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Ṣaḥīḥ al-Bukhārī

N° 3137

N° 3137Livre 57, n° 45
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُنْكَدِرِ، سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَوْ قَدْ جَاءَنِي مَالُ الْبَحْرَيْنِ لَقَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ‏"‏‏.‏ فَلَمْ يَجِئْ حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا جَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ أَمَرَ أَبُو بَكْرٍ مُنَادِيًا فَنَادَى مَنْ كَانَ لَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَيْنٌ أَوْ عِدَةٌ فَلْيَأْتِنَا‏.‏ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِي كَذَا وَكَذَا‏.‏ فَحَثَا لِي ثَلاَثًا ـ وَجَعَلَ سُفْيَانُ يَحْثُو بِكَفَّيْهِ جَمِيعًا، ثُمَّ قَالَ لَنَا هَكَذَا قَالَ لَنَا ابْنُ الْمُنْكَدِرِ ـ وَقَالَ مَرَّةً فَأَتَيْتُ أَبَا بَكْرٍ فَسَأَلْتُ فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ الثَّالِثَةَ فَقُلْتُ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ سَأَلْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، فَإِمَّا أَنْ تُعْطِيَنِي، وَإِمَّا أَنْ تَبْخَلَ عَنِّي‏.‏ قَالَ قُلْتَ تَبْخَلُ عَلَىَّ مَا مَنَعْتُكَ مِنْ مَرَّةٍ إِلاَّ وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ أُعْطِيَكَ‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ جَابِرٍ فَحَثَا لِي حَثْيَةً وَقَالَ عُدَّهَا‏.‏ فَوَجَدْتُهَا خَمْسَمِائَةٍ قَالَ فَخُذْ مِثْلَهَا مَرَّتَيْنِ‏.‏ وَقَالَ يَعْنِي ابْنَ الْمُنْكَدِرِ وَأَىُّ دَاءٍ أَدْوَأُ مِنَ الْبُخْلِ
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si les biens de Bahreïn étaient venus à nous, je t’aurais donné beaucoup. » Mais les biens de Bahreïn ne sont arrivés qu’après la mort du Prophète (ﷺ). Quand ils sont arrivés, Abu Bakr a ordonné d’annoncer : « Toute personne ayant une créance sur le Messager d’Allah (ﷺ) ou à qui il avait promis quelque chose, qu’elle vienne nous voir. » Je suis donc allé le voir et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’avait promis de me donner beaucoup. » Abu Bakr a alors pris de l’argent à deux mains trois fois pour moi. (Le sous-narrateur Sufyan a illustré ce geste en ramassant avec ses deux mains et a dit que Ibn Munkadir, un autre sous-narrateur, le montrait ainsi.) Rapporté aussi par Jabir : Une fois, je suis allé voir Abu Bakr pour demander l’argent, mais il ne m’a rien donné. J’y suis retourné une deuxième fois, il ne m’a rien donné, puis une troisième fois et j’ai dit : « Je t’ai demandé mais tu ne m’as rien donné ; puis je t’ai redemandé et tu ne m’as rien donné ; puis une troisième fois et tu ne m’as toujours rien donné. Tu dois soit me donner, soit accepter d’être vu comme avare envers moi. » Abu Bakr a dit : « Tu me traites d’avare envers toi, mais à chaque fois que je refusais ta demande, j’avais envie de te donner. » (Dans une autre version, Jabir ajoute :) Alors Abu Bakr a pris de l’argent à deux mains pour moi et m’a dit de compter. J’ai trouvé cinq cents. Abu Bakr m’a dit de prendre le double

La source n’indique aucun degré d’authenticité pour cette narration.

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 57 · One-fifth of Booty to the Cause of Allah (Khumus)

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.