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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 3712

N° 3712Livre 62, n° 61
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِيمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم، تَطْلُبُ صَدَقَةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكٍ وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا فَهْوَ صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ ـ يَعْنِي مَالَ اللَّهِ ـ لَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَزِيدُوا عَلَى الْمَأْكَلِ ‏"‏‏.‏ وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَاتِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ، ثُمَّ قَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا يَا أَبَا بَكْرٍ فَضِيلَتَكَ‏.‏ وَذَكَرَ قَرَابَتَهُمْ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَحَقَّهُمْ‏.‏ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي‏.‏
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 62 · Companions of the Prophet

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.