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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 3866

N° 3866Livre 63, n° 91
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَرُ، أَنَّ سَالِمًا، حَدَّثَهُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ مَا سَمِعْتُ عُمَرَ، لِشَىْءٍ قَطُّ يَقُولُ إِنِّي لأَظُنُّهُ كَذَا‏.‏ إِلاَّ كَانَ كَمَا يَظُنُّ، بَيْنَمَا عُمَرُ جَالِسٌ إِذْ مَرَّ بِهِ رَجُلٌ جَمِيلٌ فَقَالَ لَقَدْ أَخْطَأَ ظَنِّي، أَوْ إِنَّ هَذَا عَلَى دِينِهِ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، أَوْ لَقَدْ كَانَ كَاهِنَهُمْ، عَلَىَّ الرَّجُلَ، فَدُعِيَ لَهُ، فَقَالَ لَهُ ذَلِكَ، فَقَالَ مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ اسْتُقْبِلَ بِهِ رَجُلٌ مُسْلِمٌ، قَالَ فَإِنِّي أَعْزِمُ عَلَيْكَ إِلاَّ مَا أَخْبَرْتَنِي‏.‏ قَالَ كُنْتُ كَاهِنَهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ‏.‏ قَالَ فَمَا أَعْجَبُ مَا جَاءَتْكَ بِهِ جِنِّيَّتُكَ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا يَوْمًا فِي السُّوقِ جَاءَتْنِي أَعْرِفُ فِيهَا الْفَزَعَ، فَقَالَتْ أَلَمْ تَرَ الْجِنَّ وَإِبْلاَسَهَا وَيَأْسَهَا مِنْ بَعْدِ إِنْكَاسِهَا وَلُحُوقَهَا بِالْقِلاَصِ وَأَحْلاَسِهَا قَالَ عُمَرُ صَدَقَ، بَيْنَمَا أَنَا عِنْدَ آلِهَتِهِمْ إِذْ جَاءَ رَجُلٌ بِعِجْلٍ فَذَبَحَهُ، فَصَرَخَ بِهِ صَارِخٌ، لَمْ أَسْمَعْ صَارِخًا قَطُّ أَشَدَّ صَوْتًا مِنْهُ يَقُولُ يَا جَلِيحْ، أَمْرٌ نَجِيحْ رَجُلٌ فَصِيحْ يَقُولُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ‏.‏ فَوَثَبَ الْقَوْمُ قُلْتُ لاَ أَبْرَحُ حَتَّى أَعْلَمَ مَا وَرَاءَ هَذَا ثُمَّ نَادَى يَا جَلِيحْ، أَمْرٌ نَجِيحْ، رَجُلٌ فَصِيحْ، يَقُولُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ فَقُمْتُ فَمَا نَشِبْنَا أَنْ قِيلَ هَذَا نَبِيٌّ‏.‏
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Je n’ai jamais entendu `Umar parler d’une chose en pensant qu’elle allait se passer d’une certaine façon sans que cela ne se réalise. Un jour, alors qu’`Umar était assis, un bel homme est passé devant lui. `Umar a dit : « Si je ne me trompe pas, cet homme suit encore la religion de l’époque préislamique ou il était leur devin. Faites-le venir. » Quand l’homme est arrivé, `Umar lui a parlé de son intuition. L’homme a dit : « Je n’ai jamais vu un jour où un musulman est accusé de la sorte. » `Umar a insisté : « Je veux que tu me dises la vérité. » L’homme a avoué : « J’étais devin à l’époque préislamique. » `Umar a alors demandé : « Raconte-moi la chose la plus étonnante que ton djinn féminin t’ait dite. » L’homme a répondu : « Un jour, alors que j’étais au marché, elle est venue vers moi, effrayée, et a dit : ‘N’as-tu pas vu les djinns désespérés et vaincus, empêchés d’écouter les nouvelles du ciel, et qui suivent maintenant les cavaliers (c’est-à-dire les Arabes) ?’ » `Umar a dit : « Il a raison. » Il a ajouté : « Un jour, alors que j’étais près de leurs idoles, un homme est venu avec un veau et l’a sacrifié pour les idoles. Une créature invisible a crié, et je n’ai jamais entendu une voix aussi forte. Elle disait : ‘Ô toi, malfaiteur audacieux ! Un événement important ! Un homme éloquent dit : Il n’y a de dieu que toi (Ô Allah).’ Les gens se sont enfuis, mais moi j’ai dit : ‘Je ne partirai pas avant de savoir ce qui se passe.’ Le cri est revenu : ‘Ô toi, malfaiteur audacieux ! Un événement important ! Un homme éloquent dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’ Je suis alors parti, et quelques jours plus tard, on a dit : ‘Un prophète est apparu.’ »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 63 · Merits of the Helpers in Madinah (Ansaar)

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.