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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 4890

N° 4890Livre 65, n° 410
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ حَدَّثَنِي الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي رَافِعٍ، كَاتِبَ عَلِيٍّ يَقُولُ سَمِعْتُ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَالزُّبَيْرَ وَالْمِقْدَادَ فَقَالَ ‏"‏ انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ فَإِنَّ بِهَا ظَعِينَةً مَعَهَا كِتَابٌ فَخُذُوهُ مِنْهَا ‏"‏‏.‏ فَذَهَبْنَا تَعَادَى بِنَا خَيْلُنَا حَتَّى أَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَإِذَا نَحْنُ بِالظَّعِينَةِ فَقُلْنَا أَخْرِجِي الْكِتَابَ فَقَالَتْ مَا مَعِي مِنْ كِتَابٍ‏.‏ فَقُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ‏.‏ فَأَخْرَجَتْهُ مِنْ عِقَاصِهَا فَأَتَيْنَا بِهِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا فِيهِ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى أُنَاسٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِمَّنْ بِمَكَّةَ يُخْبِرُهُمْ بِبَعْضِ أَمْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَا هَذَا يَا حَاطِبُ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ تَعْجَلْ عَلَىَّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ امْرَأً مِنْ قُرَيْشٍ وَلَمْ أَكُنْ مِنْ أَنْفُسِهِمْ وَكَانَ مَنْ مَعَكَ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ لَهُمْ قَرَابَاتٌ يَحْمُونَ بِهَا أَهْلِيهِمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِمَكَّةَ فَأَحْبَبْتُ إِذْ فَاتَنِي مِنَ النَّسَبِ فِيهِمْ أَنْ أَصْطَنِعَ إِلَيْهِمْ يَدًا يَحْمُونَ قَرَابَتِي وَمَا فَعَلْتُ ذَلِكَ كُفْرًا وَلاَ ارْتِدَادًا عَنْ دِينِي‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّهُ قَدْ صَدَقَكُمْ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ فَأَضْرِبَ عُنُقَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّهُ شَهِدَ بَدْرًا وَمَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ ـ عَزَّ وَجَلَّ ـ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ عَمْرٌو وَنَزَلَتْ فِيهِ ‏{‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ‏}‏ قَالَ لاَ أَدْرِي الآيَةَ فِي الْحَدِيثِ أَوْ قَوْلُ عَمْرٍو‏.‏ حَدَّثَنَا عَلِيٌّ قِيلَ لِسُفْيَانَ فِي هَذَا فَنَزَلَتْ ‏{‏لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي‏}‏ قَالَ سُفْيَانُ هَذَا فِي حَدِيثِ النَّاسِ حَفِظْتُهُ مِنْ عَمْرٍو وَمَا تَرَكْتُ مِنْهُ حَرْفًا وَمَا أُرَى أَحَدًا حَفِظَهُ غَيْرِي‏.‏
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair et Al-Miqdad en disant : « Allez jusqu’à un endroit appelé Raudat-Khakh où se trouve une femme voyageant dans une litière sur un chameau. Elle a une lettre. Prenez-lui la lettre. » Nous sommes donc partis, nos chevaux au galop, jusqu’à Raudat Khakh. Nous avons vu la femme et lui avons dit : « Sors la lettre ! » Elle a dit : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Soit tu sors la lettre, soit nous te fouillons. » Alors elle a sorti la lettre de sa natte de cheveux. Nous avons apporté la lettre au Prophète (ﷺ) et elle était adressée par Hatib bin Abi Balta’a à des polythéistes de La Mecque, les informant de certaines affaires du Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce que c’est, ô Hatib ? » Hatib a répondu : « Ne sois pas pressé avec moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis un homme Ansari et je ne fais pas partie d’eux (les infidèles de Quraish), alors que les émigrants qui étaient avec toi avaient des proches qui protégeaient leurs familles et leurs biens à La Mecque. Pour compenser le fait de ne pas avoir de liens de sang avec eux, j’ai voulu leur rendre service afin qu’ils protègent mes proches (à La Mecque), et je n’ai pas fait cela par mécréance ni par envie de quitter ma religion. » Le Prophète a alors dit (à ses compagnons) : « Il (Hatib) vous a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Permets-moi de lui couper la tête ? » Le Prophète a dit : « Il fait partie de ceux qui ont assisté à la bataille de Badr, et qu’en sais-tu, peut-être qu’Allah a regardé les gens de Badr et a dit : ‘Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné.’ » (`Amr, un sous-narrateur, a dit : Ce verset a été révélé à son sujet (Hatib) : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas Mes ennemis et vos ennemis comme alliés ou protecteurs. » (60.1) Rapporté par `Ali : On a demandé à Soufyan si le verset : « Ne prenez pas Mes ennemis et vos ennemis… » concernait Hatib. Soufyan a répondu : « Cela ne se trouve que dans le récit des gens. J’ai mémorisé le hadith de `Amr, sans en oublier une seule lettre, et je ne connais personne d’autre qui l’ait appris par cœur à part moi. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 65 · Prophetic Commentary on the Qur'an (Tafseer of the Prophet (pbuh))

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.