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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 4372

N° 4372Livre 64, n° 398
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْلاً قِبَلَ نَجْدٍ، فَجَاءَتْ بِرَجُلٍ مِنْ بَنِي حَنِيفَةَ يُقَالُ لَهُ ثُمَامَةُ بْنُ أُثَالٍ، فَرَبَطُوهُ بِسَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ، فَخَرَجَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عِنْدِي خَيْرٌ يَا مُحَمَّدُ، إِنْ تَقْتُلْنِي تَقْتُلْ ذَا دَمٍ، وَإِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ، وَإِنْ كُنْتَ تُرِيدُ الْمَالَ فَسَلْ مِنْهُ مَا شِئْتَ‏.‏ حَتَّى كَانَ الْغَدُ ثُمَّ قَالَ لَهُ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَا قُلْتُ لَكَ إِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ‏.‏ فَتَرَكَهُ حَتَّى كَانَ بَعْدَ الْغَدِ، فَقَالَ ‏"‏ مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عِنْدِي مَا قُلْتُ لَكَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَطْلِقُوا ثُمَامَةَ ‏"‏، فَانْطَلَقَ إِلَى نَخْلٍ قَرِيبٍ مِنَ الْمَسْجِدِ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَا مُحَمَّدُ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَجْهٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ وَجْهِكَ، فَقَدْ أَصْبَحَ وَجْهُكَ أَحَبَّ الْوُجُوهِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ دِينٍ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ دِينِكَ، فَأَصْبَحَ دِينُكَ أَحَبَّ الدِّينِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ بَلَدٍ أَبْغَضُ إِلَىَّ مِنْ بَلَدِكَ، فَأَصْبَحَ بَلَدُكَ أَحَبَّ الْبِلاَدِ إِلَىَّ، وَإِنَّ خَيْلَكَ أَخَذَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ الْعُمْرَةَ، فَمَاذَا تَرَى فَبَشَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَمَرَهُ أَنْ يَعْتَمِرَ، فَلَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ قَالَ لَهُ قَائِلٌ صَبَوْتَ‏.‏ قَالَ لاَ، وَلَكِنْ أَسْلَمْتُ مَعَ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلاَ وَاللَّهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ الْيَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers vers Najd et ils ont ramené un homme de la tribu de Banu Hanifa appelé Thumama bin Uthal. Ils l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète est allé le voir et lui a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes intentions, ô Muhammad ! Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a déjà tué quelqu’un, et si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant, et si tu veux des biens, demande-moi ce que tu veux. » Il a été laissé jusqu’au lendemain, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’as-tu à dire, Thumama ? » Il a dit : « Ce que je t’ai déjà dit, c’est-à-dire que si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant. » Le Prophète (ﷺ) l’a laissé jusqu’au surlendemain, puis il a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a dit : « J’ai ce que je t’ai déjà dit. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Relâchez Thumama. » Il est donc allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, a pris un bain, puis est entré dans la mosquée et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est Son Messager ! Par Allah, ô Muhammad ! Il n’y avait pas de visage sur terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la religion que j’aime le plus. Par Allah, il n’y avait pas de ville que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la ville que j’aime le plus. Tes cavaliers m’ont arrêté alors que j’avais l’intention de faire la `Umra. Et maintenant, qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle (l’a félicité) et lui a ordonné d’accomplir la `Umra. Quand il est arrivé à La Mecque, quelqu’un lui a dit : « Tu es devenu Sabéen ? » Thumama a répondu : « Non ! Par Allah, j’ai embrassé l’Islam avec Muhammad, le Messager d’Allah. Non, par Allah ! Pas un seul grain de blé ne vous parviendra de Yamamah sans la permission du Prophète. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 64 · Military Expeditions led by the Prophet (pbuh) (Al-Maghaazi)

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.