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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 4844

N° 4844Livre 65, n° 365
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ إِسْحَاقَ السُّلَمِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْلَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ سِيَاهٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ، قَالَ أَتَيْتُ أَبَا وَائِلٍ أَسْأَلُهُ فَقَالَ كُنَّا بِصِفِّينَ فَقَالَ رَجُلٌ أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ يُدْعَوْنَ إِلَى كِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ عَلِيٌّ نَعَمْ‏.‏ فَقَالَ سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ اتَّهِمُوا أَنْفُسَكُمْ فَلَقَدْ رَأَيْتُنَا يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ ـ يَعْنِي الصُّلْحَ الَّذِي كَانَ بَيْنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالْمُشْرِكِينَ ـ وَلَوْ نَرَى قِتَالاً لَقَاتَلْنَا، فَجَاءَ عُمَرُ فَقَالَ أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَهُمْ عَلَى الْبَاطِلِ أَلَيْسَ قَتْلاَنَا فِي الْجَنَّةِ وَقَتْلاَهُمْ فِي النَّارِ قَالَ ‏"‏ بَلَى ‏"‏‏.‏ قَالَ فَفِيمَ أُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا، وَنَرْجِعُ وَلَمَّا يَحْكُمِ اللَّهُ بَيْنَنَا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ وَلَنْ يُضَيِّعَنِي اللَّهُ أَبَدًا ‏"‏‏.‏ فَرَجَعَ مُتَغَيِّظًا، فَلَمْ يَصْبِرْ حَتَّى جَاءَ أَبَا بَكْرٍ فَقَالَ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَهُمْ عَلَى الْبَاطِلِ قَالَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ إِنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَنْ يُضَيِّعَهُ اللَّهُ أَبَدًا‏.‏ فَنَزَلَتْ سُورَةُ الْفَتْحِ‏.‏
Rapporté par Habib bin Abi Thabit : Je suis allé voir Abu Wail pour l’interroger au sujet de ceux qui s’étaient rebellés contre `Ali. Abu Wail a dit : « Nous étions à Siffin (une ville sur les rives de l’Euphrate, où a eu lieu la bataille entre `Ali et Muawiya). Un homme a dit : ‘Serez-vous du côté de ceux qui sont appelés à consulter le Livre d’Allah (pour régler le différend) ?’ `Ali a répondu : ‘Oui, je suis d’accord pour régler la question à la lumière du Coran.’ Certains ont contesté l’accord de `Ali et voulaient se battre. Sahl bin Hunaif a alors dit : ‘Blâmez-vous ! Je me souviens que, le jour d’Al-Houdaybiya (lors du traité de paix entre le Prophète (ﷺ) et les païens de Quraish), si on nous avait permis de nous battre, nous l’aurions fait. À ce moment, `Umar est venu voir le Prophète et a dit : “Ne sommes-nous pas sur la bonne voie et eux (les païens) dans l’erreur ? Nos morts n’iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?” Le Prophète a répondu : “Oui.” `Umar a insisté : “Alors pourquoi devrions-nous laisser notre religion être rabaissée et repartir avant qu’Allah ait tranché entre nous ?” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! Je suis sans aucun doute le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah ne m’abandonnera jamais.” `Umar est alors parti, contrarié, et il était si impatient qu’il est allé voir Abu Bakr et lui a dit : “Ô Abu Bakr ! Ne sommes-nous pas sur la bonne voie et eux dans l’erreur ?” Abu Bakr a répondu : “Ô fils d’Al-Khattab ! Il est le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah ne l’abandonnera jamais.” Ensuite, la sourate Al-Fath (La Victoire) a été révélée. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 65 · Prophetic Commentary on the Qur'an (Tafseer of the Prophet (pbuh))

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.