعة السعادة- الطبعة الثانية 1392هـ. تيسير العلام شرح عمدة الأحكام، عبد الله البسام، تحقيق محمد صبحي حسن حلاق -مكتبة الصحابة- الشارقة- الطبعة العاشرة- 1426هـ. صحيح البخاري، نشر: دار طوق النجاة، (مصورة عن السلطانية بإضافة ترقيم محمد فؤاد عبد الباقي)، الطبعة: الأولى، 1422هـ. صحيح مسلم، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، نشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت. المعجم الوسيط، نشر: دار إحياء التراث العربي، بيروت – لبنان، الطبعة: الثانية.

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Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire.

عن عمرو بن خارجة رضي الله عنه : أن النبي صلى الله عليه وسلم خطب على ناقته وأنا تحت جِرَانِها وهي تَقْصَع بِجِرَّتِها، وإن لُعابها يَسِيل بين كتفيَّ فسمعتُه يقول: «إن الله أعطى كلِّ ذي حقٍّ حقَّه، ولا وصيَّةَ لِوارث، والولَد لِلْفِراش، وللعاهِرِ الحَجَر، ومن ادَّعى إلى غير أبِيهِ أو انْتمى إلى غير مَوَاليه رغبةً عنهم فعَلِيه لعنةُ الله، لا يَقْبَلُ الله منه صَرْفا ولا عَدْلا».
Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Amr ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il était en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), proche de lui, lorsque celui-çi donna un sermon aux gens alors qu'il se trouvait sur son chameau et que la bave de ce dernier coulait entre les deux épaules de 'Amr. Il évoqua que le Prophète (sur lui la paix et le salut) expliqua clairement - lors de son sermon - un certain nombre de jugements dont le fait qu'Allah, Exalté soit-Il, a octroyé son droit à chaque ayant droit. Il a expliqué la part et la portion qui revient à chacun et notamment qu'il n'y a pas de testament pour l'héritier. Ensuite, il a expliqué que l'enfant appartient à la couche conjugale et que celui-ci ne peut s'affilier qu'à son père, que ce dernier soit le mari ou le maître [de sa mère]. Quant à celui qui commet l'adultère, alors ce dernier n'a aucune part dans la filiation. En fait, pour son vil acte commis, il mérite la peine prescrite. Puis, il a expliqué l'interdiction pour une personne de s'affilier à un père autre que le sien ou de s'adjoindre des maîtres autres que les siens, notamment ceux qui l'ont affranchi. Il a clarifié le fait que quiconque s'affilie à un père autre que le sien, en sachant pertinemment que ce n'est pas son père, ou en déclarant appartenir à d'autres maîtres, aura mérité la malédiction d'Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire.

Référence

سنن الترمذي، تأليف: محمد بن عيسى الترمذي، تحقيق أحمد شاكر وغيره، الناشر: شركة مكتبة ومطبعة مصطفى البابي الحلبي، الطبعة: الثانية، 1395 هـ سنن ابن ماجه, ابن ماجة أبو عبد الله محمد بن يزيد القزويني، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي, الناشر: دار إحياء الكتب العربية - فيصل عيسى البابي الحلبي. مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ - 2001م. صحيح الجامع الصغير وزياداته, محمد ناصر الدين الأشقودري الألباني, الناشر: المكتب الإسلامي, , ط 3, 1408 هـ. الصحاح تاج اللغة وصحاح العربية, أبو نصر إسماعيل بن حماد الجوهري الفارابي, تحقيق: أحمد عبد الغفور عطار, دار العلم للملايين – بيروت, الطبعة: الرابعة 1407 هـ‍ - 1987 م. تاج العروس من جواهر القاموس, محمّد بن محمّد بن عبد الرزّاق الحسيني، أبو الفيض، الملقّب بمرتضى، الزَّبيدي, مجموعة من المحققين, الناشر: دار الهداية. معجم اللغة العربية المعاصرة، للدكتور أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008 م. معجم مقاييس اللغة، تأليف: أحمد بن فارس بن زكريا القزويني الرازي، تحقيق: عبد السلام محمد هارون، الناشر: دار الفكر عام النشر: 1399هـ - 1979م. شرح صحيح البخاري لابن بطال، تحقيق: أبي تميم ياسر بن إبراهيم، نشر: مكتبة الرشد، الرياض-السعودية، الطبعة: الثانية 1423ه، 2003م. توضيح الأحكام مِن بلوغ المرام، تأليف: عبد الله بن عبد الرحمن بن صالح البسام، الناشر: مكتبة الأسدي، مكة المكرّمة الطبعة: الخامِسَة، 1423 هـ - 2003 م. مرقاة المفاتيح شرح مشكاة المصابيح، لعلي بن سلطان الملا الهروي القاري، الناشر: دار الفكر، بيروت – لبنان، الطبعة: الأولى، 1422هـ - 2002م. المصباح المنير في غريب الشرح الكبير, أحمد بن محمد بن علي الفيومي ثم الحموي، أبو العباس, المكتبة العلمية – بيروت. تحفة الأحوذي بشرح جامع الترمذي, أبو العلا محمد عبد الرحمن بن عبد الرحيم المباركفورى, دار الكتب العلمية - بيروت. النهاية في غريب الحديث والأثر, مجد الدين أبو السعادات المبارك بن محمد الشيباني الجزري ابن الأثير, المكتبة العلمية - بيروت، 1399هـ - 1979م, تحقيق: طاهر أحمد الزاوى - محمود محمد الطناحي. شرح الطيبي على مشكاة المصابيح المسمى بـ (الكاشف عن حقائق السنن), شرف الدين الحسين بن عبد الله الطيبي, المحقق: د. عبد الحميد هنداوي, الناشر: مكتبة نزار مصطفى الباز (مكة المكرمة - الرياض), الطبعة: الأولى، 1417 هـ - 1997 م. بلوغ المرام من أدلة الأحكام، لابن حجر، دار القبس للنشر والتوزيع، الرياض - المملكة العربية السعودية، الطبعة: الأولى، 1435 هـ - 2014 م. فتاوى اللجنة الدائمة - المجموعة الأولى-: اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء- جمع وترتيب: أحمد بن عبد الرزاق الدويش. مجموع فتاوى العلامة عبد العزيز بن باز رحمه الله، أشرف على جمعه وطبعه: محمد بن سعد الشويعر- طبع وزارة الشؤون الإسلامية والأوقاف.

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Ô Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ?

عن حنظلة بن حِذْيَم، أن جدَّه حَنِيفَة قال لحِذْيَم: اجمع لي بنيَّ، فإني أريد أن أُوصِي، فجَمَعهم، فقال: إنَّ أوَّل ما أوصي أنَّ ليَتِيمي هذا الذي في حَجْري مائة من الإبل، التي كنا نُسمِّيها في الجاهلية: المُطَيِّبة، فقال حِذْيَم: يا أبَتِ، إني سمعت بَنِيك يقولون: إنما نُقِرُّ بهذا عند أَبِينا، فإذا مات رجَعْنا فيه، قال: فبَيْني وبيْنكم رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فقال حِذيم: رَضِينا، فارْتَفَعَ حذيم، وحنيفة، وحنْظَلَة معهم غُلام، وهو رَدِيف لحذيم، فلما أتوا النبي صلى الله عليه وسلم ، سلَّموا عليه، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : «ما رَفَعَك يا أبا حذيم؟» قال: هذا، وضرَب بيده على فَخِذ حذيم، فقال: إني خَشِيتُ أن يَفْجَأَني الكِبَر، أو الموْت، فأردتُ أن أوصي، وإني قلتُ: إن أوَّل ما أوصي أن ليتيمي هذا الذي في حَجْري مائة من الإبل، كنا نُسَمِّيها في الجاهلية: المُطَيِّبة، فغَضِب رسول الله صلى الله عليه وسلم ، حتى رأَيْنا الغضب في وجهه، وكان قاعدًا فجَثَا على ركبتيه، وقال: «لا، لا، لا الصدقة خمس، وإلا فعشر، وإلا فخمس عشرة، وإلا فعشرون، وإلا فخمس وعشرون، وإلا فثلاثون، وإلا فخمس وثلاثون، فإن كَثُرت فأربعون» ، قال: فودَّعوه ومع اليتيم عصا، وهو يَضْرب جملا، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : «عَظُمَت هذه هراوة يتيم» ، قال حنظلة: فَدَنا بي إلى النبي صلى الله عليه وسلم ، فقال: إنَّ لي بَنِين ذوي لِحى، ودون ذلك، وإنَّ ذا أصغرُهم، فادع الله له، فَمَسَح رأسه، وقال: «بارك الله فيك» ، أو «بورك فيه» ، قال ذَيَّالٌ: فلقد رأيتُ حنظلة، يؤتى بالإنسان الوارِم وجهه، أو بالبهيمة الوارِمة الضَّرع، فيَتْفُل على يديه، ويقول: بسم الله، ويضع يده على رأسه، ويقول على موْضِع كف رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فَيَمْسحه عليه، وقال ذيال: فَيَذْهب الوَرَم.
Ḥanẓalah ibn Ḥidhyam relate que son grand-père Ḥanîfah a dit à Ḥidhyam : « Réunis-moi mes enfants car je veux leur faire une recommandation [testamentaire] ! » Il les a alors réunis et a dit : « Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : "Al-Muṭayyibah" ». Alors, Ḥidhyam a dit : « Ô mon cher père ! J’ai entendu tes fils dire : "Nous nous arrêtons à cela devant notre père mais, lorsqu’il mourra, nous reviendrons dessus !" » Il a dit : « Entre vous et moi, il y a le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Ḥidhyam dit : « Nous sommes satisfaits de cela ! » Ḥidhyam, Ḥanîfah et Ḥanẓalah ainsi qu’un jeune garçon qui se tenait derrière Ḥidhyam sur sa monture décidèrent alors de porter cette affaire [devant le Messager d’Allah]. Lorsqu’ils arrivèrent auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils le saluèrent et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô, Abâ Ḥidhyam ! Que me vaut ta venue ? - Il répondit : Cela ! Et il frappa de sa main la cuisse de Ḥidhyam. Il a alors dit : Certes, j’ai craint que la vieillesse ou la mort ne me vienne à l’improviste alors j’ai souhaité faire mon testament et j’ai dit : "Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler dans la période préislamique : 'Al-Muṭayyibah'" » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit alors en colère au point que nous vîmes la colère sur son visage. Il était assis, alors il décida de se tenir sur ses genoux et il a dit : « Non ! Non ! Non !… L’aumône correspond à cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente, ou trente-cinq [chameaux], et s’il y en a plus, à quarante ! » Alors ils le laissèrent. L’orphelin avait un bâton avec lui à l'aide duquel il frappait les chameaux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’il est immense ce gourdin pour un orphelin ! » Ḥanẓalah a dit : Alors, [mon père] me rapprocha du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui dit : « J’ai de grands enfants qui ont la barbe et d’autres plus petits que cela. Quant à celui-ci, c’est le plus petit d’entre eux. Invoque Allah en sa faveur ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) caressa sa tête et dit : « Qu’Allah te le bénisse ! » ou : « Puisse-t-il t’être béni ! » Dhayyâl a dit : « J’ai vu Ḥanẓalah, lorsqu’on lui amenait quelqu’un qui avait la tête enflée ou une bête qui avait les mamelles gonflées, qui crachait dans ses mains et disait : "Au nom d’Allah !" Puis, il posait sa main sur la tête de la personne et il invoquait à l’endroit où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait posé sa paume, puis il l’essuyait. » Dhayyâl a dit : « Alors, l’enflure, le gonflement disparaissait. »
Rapporté par AḥmadDegréAuthentique
Explication

Ḥanẓalah ibn Ḥidhyam ibn Ḥanîfah relate que son grand-père Ḥanîfah ordonna à son fils Ḥidhyam de lui rassembler l’ensemble de ses enfants car il voulait faire son testament avant son décès. Il les a alors réunis et les a informés que la première recommandation [testamentaire] qu’il faisait était pour l'orphelin qui était sous protection et concernait cent chameaux. Dans la période préislamique, ils appelaient ces chameaux : « Al-Muṭayyibah ». C’est-à-dire : les bons, ceux que les gens se gardent du fait qu’ils sont les meilleurs des chameaux. Ḥidhyam dit alors à son père : « J’ai entendu tes enfants dire : "Nous nous arrêtons à cela devant notre père mais, lorsqu’il mourra, nous reviendrons dessus et nous ne donnerons rien à l’orphelin !" » Ḥanîfah a dit : « Entre vous et moi, il y a le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et c’est lui qui jugera (et tranchera) cette affaire ! » Ḥidhyam dit alors : « Nous avons agrée le jugement du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » Ḥidhyam, Ḥanîfah et Ḥanẓalah ibn Ḥidhyam, qui était alors un jeune garçon attaché à son père Ḥidhyam, se rendirent chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Lorsqu’ils arrivèrent auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci dit à Ḥanîfah : « Ô Abâ Ḥidhyam ! Qu’est-ce qui t’a poussé à venir [à nous] ? - Il répondit : Cela ! Il indiqua Ḥidhyam et dit alors : Certes, j’ai craint de mourir alors j’ai voulu faire mon testament et j’ai dit : "Ma première recommandation [testamentaire] est pour cet orphelin-là qui est sous ma protection et à qui je laisse cent chameaux que nous avions l’habitude d’appeler : 'Al-Muṭayyibah' dans la période préislamique !" ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit alors en colère à tel point que nous vîmes la colère sur son visage. Il était assis, décida de se tenir sur ses genoux et dit : « Non ! L’aumône correspond à cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente, ou trente-cinq [chameaux], et s’il y en a plus, à quarante ! » Il signifiait par-là la permission d'agir ainsi dès lors où cela ne dépassait pas le tiers. Ils le laissèrent donc et l’orphelin avait un bâton à l'aide duquel il frappait les chameaux, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’il est immense ce gourdin pour un orphelin ! » C’est-à-dire qu'aussi bien sa personne que sa corpulence sont immenses, quant au gourdin il s'agit d'un bâton. En fait, au moment où il a vu la forte corpulence de l’orphelin, c’est comme s’il trouvait invraisemblable qu’on puisse dire que cet enfant en était un, car le fait d’être orphelin est lié au jeune âge. Ḥanẓalah a dit : « Mon grand-père m’a alors rapproché du Prophète (sur lui la paix et le salut) et il a dit : "J’ai de grands enfants qui portent la barbe et d’autres enfants plus petits qu’eux. Quant à celui-ci, c’est le plus petit d’entre eux. Invoque Allah en sa faveur !" Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) caressa sa tête et dit : "Qu’Allah te le bénisse !" » Dhayyâl - qui est un des rapporteurs du hadith - a dit : « J’ai alors vu Ḥanẓalah, lorsque quelqu’un avait la tête enflée ou qu'une bête avait les mamelles gonflées, qui crachait dans ses mains puis disait : "Au nom d’Allah !" Puis, il posait sa main sur la tête de la personne, à l’endroit où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait posé sa paume, et il essuyait la partie enflée ou gonflée ; suite à cela, l’enflure ou le gonflement disparaissait. »

Référence

-مسند الإمام أحمد بن حنبل، تحقيق: شعيب الأرنؤوط - عادل مرشد، وآخرون، نشر: مؤسسة الرسالة، الطبعة: الأولى، 1421هـ - 2001م. -المصباح المنير في غريب الشرح الكبير، لأحمد بن محمد بن علي الفيومي، الناشر: المكتبة العلمية – بيروت. -مختار الصحاح، لزين الدين أبو عبد الله محمد بن أبي بكر بن عبد القادر الحنفي الرازي، تحقيق: يوسف الشيخ محمد، نشر: المكتبة العصرية - الدار النموذجية، بيروت – صيدا، لطبعة: الخامسة، 1420هـ / 1999م. -سلسلة الأحاديث الصحيحة وشيء من فقهها وفوائدها، تأليف محمد ناصر الدين الألباني، الناشر: مكتبة المعارف للنشر والتوزيع، الرياض، الطبعة: الأولى، لمكتبة المعارف. -معجم اللغة العربية المعاصرة، للدكتور أحمد مختار عبد الحميد عمر بمساعدة فريق عمل، الناشر: عالم الكتب، الطبعة: الأولى، 1429 هـ - 2008 م. -الفتح الرباني لترتيب مسند الإمام أحمد بن حنبل الشيباني ومعه بلوغ الأماني من أسرار الفتح الرباني, أحمد بن عبد الرحمن بن محمد البنا الساعاتي, دار إحياء التراث العربي, الطبعة: الثانية.

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Chaque hadith, degré, explication et enseignement est présenté ici exactement tel que HadeethEnc.com le publie, selon ses conditions de republication. Le degré ne nomme pas celui qui l’a établi. Les traductions et les explications sont celles de leurs auteurs, et certaines énoncent des règles ; les relecteurs de Sabīl ne les ont pas examinées. Le hadith en arabe fait foi. Source : HadeethEnc.com