Aller au contenu
Sunan Abī Dāwūd

N° 3055

N° 3055Livre 20, n° 128
حَدَّثَنَا أَبُو تَوْبَةَ الرَّبِيعُ بْنُ نَافِعٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ، - يَعْنِي ابْنَ سَلاَّمٍ - عَنْ زَيْدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا سَلاَّمٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ الْهَوْزَنِيُّ، قَالَ لَقِيتُ بِلاَلاً مُؤَذِّنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِحَلَبَ فَقُلْتُ يَا بِلاَلُ حَدِّثْنِي كَيْفَ كَانَتْ نَفَقَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَا كَانَ لَهُ شَىْءٌ كُنْتُ أَنَا الَّذِي أَلِي ذَلِكَ مِنْهُ مُنْذُ بَعَثَهُ اللَّهُ إِلَى أَنْ تُوُفِّيَ وَكَانَ إِذَا أَتَاهُ الإِنْسَانُ مُسْلِمًا فَرَآهُ عَارِيًا يَأْمُرُنِي فَأَنْطَلِقُ فَأَسْتَقْرِضُ فَأَشْتَرِي لَهُ الْبُرْدَةَ فَأَكْسُوهُ وَأُطْعِمُهُ حَتَّى اعْتَرَضَنِي رَجُلٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ فَقَالَ يَا بِلاَلُ إِنَّ عِنْدِي سَعَةً فَلاَ تَسْتَقْرِضْ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ مِنِّي فَفَعَلْتُ فَلَمَّا أَنْ كَانَ ذَاتَ يَوْمٍ تَوَضَّأْتُ ثُمَّ قُمْتُ لأُؤَذِّنَ بِالصَّلاَةِ فَإِذَا الْمُشْرِكُ قَدْ أَقْبَلَ فِي عِصَابَةٍ مِنَ التُّجَّارِ فَلَمَّا أَنْ رَآنِي قَالَ يَا حَبَشِيُّ ‏.‏ قُلْتُ يَا لَبَّاهُ ‏.‏ فَتَجَهَّمَنِي وَقَالَ لِي قَوْلاً غَلِيظًا وَقَالَ لِي أَتَدْرِي كَمْ بَيْنَكَ وَبَيْنَ الشَّهْرِ قَالَ قُلْتُ قَرِيبٌ ‏.‏ قَالَ إِنَّمَا بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ أَرْبَعٌ فَآخُذُكَ بِالَّذِي عَلَيْكَ فَأَرُدُّكَ تَرْعَى الْغَنَمَ كَمَا كُنْتَ قَبْلَ ذَلِكَ فَأَخَذَ فِي نَفْسِي مَا يَأْخُذُ فِي أَنْفُسِ النَّاسِ حَتَّى إِذَا صَلَّيْتُ الْعَتَمَةَ رَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَهْلِهِ فَاسْتَأْذَنْتُ عَلَيْهِ فَأَذِنَ لِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي إِنَّ الْمُشْرِكَ الَّذِي كُنْتُ أَتَدَيَّنُ مِنْهُ قَالَ لِي كَذَا وَكَذَا وَلَيْسَ عِنْدَكَ مَا تَقْضِي عَنِّي وَلاَ عِنْدِي وَهُوَ فَاضِحِي فَأْذَنْ لِي أَنْ آبِقَ إِلَى بَعْضِ هَؤُلاَءِ الأَحْيَاءِ الَّذِينَ قَدْ أَسْلَمُوا حَتَّى يَرْزُقَ اللَّهُ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم مَا يَقْضِي عَنِّي فَخَرَجْتُ حَتَّى إِذَا أَتَيْتُ مَنْزِلِي فَجَعَلْتُ سَيْفِي وَجِرَابِي وَنَعْلِي وَمِجَنِّي عِنْدَ رَأْسِي حَتَّى إِذَا انْشَقَّ عَمُودُ الصُّبْحِ الأَوَّلِ أَرَدْتُ أَنْ أَنْطَلِقَ فَإِذَا إِنْسَانٌ يَسْعَى يَدْعُو يَا بِلاَلُ أَجِبْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَانْطَلَقْتُ حَتَّى أَتَيْتُهُ فَإِذَا أَرْبَعُ رَكَائِبَ مُنَاخَاتٍ عَلَيْهِنَّ أَحْمَالُهُنَّ فَاسْتَأْذَنْتُ فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَبْشِرْ فَقَدْ جَاءَكَ اللَّهُ بِقَضَائِكَ ‏"‏ ‏.‏ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَلَمْ تَرَ الرَّكَائِبَ الْمُنَاخَاتِ الأَرْبَعَ ‏"‏ ‏.‏ فَقُلْتُ بَلَى ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّ لَكَ رِقَابَهُنَّ وَمَا عَلَيْهِنَّ فَإِنَّ عَلَيْهِنَّ كِسْوَةً وَطَعَامًا أَهْدَاهُنَّ إِلَىَّ عَظِيمُ فَدَكَ فَاقْبِضْهُنَّ وَاقْضِ دَيْنَكَ ‏"‏ ‏.‏ فَفَعَلْتُ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ ثُمَّ انْطَلَقْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَاعِدٌ فِي الْمَسْجِدِ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ ‏"‏ مَا فَعَلَ مَا قِبَلَكَ ‏"‏ ‏.‏ قُلْتُ قَدْ قَضَى اللَّهُ كُلَّ شَىْءٍ كَانَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَبْقَ شَىْءٌ ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَفَضَلَ شَىْءٌ ‏"‏ ‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ قَالَ ‏"‏ انْظُرْ أَنْ تُرِيحَنِي مِنْهُ فَإِنِّي لَسْتُ بِدَاخِلٍ عَلَى أَحَدٍ مِنْ أَهْلِي حَتَّى تُرِيحَنِي مِنْهُ ‏"‏ ‏.‏ فَلَمَّا صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْعَتَمَةَ دَعَانِي فَقَالَ ‏"‏ مَا فَعَلَ الَّذِي قِبَلَكَ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ قُلْتُ هُوَ مَعِي لَمْ يَأْتِنَا أَحَدٌ ‏.‏ فَبَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ وَقَصَّ الْحَدِيثَ حَتَّى إِذَا صَلَّى الْعَتَمَةَ - يَعْنِي مِنَ الْغَدِ - دَعَانِي قَالَ ‏"‏ مَا فَعَلَ الَّذِي قِبَلَكَ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ قُلْتُ قَدْ أَرَاحَكَ اللَّهُ مِنْهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ‏.‏ فَكَبَّرَ وَحَمِدَ اللَّهَ شَفَقًا مِنْ أَنْ يُدْرِكَهُ الْمَوْتُ وَعِنْدَهُ ذَلِكَ ثُمَّ اتَّبَعْتُهُ حَتَّى إِذَا جَاءَ أَزْوَاجَهُ فَسَلَّمَ عَلَى امْرَأَةٍ امْرَأَةٍ حَتَّى أَتَى مَبِيتَهُ فَهَذَا الَّذِي سَأَلْتَنِي عَنْهُ ‏.‏
Rapporté par Abdullah al-Hawzani : J’ai rencontré Bilal, le muezzin du Messager d’Allah ﷺ à Alep, et je lui ai demandé : Bilal, parle-moi de la situation financière du Messager d’Allah ﷺ. Il a répondu : Il n’avait rien. C’est moi qui m’occupais de ses affaires depuis le jour où Allah l’a fait Prophète ﷺ jusqu’à sa mort. Quand un musulman venait à lui et qu’il le trouvait sans vêtements, il me demandait de l’habiller. J’allais alors emprunter de l’argent et j’achetais un manteau pour lui. Je l’habillais et le nourrissais. Un homme parmi les polythéistes m’a rencontré et m’a dit : Je suis riche, Bilal. N’emprunte de l’argent qu’à moi. J’ai donc fait ainsi. Un jour, alors que je faisais mes ablutions et que je me préparais à l’appel à la prière, ce même polythéiste est venu avec un groupe de commerçants. En me voyant, il a dit : Ô Abyssinien. J’ai répondu : Je suis à ton service. Il m’a regardé durement et m’a parlé avec dureté. Il m’a demandé : Sais-tu combien de jours il reste avant la fin du mois ? J’ai répondu : C’est bientôt. Il a dit : Il ne reste que quatre jours avant la fin du mois. Je viendrai alors récupérer ce que tu me dois (c’est-à-dire la dette), puis je te renverrai garder les moutons comme avant. Je me suis mis à réfléchir, comme on le fait dans ces moments-là. Après la prière du soir, le Messager d’Allah ﷺ est rentré chez lui. Je lui ai demandé la permission d’entrer, et il me l’a donnée. Je lui ai dit : Messager d’Allah, que mes parents soient sacrifiés pour toi, le polythéiste à qui j’empruntais m’a dit ceci et cela. Ni toi ni moi n’avons de quoi le rembourser, et il va m’humilier. Permets-moi donc de partir vers une des tribus qui viennent d’embrasser l’islam, jusqu’à ce qu’Allah donne à Son Messager ﷺ de quoi payer ma dette. Je suis donc rentré chez moi, j’ai posé mon épée, ma gourde, mes chaussures et mon bouclier près de ma tête. À l’aube, j’avais l’intention de partir. Soudain, j’ai vu un homme courir vers moi en criant : Bilal, retourne auprès du Messager d’Allah ﷺ. J’y suis allé et j’ai vu quatre montures agenouillées, chargées de marchandises. J’ai demandé la permission d’entrer. Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : Réjouis-toi, Allah a pourvu au paiement de ta dette. Puis il a demandé : N’as-tu pas vu les quatre montures agenouillées ? J’ai répondu : Oui. Il a dit : Prends ces montures et ce qu’elles portent. Il y a des vêtements et de la nourriture, offerts par le gouverneur de Fadak. Prends-les et paie ta dette. J’ai fait ainsi. Il a ensuite raconté la suite de l’histoire. Je suis allé à la mosquée et j’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ assis. Je l’ai salué. Il a demandé : Qu’as-tu fait de tes biens ? J’ai répondu : Allah le Très-Haut a tout payé pour le Messager d’Allah ﷺ. Il ne reste plus rien. Il a demandé : Est-ce qu’il reste quelque chose (de ces biens) ? J’ai dit : Oui. Il a dit : Vois si tu peux m’en débarrasser, car je ne rendrai visite à personne de ma famille tant que tu ne m’en auras pas débarrassé. Quand le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du soir, il m’a appelé et a dit : Où en es-tu avec ce que tu avais ? J’ai dit : Je l’ai encore, personne n’est venu me voir. Le Messager d’Allah ﷺ a passé la nuit à la mosquée. Il a ensuite raconté la suite de l’histoire. Le lendemain, après la prière du soir, il m’a appelé et a demandé : Où en es-tu avec ce qui te restait ? J’ai répondu : Allah t’en a débarrassé, Messager d’Allah. Il a dit : Allah est le Plus Grand, et il a loué Allah, craignant de mourir alors que cela serait encore en sa possession. Je l’ai alors suivi jusqu’à ce qu’il rende visite à ses femmes, puis il est allé à l’endroit où il devait passer la nuit. Voilà tout ce que tu m’as demandé
Degrés indiqués dans la source
  • Sahih IsnaadAl-Albani
  • Sahih IsnaadMuhammad Muhyi Al-Din Abdul Hamid
  • SahihShuaib Al Arnaut
  • Isnaad HasanZubair Ali Zai

Sous chaque narration figure la traduction propre au jeu de données, présentée telle quelle. Elle ne nomme aucun traducteur, ses droits ne sont pas vérifiés et personne ne l’a comparée à l’arabe ; certaines narrations n’en ont pas. C’est l’arabe qui est le texte.

Livre 20 · Tribute, Spoils, and Rulership (Kitab Al-Kharaj, Wal-Fai' Wal-Imarah)

Le texte arabe, la numérotation, les noms des livres et les degrés d’authenticité sont présentés exactement tels qu’ils figurent dans un jeu de données ouvert (hadith-api). Sabīl n’en a pas encore vérifié l’exactitude ni les droits, et la relecture de ces données par les savants n’a pas commencé. D’ici là, vérifiez une narration dans une édition imprimée avant de vous y fier.